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Poésie classique
Cristale : La fille de l'air
 Publié le 30/01/21  -  31 commentaires  -  678 caractères  -  721 lectures    Autres textes du même auteur

Un papillon rencontre une orchidée…


La fille de l'air



Son front penché lui prête un air de cardinal
En prière et sa coiffe arbore une couronne
Élégamment portée en aura qui fleuronne
Aussi blanche que neige au soleil matinal.

Sa beauté mènera vers le seuil terminal
Le monarque ébaudi par cette fanfaronne
Entrouvrant son hymen afin qu’il éperonne
Avec ardeur la chair au nard subliminal.

Ce charme exquis souligne une impudeur sereine
Et le petit phallus irisé de la reine
Émerge d’un calice humide et rubescent.

Lascive, la belle offre au dernier crépuscule
Astral du fin gourmet, son intime opercule ;
À ses lèvres d’orchis, le nectar du passant.


 
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   socque   
12/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je n'ai pas perçu tout de suite le double sens de ces vers ; si j'avais compris à la fin de ma première lecture, c'est à la deuxième que j'ai vu apparaître le papillon sous sa désignation royale... Joli, je trouve, tout le poème se révèle subtilement cochon, cochonnement subtil. Très sympa !

Je salue la richesse des rimes, le côté très apprêté des vers qui font, me semble-t-il, d'autant mieux ressortir leur distance ironique. Une mention pour crépuscule/opercule, notamment, avec sa pointe de salacité. Un poème très réfléchi, je dirais.

Mon bémol : l'absence totale de ponctuation dans les quatrains du sonnet. Elle est tout à fait correcte mais a un peu gêné ma lecture, je n'aurais pas craché sur deux trois virgules pour mieux marquer l'articulation de ces deux phrases.

   BlaseSaintLuc   
18/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une fleur, un champignon, une hôtesse de l'air ?

Une abeille, un bourdon, une nonne en prière ?

Un papillon, ou une papillonne !

Pas si mal vu, mais faut, il donc être expert, pour lire entre les lignes ?

poétique et champêtre pour le pâtre qui passe .

   papipoete   
19/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
Cette fanfaronne, mine de rien attire dans sa couche, le roi ébaudi par sa grande beauté, et lui offre cet hymen sans violence, et savoure ce moment autant que son auguste déflorateur.
NB en terme exquis voici le premier orgasme d'une Belle pucelle, consentante, décrit avec force détails sur l'anatomie féminine !
les deux tercets sont explicites, mais en même temps emplis de pudeur ! ( impudeur sereine ) Une reine qui peut espérer garder les faveurs de son Roi ?
ces deux strophes sont mes passages préférés ( une lecture oh ! que l'on ne trouva point dans les bibliothèques d'avant 1905... )
Techniquement, un sonnet au classique sans faute, avec ce bémol de l'enjambement du 12e/13e vers ( crépuscule/astral ) je n'aime pas cette licence tout simplement
papipoète

   fugace   
20/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quant on a compris (à mon avis) que le monarque dont il est question est un papillon, tout prend sens.
Très belle poésie sur la rencontre d'un papillon et d'une orchidée.
C'est un peu hermétique, mais séduisant. Cette façon de compter fleurette mérite la scène des jardins de Versailles.

   Robot   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une belle rencontre amoureuse entre une sublime orchidée et un merveilleux papillons au rendez-vous des galipettes.

Des sous-entendus cachés sous d'agréables descriptions, images et métaphores poétiques.

Du classique bien ciselé pour ce cours de science naturelle dont l'écriture aurait pu plaire à J. H. Fabvre.

   Lebarde   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Cristale

Dans ce sonnet délicat d'une subtile impudeur, on retrouve un sujet dans lequel votre magie de l'écriture poétique excelle avec la sensualité à la fois hardie et mesurée que vous savez si bien offrir à vos lecteurs admiratifs et subjugués.

Pourtant une fois encore vous usez d'une maitrise dans l'art d’écrire, notamment avec ces enjambements/rejets? ( "de cardinal/En prière", " crépuscule/Astral") que ma novicité et mon ignorance en la matière ne me permettent sans doute pas d'apprécier à leur juste valeur.

Les tercets, d'un érotisme descriptif savamment précis et poétique sont superbes.
Qu'est-ce que vous écrivez bien, mais çà tout le monde le sait!

