Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Cristale : L'ombre de Mirasol
 Publié le 08/12/16  -  20 commentaires  -  1543 caractères  -  382 lectures    Autres textes du même auteur

Il n'y a pas si longtemps…
Mirasol, un vieux château sur les terres des Landes.


L'ombre de Mirasol



Jeanne voici le jour, ce jour pâle et sans fin
Sur la plaine endormie un matin ordinaire,
De cet âpre ordinaire accroché sur le sol,
Comme s'accroche à toi l'ombre de Mirasol,
Au sombre de tes nuits, sans un rayon lunaire.
Par-delà l'horizon, le jour s'approche enfin.

Le château dort encore, il enferme tes rêves
Au fond d'une mansarde aveugle au lit défait.
Tous ces ans d'insomnie ont ridé plus encore
Ton regard, ton sourire et ta peau dès l'aurore
Où l'éternel présent conjugue l'imparfait.
Le château dort à l'aube, il faut que tu te lèves.

Chaque hier a fané les printemps de beauté
De ton corps jeune et frêle, autrefois si gracile,
Aujourd'hui sacrifice, au manoir asservi,
Au service à genoux, corvéable à l'envi
Des outrageants désirs du maître à domicile.
Nul ne saurait survivre à tant de cruauté.

Fille silencieuse, au nid clos de ton ventre
C'est d'un prince charmeur que germa cet enfant,
Le fruit d'entre les murs, la faute entre deux portes,
Victime condamnée aux fers que tu supportes
Pour taire des rumeurs le bagage étouffant.
Cet ange inerte, au ciel, c'est avec toi qu'il entre.

Par-delà l'horizon la nuit s'approche enfin
Et sombre sur tes jours sans un rayon solaire
Pour arracher de toi l'ombre de Mirasol,
Dans cet âpre ordinaire accroché sur le sol
De la plaine endormie, un soir, pas ordinaire.
Jeanne, voici la nuit, ta nuit sans plus de fin.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Arielle   
25/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé l'histoire pathétique de cette pauvre Jeanne soumise puis abandonnée par un maître sans scrupule.
Il me semble que vous auriez donné plus de puissance et d'intensité au récit en insistant moins lourdement dans le troisième sizain sur le contraste entre la fragilité de la jeune fille "corvéable à l'envi" et la cruauté du maître qui l'a engrossée.
On gagne parfois en émotion à laisser au lecteur sa part d'imagination sans lui tenir la main jusque dans des détails trop évidents. Le reste suggère suffisamment ce qu'ont pu être les rapports des deux protagonistes.

   socque   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ayant reconnu "au-delà du doute raisonnable" l'auteur en Espace Lecture, je n'ai pas commenté à ce moment. J'étais bien certaine de pouvoir le faire à la publication du poème !

J'avais en effet reconnu la délicatesse habituelle de vos vers, et m'étais réjouie que vous en usassiez pour raconter une véritable histoire, et sombre, très sombre, au lieu d'en rester à une ambiance.
Toutefois, d'un pur point de vue narratif, j'ai eu un peu de mal à saisir : Jeanne meurt âgée, après des "ans d'insomnie", or
Cet ange inerte, au ciel, c'est avec toi qu'il entre.
qui indique que le fœtus avorté est resté dans les limbes jusqu'à la mort de sa mère, donne l'impression qu'elle a péri très vite des suites de son avortement. Cela a un peu gêné ma lecture. (Ou alors je me plante complètement et Jeanne meurt bien de son avortement, mais dans ce cas quid des ans d'insomnie ?)

Le champ lexical me paraît trop lisse, trop poli (aux deux sens du terme) pour un récit aussi révoltant, mais enfin je sais bien que c'est votre manière ; rien à dire là-dessus.

Sinon, les vers coulent fort bien je trouve, et j'apprécie l'écho entre le premier et le dernier, qui m'évoquent fortement ces vers de William Blake que j'adore
Every night and every morn
Some to misery are born.
Every morn and every night
Some are born to sweet delight.

Some are born to sweet delight,
Some are born to endeless night.

   Robot   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un bon texte qui est agréable à lire avec ses descriptions réalistes et des vers fluides.
J'ai aimé l'image trompeuse du prince charmeur alors que l'on sait que ce fut un "salaud" et un "bourreau".
J'ai eu un peu de mal à me retrouver dans le temps avec un texte qui passe d'avant à après plusieurs fois, et comme il conte un évènement déjà passé, situer les moments est parfois malaisé.

