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Poésie contemporaine
Cristale : L'écho du lac
 Publié le 05/04/21  -  25 commentaires  -  938 caractères  -  616 lectures    Autres textes du même auteur


L'écho du lac



L’aubépine a blanchi les sentiers. Au travers
Des sous-bois bourgeonnants que la brume éclabousse,
Un rouge-queue effleure avec son bec la mousse
Et de l’humide breuil retire quelques vers.

Plus haut que le regard sur un chêne on peut lire
À l’intérieur d’un cœur deux prénoms enlacés…
L’arbre me les chuchote et semble me sourire.
Adossée à l’écorce il me plaît à lui dire
Où le vent fait courir mes rêves insensés.

Un joyeux rossignol, en échos empressés,
Distille dans le soir les notes de sa lyre.
Je ne veux, désormais, plus aucun autre empire
Que ce lac dont vos yeux ne sont jamais lassés
Et le désir profond que le spleen vous inspire.

Lascif est le parfum qui flotte sur vos vers,
Quand vous les susurrez telle une chanson douce.
Avant de m’endormir, à fleur de lune rousse,
Je rejoins votre songe au bout de l’univers.


 
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   pieralun   
21/3/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bucolique, tendre, émouvante, une écriture féminine à n’en pas douter.

L’amour évoqué tout au long du poème est toujours empreint d’éloignement: soit le temps, soit la distance.

Tout est beau dans ces vers, rien n’est à jeter, à la lecture je pense à cette poétesse Desbordes Valmore ( je ne suis plus sûr de l’écriture)

« Je ne veux, désormais, plus aucun autre empire... » fallait quand même le sortir ce vers là ! Beaucoup de nos grand poètes ne l’auraient pas renié.

De très belles images, un rythme fluide, de très beaux vers, que dire?
Un brin trop féminin à mon goût ? Allons allons, range ton vieux machisme c’est exceptionnel.

   Lebarde   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très joli poème classique à qui je pardonnerais volontiers les 13 syllabes ( diérèse sur "intérieur") du vers 6. Mais....

Sinon très belle écriture, délicate, fluide, d'une magnifique poésie qui ne pourra que séduire les amateurs particulièrement gâtés ces derniers jours avec une succession encourageante de poèmes classiques qui nous est offerte.

Le vocabulaire est choisi, les images superbement douces:

"Un joyeux rossignol, en échos empressés,
Distille dans le soir les notes de sa lyre".

"Lascif est le parfum qui flotte sur vos vers,"

J'adhère et j'aime.

En EL

Lebarde

Ed: Programmé un temps en classique, ce superbe poème se retrouve en contemporain. Ma remarque bien anodine serait elle la cause de ce déclassement tardif? Je m’en voudrais.!!!

   Miguel   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème rafraîchissant, où la nature et l'amour se rejoignent comme dans l'autre Lac, celui bien sûr de Lamartine. Une atmosphère d'apaisement et de langueur (au sens de langoureux et non de languide) qui envoûte un peu. De beaux vers, mélodieux et fluides, et tout à fait en harmonie avec cette idée d'eau. On veut croire que les prénoms enlacés, sourire de l'arbre, sont ceux de l'énonciatrice et de son destinataire. Un beau moment de poésie.

   Hananke   
26/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un très joli poème ( non classique) que cet écho du lac, qui rejoint
inévitablement l'autre Lac de l'un de notre illustre ainé.
Dommage qu'intérieur s'applique en diérèse.
J'aime bien ce texte car il possède ce qui manque à quelques autres
description et réflexion, romantique ou pas.
J'aime beaucoup le dernier vers.

   Angieblue   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel ravissant tableau où les sons et les couleurs de la nature viennent nous sourire et nous murmurer leur complainte!

C'est merveilleusement poétique et ça nous transporte dans un songe où tout n'est que beauté et magie.

J'ai adoré:

"Un joyeux rossignol, en échos empressés,
Distille dans le soir les notes de sa lyre"

"Je ne veux, désormais, plus aucun autre empire
Que ce lac dont vos yeux ne sont jamais lassés"

"Lascif est le parfum qui flotte sur vos vers"

Et ce magnifique "A fleur de lune rousse" qui parfume la nuit et le songe.
Enfin, tout le dernier quatrain est magnifique et l'on est transporté dans ce monde merveilleux, bercé par le poème de la nature qui console dans son ailleurs "au bout de l'univers".