"C'est trop beau", comme dit ma petit fille.

Merci pour ce moment de pure poésie

Lebarde

   Bellini   
30/1/2021
Chère Cristale, fleuriste et poétesse de l’Olympe,

Grand bien m'en a pris de ne pas lire l'exergue. Les érotomanes éviteront aussi de faire un copié/collé du titre dans Google. C’est un peu dommage que vous ayez spoilé dès ce titre les personnalités de la reine et du monarque. Moi j’ai voulu croire jusqu’au dernier vers à une débauche des sens. Même le petit phallus irisé de la reine essaie de se faire sa place, y’a pas de raison ! Il m’a fait penser à une histoire qui parlait d’un cornichon, mais ici n’est pas l’endroit pour la raconter :)

Cela étant dit, je ne vois que vous pour apporter autant de soins à la réalisation d’un bouquet sauvage :)) Je ne connaissais pas les orchis, mais la version « pyramidale » de cette orchidée, fleur du paradis ne l’oublions pas, a l’air sympa… C’est vrai qu’on dirait une coiffe de cardinal. Je vous crois capable de transformer le monarque en papillon. Selon Théophraste, le célèbre philosophe grec de l’Antiquité :
« L'orchis se nomme ainsi parce qu'il en a une paire, un gros et un petit. On dit que le gros stimule l'instinct sexuel, si on le boit dans du lait de chèvre des montagnes, le plus petit l'affaiblit et le réprime. L'orchis a la feuille de la scille, en plus lisse et en plus petit, et la tige tout à fait semblable à une asperge.»
Je vous laisse déchiffrer tout ça ; personnellement je ne mange plus d’asperges, et à cause du confinement j’ai stocké six palettes de lait de chèvre des montagnes.

Je me suis juré de ne plus parler de prosodie, mais je ne renie pas ma promesse en disant que j’ai retrouvé vos enjambements dans mon Kama Sutra personnel :))

Sublime cinq à sept entre une fille de l’air et son amant butineur. Pourquoi quand je téléphone à Madame Claude elle ne m’envoie que des courtes sur pattes ?
Bellini

   Angieblue   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,

Alors moi, ne lisant jamais les exergues, à la première lecture, je n'avais rien compris, relevant juste les allusions sexuelles.

Ensuite, connaissant l'identité des protagonistes, j'ai trouvé le poème très fin et subtil avec cette seconde lecture contant une relation sexuelle entre un roi et une reine.
En ce sens, les deux premiers quatrains sont sublimes au niveau des images.
J'ai bien aimé la comparaison de la fleur avec "un cardinal en prière", avec le double sens, il fallait oser.
Excellent aussi "la chair au nard subliminal". ça renforce l'ambiance un peu mystique et sacrée.

Par contre, les deux tercets m'ont un perdue au niveau du sens...
"le petit phallus irisé de la reine"...En jouant sur le double sens, j'aurais plutôt collé un phallus au roi papillon...

Et pour le dernier tercet, je trouve sublime l'image du "dernier crépuscule astral du fin gourmet", et celle des "lèvres d'orchis", mais je n'ai pas compris "le nectar du passant". Enfin, il aurait fallu une image qui symbolise mieux le fait qu'elle offre avec ses lèvres un nectar qui donne la mort...

En somme, je suis très impressionnée par ce travail d'orfèvre cousu tout en finesse avec un jeu coquin et sensuel sur le double sens. Certaines images sont sublimes. Et j'adore ce mélange de mystique et de lubricité.

Bravo! C'est royal, sensuel, impudique et envoûtant!

   Zeste   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Amour, raffinement, sensualité,luxe et volupté.
Gracieuse, précieuse, tant convoitée.
Voici refleurir une orchidée !

   dream   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
« Ce charme exquis souligne une impudeur sereine
Et le petit phallus irisé de la reine
Emerge d’u calice humide et rubescent. »

Sensationnel ! Magnifique ! Moi pourtant habitué des superlatifs, j’en manque pour clamer toute mon admiration. Votre poésie me remplit d’aise, qui traduit si bien la réalité. J’aime bien vos mots, Marquise ! Ils ont la fraîcheur de la petite fleur des champs que l’on cueille à l’aube virginale. Vous êtes une Reine, Marquise !

