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Poésie classique
Cristale : Le géant suspendu [concours]
 Publié le 26/10/17  -  14 commentaires  -  1301 caractères  -  300 lectures    Autres textes du même auteur


Le géant suspendu [concours]



Ce texte est une participation au concours n°23 : Un monument
(informations sur ce concours).





Je l’ai regardé naître et grandir doucement
Dans l'espoir qu'un beau jour il s’offre au firmament
Pour me lover enfin sous sa voûte opaline,
Me glisser à ses pieds, ondoyante et câline.

Sa cambrure à haubans au-dessus de mon cœur,
Il se dresse à toucher les cieux de sa hauteur ;
Élégant il m’enjambe, ose d'une caresse
Ombrer les friselis où mon reflux paresse.

Son tablier léger se balance et pourtant
Il puise dans mon lit sa force en s'arc-boutant
D’une colline à l’autre, arrimé sur mes rives
Qu’effleurent les flocons de mes écumes vives.

Primé pour sa superbe architecture d'art,
Sa travée est unique et porte l'étendard,
Flottant sous le noroît, du meilleur des ouvrages
En courbe et sans support entre mes berges sages.

Du même nom que l'aulne, un arbre au blanc reflet,
Je suis rivière et fleuve et l'humble ruisselet
Du géant suspendu qui relie à la terre
La croix de ma Presqu'île au bout du Finistère.


 
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   wancyrs   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Salut à vous,

s'agirait-il du colosse de Rhodes ? Je trouve l'approche du texte vraiment authentique, le monument vu par la rivière et fleuve. Mais la confusion n'est pas loin lorsqu'à la fin le narrateur-fleuve dit :

Je suis rivière et fleuve et l'humble ruisselet
Du géant suspendu qui relie à la terre
La croix de ma Presqu'île au bout du Finistère

et là je me demande ce qu'il faut considérer pour la contrainte du concours : le géant ou bien la rivière ? Puis, je comprends mal ces deux vers :

Il puise dans mon lit sa force en s'arc-boutant
D’une colline à l’autre, arrimé sur mes rives

Comment peut-on puiser sa force dans le lit d'un fleuve alors que ses supports sont sur les rives ?

   papipoete   
20/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour,
J'avoue avoir dû chercher quel était cet ouvrage ; il s'agirait du Pont de Terenez sur l'Aulne, ayant la particularité de décrire une courbe !
L'auteur a demandé au fleuve de raconter cet édifice, ce que je trouve très original !
NB la première strophe embaume la douceur " pour me lover enfin sous sa voûte opaline "
le second quatrain est presque érotique avec " sa cambrure, m'enjambe " .
On sent la force et la puissance du " géant suspendu " au 3e quatrain, quand on le voit se balancer, si tranquille sur ses 2 jambes !
La description que la rivière nous fait de son " cavalier " est fort poétique " ose d'une caresse/ombrer les friselis où mon reflux paresse "
je vois une forme classique irréprochable .
papipoète

   PIZZICATO   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jusqu'à la dernière strophe, j'avais ciblé le viaduc de Millau qui enjambe le Tarn.
Mais " L'Aulne ", ainsi que "Du géant suspendu qui relie à la terre
La croix de ma Presqu'île au bout du Finistère " m'ont incité à changer de secteur.
Je pense au pont de Térénez dans le département du Finistère, franchit l'Aulne et permet de rallier Brest à la presqu'île de Crozon.

Une idée originale que de laisser à la rivière le soin de décrire, en
belles images, cet ouvrage imposant.

   Louison   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai d'abord vu le Viaduc de Millau, puis suite aux détails j'ai vu le Pont de Terenez, et sa jolie courbe, ses pieds dans l'eau.

Merci pour ce poème que je trouve élégant.

   Darques   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Pont Albert-Louppe et l'auteur s'identifie à l''Élorn. Je suppose.

Très joli mais le virtuose n'a pas forcé son talent. C'est l'impression que j'ai eue, lors de cette lecture "carrée". Un pensum.
à Haubans ???

Bon. C'est fait, c'est beau ... respirez !
Je sais ... Le Temps.