Et au milieu de tout cela, flotte un parfum de rêve d'amour perdu, ou d'amour secret, ou d'amour imaginaire dont ce lac conserve précieusement l'écho...

Franchement, c'est magnifique!

La forme est également originale, deux quatrains qui enveloppent chaleureusement deux quintils où les rimes s'entremêlent et s'embrassent...

Merci pour ce voyage et pour l'émotion. C'est magique!

Edit: Je n'avais pas vu la parfaite symétrie des rimes. En fait, c'est comme si ça partait du milieu et que ça s'ouvrait de chaque côté comme un écho ou un éventail. C'est incroyable!
Franchement, respect pour ce travail aussi riche sur le plan formel que sur le plan des images et des sensations!
C'est certain, en poésie tu es une reine!

   Dolybela   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots

Dans le Lac, il est question également d'une parole enchâssée dans une autre, d'une voix féminine, car ce poème est un tombeau qui conserve les échos de la voix de la femme aimée. Votre poème fait du premier lac un autre écho. Que reste-il de nos romantiques, de la lyre d'antan ? Il reste le rythme de votre poème, calme, une élévation très douce des vers à l'univers. Il reste le miroitement des rimes (les deux premières strophes ont pour reflet les deux dernières au niveau des rimes), le chant des oiseau, ce mélange d'absence et de présence, qui porte le lyrisme à son point le plus "eau". Merci beaucoup.

   papipoete   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Cristale
Qu'il fait bon prendre la main de l'auteure, qui nous emmène sur les chemins de sous-bois et nous suggère " et si on s'arrêtait là, prendre des nouvelles de mon ami le chêne ? "
Enchanté par la balade, nous sauterions sur notre crayon, pour noter vite, ces images vues et entendues, pour ne pas en oublier l'enluminure.
NB " toi, qui ne sais rien regarder ni écouter, ailleurs que sur ton smartphone... passe ton chemin, y'a rien à voir ! " Comme cela, je suis tout seul avec notre Maîtresse, qui fait susurrer à l'écorce du grand arbre, des mots qui font bruire sa ramure.
Pas besoin de rêver à des horizons lointains, que seul un battement d'ailes de Boeing pourrait lui faire rejoindre ; ce lac tout près est l'île au trésor, où se portent ses rêves les plus doux.
La strophe, où le grand chêne révèle à l'héroïne le secret de ces coeurs enlacés, est mon passage préféré... ainsi que l'avant dernier vers si joli.
Cristale vouvoie souvent le héros de ses tendres tourments, ainsi évite les traîtres hiatus ( pour le coup, aucun vers avec le redoutable " tu/es " ) ceci dit en passant...
je vois " contemporain " pour votre texte ? impossible me dis-je !
il y a bien au 6e vers, ce " l'intérieur " dit en synérèse, mais débouchant sur une forme néo-classique ?

   Damy   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
J’aime beaucoup la forme de ce poème, 2 quintils embrassés par 2 quatrains. Est-ce une invention de l’auteure ou bien cette forme particulière porte-t-elle un nom ?
Si Lebarde ne l’avait révélé, je n’aurais jamais su qu’ « intérieur » se disait en diérèse. Dommage donc si l’auteur visait la catégorie classique.

Je suis très sensible et charmé par l’évocation des éléments de la nature qui parcourt ce poème tout du long. On y baigne. L’épilogue nous emmène délicatement dans une histoire d’amour délicieuse, « à fleur de lune rousse » (c’est très beau).

L’élégance de l’écriture, toute féminine, m’a doucement bercé. Je suis vraiment séduit.

Merci, Cristale.

   Zeste   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Nous sommes des êtres de langage ! Entrée magistrale que cette aubépine mellifère blanchissant les sentiers ; le souffle du printemps est là . Il enfle, grossit. Le texte dessine le lieu. De celui-ci, il se tisse et se construit ! Lire est aussi un art, mais ici point n’est besoin de cette faculté interprétative qui fait le sceau de la critique littéraire. On se frotte aux mots, on butine les pensées, et en même temps, nous féconde la langue .
J’aime !