Gracie mille pour ce petit trésor de lecture qui redonne du sel à ma journée ; tout en me mettant dans des états proches de l’Ohio, comme disait le regretté Gainsbourg.

dream

   Anonyme   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Ne faut-il pas s'appeler Cristale pour oser cet érotisme particulier entre une orchidée et...un papillon!!!
En même temps, ils en ont bien le droit !
Toujours est-il que l'originalité m'a beaucoup plu, sans oublier les images magnifiques et la beauté de vos vers dont je suis certes habituée mais dont je ne me lasse pas.

   Davide   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale,

J’aime assez ce poème érotique, racontant l’acte amoureux en des termes floraux et colorés ; son aura poétique particulière bien affriolante me rappelle le bien beau "La petite mort en fleur" de l’auteure.

J’ai beaucoup apprécié la teneur et la musique des rimes (il n’y a d’ailleurs que des rimes riches si je ne me trompe pas ; quelle gageure !) et le clin d’œil – peut-être involontaire ? – au plus célèbre poème de Ronsard, avec l’emploi du mot "fleuronne", un mot que l’on ne rencontre pas tous les jours : "Tandis que votre âge fleuronne".

Un ensemble joliment coquin donc, très bien écrit, même si je regrette un peu cet "air de cardinal", qui hélas, enlève un peu de sa grâce à cette pourtant si sensuelle fille de l’air, de même que le "seuil terminal" (le terme m’évoque une aérogare) ou le "afin qu’il" (indélicat) du deuxième quatrain, mais ce ne sont là que des détails. En revanche, j’ai trouvé que l’enjambement "Astral du fin gourmet" (v13) rompait le charme poétique qui s’était délicieusement installé dans les tercets. Heureusement, le beau dernier vers rattrape bien élégamment ce petit à-coup malencontreux.

Mais ce qui m’a davantage dérangé, c’est toute la deuxième strophe, son aspect tortueux, ses nombreux enjambements créent des ruptures malheureuses dans la syntaxe : une seule longue phrase que j’ai dû relire maintes fois pour en saisir le sens… Pourtant, avec quelques menus changements opérés aux vers 6 et 7, cette strophe recouvrerait une certaine fluidité qui me la rendrait immédiatement compréhensible :

"Sa beauté mènera vers le seuil terminal
Le monarque ébaudi, car cette fanfaronne
Entrouvre son hymen afin qu’il éperonne
Avec ardeur la chair au nard subliminal."

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Quoi qu'il en soit, un joli moment de poésie !

   Myo   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale,

Un poème ciselé certes d’une main d’orfèvre, une idée originale au double sens aguicheur.
Pourtant quelques petites choses retiennent ma totale adhésion.

L’enjambement des deux premiers vers perturbe ma lecture et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour bien cerner l’intention du premier quatrain.
Le sens de ce « seuil terminal » m’échappe et le dernier tercet, est à mes yeux, un peu alambiqué dans sa forme.

Sans doute, ai-je besoin de plus de simplicité pour vraiment m’imprégner d’un écrit mais cet avis personnel n’engage en rien votre talent.

Merci du partage

Myo

   pieralun   
30/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Un poème qui sort des sentiers battus, tant par son thème que par la force des mots.
J’apprécie beaucoup la puissance mise dans cette petite histoire qui aurait pu facilement souffrir, vu le contexte d’une rencontre entre une fleur et un papillon, d’une écriture trop précieuse.
Le premier tercet est un pur chef d’œuvre, sur les 3 vers j’ai noté «une impudeur sereine » : magnifique ! puis tout le reste.
Très bon second tercet également.
La seule chose que l’on pourrait reprocher à ce poème est un manque de clarté: pour moi, cela est dû au premier enjambement qui arrive un peu tôt et d’un manque de ponctuation.
Mais l’ensemble sort tellement du lot...

   myndie   
31/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,

Venir commenter un poème de toi le lendemain de sa parution c'est comme vouloir grimper sur l'Himalaya ! Comment te dire mon plaisir et mon admiration sans répéter ce qui a été écrit ?

Je ne viens pas ici pour me prononcer sur la qualité de tes vers, ce serait te faire insulte. D'ailleurs je pense sérieusement à toi pour me servir de coach (tu peux m'envoyer tes tarifs par mp^^).

