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Poésie classique
Cristale : L'ombre bercée
 Publié le 01/11/20  -  22 commentaires  -  492 caractères  -  488 lectures    Autres textes du même auteur

Muzain.



L'ombre bercée



Près du bord de l’étang, s'animent en silence
L'ambre sombre des eaux et leurs hôtes flâneurs
Se cachant du soleil et sa grande insolence
Sous le regard distrait de quelques promeneurs.

Gardien des flots sereins, sur la rive un vieux chêne
Tient l’ombre entre ses bras balancés par le vent...
Ton cher visage ondule à l’orbe de ma peine ;
Dans les reflets moirés lissant sa longue traîne,
S’épanche au tain profond le pleureur survivant.


 
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   Myo   
15/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un moment de douce contemplation où s'invite la nostalgie d'un amour passé.
Beaucoup de finesse et de retenue dans cet instant de réflexion intime.
De très belles images comme celle de ce vieux chêne qui tient l'ombre dans ses bras ou encore la longue traîne des reflets moirés.

Une poésie qui me parle et me touche.
Pour la forme, personnellement je ne relève pas d'erreur.

Bravo

En EL Myo

   Lebarde   
21/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Joli poème classique (Muzain?) d'une belle écriture poétique, bien léchée sur un thème bucolique délicatement présenté sur un ton que je trouve cependant, un peu précieux, surtout dans la deuxième strophe.

Pourtant j'y relève de bien beaux vers et des images élégantes et originales:

"Se cachant du soleil et sa grande insolence"

"Gardien des flots sereins, sur la rive un vieux chêne
Tient l’ombre entre ses bras balancés par le vent..."

Il se dégage une atmosphère douce et reposante que j'aime bien et une qualité de plume remarquable.

En EL

Lebarde

   Anje   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le pleureur survivant... Quelle belle conclusion qui résume tout le poème ! Rien que pour ces trois mots que les vers précédant amènent en douceur, je plussoie. L'écho, pour mon imaginaire, est parfait entre "l'ombre bercée" et "le pleureur survivant". L'ombre doucement balancée entre les bras du vieux chêne ondule à la surface de l'eau sombre. Allez, je vais le dire franchement, mon nounours est d'accord avec moi.
Merci Cristale !

   Hananke   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Ah, ces formes fixes ! où le meilleur est obligé de côtoyer le plus obscur.
Après un bon premier quatrain même si le mot insolence ne me semble pas très heureux dans la mesure où il peut nous faire croire
un rapport avec insolation qu'il n'a pas, le quintil est plus insaisissable.
Même si son début est remarquable avec ce vieux chêne qui délivre
le plus beau vers de tout le poème :
Tient l’ombre entre ses bras balancés par le vent...
le reste qui suit, étant certainement plus personnel, se révèle
également un brin imperceptible pour le profane..

Un bel ensemble au final même si la coupure après vent...
me semble trop soudaine mais...c'est ici que j'en reviens
à mon aversion pour certaines formes fixes qui ne permettent pas
une grande liberté d'expression à l'auteur et par déduction
de compréhension au lecteur que je suis.

   Luz   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,

Magnifique poème : en quelques vers tout est dit ; la nostalgie au bord de l'étang où plane la perte d'un être cher.
Je relève en particulier :
"Tient l’ombre entre ses bras balancés par le vent..." et la comparaison entre le visage disparu et l'orbe de la peine.
Et j'aime bien la poésie au bord de l'eau.
Merci.

Luz

   Queribus   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un poème court (ce qui est synonyme de difficulté), dans une forme parfaite et de belles images poétiques avec un léger soupçon de préciosité qui n'enlève rien à la qualité de l'ensemble. J'ai juste tiqué sur soleil et insolence qui peuvent prêter à confusion mais ce n'est qu'un petit détail.

De la (très) belle ouvrage (comme d'hab.)