   Anonyme   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,

Très belle poésie douce où cet écho du lac garde une part de son mystère à travers ce chêne sur lequel sont gravés un coeur et deux prénoms .
L'auteure semble laisser libre cours au lecteur quand à son interprétation de cette magnifique ballade dans la nature et surtout à cet endroit précis propice aux souvenirs d'un amour soit passé, soit réel mais éloigné de la narratrice .
Loin des yeux mais pas du coeur...

Une lecture très agréable, des alexandrins délicats, d'une beauté et d'une douceur habituels chez l'auteure.

   Luz   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifique poème, tendre et bucolique.
Je rejoins tous les commentaires élogieux.
Il n'y a que la coupure à la fin du premier vers qui me perturbe un peu.
Je me demandais aussi s'il ne fallait deux virgules dans le vers :
"Plus haut que le regard, sur un chêne, on peut lire"
En tout cas, bravo.
Merci.

Luz

   inconnu1   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
De cristale il n'y en a et il n'y en aura jamais qu'une. Tout le reste n'est que pâle copie. Seule Cristale sait faire rimer technique parfaite avec émotion. Enfin parfaite, nul n'est parfait, après le hiatus caché d'Anje, voici la diérèse oubliée de Cristale. Tout fout le camp. Même papipoète n'a pas fait de commentaire sur l'enjambement du 2eme vers. Mais ceci dit, je ne vois pas pourquoi ce poème, visiblement proposé en classique n'a pas été reclassé en néo. La seule chose qui pourrait le faire classer en contemporain serait la non homogénéité du traitement des diérèses mais je n'en vois pas d'autres. Aidez moi!

Bien à vous

   Ioledane   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici un très beau poème, tant sur le fond que sur la forme.
Pourquoi apparaît-il en catégorie contemporaine ? Pas à cause d'un petit enjambement tout de même ? ...
La plume s'appuie sur les principes de la prosodie classique avec une telle aisance qu'elle les fait presque oublier, tant le style est fluide et gracieux. Mais ne nous y trompons pas : écrire ce poème de manière 'symétrique', avec des rimes qui pourraient se 'réfléchir' au milieu du texte, et sans que cela semble aucunement forcé, c'est une vraie prouesse.
Le cadre d'une nature harmonieuse, les images employées, le vouvoiement amoureux ne manquent pas de charme ... mais peut-être, d'un zeste de modernité/originalité ? Pardonnez-moi ce petit chipotage, qui est le seul tout petit obstacle qui m'éloigne encore du "Passionnément". Merci en tout cas pour cette très belle lecture.

Ed. : je viens de lire d'autres commentaires, ah, cet "intérieur" m'avait effectivement échappé ! Mais j'aurais plutôt vu ce poème en néoclassique dans ce cas, comme l'a suggéré un autre lecteur.

   emilia   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce lac nous offre un si bel écho au pouvoir séducteur, avec ce sentier « fleuri d’aubépine », pour lequel la narratrice ne souhaite « aucun autre empire »…, où le charme et la grâce habituels ne peuvent qu’être au rendez-vous, et la magie de l’ambiance assurée dans ce sous-bois « éclaboussé de brume » où le chêne « chuchote » son secret : celui de deux prénoms enlacés dans un cœur pour une éternelle dédicace d’amour… que la forme du poème révèle en écrin (deux quintils aux 2 rimes identiques inversées en miroir, embrassés par deux quatrains de mêmes rimes…) ; un beau symbole d’amour renforcé par la présence du « rouge-queue » et du « rossignol » et qui rend hommage à ce poète romantique « inspiré par le spleen » dont les vers « susurrent » un hymne à l’amour, « telle une chanson douce » et comme les sons de ces deux rimes embrassées, permettant l’union de deux songes qui se rejoignent pour clore en beauté ce délicieux poème ; merci à vous pour cet instant hors du temps d’une parenthèse enchantée…

   Myo   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bout de printemps où la poésie est palpable à chaque coin du paysage, dans cette nature qui éclabousse réveillée par le chant des oiseaux.

Toujours beaucoup d'originalité dans la forme avec ces 2 quatrains aux même rimes embrassées et 2 quintils aux mêmes rimes croisées
Cette forme a-t-elle un nom particulier ?