Plus sérieusement, tu connais mon avis sur ce genre de poésie dont tu es une experte. Pour me faire apprécier l'érotisme en poésie, il faut un art consommé de la suggestion et beaucoup de subtilité. Surtout ne rien montrer, ne rien expliquer.
Voilà. Tout y est, avec en plus cette élégance de plume qui te caractérise .
Habile choix du sujet qui témoigne également d'une grande culture sur la symbolique de l'orchidée, fleur hautement érotique et faussement innocente (d'ailleurs qu'est-elle vraiment, avec ses orchis et son « petit phallus »?)
Ainsi, cette métaphore filée a t-elle deux effets : d'une part, elle prouve que la sexualité que dis-je, le sensuel, existe dans la nature, d'autre part, elle fait tomber le masque d'une jouvencelle plus coquette, hypocrite et lubrique qu'il n'y paraît. C'est donc ça ce qu'on nomme « jeune fille en fleur »?.
En aparté, -c'est une coïncidence mais cela prouve bien l'aura symbolique de cette fleur - j'avais illustré (pour moi-même) un de mes poèmes « Rêvé pour toi » avec un tableau représentant une orchidée stylisée.
Je ne peux pas conclure sans relever la richesse du vocabulaire qui émaille tout le texte.
Et dans tout ça je me rends compte que ne je parle même pas du papillon ! Tant pis pour lui:-D

Chapeau bas, Cristale

   Vincendix   
31/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,
Une sonnet délicieux à lire sans modération.
Le papillon monarque est connu pour être un grand voyageur et nous le découvrons dans un rôle d'amant.
Il est vrai que la fleur de l'orchidée a une certaine analogie avec l'anatomie intime de la femme!
Vincent

   Anje   
31/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi qui ne suis qu'une modeste piéride du chou, je ne butinerai jamais que des capucines. Je ne ferai pas non plus de grands et beaux voyages. Sur mes petites pattes, je ferai très attention aux enjambements car je risquerai vite l'écartèlement. Mais je volèterai toute la journée, au soleil matinal jusqu'au dernier crépuscule m'énivrant au nard subliminal, sans boire trop d'eau.

Merci Cristale de cette belle rencontre. Je ne vois pas beaucoup de monarques mais je vais regarder les orchidées d'un autre œil...

   inconnu1   
31/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sur la forme : rien à dire, je m'en garderai. La prosodie est parfaite, les mots sont ne sont pas choisis, ils sont sélectionnés. Je pense qu'ils doivent venir tous les matins devant la porte de cristale en espérant pouvoir passer le casting

Sur le fond : c'est du cristal (e) si ce n'est du diamant, du double sens, de l'intelligence quand on est pas dans l'émotion pure. Alors pourquoi pas passionnément. Sans doute parce que je suis moins touché par la nature en elle même que par la nature des sentiments et parce qu'il ne faut pas que ca devienne une habitude. j'en garde de côté pour la prochaine fois

bien à vous

   ferrandeix   
1/2/2021
Poème au style très alambiqué, mais sans doute - et même certainement, est-ce volontairement recherché. L'ensemble est élaboré, dense, laissant peu de place aux transitions inutiles et aux chevilles. Le paradoxe de cette densité sémantique, c'est qu'on ne perçoit plus la rime en le lisant (pour moi du moins). Je regrette cependant que l'image du papillon ne soit pas plus évocatrice de sa beauté céleste. Il ne me fait pas vraiment rêver. La fleur est mieux évoquée à mon avis. Le poème me paraît un peu trop enfermé dans la description de l'aspect copulatoire, et surtout avec des noms d'organes très anthropomorphiques ne correspondant pas à la biologie des 2 protagonistes. Et surtout cela ce qui ne correspond pas à l'acte de butinage. J'aurai préféré un échange plus idéalisé entre ce végétal et cet animal magnifiques.

Mais peut-être est-ce dans la veine rimbaldienne une volonté de détruire la beauté, de la disséquer pour montrer sa fausseté et son horreur (?) Dans l'expectative sur le sens général, je ne formulerai aucune appréciation.

Sur le plan prosodique, des enjambements qui me paraissent contestables, mais si c'est dans la lignée rimbaldienne, oui, c'est logique.