Bien à vous.

   papipoete   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Cristale
je contemple la surface de cette eau si douce, refuge de paix, où des " hôtes flâneurs " ne tentent pas le pêcheur, mais pourtant c'est bien là l'endroit où s'abima la vie de celui que j'aimais tant...
NB " les matins chagrin " et ce jour " l'ombre bercée "... les sanglots longs des violons...deux poèmes qui illustrent la saison présente, avec sa brume et la Toussaint où l'on se rappelle de nos chers disparus.
Cet étang pourrait être un cimetière lacustre, où règnerait malgré la peine, un endroit de grande quiétude ; il faut dire que sur lui veille un puissant gardien, " un vieux chêne tenant entre ses bras l'ombre salutaire ", comme la berçant sous le vent...
Si délicatement une fois encore, l'auteure évoque la mort sans jamais la nommer, et celle-ci parait plus douce, quand on croit apercevoir ce cher visage, dire " dans les reflets moirés - ne pleure pas, l'on veille sur moi ! "
La versification " classique " une fois de plus, coule de cette plume magique, si naturellement que l'on se demande pourquoi tout auteur n'en fait pas de même ?

   Zeste   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Voilà un silence intérieur d’une grande beauté. Ces quelques mots en guise de commentaire suffisent à dire l’harmonie mutuelle entre l’auteure et le lecteur que je suis. L’étang, lieu probablement commun d’une mémoire à deux, non partagée , haute valeur symbolique, miroir où se projettent, ombre et reflets dans la lumière du souvenir. Flots sereins et vieux chêne, quelle belle image pour souligner ce sentiment si particulier où semblent s’imbriquer de manière complexe ( « d’une complexité douce »), le nostalgique et le mélancolique!

   sympa   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

J'en finis par ne plus trop savoir comment commenter ce très beau muzain tant j'ai l'impression de me répéter à chaque publication.
La disparition d'un être cher est évoqué avec cette douceur et cette tendresse habituelles chez l'auteure et qui vont droit au coeur de la lectrice que je suis.

Beaucoup d'émotion, une peine sous-entendue avec de beaux vers emplis d'amour , de belles images , probablement le souvenir précieux d'un lieu (l'étang, le vieux chêne), où ils aimaient se retrouver.

Une très belle lecture.

   Anonyme   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une superbe poésie où se côtoient sérénité et tristesse.

"Ton cher visage ondule à l’orbe de ma peine ;
Dans les reflets moirés lissant sa longue traîne,
S’épanche au tain profond le pleureur survivant. "

" L'ambre sombre des eaux et leurs hôtes flâneurs " à elle seule, cette image pourrait inspirer un peintre.

Ben, 'sais plus quoi dire moi ! pff...

   Vincente   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
À l'indolence aimablement étendue des six premiers vers, presqu'attendue tant elle évoque sans grand relief, à part la très belle expression "L'ambre sombre des eaux", le décor et sa vie lente, viennent ces trois derniers qui sauvent des eaux molles le "message" émouvant.
Quand apparaît le visage avivé par l'onde de "l'orbe de la peine", alors le poème prend toute sa dimension. De nature semi-morte, il devient une touchante apparition.

Vraiment j'ai trouvé ces trois derniers vers non seulement superbes, mais surtout terriblement "nécessaires" à cette poésie.

Dans le dernier vers, le "tain profond" est très inspiré.
J'ai bien aimé aussi le sous-entendu/sous-aperçu saule/pleureur, qui accompagne de son vague à l'âme le "survivant".

   Hiraeth   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pas besoin à l'avenir de renseigner le nom d'auteur, on sent toujours la patte Cristale. La même délicatesse, les mêmes circonvolutions qui m'agacent d'habitude dans vos poèmes vaguement érotiques et gentiment arrangés en sonnets parfaits, mais qui me touchent dans ce genre d'élégies simples et poignantes. Question de sensibilité je suppose.

Le cadre de cette plainte est joliment dressé : j'aime bien "l'ambre sombre des eaux", autant d'un point de vue sonore que visuel. L'image est classique mais efficace, on se figure bien la beauté opaque, changeante et inquiétante de cet étang. Un peu moins fan de l'épithète "flâneur", qui a une connotation trop humaine et superficielle je trouve, et rompt avec l'atmosphère à la fois belle et sinistre du début. Je l'aime d'autant moins que le vers suivant introduit une idée beaucoup plus profonde qu'il n'y paraît, avec ces poissons qui "se cachent du soleil" : pourquoi continuent-ils de s'en cacher ? Nous étions tous poissons à l'origine, qu'est-ce qui a fait que certains ont gagné la surface et d'autres non ? Peut-être ont-ils bien fait de rester sous les eaux, parce que l'expérience humaine sur la terre ressemble beaucoup trop à un "récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur."

