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Poésie classique
Cristale : L'instant propice
 Publié le 13/10/20  -  21 commentaires  -  1257 caractères  -  421 lectures    Autres textes du même auteur


L'instant propice



La valse des surfeurs à l’horizon m’envoûte
Et chaque vague joue avec eux gentiment
Quand, sur le drap de bain, je sens le frôlement
De ses cheveux, sa peau... c’est lui sans aucun doute.

Ses deux mains sous la nuque, il raconte, et j’écoute,
Sans quitter du regard le trémolo charmant
D’une mèche mouillée où glisse lentement
Une opale de brume, une petite goutte.

La voici sur le front, un souffle puéril
La pousse vers les yeux, un rire la projette
De la joue au menton, pendue à la fossette

Elle tombe en roulant, s’échappe du nombril,
Trace un léger sillon au creux nacré de l’aine
ma langue a suivi la perle souveraine...

J'en ai goûté le sel, à fleur du mont viril.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lebarde   
23/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L’attrait irrésistible du surfeur qui ne peut être que blond, bronzé et à la musculature d’athlète.
Aucune minette sur la plage ne peut résister et la narratrice a déjà succombé,
De l'horizon large de la mer et de ses vagues joueuses à cette petite petite goutte d’eau qui glisse délicatement ( mais bien curieusement quand même !!) d’une mèche mouillée jusqu’au « creux nacré de l’aine » où une langue gourmande vient la goûter.

Le parcours est sans doute sensuel mais il faut beaucoup d’imagination et de poésie pour y croire.

Bon lecteur je me laisse prendre à cette scène, surtout que la « fille », envoûtée par le discours, amoureuse et conquise, est à coup sûr jolie et agréable à regarder!

Ce sonnet est original, sans faute apparente, charmant, fluide, délicieusement poétique, avec de belles rimes.

Beau travail d’écriture digne d’une auteure de talent possédant une grande maîtrise de la poésie classique.

Pourquoi bouderais-je mon plaisir.

En EL
Lebarde séduit

   socque   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'imagine que la scène se situe dans un lieu privé et non directement sur la plage où elle créerait bien plus l'événement que les surfeurs ! J'ai apprécié en tout cas cette forme classique rigoureuse, assurée et moderne au service d'un instant hacheté coquin. Joli ! Bon, j'ai d'immenses doutes sur la survie de la goutte depuis les cheveux jusqu'à l'aine et plus car affinités, dans la mesure où une goutte qui roule sur un support, sauf s'il s'agit d'une feuille de lotus ou autre matériau hydrophobe, perd continûment de la matière... En plus à un moment, à mon avis, elle a toutes les chances de dévier sur le côté et se perdre. Mais OK, joker "licence poétique", ça le fait.
De même, j'accepte au douzième vers la téléportation de la goutte du menton au nombril avec escalade d'icelui pour sortir du creux ; lectrice de bonne volonté je suis, pourvu qu'il y ait une esquisse de fellation en conclusion !

Mention pour le rythme fluide et les rimes solides, sans esbroufe. Ma lecture s'est déroulée sans accroc et je n'ai pas été écrasée par une surabondance d'adjectifs. Du classique maîtrisé et rieur, c'est appréciable.

EDIT : Commenté en Espace Lecture, repris ce jour pour rectifier une faute de frappe.

   Anje   
28/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Classique

Sonnet irrégulier dit quinzain qui maîtrise parfaitement son sujet. C'est à se demander à quoi bon commenter quand on a rien à dire ! J'entends rire les mouettes...

Anje en EL

   dom1   
28/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sans artifices, une simple goutte d'eau s'en va jusqu'à l'objet du délice et transforme ce moment ( cette lecture ) qui pourrait être anodin, en un plaisir éternel des sens...

domi...

   bipol   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Cristale

des surfeurs apollons magnifiques je pense

ils font rêver ces dames

quelle est belle cette goutte coquine

et si féminine elle donne la direction du voyage

merci Cristale encore un magnifique texte

   sympa   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

Quels beaux vers et quel moment agréable de suivre avec intérêt et curiosité, le parcours de cette petite goutte d'eau, au demeurant bien anodine, mais qui, chemin faisant, se perd à cet endroit propice au plaisir et dont la narratrice se délecte .

