Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Cristale : L'effrontée [Sélection GL]
 Publié le 26/07/20  -  19 commentaires  -  1108 caractères  -  440 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet à caudas.


L'effrontée [Sélection GL]



Je ne dirai pas non car je serai ravie
Si tu viens profaner mon saphisme ennuyeux
En réveillant l’ardeur des lieux ;
Ton cierge incendiera le bénitier de vie,
Sous le mont vénusien, la lave en flots soyeux
Te fera jurer tes grands dieux !

Je promets qu’après toi je n’aurai plus d’envie
Si tu sais rallumer la flamme dans mes yeux
Et rendre l’acte merveilleux
Épuisant, de ta bouche à ma bouche assouvie,
Les cris et les soupirs des instants périlleux
De nos kâmasûtras joyeux.

Tu connaîtras la fièvre aux lisières de l’antre
Quand, succombant au mal sans pudeur ni remords,
Mes lèvres goûteront à l’ombre de ton ventre
L’onguent nacré de nos accords.

Au diable les regrets ! La vague revenue
Érotisera l’amour ignorant ses débords,
Nul autre ne pourra, sur ma peau mise à nue,
Boire au Graal des malemorts.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
À mon sens, et je ne sais pas si telle est l'intention de l'autrice, des expressions comme le cierge qui incendie le bénitier de vie, le mont vénusien et la lave en flots soyeux, et encore plus les lisières de l'antre et l'onguent nacré, m'évoquent furieusement du porno soft plutôt que de l'érotisme. C'est un peu déroutant en poésie classique. Bien sûr, la frontière entre ces deux domaines est largement individuelle... Une réelle attention aux rimes, que je salue.

Le vers
Érotisera l'amour ignorant ses débords
comporte treize syllabes.

NOTE : Commentaire d'abord rédigé en Espace Lecture, repris ce jour pour en ôter le côté railleur qui pourrait légitimement agacer l'autrice. L'évaluation n'a pas changé.

   Lebarde   
11/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique poème présenté en classique qui se veut impudique à souhait avec ses images et son vocabulaire torrides mais tellement délicatement écrit.
L'invitation sans retenue de cette "effrontée" usant de mots crus et de promesse qu'elle aura sans doute du mal à tenir: "Je te promets qu'après toi je n'aurai plus d'envie", justement pour assouvir celle de l'instant.
C'est fort c'est chaud. Moi j'ai bien aimé d'autres, les prudes, trouveront peut être le sujet trop brûlant!

Sur la forme, s'agit il d'un sonnet? oui peut être mais d'une forme tellement rare que même le net ne m'a pas renseigné ("Sonnet à caudas"), l'explication est elle là?

En tout cas l'écriture superbe de rigueur, de finesse, de poésie, de musicalité, avec ce mélange d'alexandrins et d'octosyllabes bien rythmés et ces rimes riches parfaites ne peut être que le travail d'un auteur, je dirais plutôt une auteure, possédant une grande maîtrise de la poésie classique.

Alors pourquoi diable ce foutu vers bancal et mal formulé qui casse tout! Vous l'avez fait exprès ?
"Erotisera l'amour ignorant ses débords".

A ajouter un point après "accords". que les correcteurs verront!

Bravo, mais quand même c'est dommage, je me sens obligé de tempérer mon enthousiasme !

En EL

Lebarde un peu déçu

   Myo   
15/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En voilà un joli programme...

Une forme qui semble tout à fait maîtrisée.
( je me pose juste la question du nombre de syllabes d " incendiera" et " érotisera" )

Une lecture très agréable, sans heurt pour un propos chaudement exprimé avec ce qu'il faut de suggestions coquines.

Merci du partage, un plaisir dont on ne se lasse pas ...

   Robot   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
A part la partie 3, qui relève un peu, je trouve les sizains lourds, avec parfois des mots tirés pour la rime peu cohérents comme débords avec malemorts.
Le graal des malemorts ???

Les rimes en yeux sont peu agréables en général et ici leur nombre accentue mon impression d'être mal accordées au thème.

Les vers courts devraient marquer des transitions, mais là ils me sortent de la lecture à chaque fois.

Et le vers irrégulier de métrique 13 "Érotisera l’amour ignorant ses débords," empêche le classique et le néo. Il ajoute encore plus à ce manque d'équilibre rythmique du texte.

EDIT: Mon appréciation négative est appuyée sur le fait que ce poème a été envoyé en classique. S'il s'était agi d'un envoi de prime abord en contemporain mon avis aurait pu être plus nuancé. Mais la catégorie d'origine me semble devoir être prise en compte dans l'évaluation sinon à quoi sert d'avoir des catégories.

   Dugenou   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Manifestement, la narratrice s'ennuie de son lesbianisme et rêve de goûter à nouveau aux joies et voluptés de l'hétérosexualité... à condition que cela se fasse sans retenue aucune. Belles et aguichantes promesses... !

L'heureux élu sera t'il à la hauteur des espoirs de la belle ?