Attention à la cacophonie un peu rude:

...terminal
Le monarque...

et attention aux virgules sur des e ammuis:

Lascive, la belle

Sinon, honnêtement, l'ensemble me paraît très fluide, d'un bon niveau sur le plan euphonique.

   bipol   
1/2/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale

j'ai savouré vos mots

avec grand plaisir pourtant pour des raisons multiples

je suis très loin de ces sensations agréables

( à vrai dire j'essaye et j'aimerais tant être limpide dans ma tête

et avoir le talent d'écrire ce que vous écrivez)

mais croyez moi j'apprécie beaucoup

Merci

   emilia   
1/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il n’est que de voir le nombre de commentaires passionnés pour en conclure l’engouement de ses lecteurs pour l’auteure dont l’un des thèmes favoris est traité selon l’art et la manière, sans oublier la touche humoristique (l'air d'un cardinal en prière...), avec le charme et l’ élégance coutumière d’ un vocabulaire adapté, fait de détails subtils et révélateurs des attraits érotiques communs qui existent entre l’humain et la nature… et dont l’orchidée et le papillon en sont des exemples particulièrement bien choisis par leur symbolique ; la beauté de cette fleur exquise et très sensuelle incite à la fantasmagorie du fait de son système reproducteur qui a la particularité de réunir les organes mâle et femelle : un leurre visuel et olfactif attirant un insecte spécifique pour faciliter la reproduction pour laquelle il faut bien reconnaître la nécessité de « l’enjambement », de l’entrecroisement tout à fait indispensable à l’acte attendu… ; une position et un rythme prosodique en harmonie imitative en quelque sorte…

   Wencreeft   
1/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Mmmmm... Suis-je déçu ? Je ne sais.

Un poème qui m'a fait penser à votre "Petite mort en fleur" qui m'avait subjugué... en moins bon. Aussi, je me prête forcément au jeu de la comparaison ! La joute quasi sexuelle décrite en filigrane, ce duel amoureux entre deux curieux protagonistes fonctionne moins bien. La chute frappe moins l'oreille.

Je ne prendrais même pas la peine de jeter un oeil à votre versification que je sais impeccable, mais tout de même je me demande... vos vers doivent avoir de sacrées cuisses à tant faire d'enjambements, non ? Je dois avouer que cela m'a rebuté, surtout un "air de cardinal | En prière" qui est vraiment compliqué à appréhender. Ceci dit, à courir sur autant de vers, ils vont finir athlètes !

Le thème me plait moins, c'est peut être cela... En réalité, je pense que j'aurais bien plus apprécié sans avoir lu l'exergue au préalable. Le piège classique, bon sang ! J'ai beau me le répéter à chaque fois, c'est comme la télé allumée pendant le repas : mes yeux sont aimantés. Promis la prochaine fois, j'attaque par la fin du sonnet et je me met face à un mur pour manger ma soupe.

Mmmmm... Suis-je déçu ? Peut-être.

   Castelmore   
1/2/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonsoir Cristale

L’élégance vous est si naturelle qu’elle en vient à dissimuler totalement le travail que nécessite l’écriture d’un poème cumulant autant de qualités !

Comment les citer toutes ? alliant la richesse prosodique et sémantique à la précision de la description anatomique des formes et des positions ... dans cette danse copulative de deux êtres magnifiques au sommet de la beauté de leurs espèces respectives ... et tout cela dans une rare harmonie poétique !

Votre sensibilité à l’expression subtile vous a permis de surcroît de colorer cet acte purement naturel d’une touche d’amour humain clôturant ce sonnet de façon touchante : la belle se donne à son amant en ultime offrande avant son trépas ...

Du très grand art !!

   Stephane   
1/2/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Cristale,

Surprenant, ce manque de ponctuation pour un sonnet, surtout venant de toi. Mais j'aime bien les surprises, surtout lorsqu'elles sont de taille !

Vu tout ce qui a déjà été dit, je ne sais plus vraiment quoi dire, sinon que je découvre ici l'une de tes plus belles oeuvres, un petit bijou dans son écrin, tellement délicat qu'on ne saurait le toucher pour ne pas l'abîmer.

Délicat est bien le mot qui me vient à l'esprit avec cette belle rencontre entre un papillon et une orchidée : on ne pouvait rêver mieux en terme de... délicatesse !

Je ne me rend compte que maintenant (après la troisième lecture), que la ponctuation est bien présente, et je me demande si je n'ai pas été hypnotisé parce que j'ai lu - et cru voir.