Mis à part cette petite erreur de diérèse qui me rassure, ...vous êtes bien humaine.... une écriture toujours aussi riche et minutieuse.

J'aime beaucoup le dernier quatrain avec cet état d'âme partagé "à fleur de lune rousse"

Un plaisir de vous lire.

   Capry   
5/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Cristale,

Une amorce toute en beauté permise encore une fois grâce à la nature. Vous avez su apporter un regard neuf sur un ensemble qui pourrait paraître commun à tous. Or, ces vers si délicats et ce phrasé entrecoupé instille une grâce qui fait du bien. Vous décrivez avec précision un tableau plein de vie. Nous pourrions passer à côté de ces détails, il est si agréable de faire une pause et de les observer.
Le narrateur et sa nostalgie, sa pensée qui s'évade...vers cet autre dont on ne connaît pas grand chose, on imagine un poète fidèle à son art plus qu'à l'amour. Un(e) narrat(eur) (rice) qui boit chaque parole et prêt(e) à tous les sacrifices pour exister auprès de lui.

Quel romantisme !

Les images sont très concrètes, elles offrent ici un décor de théâtre, une scène aux mille détails.
J'apprécie votre poème pour ce décor qu'il a su offrir et le bel hommage qu'il rend à la nature qui nous entoure.

Quant à l'idylle... elle semble bien idyllique !

Merci pour ce poème très particulier.

   Bellini   
6/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Cristale,

La passion n’est pas un sentiment que peut m’inspirer la poésie, mais vous n’êtes pas responsable des termes choisis par Oniris pour noter les textes. Votre poème est une élégie dont le parfum lascif est probablement réservé à une intimité que vous préférez garder secrète. Des vers susurrés par un amant, que j’aurais aimé apprendre à dire :) , tant pis, moi qui cherche à renouveler mon registre de séduction depuis que j’ai revendu mes parts de Meetic.
Je rêve de vous entendre dire un jour, par surprise, telle Emilienne d’Alençon dans son poème « Courtisane » en 1918 :

Mes bras se sont ouverts et se sont refermés,
J'ai bu tous les poisons aux coupes exaltantes,
Et si c'est un péché d'avoir beaucoup aimé,
Je veux le premier rang parmi les pénitentes !


Bon, quelques erreurs de prosodie, mais quand même ! Donc nous ne saurons rien de vos Ave ni de vos Pater.

Alors pourquoi donc un Passionnément+ ?
Je viens tout juste de démissionner du jury d’un concours francophone international de poésie classique. Nous sommes plusieurs jurés à tenter depuis quelques années de faire accepter la synérèse dans cette catégorie. L’auteur aurait alors le choix de la synérèse ou de la diérèse, choix unique pour le poème entier. Les choses bougent mais il n’est pas facile de tenir des Assises de la poésie classique. Trop de concours souhaitent conserver la tradition pour des raisons variables, même si la majorité reconnait la plupart des diérèses comme un anachronisme cacophonique.

Donc démission, car je ne peux plus accepter que le mot « intérieur » me soit insupportable en diérèse et rejette l’auteur vers des vide-ordures pas toujours suffisamment sélectifs. Pour moi, votre « intérieur » est parfaitement tenu et mérite mes encouragements à persister, même si je devine que telle n’était pas votre intention première. A ce propos, méfiez-vous toujours des diphtongues qui commencent par un I. Par contre, j’approuve totalement votre choix probable d’avoir préféré le reclassement en contemporain plutôt qu’en néo-classique. Votre poème n’a rien à faire dans cette catégorie onirienne où se côtoient le meilleur et le pire.

Mais je vois une raison plus sérieuse au reclassement de votre poème.
ABBA/CDCCD/DCCDC/ABBA
Une sorte de muzain polaire 4-5/5-4 à quatre rimes au lieu de huit, dans un jeu de miroir qui me paraît être une nouveauté. Par contre, à ma connaissance, toutes les combinaisons de muzains doubles existantes doivent respecter l’alternance des rimes MF entre les strophes, ce qui n’est pas le cas ici au passage entre les deux quintils. Je ne suis pas sûr que la formule « miroir » que vous avez choisie vous dispense de cette obligation. Cet écart de prosodie, que vous seriez tout à fait en droit de revendiquer, entraînerait probablement le reclassement hors du classique. Aucune importance lorsque l’auteur décide de proposer un sentier nouveau à l’écart des layons encombrés, pour peu que l’irremplaçable harmonie classique soit respectée, ce qui est bien le cas ici. Je ne vais donc pas m’attarder sur les trois composantes de la versification (prosodie, métrique et rythme) qui sont ici parfaitement maîtrisées.