   Vincendix   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Excellente idée de faire parler le cours d’eau, mais est-il vraiment satisfait d’être ainsi enjambé ? Peut-être regrette-t-il de n’être maintenant qu’un élément secondaire du décor alors qu’il était l’acteur principal. Bon, c’est juste pour vous taquiner un peu, ces quatrains ont tout pour me plaire, la forme, la fluidité, le choix des sonorités.
Avec les indices, il est facile de déceler le nom de cet ouvrage, je ne le connais pas réellement mais curieusement je viens de le voir récemment dans un reportage, sa jolie courbe m’avait interpellé, j’’avais fait un parallèle avec un pont que je connais bien.
Vincent

   Bidis   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Encore un poème dont l'envolée, le rythme et le choix des mots me donnent grandement envie de contempler le modèle inspirant.

   jfmoods   
28/10/2017
Ce poème en alexandrins est composé de cinq quatrains. Les  rimes, suffisantes et riches, suivies, alternativement masculines et féminines, réparties équitablement, épousent le propos : figurer, au-delà du monument lui-même, l'image d'une dualité, d'un couple évoluant en parfaite harmonie.

Le choix de la prosopopée ouvre un subtil jeu métaphorique, transformant le fleuve en femme et le pont en homme.

Cette femme prend d'abord l'aspect d'une mère ("Je l’ai regardé naître et grandir doucement") avant de devenir la douce compagne ("dans mon lit", "me lover", "ondoyante et câline", "mes écumes vives", "mes berges sages") d'un amant entreprenant ("il m’enjambe, ose d'une caresse / Ombrer les friselis où mon reflux paresse", "arrimé sur mes rives"). Immense, l'admiration pour l'élu (adjectifs qualificatifs laudatifs : "Élégant", "sa superbe architecture d'art", "Sa travée est unique", superlatif : "meilleur des ouvrages / En courbe et sans support") se pare d'une tonalité épique ("Il puise dans mon lit sa force en s'arc-boutant / D’une colline à l'autre" / "Il se dresse à toucher les cieux de sa hauteur", "il s'offre au firmament", jeu antithétique : "l'humble ruisselet / Du géant suspendu").

Quand, une fois le poème lu, on reporte son attention sur le pont, si dépourvu d'austérité, on se dit que cette rondeur, que cette grâce, que cette majesté, peuvent sans peine alimenter un imaginaire fécond.

Le choix du monument (le pont de Terenez) ainsi que la vivacité du style font immédiatement penser à l'une des plumes classiques les plus talentueuses du forum.

Merci pour ce partage !

   Arielle   
28/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème qui a l'élégance de l'ouvrage qu'il célèbre avec une touche de sensualité due au point de vue très féminin de la rivière qu'il enjambe. Bravo et bonne chance pour le concours !

   Alexandre   
28/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour... L'emploi de la prosopopée est une excellente idée pour traiter le sujet. Donner à l'Aulne la parole sans vraiment la citer apporte un supplément poétique à cette suite de quatrains dédiés au nouveau pont de Terenez, superbe ouvrage d'art qui enjambe ladite rivière en joignant le pays de Brest à la presqu'île de Crozon...
Un excellent poème à mon humble avis...

Bravo et merci !

   Vilmon   
29/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime. Surtout raconté du point vue du cours d'eau. Je n'ai pas pu identifier le pont mais en lisant les commentaires, j'ai été éclairé.
Bravo !

   Acratopege   
30/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai été surtout sensible au rythme du poème, qui fait se balancer l'esprit comme pont dans le vent ou vagues en mer. L'avant-dernier quatrain tranche avec le reste par son prosaïsme presque technique, ce qui a parasité ma lecture. Une rivière au nom d'arbre, un arbre au nom de rivière, belle idée de le relever.
Merci pour ce moment.

   David   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Avec les indices du poème et Google, j'ai retrouvé le pont de Terenez. La description est explicitement suggestive souvent, des vers comme :

"Me glisser à ses pieds, ondoyante et câline"
"Élégant il m’enjambe, ose d'une caresse"

Semblent tout droit sorti d'un poème amoureux. Le tout est fluide et constant, un bel ouvrage pour le bel ouvrage.

   vb   
2/11/2017
Bon. Je ne voudrais pas jouer le trouble fête mais il faut tout de même remarquer que si l'auteur ne mentionne pas le pays où se trouve le monument il indique très clairement dans quel département il se trouve et que cela n'est pas forcément en accord avec le règlement du concours.

Le Schtroumpf à lunettes.


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