Je pense qu'il s'agit là d'un tour de force digne des plus grands auteurs en la matière. Pourquoi ? Parce que j'ai l'impression que tu as voulu nous faire croire qu'il n'y avait pas de ponctuation là où il y en avait, comme dans un tour de magie. Cela vient du fait que les deux quatrains et le premier tercet n'offrent qu'un point au dernier vers pour venir ponctuer une phrase qui aurait pu être affublée (est-ce le bon terme ?) d'une virgule, mais que par choix, tu as décidé qu'il en serait autrement.

Je penche pour cette thèse, étant donné la présence de trois virgules et d'un point-virgule dans le dernier tercet (sans parler du point final). Comme si ceux-ci avaient pour but de compenser le manque de ponctuation des vers précédents dans une surconsommation de virgules...

Chose plus incroyable encore, les virgules soi-disant attendues dans les quatrains et le premier tercet, ne sont pas forcément nécessaires, car les phrases peuvent se lire d'un trait.

Tout cela prouve qu'une véritable réflexion à été entamée en amont, et que cette oeuvre n'est pas le fruit du hasard.

Enfin, j'aime à penser que la ponctuation du dernier tercet s'inscrit dans un accouplement magistral du papillon et de l'orchidée, dans une sorte d'union où les virgules affluent comme un feu d'artifices !

Ce sonnet est unique et restera dans les annales ; pour ma part, je l'inscris au panthéon (très fermé) de ma liste de sonnets les plus incroyables de tous les temps !

Bravo et merci !

Stéphane

   Quidonc   
2/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,
Toujours avec une guerre de retard, je vous adresse toute mon admiration pour ce sonnet, une fois encore, une fois de plus, maîtrisé de bout en bout. Même si je ne suis pas certain d'avoir tout compris, j'y vois bien sûr de la sensualité, mais aussi (et c'est tout à fait personnel) une relation ambigüe (le cardinal et le monarque, le phallus de la reine). Bref je délire mais quoi qu'il en soit permettez moi de vous paraphraser il ressort de ce texte
"Un charme exquis que souligne une impudeur sereine"

   Damy   
2/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Cristale

Absent d’Oniris depuis longtemps pour des raisons difficiles indépendantes de ma volonté, comme tu le sais, je m’essaye à un commentaire avec toute ton indulgence. Ces raisons ne me donnent plus accès au goût des choses qu’au 1° degré.
Or tu as l’art des métaphores lyriques dans lesquelles, une fois comprises, j’ai plaisir à m’immerger avec délicatesse. Imaginons ton poème écrit au 1° degré, il n’aurait pas passé le seuil de la censure.

Et le petit phallus irisé de la reine
Émerge d’un calice humide et rubescent


a bien failli me perdre : l’orchis est-elle dotée à la fois d’un organe mâle et d’un organe femelle ? Et si oui, le papillon Monarque trouve-t-il facilement son chemin ? Heureusement, avant qu’il ne le passe, la belle sait offrir son hymen et son nectar.

Un poème donc qui me fait renouer au 2° degré. Il me faudra en franchir d’autres pour me hisser sur les hauteurs de ton art.

Merci et bravo !

   Cristale   
3/2/2021

   Nemo   
4/3/2021
Je ne sais que penser de ces vers indécents
Qui content le récit précis et méthodique
Du lamentable exploit d'une fleur impudique
Exhibant son pistil aux regards des passants.

La métaphore est belle et les mots sont puissants,
Et l'on ne peut nier la qualité technique,
Mais face à ton sonnet, je me ronge les sangs :
On ne se refait pas, je suis un romantique !

Oh ! non, je n'aime pas quand tu t'exprimes ainsi,
Un poème, à mon sens, pour être réussi,
Doit, autant qu'il le peut, peindre la vie en rose.

Ta place, dans mon cœur, est sur un piédestal
Et si je te compare au règne végétal,
Au sabot de Vénus, je préfère la rose.

   Hermes   
30/8/2021
Modéré : Commentaire non arguementé et hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Hermes   
30/8/2021
Modéré : Double commentaire, non-argumenté et hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Hermes   
30/8/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Votre "mania poétique" libère, dirait le Platon du "Phédon" une Erotique majeure ! On est sidéré par une telle maîtrise de l'art d'Orphée. On se sent "déplumé" quand on vous voit ainsi dépeindre la belle esseulée dans le spleen d'un désespoir d'hermaphrodite attirer dans son calice un amateur de délices ! C'est là l'Or de l'Idée que vous inspire cette Orchidée.
Bien à vous
Marc Bedjai


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