Un poème très 'chaud', qui convient à merveille à la saison !

Dugenou.

   papipoete   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Cristale
Nous pûmes au siècle dernier, devant Angélique Marquise des Anges, coller un rectangle blanc sur ces images, Oh que dites-vous là ?
Surtout au premier paragraphe, dans l'introduction, si j'ose dire !
Puis le propos se fait moins enflammé, d'ailleurs l'héroïne laisse entendre, qu'il suffira de rallumer la mèche pour être tout à son amant ! En exclusivité, ce dernier aura droit aux premières et séances suivantes...
NB un texte à ne point lire après une opération prostatique ou autre panne mécanique !
Non mais, quel régal érotique ! ça chauffe, échauffe les esprits et plus ! mais que ça fait du bien !
Une strophe préférée ? la première après tout ! soyons fou !
" érotisera..." de 13 pieds ? mais je comprends qu'avec de telles lignes, l'auteur perdit pieds !

   Anje   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Troisième et dernière partie d'un pas de deux, cette chorégraphie se danse sans culotte ! L'auteure dans son élan s'offre même un pied de plus.

Boire au Graal des malemorts... S'agit-il de cette mort aussi tragique que rêvée par beaucoup de garçons, l'épectase ?
Ton cierge incendiera le bénitier de vie... Ca pourrait mettre le feu aux cathédrales çà ! C'est d'ailleurs très chaud avec cet incendiera, ces ardeur, flamme, lave, fièvre. Heureusement qu'on trouve un peu d'ombre à un endroit pour souffler. Pas longtemps car la vague revient, impudemment impudique. A la fin, j'ai sonné un soda.

Si l'on peut sentir un certain déséquilibre à la lecture, il me semble résulter des octosyllabes. Ceux-ci en effet sont irréguliers dans leur cadence (4/4, 5/3, 5/3, 6/2, 4/4, 4/4) alors que les alexandrins (sauf un) sont parfaitement mesurés.

Permettez-moi de vous tirer mon chapeau.

   Harvester   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Disons-le tout net, ce poème aura pour mérite de me donner à connaître cette construction "à caudas" qui m'était inconnue comme d'ailleurs la plupart des formes classiques ou apparentées.
A part cette heureuse découverte je n'ai pas aimé plus que ça ce poème un peu "tiré par la queue" (oui c'est volontaire, non mais !) qui ne casse pas des briques. Je ne sais si l'idée était d'amuser ou de séduire gentiment mais en ce qui me concerne je trouve la tentative ratée.
Ceci dit nul n'est tenu d'aimer un texte mais aimant cette poétesse en général pour ce que j'en ai lu jusqu'alors j'attendais quelque chose de mieux mijoté (oui c'est exprès). Elle est de celles de qui on exigera forcément un peu plus et un peu mieux à chaque fois et là c'est tout de même très au-dessous de ses capacités.

Ah la la ! ce public versatile qui vous adule un jour et vous délaisse tout aussi vite le lendemain. :)

Désolé !

   Stephane   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

Eh bien, quelle effrontée, en effet ! Mais pour notre plus grand bonheur, assurément...

Une forme de sonnet que je ne connaissais pas et qui se transforme en une belle surprise... Même après quelques recherches sur Internet, je n'ai pu trouver d'explication sur cette forme, mais il me suffit à contempler de mes yeux les alexandrins et les octosyllabes ponctuant ici et là le poème pour en comprendre-là l'essentiel. De là à ce que le sonnet cauda traite également d'érotisme ou d'amour au sens large, jusqu'à ce que cela devienne une condition "sine qua non", je ne sais que penser, "in fine".

Ceci étant, peu importe car après tout je ne peux que m'extasier et me languir devant tant de promesses que ce poème laisse entendre, à savoir une invitation à des jeux érotiques auxquelles on aimerait évidemment participer. Le but ici est donc atteint, car le poème crée une envie de débats amoureux rien qu'en le lisant. Sublimé par un raffinement dont l'auteure à le secret, ce sonnet est un petit bijou poétique qui ne manque pas de saveur...

Merci Cristale pour ce nouvel exploit !

Stéphane

   Corto   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Cristale,

Ce poème qui se veut audacieux m'a paru surtout laborieux.

Les formulations sont rarement exceptionnelles, souvent déjà entendues "Ton cierge incendiera"; "le mont vénusien"; "nos kâmasûtras joyeux." etc.

La forme choisie semble être davantage un carcan qu'un complice pour une incursion dans le domaine érotique.

Le dernier mot semble inventif pour fêter une référence inversée à la 'petite mort '? Bien vu !

A vous relire dans les registres où vous excellez.

   Annick   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce poème "L'effrontée" pourrait être la suite de "L'invitation". Après l'avant propos, l'auteur entre dans le vif du sujet.