(second sizain)
De légers défauts de forme:
Encore à deux vers d'écart semble faire l'appoint pour le mètre.
"Le château dort" répété en début et fin me semble plus une facilité qu'une figure de style.

   Anonyme   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale ! Tout d'abord, otez-moi d'un doute, ce château de Mirasol a-t-il un rapport avec la villa du même nom sise au confluent des trois rivières à Mt de Marsan. Simple curiosité qui ne remet pas en cause la teneur de ce texte.
J'avoue avoir dû m'y reprendre à plusieurs fois pour cerner enfin la tragédie que nous conte votre poème mais je pense y être arrivé !
Cette pauvre Jeanne, taillable et corvéable (le mot est faible) à merci, engrossée par son Seigneur et maître, meurt au cours d'un avortement qui tourne mal... C'est tout au moins ma version !
Pour le reste, ce poème est un petit chef d'oeuvre où chaque vers est finement travaillé pour ne pas dire ciselé et je mesure le travail qu'il a nécessité. Une écriture somptueuse et je le dis comme je le ressens !
Ces cinq sizains ont leur place dans une anthologie classique !
Je n'en dirai pas plus pour ne point être taxé de flagorneur mais vous savez que je suis sincère et le reste importe peu !
Toutes mes félicitations pour ces trente vers qui valent leur pesant d'or !
Dans l'attente de vous relire le plus rapidement possible, encore bravo et merci !

   Lulu   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Cristale,

S'il est vrai que j'ai toujours beaucoup de plaisir à lire vos poèmes, je dois dire qu'ici, même si cela demeure le cas, j'ai un peu peiné au départ du fait d'une première strophe que j'ai trouvée peu fluide. Les images de cette strophe ne me sont pas apparues d'emblée, et même à force de lecture, je la trouve encore un peu complexe. Peut-être est-ce dû à la longueur de la première phrase ? Je ne sais, car d'autres de vos phrases sont aussi longues et ne m'ont pas posé problème.

De fait, je suis entrée un peu difficilement dans le texte. Il m'a même semblé qu'on pouvait se dispenser de ce qui est décrit dans ce premier passage, car dans "Le château dort encore", on peut voir déjà beaucoup. Mais peut-être ai-je mal lue cette première strophe, malgré tout ?

Ensuite, le texte est plus fluide pour moi. C'est un peu comme si vous aviez trouvé un certain élan dans une écriture qui aurait été plus difficile au départ...

J'ai aimé que la description ne soit pas omniprésente. Le récit prend son envol - assez rapidement il est vrai - pour nous raconter une histoire qui ne peut que nous toucher.

On retrouve ici la délicatesse avec laquelle vous savez raconter. La forme classique donne effectivement cette empreinte délicate que l'on vous connaît, comme ici : "Chaque hier a fané les printemps de beauté". Très beau vers parmi les autres.

Le récit est triste, mais il révèle beaucoup de la douleur qu'ont pu éprouver ou que peuvent éprouver d'autres Jeanne.

   Hananke   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un beau poème classique qui se déguste avec les yeux.

Banale mais triste cette histoire bien racontée par vos vers.

Je ne sais pas si c'est voulu mais j'aime bien les enchainements
vocables de la première strophe : ordinaire, accroche, ombre et sombre.
J'aime bien dans la deuxième strophe ce présent conjuguant
l'imparfait.

Et le poème se termine en bouquet avec des mots rappelant
la première strophe.

Au final, un beau texte classique, une écriture de plus en plus
rare sur le site et c'est bien dommage.

   Anonyme   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Cristale,

Ce qui m'a le plus frappé, c'est bien sûr l'habileté et l'intelligence de la première et de la dernière strophe, grâce à un agencement et un contraste dignes des plus grands poètes.

Ainsi, le début et la fin du premier vers de la 1ère strophe se retrouvent au dernier vers de la dernière strophe, et ainsi de suite jusqu'au dernier vers de ces deux strophes. Rendez-vous compte du travail qu'il a fallu pour en arriver là : l'exercice est d'une extrême difficulté et je suis littéralement subjugué.

Exemple (1ère et 6 strophe) :

Jeanne voici le jour, ce jour pâle et sans fin
Jeanne, voici la nuit, ta nuit sans plus de fin.

(A noter en plus la dualité jour/nuit - nuit/jour ; sans fin/sans plus de fin)

Sur la plaine endormie un matin ordinaire,
De la plaine endormie, un soir, pas ordinaire.

