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Poésie classique
Cristale : Le dais de l'aurore
 Publié le 22/05/18  -  23 commentaires  -  486 caractères  -  642 lectures    Autres textes du même auteur

Muzain.


Le dais de l'aurore



L'hiver s'attarde un peu jusqu’à la roseraie ;
Quelques bourgeons figés dans leurs pétales froids
Ornent les rameaux secs retenus par endroits
Aux arches de la treille où s'invite l'ivraie.

Je sais que tu viendras sur le vieux banc t'asseoir
Et nous verrons ensemble en chaque rose éclore
Les souvenirs d'hier lorsque, soir après soir,
Le baiser du printemps parfumait l'encensoir
De nos deux cœurs bercés sous le dais de l'aurore.


 
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   LenineBosquet   
12/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Cette maîtrise du classique, de l'originalité de la forme classique proposée et ce "vieux" romantisme me font penser à quelqu'un... Mais peut-être je me trompe, on verra bien.
En tous cas quelle fluidité ! Et puis c'est beau quoi, plein de tendresse et de douceur.

   Hananke   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

L'auteur ayant épuré ce texte de toute affectation, de toutes difficultés
ostentatoires, il nous reste un très beau muzain.
C'est simplement joli, sans fioritures, le vieux couple n'a plus besoin
de mots pour se comprendre : la treille, la rose et l'aurore
suffisent à leur bonheur.

Un court mais grand moment de pure poésie.

   Anonyme   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale... Respectueux de la forme fixe annoncée, ce poème de neuf alexandrins est une pure merveille ! Non, ne protestez pas, je pèse mes mots... Quand bien même, faute d'une interlocutrice trop tôt disparue, je ne pourrai jamais faire mien ce quintil, je me souviens pourtant De nos deux cœurs bercés sous le dais de l'aurore...

Mille fois merci chère poétesse...

   papipoete   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Cristale
<< Que pourrais-je écrire aujourd'hui ? ha, celui-là, je ne m'y suis jamais frottée ! à nous-deux Muzain ! >>
Je l'entends qui approche, puis me rejoint sous l'arche de la treille, où nous regardons jour après jour, éclore la divine rose notre témoin d'amour depuis bien longtemps ; << vous en souvenez-vous très Cher ? >>
Qu'en termes doux l'auteure nous parle le langage de l'amour ! Plus qu'une longue déclaration au chapelet de promesses, à la guirlande de compliments, ce ne sont qu'en quelques vers brefs que deux coeurs s'épanchent tendrement " sous le dais de l'aurore " ...
Du beau, du beau, que du beau ...

   sympa   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Que rajouter de plus quand tout a ėtė dit !
Un splendide muzain ėcrit avec une maîtrise parfaite.
Bravo!

   PIZZICATO   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Déjà le titre est une trouvaille.
S'ensuit le quatrain pour planter le décor de " l'hiver qui s'attarde ".
Et puis, se laissent découvrir " les souvenirs d'hier " sur " le vieux banc ".

Pas de grandiloquence, ici, mais des images riches qui " parfument " notre lecture.

Je redis : une des plus belles plumes de ce site.

   Louison   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'en suis toute chamboulée !

J'admire la justesse des mots. Je vois dans ces quelques vers le tableau parfaitement brossé de ce couple vieillissant emplis de souvenirs.

Merci d'avoir ému mon coeur, ce matin.

   LylianR   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vos vers précieux se déploient élégamment tout au long du muzain.
Un charmant tableau surranné dont le parfum est venu jusqu'à moi.

Les vers que j'ai préférés :
Le baiser du printemps parfumait l'encensoir
De nos deux cœurs bercés sous le dais de l'aurore.


"...Quand le pied qui s’élance aussitôt plie et glisse
Dans une molle barque, âcre et profond calice
Où, sous un dais obscur comme une nuit d’été,
Le désir et la mort mêlent leur volupté..."

Anna de Noailles (Venise)

   kreivi   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale
Je lis votre poème, la fenêtre ouverte. De l’autre côté de la fenêtre il y a un cyprès.
Et un rossignol sur une branche qui plie légèrement sous les vingt grammes de plomb et de plumes.
Il s’éclaircit la voix (le rossignol bien sûr, pas le cyprès) et tout en faisant jette un œil par-dessus mon épaule.
Et lit sans gène votre poème.
Voilà ce qu’il m’a dit de vous dire : « poème élégant, émouvant et intime »
(c’est une traduction au plus près mais pas au pieds des mots parce que j’ai appris la langue des rossignols sur le tas et non pas à l’Université)
Puis il a mis votre poème en chanson qui volète dans l’air,
reprise en chœur par tous les oiseaux du coin (j’ai demandé aux corneilles de ne pas chanter)