Outre les propos incandescents comme "ardeur", "incendiera", "lave", "rallumer", "la flamme", "fièvre", la narratrice n'hésite pas à mêler le religieux à l'érotisme : "profaner"," cierge", "bénitier", "tes grands Dieux" ! L'effet d'érotisation est ainsi démultiplié !
Bien sûr, c'est juste un effet de style !

Bouh, j'ai chaud !

Je continue...

La narratrice, entre promesses de fidélité et d'extase, manipule comme bon lui semble sa proie.

Le dernier vers est bien inquiétant. Le sort du malheureux serait-il scellé ? Cette femme, (courtisane ?) me fait penser à une mante religieuse dévoratrice de son partenaire après les ébats.

Certes, il y a un pied en plus dans ce poème mais je le prends comme une coquetterie ! ;-)

Magnifique !

   Angieblue   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mais...c'est un poème érotique!
Les deux dernières strophes sont sublimes.
"Graal des malemorts", je n'ai pas bien compris, mais tant pis, ça sonne tellement bien.

Très inspiré aussi:
"Ton cierge incendiera le bénitier de vie,
Sous le mont vénusien, la lave en flots soyeux"
Euh...ça n'est pas très catholique la métaphore avec "cierge", mais c'est poétiquement sublime. Cependant, chère petite, vous me réciterez chaque soir pendant 9 jours, 10 "Je vous salue Marie" et 10 "Notre père"...

Il y a juste ce passage qui est un peu plus faible:
"Je promets qu’après toi je n’aurai plus d’envie
Si tu sais rallumer la flamme dans mes yeux"

Waouuuh quel incendie des sens!
Bravo pour ce poème brûlant et luxurieux!

   PIZZICATO   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" ...je serai ravie si tu viens profaner mon saphisme ennuyeux
En réveillant l’ardeur des lieux "
Oh que voilà une belle invitation à bousculer l'habitude !
Une première strophe qui n'est pas extraite de ' Le Pèlerin '...

" ... des instants périlleux
De nos kâmasûtras joyeux. " Ben oui, les accessoires c'est bien, mais.. Oups, je crois que je dérape.

Un érotisme appuyé mais toujours en finesse.

(Psstt Cristale, t'aurais pas son 06 par hasard ? Je peux mettre une perruque au besoin chuutt !)

   Cat   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Titiller à bouche classique et pleine le porno érotico machin-chose, fallait oser. Cristale l'a fait ! ^^

C'est ce que j'applaudis ici, car en fait j'apprécie largement mieux une Cristale qui sait parler de ces choses-là avec une finesse autrement plus subtile, donc, forcément plus percutante in fine...

Ou alors, est-ce le caudas qui ne chante pas assez mélodieusement à mon oreille, et qui rend le cierge, trop galvaudé à mon goût, difficile à avaler ?

J'applaudis aussi l'occasion que ce poème me donne de tourner sept fois ma langue en bouche pour en extraire un maximum de sa joyeuse quintessence. :))

Oups ! Je pourrais facilement poursuivre l'analyse, mais je préfère me retirer avant de déraper... ^^

Merci pour l'exquis moment pris à te lire, Cristale.


Cat

   Hananke   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Une forme curieuse pour un sonnet, je ne connaissais pas.
L'auteur qui laisse passer un vers de 13 syllabes, c'est nouveau
également, d'habitude ce genre de chose m'est réservé.
Autrement, ce texte est joliment érotique et cette forme n'alourdit
pas trop le propos.
Travail difficile avec des rimes féminines pas faciles à placer
dans les deux sizains.

   LeMat   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Cristale ! Ce sonnet à caudas aurait été plus harmonieux si vous n'y aviez pas inserré des vers de huit pieds. Il fallait vous limiter pour ceux-ci à des hexasyllabes ; ils auraient été dans le rythme de vos alexandrins. C'est ma seule grande déception pour ce poème. Vos mots magnifiques auraient mérité un autre type de poème. A bientôt et merci du partage !

   Zeste   
28/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J’ai beaucoup d’humilité à commenter et à mettre des mots sur ce qui me semble l’émanation non d’un désir corporel au sens charnel, non plus qu’il ne s’agit du traitement de substance somatique dans quelques convulsions fantasmatiques, mais ma lecture m’oriente beaucoup plus vers l’expression du souffle né d’ondulations spirituelles où l’ambivalence me semble criarde quant à l’orientation sexuelle, l’auteure lançant un défi quant à ce qui est inaliénable et prédéfini, l’esprit étant le sexe, le corps étant un surpoids !
Lecture délicieuse et intéressante à plus d’un titre.

   sympa   
29/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

Un joli sonnet "à caudas "que je ne connaissais pas.
Je suis assez dérangée par les octosyllabes, j'aurais préféré des hexasyllabes pour une lecture plus agréable.
Mais bon, l'ensemble est joli.
Je ne reviendrai pas sur le reste, visiblement déjà mentionné.
C'est étonnant mais ça arrive, ne pensez-vous pas?
On dit bien que l'erreur est humaine!.

   Cristale   
3/8/2020


Oniris Copyright © 2007-2020