(On comprend mieux ici la répétition de "endormie" et "ordinaire", sans parler de "plaine" et la dualité matin/soir)

De cet âpre ordinaire accroché sur le sol,
Dans cet âpre ordinaire accroché sur le sol

(De cet âpre/Dans cet âpre)

Comme s'accroche à toi l'ombre de Mirasol,
Pour arracher de toi l'ombre de Mirasol,

(d'abord "s'accroche", puis "arracher" = dualité)

Au sombre de tes nuits, sans un rayon lunaire.
Et sombre sur tes jours sans un rayon solaire

(Dualité, à nouveau de nuits/jours et lunaire/solaire)

Par-delà l'horizon, le jour s'approche enfin.
Par-delà l'horizon la nuit s'approche enfin

(A nouveau, jour/nuit)

Et puis,

Le château dort encore
Le château dort à l'aube

J'ai aussi noté : beauté/cruauté au 3è sizain.

Il y a tant d'autres choses à dire au niveau de la technique que je ne m'y risquerait pas, car l'essentiel est là, je suppose. Quant au fond, l'histoire est triste et cela rend le poème encore plus beau.

Lorsque le génie s'allie à la technique, cela donne un poème d'une beauté ineffable.

C'est selon moi LE poème parfait par excellence, celui qui surclasse tous les autres. Je le mets au sommet du panthéon.

Passionnément +++

Cordialement,

Wall-E

   archibald   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème précieux, dans tous les sens du terme.
Une architecture particulièrement élaborée : les rimes en A-B-C-C-B-A, avec alternance des féminines et masculines à chaque sizain créent un effet de miroir parfaitement en accord avec le thème : les images reviennent de cet épisode tragique comme les reflets du souvenir (un peu ampoulée, comme phrase…).
Les deux strophes extrêmes, en double inversé, confirment cette structure formelle. Le choix assumé des répétitions ne me gêne pas et contribue à la mélancolie du texte.
Une remarque, plus qu’une réserve : les premières et les dernières rimes des sizains sont très éloignées l’une de l’autre, surtout avec une métrique comme l’alexandrin, si bien que la mémoire auditive a perdu le son initial. Mais visuellement, cela fonctionne très bien.
J’attends toujours tes productions avec impatience, ton précédent poème m’avait un peu laissé sur ma faim ; celui-ci est d’une belle sophistication, d’une vraie créativité et, comme toujours, d’une écriture maîtrisée.
J'y rechigne d'habitude car cet adverbe cadre mal avec mon caractère, mais tu as bien mérité ma première appréciation passionnée.

   PIZZICATO   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
« Victime condamnée aux fers que tu supportes
pour taire des rumeurs le bagage étouffant »
Deux vers magnifiques au sens très fort pour montrer jusqu'où peut conduire la détresse ?

Encore et toujours cette belle écriture élégante mais sans préciosité.
De belles images même pour décrire la vie terne et la fin tragique de "Jeanne".
" Au sombre de tes nuits, sans un rayon lunaire."
" la nuit s'approche enfin
Et sombre sur tes jours sans un rayon solaire "

   Vincendix   
9/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,
Superbe texte dans la forme et dans le fond
Le lecteur est transporté dans ce château de Mirasol à l'époque des seigneurs, quand ils avaient le droit de cuissage... Quoique, à notre époque cela existe encore, les seigneurs n'ont plus le titre mais abusent tout de même de leurs prérogatives.
Ce n'est pas évident de composer et de réussir de tels sixains, de la qualité et de la quantité, que demander de mieux?
BRAVO
Vincendix

   leni   
9/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Jeanne et son maitre sans scrupule C'est triste triste C'est écrit à la plume sensible et le texte coule sonore
Ces quatre vers sont superbes
ET
Tous ces ans d'insomnie ont ridé plus encore
Ton regard, ton sourire et ta peau dès l'aurore
Où l'éternel présent conjugue l'imparfait.
Le château dort à l'aube, il faut que tu te lèves.