J'aime bien l'"insolence" du soleil, ça m'a rappelé le début des Hymnes à la nuit de Novalis, où le poète se plaint de la "violence du jour." Du point de vue de celui qui souffre, comment ne pas en vouloir à ce soleil qui continue de briller sur les drames, même les plus infâmes : combien de petits enfants meurent en plein jour, pendant que des promeneurs flânent sans le savoir dans les rues adjacentes inondées de rayons, enivrés de l'évidence trompeuse de la vie ?

Dans la seconde strophe, j'aime bien la personnification du vieux chêne qui tient l'ombre entre ses bras et semble la bercer comme un enfant (l'enfant perdu ?), se présentant ainsi comme le seul compagnon d'infortune du locuteur, ou son seul réconfort. Mondes végétal et humain semblent même se confondre dans l'expression "le pleureur", qui peut faire référence aussi bien au saule qu'à l'individu qui souffre.

   jfmoods   
1/11/2020
Le quatrain fixe le cadre du poème, cadre propice à la méditation ("Près du bord de l’étang", "L'ambre sombre des eaux") dans lequel l'astre du jour apparaît hors de propos, comme un élément agressif, intrusif, provocateur ("sa grande insolence"). Des indices ("en silence", "Se cachant") font planer le spectre d'un lourd secret dont les personnages du décor, simples figurants ("le regard distrait de quelques promeneurs"), ignorent tout à fait la gravité.

Le quintil révèle alors, par le biais d'une personnification ("un vieux chêne / Tient l’ombre entre ses bras balancés par le vent..."), l'enjeu intime du muzain : une perte douloureuse. À la chair attendue ne répond qu'une présence fantomatique. "Gardien des flots sereins", l'arbre est le complice, le témoin bienveillant du souvenir de cet Absent adoré dont les traits se dessinent sur le miroir de l'eau ("Ton cher visage ondule") et dont l'extrême jeunesse est suggérée par le titre du poème. La métaphore ("l’orbe de ma peine") met violemment en exergue l'impitoyable chemin de croix de la douleur. Cette perte irréparable est un cancer qui, jour après jour, vous ronge.

Au fil des deux derniers vers, la locutrice devient elle-même un arbre, saule voué à chérir jusqu'à la mort, en ce lieu dévolu à l'introspection ("S’épanche au tain profond"), la mémoire de l'Aimé.

Merci pour ce partage !

   Robot   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sont réunis ici ce qui me plait dans la poésie classique: Sérénité et sentiment. Car le classique ne saurait se passer de ces éléments et se restreindre comme chez les auteurs d'autrefois à la seule description. Lorsque en plus , de la poésie transpirent quelques images évocatrices. Comme ces deux vers de fin ou le pleureur peut aussi bien évoquer un saule au bord de l'étang que le narrateur en méditation.

   emilia   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dans ce lieu de silence et de quiétude, « près du bord de l’étang et ses flots sereins…, un vieux chêne tient l’ombre entre ses bras balancés par le vent… », métaphore filée de cette « ombre bercée » à la portée polysémique évoquée dans le titre ; le soleil ne doit pas être « insolent » pour permettre à cette ombre de figurer sur ce miroir de reflets et de tristesse en une convocation intime que n’altèrent pas « des promeneurs distraits » ce « cher visage » hélas disparu, tandis que la peine « s’épanche » en composant un orbe dont les rayons concentriques se propagent dans cet écoulement de larmes du « pleureur survivant »(et toute sa symbolique) qui ne pourront jamais tarir tant la douleur de ce chagrin inconsolable est profonde et atteint le lecteur de son empreinte ; une forme rare et concise qui donne toute sa force suggestive à ce partage si émouvant, au-delà du non-dit…

   dream   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que de beaux vers dans ce court poème ! C’en est un fourmillement…où la Muse nous emmène à la contemplation de la simple beauté, à la nostalgie et à la mélancolie, voire à la tristesse :

« Dans les reflets moirés lissant sa longue traîne
S’épanche au tain profond le pleureur survivant. »

Superbe !

   pieralun   
1/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Toujours cette douceur et cette pudeur dans la peine....
La marque de fabrique de Cristale qui sait mieux que personne mettre le deuil au service de la poésie: de la simplicité dans les mots, quelques métaphores sans trop.
J’ai peut-être un peu moins aimé les 3 derniers vers, mais l’ensemble m’a ému, c’est l’indubitable signé de la réussite poétique.