Une magnifique poésie érotique (et ma foi coquine ) dont chaque vers est une pépite .
Bravo!

   Annick   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

Gros plan sur une petite goutte qui voyage selon le dénivelé, un souffle, un rire...
J'ai suivi son parcours avec des yeux d'enfant jusqu'à l'avant-dernier vers. Je me suis dit : "comme c'est juste et joliment écrit".
Puis, le dernier vers m'a fait tout à coup changer de registre. je suis redevenue adulte. Quel réveil !

Ce n'est pas la goutte qui est coquine mais le regard que l'on porte sur elle au terme du périple.

Un grand poème ! Bravo !

   Vincente   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
La scène en quelques mots subtils s'affiche au lecteur gagné par la langueur marine des vers qui suivent cette "petite goutte" oh combien délicieuse !
Le développé coulant de "l'opale de brume" tombée de la "mèche mouillée" profite d'une harmonieuse mélopée si classique qu'elle en oublie et son cadre et sa rigueur, car ici tout est doux et souple ; c'est très beau et offre une emprise affriolante au le spectateur conquis que je suis.

Les trois derniers vers m'ont enchanté :

"Trace un léger sillon au creux nacré de l'aine
Où ma langue a suivi la perle souveraine…

J'en ai goûté le sel, à fleur du mont viril.
"

Cristale, je vous avoue que j'ai une préférence pour le vers libre, mais quand le classique réussit avec un tel bonheur à rendre transparente sa robe élégante, je reste coi et constate que décidément un habit en juste filigrane reste bien bien enivrant.

   pieralun   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Alors là, chère Cristale, vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère.

Je l’ai fait lire à mon épouse qui a dû tourner 3 fois sa langue dans la bouche avant de le susurrer correctement.
Il est certain que vous ne m’incitez pas à l’abandonner seule sur une plage d’Hossegor.
Le trouble qu’a provoqué chez elle l’attrait d’une simple goutte d’eau de mer, moi qui n’est jamais été surfeur, qui d’ailleurs n’en ai plus l’âge, ne me laisse comme seule et unique choix que de me changer en statue de sel.
Trêve de batifolages, j’ai lu un texte très léger, plein d’allant, de mouvement, très bien écrit cela va sans dire.

   Zeste   
16/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Emoi sensoriel...
D’un léger sillon au creux nacré de l’aine, à fleur du mont viril, le goût du sel de la perle souveraine et toute la fraîcheur de l’âme dans une goutte d’eau du ciel …
Charme et élégance du poète qui conjugue à merveille les plaisirs visuel et tactile...
Pour le plus grand des plaisirs des lecteurs, j'en suis tout à fait persuadé!!!

   Hananke   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un bon sonnet quinzain où tout est suggéré mais manque quelque peu de naturel par endroit :
Si le premier quatrain est irréprochable (bien que le gentiment) le second me semble un peu artificiel avec son trémolo charmant d'une mèche mouillée ??
Tout comme la répétition du dernier vers de ce quatrain.
Le premier tercet manque de fluidité, la faute, je pense, à toutes
ses élisions que le classique impose, surtout ce pendue à la fossette
pas très heureux pour une petite goutte.
La fin est surréaliste.

Un ensemble qui se laisse lire mais qui, pour moi, d'un point de vue
strictement poétique, manque cruellement de naturel et de simplicité
dans son écriture.

   papipoete   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Cristale
Pendant un bon moment, on pourrait croire à une scène entre maman et son fiston ( 11 vers bien innocents qui pourraient évoquer un surfeur sur l'eau et ses mains qui pourraient en venant sur les yeux, par derrière...et l'on entendrait " qui c'est ? " ) et puis irrésistiblement une goutte opale de brume, que l'héroïne suit de la langue jusqu'à... ) non, je ne peux plus continuer ; c'est un jeu de " grands "...
NB un suspense sans horreur, sans mort au tournant, habilement mené jusqu'à ce dénouement...
le dernier vers fait le " sel " de ce brillant poème, dont je ne crois pas qu'il faille vérifier la métrique ?