Est mon Quatrain préféré
Où l'éternel présent conjugue l'imparfait

Jolie trouvaille!!!
et la finale d'une âpre tristesse
Peut-être et là je rejoins un commentaire que trop de détils sont explicités Merci Très amical salut LENI

   papipoete   
9/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Cristale,
Jeanne, tu étais si belle pareille au soleil qui illuminait ton visage, malgré les sombres nuages qui passaient sur toi, esclave obéissant au Seigneur des lieux .
Ce " prince charmeur " n'eut pas besoin de te plaire pour t'outrager entre deux portes, et maintenant ton ventre rebondi montre ton inexcusable faute, tu dois effacer cet affront aux yeux de Mirasol !
Cette nuit, avant que ne se lève le jour, l'enfant ne sera plus, la mère ne sera plus ; Monseigneur ne sera plus offensé, et dormira tranquille !
NB notre troubadoure raconte une histoire d'hier comme d'aujourd'hui, les " Mirasol " et leur " cuisseur " n'étant pas espèce disparue .
Des vers remarqués en particulier, non ils sont trop nombreux " chaque hier a fané les printemps de beauté " par exemple .
En outre, malgré la contrainte technique ( 3 premiers vers / 3 derniers vers ), alexandrins classiques, la lecture est aisée et rien ne l'arrête !
Je devais être absent au moment de la " lecture aveugle ", pour que je n'en fis pas le commentaire !

   MissNeko   
9/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

C est après une deuxième lecture que j ai saisi la triste histoire d un avortement qui emporte aussi la mère
L écriture est magnifique,le vocabulaire riche.
En général je ne suis pas fan des répétitions de mots en poésie. Vous parvenez à rendre la répétition poétique.
J ai apprécié l idée d opposer le conte de fée à la triste réalité d une servante abusée par son maître.
L'avant dernière strophe est ma préférée : je la trouve forte voire violente dans son propos.
Vous opposez le prince charmant au prince Charmeur. C est très pertinent au vue de la situation de dominant/ dominé.
Au plaisir de vous relire

   widjet   
10/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un vocabulaire riche et un ton d'une austérité volontaire et une immersion bien rendue. C'est bien fichu, mais peut-être trop dense (pour moi), trop quantitatif (en fait, ce sont à chaque fois les deux derniers vers supplémentaires qui me donnent cette sensation à tort peut-être).

J'aime aussi ce mélange descriptif et d'interpellation à l'héroïne (Jeanne voici le jour, il faut que tu te lèves, c'est avec toi qu'il entre, ta nuit sans plus de fin...). La répétition de ordinaire ne me gêne pas, en revanche quelques passages m'ont semblé un peu trop emphatiques (outrageants désirs,tant de cruauté, le bagage étouffant).

La lecture des commentaires m'ont aidé à comprendre cette technique (qui m'échappe à chaque fois).

Du classique dans le bon sens du terme.

J'en lirais peut-être d'autres

W

   Francis   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai poussé la grille, j'ai touché les vieilles pierres, j'ai entendu la douleur de ce fantôme qui hante le château. J'ai surtout était séduit par cette plume talentueuse qui guidait mes pas . On entend presque une guitare, un violon, un piano qui font de ce texte une chanson triste.
Merci pour ce beau moment de lecture.

   lucille   
14/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sombre et magnifique, la lumière et le trouble, des vers en tourbillons.
Merci

   Cristale   
15/12/2016

   Anonyme   
17/12/2016
Un fort beau poème, tout en nuances, dont j'ai particulièrement goûté le charme.
Merci !

Thierry

   Anonyme   
23/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pourquoi "ordinaire" se retrouve t-il à l'hémistiche du vers suivant celui où il est rime?
La forme du poème ne justifie pas la répétition du vers en cet endroit.
Un(e)Technicien(ne) des mots de cette envergure ne peut ignorer que la rime est prohibée à la césure de l'alexandrin. Vous répétez le terme. A dessein, c'est évident... La raison m'échappe, comme "toi"à la césure du quatrième vers et dans le dernier sizain.

Pourtant, je fus ravi de ma lecture. Une plume rare où la prosodie est parfaite pour parvenir à cette musicalité qui fait défaut à tant de "techniciens". La métrique est respectée.

Dans ces vers je sens plus l'obligation que le charme du seigneur des lieux, donc prince charmeur me dérange un peu :

Le droit de ton seigneur donne accès de ton ventre
Ce n'est pas de l'amour que germa ton enfant,
Mais d'un crime sans nom, commis entre deux portes,
Qui doit te condamner aux fers que tu supportes
Pour taire des rumeurs le bagage étouffant.
Cet ange inerte, au ciel, c'est avec toi qu'il entre.

   BeL13ver   
14/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Quel poème ! Quel bonheur pour les yeux, et quelle musique !
Tout cela est fluide. Comme l'un d'entre nous l'a fait remarquer, ce poème est digne des plus grands.
Terrible histoire, mais grandiose réussite.


Oniris Copyright © 2007-2018