Le reste est une affaire de goût. La nature me touche assez peu en poésie. A la lecture du premier quatrain, il a fallu tout votre talent formel pour me garder en éveil. Heureusement, la forêt semble habitée par des amoureux en transit, même si là encore on n’est pas obligé de s’émouvoir à la sérénité douce et bienheureuse des sentiments (la béatitude). Le parfum lascif et la lune rousse rehaussent la vigueur de la flamme en lui soufflant la danse du ventre.

J’ai un profond respect pour votre travail. Vous construisez une œuvre cohérente, mêlant tradition et recherche formelle. Je reste persuadé que vous nous cachez des pépites, sans doute moins consensuelles mais peut-être plus audacieuses.
Je note haut, avec un supplément pour la synérèse involontaire de « intérieur » et la distribution contemporaine du double muzain.

Bellini

   Robot   
6/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il n'est que cet arbre qui semble sourire qui m'a un peu surpris. Autant je peux envisager un arbre qui chuchote, l'image d'un arbre qui sourit me ramène aux arbres de dessins animés ou aux "ents" de Tolkien.

Pour le reste un trés beau texte contemporain où les vers se dévoilent au lecteur non seulement en descriptif de la nature mais s'y ajoute un lyrisme amoureux que je perçois comme un échange entre un poète et une muse.

Pour ma part, j'ai préféré lire intérieur plutôt que inté-ri-eur, mais le classique a ses exigences (surannées peut-être) mais la règle étant ce qu'elle est ...

   dream   
6/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cristale, bonjour

Oui, un bien joli poème qui mêle nature et sentiments et pour lequel on pense immédiatement au Grand Lamartine ; et de très beaux vers -où j’apprends, en passant, la définition du mot « breuil »- tels que :

« Un rouge-queue effleure avec son bec la mousse
Et de l’humide breuil retire quelques vers. »

Merci pour cette belle lecture.
dream

   Anje   
6/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'écho d'un lac où se reflète un muzain résonne comme l'oeuvre d'une artiste dont la plume caresse la perfection. Du charme, de la poésie, de l'habileté prosodique tout est manié avec une délicatesse infinie. Il n'y a qu'à lire doucement au bord de l'eau et se laisser porter.
Merci Cristale.

   Quidonc   
6/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que peut-on ajouter de plus à tous ces commentaires, tous plus enthousiastes les uns que les autres. Je suis debout dans la salle avec le public, et j'applaudis l'artiste.
Merci pour ce partage

   Castelmore   
7/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Quelle belle idée que celle de cet écho à la plainte romantique de Lamartine !

Combien ont pu y songer ? Ils sont ou furent nombreux sans doute .
Combien ont osé illustrer cet écho par l’effet miroir de rimes opposées dans les deux moitiés de leur opus... peut-être une poignée...
Combien ont réussi dans l’élégance et l’émotion ?

Merci Cristale de nous offrir l’exemplaire unique d’une interpénétration, à la fois délicate et magnifique, des sentiments et de leur expression.

A fleur de lune rousse Lamartine, soyez en sûre, rêve dans votre univers !

   Cristale   
8/4/2021

   domi   
10/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le titre, "l'écho", m'a aidé à comprendre la subtilité de ton écrit : un double muzain, avec ses rimes en miroir, c'est très rare, et très exigeant !

Cela ma aidée aussi à saisir le passage soudain à ce "vous", l'être aimé.

J'aime beaucoup l'alternance de vers courts et plus longs, comme un repos, une souplesse, c'est très beau, reposant, et fin...

Tu as fait très fort Cristale, un grand bravo..

   Groscoco   
20/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau travail! J'aime bien les descriptions d'environnement magnifique. Le mot spleen a pour moi bien mal terminé l'avant-dernière strophe.


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