   leni   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Cristale
ce poème flirte avec la perfection
dans la première partie l'hiver s'attarde
dans la seconde partie place au vieux banc et au baiser du printemps
ce texte est élégant et tendre
Superbe Merci Amitiés LENI

   sourdes   
22/5/2018
Bonjour Cristale,

Une fin de saison pour une évocation d’un instant de partage amoureux, « l’hiver et les pétales froids, rameaux secs, treille et ivraie ». Une invitation à venir s’asseoir sur « un vieux banc », le banc des souvenirs, pour y rester jusqu’à la saison suivante qui verra éclore les roses à nouveau et l’incarnat des lèvres, pétales d’une renaissance sentimentale. Une réalité de l’amour décharné et spiritualisé, tout en finesse, tendresse, et harmonie avec les odeurs, encensoir, et les couleurs, dais de l’aurore. Toute la beauté de la poétisation d’un souvenir qui se répèterait à l’infini, un éternel retour, chassant la mélancolie provoquée par le manque, l’absence du désir enfui, pendu aux derniers baisers, suspendu au baiser du printemps revenu ! L’amour trouve à nouveau une voie quand quelques battements du monde, un rythme naturel, scandent l’émotion de deux cœurs.

Un quatrain ABBA et un quintil CDCCD. Des dodécasyllabes à chaque vers sauf le dernier si je ne m’abuse. Seul un spécialiste pourra dire si l’alternance des rimes masculines et féminines est en accord ou non avec les rimes embrassées pour le quatrain et le séquencement à respecter pour le quintil. J’ai apprécié les successions des mesures (2/3/4) et leurs ruptures, dans ma lecture il est vrai, donnant ainsi un battement et une respiration rapprochés ou relâchés selon l’intensité du propos. Au deuxième vers du quintil j’ai été gêné par l’enchainement « ensemble en », mais ma lecture reste très fidèle à votre délicatesse.

Je suis ravi de votre cadeau de lecture pour lequel mes sentiments et mon intérêt ont été heureusement sollicités.

   hersen   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce que j'aime, chez toi, Cristale, c'est que tu es capable d'écrire du classique épuré; Je reproche souvent un aspect trop ampoulé dans cette catégorie; Mais chez toi, que nenni, ma Grande !

Un poème nostalgique, aux accents d'espoir;

Un grand merci pour cette lecture et bisou (le bisou, ça ne fait pas très critique littéraire, mais bon...:)

   Goelette   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Si émerveillée, Dame Cristale, par la lecture de votre ravissant muzain que je vous ai déjà écrit un premier commentaire et j'ai oublié de l'envoyer :-))

Je suis plus que séduite par la parfaite maîtrise de la forme alliée à une délicatesse extrême tant dans les descriptions du début que dans les sentiments évoqués ensuite.

J'ai dit et redit votre poème à mi-voix, enchantée par la douceur des sons et de cet essentiel que vous savez si bien exprimer.

   Zorino   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Lorsque je me nourris de quelques vers de Cristale, j'ai toujours cette belle et étrange sensation d’être un équilibriste qui marche sur un fil de soie infini, surplombant une vallée fleurie de poésie et de romantisme, au beau milieu d'une nature riche et verdoyante. Dans un silence athée (qui ne diffère en rien avec celui religieux), pas après pas, je pose mes pieds dans les siens (sauf qu'au bout de chaque alexandrin, vous vous doutez bien que je ne reviens pas à la ligne :-) ).
Tout est mesuré au millimètre près. A l'instar du cristal, on sent que ça pourrait se briser à n'importe quel instant tant la fragilité est palpable. On retient son souffle et passée la dernière syllabe, on se dit tout en reprenant son souffle : "Quel voyage ! Court, mais divin."
Tout ça pour vous dire chère Cristale, que votre muzain est tout simplement magnifique. Je laisse le soin aux connaisseurs d'émettre une critique sur un point de vue technique. Moi je ne fais que vous exprimer mon humble mais sincère ressenti profond.
Merci pour ce très beau partage.
PS : grâce à vous, ce soir je dormirai moins ignorant puisque je ne connaissais pas l'existence du muzain :-)

   Lulu   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

Ces mots sont magnifiques. Et plus que les mots ou leur musicalité, c'est leur puissance d'évocation qui me touche. Je me prends, en effet, à rêvasser et à imaginer ce vieux banc dans son si beau décor... Les souvenirs ne manquent pas, et je crois que nous sommes sans doute de nombreux lecteurs à se les représenter, chacun avec son histoire...