   Davide   
3/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Cristale,

La mise en scène est efficace, pleine de justesse, entre un premier quatrain bucolique, étiré en une longue phrase (comme la peine dont les "reflets moirés" lissent la "longue traîne") et les trois derniers vers, terribles, qui font mention de l'être aimé disparu.

Bel itinéraire poétique : le bercement des eaux, "l'insolence" du soleil (qui ne sait pas !), le "regard distrait" des "promeneurs" (qui ne savent pas !)... puis, un "vieux chêne" qui berce une ombre - l'ombre du soir - entre ses bras maternants.

L'ombre est une insusbstantialité, comme le reflet dans l'eau d'un étang, il éveille un souvenir, rappelle une présence, et darde sa sombre lumière en plein cœur. En cela, j'ai beaucoup aimé l'abîme effrayant du "tain profond", miroir de la solitude et des pleurs d'un saule/d'une seule (par paronymie).

Ici, point de grâce ni de fulgurances, le poème est assez monocorde, un peu plat, comme si l'habit du muzain n'avait pas réussi à sublimer ce portait-paysage... mais soit, je me console de l'émotion sincère qu'il recèle et qu'il me fait, malgré tout, fortement ressentir !

   Bellini   
3/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le champ lexical fait référence à un promeneur solitaire auquel la nature rappelle la disparition d’un être aimé, sans que la relation entre eux ne soit vraiment précisée dans le poème lui-même. Seul le titre « l’ombre bercée » semble évoquer un enfant.

Je tiens le muzain pour une des plus belles formes poétiques classiques.
J'adore son jeu de rimes, on y retrouve en si peu d'espace les trois variantes, croisées-plates-embrassées. Vous avez su trouver à travers vos mots et leur rythme une parfaite harmonie imitative. De la poésie à modéliser et réciter dans les écoles, à l’heure hebdomadaire de l’éveil poétique, si elle est au programme :)

Quelques réflexions tout de même :

- J’aime la contre-assonance « L’ambre sombre » mais pas trop l’assonance rapprochée « des eaux/leurs hôtes » : dézo/leurzo.

- Je suis toujours un peu gêné par les ellipses du genre : « Se cachant du soleil et sa grande insolence » au lieu de « Se cachant du soleil et de sa grande insolence ». J’avoue que j’ai du mal à m’y faire, c’est comme si soudain le texte se mettait à claudiquer malgré ses douze pieds bien rangés.
Je sais que vous adorez les détails :)
Bellini

   fugace   
8/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que dire?
C'est du "Cristale" de grande qualité, comme d'habitude!
"Ton cher visage ondule à l'orbe de ma peine" suffit à dire que le temps ne guérit pas les blessures.
Merci Cristale, on ne lasse jamais de partager avec vous.

   Miguel   
10/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un fort beau poème dont l'image du chêne qui tient l'ombre entre ses bras est la grande trouvaille. Le reste ne démérite pas, et ces vers, à la fois descriptifs et lyriques, parlent au coeur. Le brièveté du texte permet de garder concentrée, donc plus forte, toute sa charge d'émotion.

   Nemo   
11/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Au dessus de l'étang, une éphémère danse,
Comme une ballerine, elle glisse sur l'eau
Dans le cercle argenté que la lune lui lance ;
Degas en aurait fait un merveilleux tableau.

A trop la regarder, ma vision se voile,
L'image se déforme et ton corps presque nu
A remplacé celui de la danseuse étoile ;
Ah ! comme j'aimerais te coucher sur la toile
Pour peindre le passé que nous avons connu !


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