   Myo   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Cristale

Voilà le prince des temps modernes qui se dévoile au gré du voyage d'une goutte d'eau.
Une scène qui s'apparente au fantasme et trouverait sa place dans un roman à l'eau de rose ... Mais je ne boude pas mon plaisir...

Une fois de plus, la maîtrise de la forme me laisse admirative.

Toujours un plaisir de vous lire ( dans tous les sens du terme )

   PIZZICATO   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Est-ce la " petite goutte " qui est coquine ou bien la narratrice ?
Je crois qu'elles sont de connivence pour nous offrir une poésie d'une sensualité intense.

" La voici sur le front, un souffle puéril
La pousse vers les yeux, un rire la projette
De la joue au menton, pendue à la fossette " très visuel.

Dis, Cristale, tu te souviens ? moi j'étais un peu plus loin pour le même tableau avec une surfeuse...hihi.

   Mokhtar   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Outil, persil, gentil, fusil…nombril ? Alors ce L, peut-on (doit-on) le prononcer ?
La quasi-totalité des dictionnaires, dont celui de l’Académie française, admet les deux prononciations.
Mais le référent Littré y est nettement opposé. Salopard ! Déjà qu’il me vérole la métrique avec ses diérèses, voilà-t-y pas qu’il cherche des noises à Mâme Cristale. Le respect se perd.
Laissons cette histoire de nombril subalterne (comme dirait Adam) et revenons à l’essentiel du texte.

N’ayant rien à fumer ou à boire sous la main, j’avoue avoir un peu de mal à me laisser transporter par l’odyssée de cette goutte d’eau au destin lubrique. Sans doute les brumes de l’automne ne sont-elles pas favorables à l’appréciation des ardeurs estivales sur les plages biarrotes.

Ce qui fait que je me sens assez enclin à partager le pragmatisme de Socque ou les réquisitions de Me Hananke. J’avoue ne goûter que très mollement le trémolo. Les surfeurs super-bronzés ont-ils les aines nacrées ? la question est d’importance.

Pas très fan donc de ce texte, malgré la technique et la maitrise qui sont au rendez-vous.
J’attends le prochain. Pour lequel je promets d’être un peu moins atrabilaire.

   archibald   
13/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'instant prépuce...
J'avais lu ce texte en EL et je pensais l'avoir commenté. Ben non. Dire que c'est joliment écrit ne ressortirait pas d'une analyse littéraire de haute volée eu égard à qui tient la plume. Je trouve ce texte amusant ce qui fait passer sans problème les incohérences narratives : la fellation au beau milieu des surfeurs, l'héroïque trajet de cette gouttelette... Et l'organe évoqué a davantage la forme d'un mât que celle d'un mont.
J'ai pensé aux recueils de Verlaine : « Femmes » et « Hombres ». Là, ça dépote, c'est pas du film de charme sur M6 à 23 h 30. C'est de la vraie dégueulasserie dans un parfait classique : jubilatoire. Je ne saurais trop t'en conseiller la lecture.

   Cat   
14/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une question, Cristale, as-tu souhaité nous faire déraper la langue avec ton titre, afin de nous couler directement dans le bain ?
J'ai lu ''L'instant prépuce'' au lieu de ''L'instant propice''. Rôôôh... ça démarre fort !

Ceci dit, dès la première image de ''La valse des surfeurs à l'horizon... '' j'ai été moi aussi envoûtée. Étrange, non ? ^^

Comme le cocktail salé de la chanson de Serge, il se déguste tout d'abord avec les yeux. Et ce n'est qu'ensuite, au rythme d'une chaleur indolente d'été sur la plage, que le plaisir monte (ici, descend, le coquin) crescendo.

Je te tire deux fois mon chapeau, Dame Cristale : Une, tu as osé le parti d'exacerber la sensualité et l'érotisme léger dans ce poème. Et dieu, que c'est plaisant !

Le deuxième chapeau, pour ta maîtrise notoire du Classique qui, moi, m'emballe à tous les coups. Elle est telle que, comme d'habitude, tu arrives à me faire oublier le ramdam souvent lourd de la métrique au cordeau pour m'emporter dans la légèreté d'une goutte taquine et gourmande. Le tableau ''sol y calor a la playa'' que je viens de visualiser est du plus bel effet.