J'ai beaucoup aimé cette expression "Le baiser du printemps"... L'hiver peut s'en aller, même s'il "s'attarde un peu jusqu'à la roseraie".

J'ai aussi beaucoup aimé ce vers : "Et nous verrons ensemble en chaque rose éclore", ainsi que tous ceux qui suivent...

Bref, vous m'avez transportée dans une poésie simple, mais délicate et si imagée...

Merci.

   Anje   
23/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je sais que tu viendras... Pourtant je resterai seul sur le vieux banc à m'étourdir du silence de la nature qui s'éveille. Toi, tu dors si profondément.
Muzain, c'est petit mais costaud ! Que la poésie est belle quand elle est servie de si belle plume.
Merci Cristale.

   jfmoods   
23/5/2018
Ce muzain en alexandrins est à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Le cadre spatio-temporel de l'évocation ("L'hiver s'attarde un peu", "la roseraie"), qui prépare l'éclosion de la nouvelle saison (métonymies : "bourgeons figés", "pétales froids", "rameaux secs"), met en scène une nature qui reprend ses droits (personnification : "s'invite l'ivraie", écho sonore : "hiver" / "ivraie").

La métaphore ("Aux arches de la treille") laisse deviner, par l'image de la courbe, un enveloppement protecteur assurant une forme d'intimité.

Dans ce décor végétal, la présence d'un couple s'impose (pronoms personnels : "Je", "tu", "nous", adverbe : "ensemble").

Les deux partenaires se connaissent de longue date (futur : "Je sais que tu viendras").

Le point de cristallisation du poème ("le vieux banc") consacre, avec la contemplation émerveillée de l'efflorescence (verbe de perception : "nous verrons", adjectif indéfini : "en chaque rose", marqueur d'habitude : "soir après soir"), un retour exalté sur les rives du passé commun, aux sources même de la vie amoureuse (métaphore assortie d'une litote : "éclore / Les souvenirs d'hier", allégorie sensuelle : "Le baiser du printemps", plénitude de l'odorat : "parfumait l'encensoir", métonymie douce : "nos deux cœurs bercés", métaphore mettant en exergue un espace sacralisé : "sous le dais de l'aurore").

Allitérations (r, b/p, f/v) et assonances (a, an, o ouverts et fermés) tissent la mélodie du souvenir enchanté.

Merci pour ce partage !

   Robot   
23/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand le classique atteint ce niveau il y a peu à dire sinon de se laisser porter par les vers comme par une vague. Description mêlée aux sentiments qui fait regretter que la lecture s'achève trop vite. mais parfois, il faut savoir s'arrêter à temps pour ne pas abimer un poème.

   Vasistas   
23/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,
C'est très beau,
les souvenirs à l'odeur de rose ne sont pas ma tasse de thé, mais là j'en frisonne, ça doit être l’hiver !
merci

   Vincendix   
25/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très occupé en ce moment dans plusieurs domaines, je n’accorde que peu de temps à Oniris et commente rarement.
Mais je ne peux laisser passer ce poème sans intervenir.
Qu’écrire de plus que les ami(e)s de la poésie sinon que ces vers sont d’une telle densité que malgré leur concision ils expriment des sentiments forts.
Merci une nouvelle fois Cristale pour le plaisir que vous me procurez.
Vincent

   Quidonc   
28/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
On reconnais du cristal quant on le voit, on reconnait du Cristale quant on le lit.
Quelle maîtrise ...

Quidonc

   erratum   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, Cristale !
Je ne me suis jamais confronté au muzain dont j'ignorais même l'existence (mais il existe tant de formes poétiques)... Je suis
"accro" au sonnet qui est mon poème favori...
Ce muzain, donc, me semble friser la perfection et les mots, les vers, les sons, le rythme, les odeurs suggérées et le style un peu suranné touchent les coeurs ouverts à là poésie classique...
Belle soirée !

   Cat   
1/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ma Cristale,

Je ne sais compter les vers en pieds, cependant j'ai de la maîtrise poétique cette idée, qu'un poème qui distille une ambiance intense mieux qu'il ne se lit, est le poème parfait.

Avec ta poésie, jamais je ne trébuche et encore une fois, ici, magistrale, ta musique m'a prise au cœur en roulis de tendres et émouvantes émotions.

"Je sais que tu viendras sur le vieux banc t'asseoir"
Ce vers, à lui seul en dit long. Il balaie tous les doutes, toutes les incertitudes...

Merci m'amie
Mais dieu que c'est court un muzain ! :))

Cat


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