Merci pour ce beau savoir faire, et pour cette lecture à rappeler les soirs d'hiver au coin du feu.


Cat

EDIT : je viens de lire le commentaire d'Archibald ! Et déjà un dérapage de langue en plus... ^^
M'en vais lire les autres maintenant, pour voir si nous sommes nombreux à déraper... (mais j'attends tes explications :))

   Bellini   
15/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tout le monde sait qu’il n’y a que 68 positions dans le Kama Sutra, puisqu’à la 69e on nettoie les outils.
Ce poème m’a donné l’occasion de toutes les réviser sauf celle du missionnaire. En effet, j’ai perdu le goût de regarder ma partenaire pendant qu’elle me crie dessus.
Par contre, je n’ai pas trouvé la position de l’Instant propice. On est bien d’accord que le surfeur est allongé sur le sable ? Sinon il n’aurait pas les deux mains SOUS la nuque… Tout ça soulève chez moi surtout des questions :

1. Sans quitter du regard le trémolo charmant d’une mèche.
Sacrés surfeurs ! Là où moi je m’ébroue en sortant de l’eau comme un cheval de trait, eux dodelinent de la tête comme des anges à bouclettes.

2. Un souffle puéril pousse la goutte vers les yeux.
De quel souffle puéril s’agit-il donc ? Je pencherais pour un vent fripon à la Brassens, encore que je voie bien l’héroïne surplomber le surfeur et d’une bise labiale parvenir à guider une goutte précise vers le mont viril où elle décide de lui faire subir les derniers outrages.
Pourquoi puéril ?? Détournement de mineur ?? Fort probable quand on sait qu’un surfeur est majeur aux alentours de la trentaine. Ou alors faut-il aller chercher cette définition rare donnée par la médecine :
Respiration puérile : respiration plus bruyante qu’à l’ordinaire…
Cela peut se concevoir, moi-même j’en souffre quand je sors d’une vague de vingt mètres.

3. La goutte donc, pendue à la fossette, tombe en roulant jusqu’au nombril.
Bon, je sais que les blonds réussissent tout mieux que les autres, mais moi, quand je suis couché sur le dos à regarder les nuages et qu’une goutte me tombe du menton, pourquoi elle va direct sur mon cou avant de choir piteusement sur le sable ? Sans doute parce que je ne suis que brun aux yeux noisette.

4. J’en ai goûté le sel à fleur du mont viril.
Sachant qu’il est interdit de pratiquer la varappe dans les lieux publics encombrés de surfeurs ou de simples touristes, il me semble que la demoiselle va devoir faire évacuer la plage si elle veut éteindre le feu qu’elle vient d’allumer, sans qu’un PV soit lui aussi dressé.

5. Des mots jeunistes comme gentiment ou charmant font penser à une cougar, mais si elle continue de rester au pied du mont viril, j’ai peur que le surfeur se contente dorénavant d’une minette de son âge.

Toutes ces performances cabriolantes d’une goutte d’eau ne doivent pas occulter la qualité du chemin parcouru. Les rimes en oute et en ette sont connues pour être parmi les plus polissonnes de la poésie coquine, quant à celles en il, toutes frappées d’inconséquences machistes, elles restituent à l’homme sa place de bourrin des sables, merci pour nous.

Une prestation qui combine une grande expertise poétique et plagiste. Pas un seul grain de sable, ni sur la prosodie ni sur la raie des fesses. Je ne me souviens pas d’avoir obtenu mieux des kinés thaïlandaises sur les plages de Phuket.

J’attends avec impatience la danse du ventre de votre Vénus anadyomène. La contrainte sera de ne pas évoquer les bouclettes du surfeur Rimbaud.
Bellini

   emilia   
15/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"L'instant propice ou l'art de conter avec grâce une scène coquine d'ambiance estivale où les corps presque nus se frôlent, laissant la partenaire fantasmer le trajet érotique d'une innocente goutte d'eau qui finira dégustée "en perle souveraine" pour un plaisir complice...

   Cristale   
19/10/2020

   Vincendix   
20/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,
Toujours cette perfection, cette limpidité (du cristal) et des vers qui débordent du sujet initial pour se répandre en vagues érotiques, bravo.
Vincent


Oniris Copyright © 2007-2020