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Mauron
16/2/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↓
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Texte réjouissant qui me semble tout à fait satisfaisant du point de vue de la forme choisie.
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Bidis
3/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↑
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C’est amusant, enlevé et donne une impression de sorcellerie bien sombre et bien gore.
Je me permets une petite remarque : « En amoureux, il ne me faut surseoir, » : « surseoir » veut dire différer. Je ne peux différer en amoureux ne veut pas dire grand-chose sinon qu’instinctivement l’on comprend « en tant qu’amoureux, je ne peux surseoir à faire quelque chose qui n’est pas dit mais qui est sous entendu ». Or l’auteur a sans doute voulu dire « je ne peux surseoir de me pourvoir » ce qui n’est pas, à mon avis, du tout sous entendu. Alors qu’il était simple de dire : « en amoureux il me faut me pourvoir » ou quelque chose dans ce genre-là. Edit 3/03 : je me rends compte que j'avais mal lu, d'où ma petite remarque. En fait, j'avais indûment imaginé une virgule après "suprême" et donc ce n'était pas "En amoureux, il ne me faut surseoir", comme j'ai cru, mais je devais lire que le personnage ne devait surseoir, ainsi que le voulait l'auteur, à "ce dîner suprême en amoureux". Les capitales en début de vers m'ont prise en défaut sur ce coup là. |
Anonyme
21/2/2016
a aimé ce texte
Passionnément ↑
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Bonjour,
Ce poème est absolument fantastique ! De part son intelligence, sa technicité, mais aussi par son écriture recherchée et éminemment poétique… Il s’agit en fait d’une ballade, et plus précisément d’une ‟Grande ballade” respectant toutes les caractéristiques de cette forme dite ‟fixe”. En effet, une grande ballade se compose de trois strophes de dix vers et d’une dernière strophe de cinq vers (appelée envoi), le tout écrit sur quatre rimes, à savoir, ici : teuse/ton/ème/soir A noter que le dernier vers de chaque strophe est identique et sert de refrain (voir le Sorgel), ce qui est bien entendu le cas ici. Autre particularité : le choix du décasyllabe (vers de dix syllabes) n’est – à mon avis – pas anodin dans cette fabuleuse ‟ballade”, tant ce vers convient parfaitement à cette forme. A noter également - chose extrêmement importante – l’absence d’hémistiche, ou de césure après la cinquième syllabe. Ce choix est voulu – j’en suis certain – et tout à fait judicieux, car le rythme imposé par une éventuelle césure deviendrait monotone à la longue. Voici ce que disait Voltaire à ce sujet : ‟Ce genre de vers français, ne pouvant jamais avoir que des hémistiches de cinq syllabes égales, et ces deux mesures étant trop courtes et trop rapprochées, il en résultait nécessairement cette uniformité ennuyeuse qu'on ne peut rompre comme dans les vers alexandrins...” Voilà donc une femme – plutôt sorcière – prête à régner sur un royaume en invitant un ‟preux ” (chevalier ? nobliau ?), en tout cas un homme jouissant d’une étiquette importante et qui n’hésite pas à inviter quelques confrères (‟nobliaux amateurs d’anathème”) pour s’occuper des femmes comme il se doit (‟jouer du mousqueton pour m’épingler avec son dard glouton”). Fête orgiaque, en quelque sorte, sauf que notre sorcière n’y voit point de cette oreille et dresse un fameux repas composé de ‟fiel de thon et autres rats crevés à la sauce ciguë”… Dans ce cas, oseriez-vous dîner seul avec elle ce soir ? Là est la question… Un poème magistral ! Bien à vous, Wall-E |
Hananke
3/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↑
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Bonjour
C'est une grande et belle ballade classique sur le thème prédéfini. Il faut saluer d'abord le travail titanesque que représente ce genre de composition et de plus en décasyllabiques. Vers que je ne prise guère mais c'est personnel. Bon, évidemment avec ce genre de composition, on pourrait toujours trouver quelques rimes bien à propos mais dans l'ensemble il n'y a rien à dire. La deuxième strophe est ma préférée avec ce : Du sang de vierge aux fleurs de chrysanthème* ! Oui, un bel ensemble. |
leni
3/3/2016
a aimé ce texte
Passionnément
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bonjour Cristale
c'est superbe de construction avec chaque fois la répétition du dernier vers ça coule de source sans accroc etc'est pure beauté je n'aime pas trop dard glouton rats morts de fièvre aphteuse vers de hannetons il est d'ailleurs possible qu'on ne se limite pas aux sauterelles on mange bien les asticots des fromages"bien" faits Excusez-ma diversion qui ne nous éloigne pas de la beauté de votre texte Il est somptueux et loin de mes possibilités d'écriture chapeau bas et Merci Salut amical Leni |
Francis
3/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↑
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J'aime particulièrement le contraste entre les décors, la belle du château et... le menu, le preux qui rugit comme un gros baryton. Au diadème, à la toilette de l'hôtesse s'oppose le fiel de thon, le rôti de rats crevés...
La plume nous offre un texte bien construit, agréable à lire, presque musical avec la répétition (un refrain) : " Dînerez- vous seul avec moi ce soir ? ". Merci pour ce partage. |
Anonyme
3/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup
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" fiel de thon,
Rôti de rats crevés de fièvre aphteuse, Sauce ciguë et vers de hanneton Bien arrosés d'un venin de python*. " un menu à faire pâlir de jalousie les grands maîtres queux... et très bien pensé pour ce "preux", grand romantique : " jouer du mousqueton Puis m'épingler avec son dard glouton " Ballade amusante, agrémentée d'une chute perfide à souhait " Cher Valentin, mon Roi ! Mieux qu'un poème, J'ai composé la table à votre emblème. Comme il me tarde enfin de nous asseoir ! " |
Nemo
3/3/2016
a aimé ce texte
Passionnément ↑
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Bonjour Cristale,
Votre grande ballade est absolument splendide. Sur le fond, je n’oserais dire qu’elle est « délicieuse » étant donné le menu que vous proposez… Non, je décline votre invitation. Sur le plan technique, je rejoins le commentaire de Wall-E mais permettez-moi d’y ajouter quelques détails. Il est évident que l’auteure n’a pas choisi le décasyllabe par hasard ; c’est devenu une obligation pour une grande ballade depuis le XVe siècle (depuis Jean Molinet) : les strophes sont carrées. D’autre part, je ne souscris pas à l’affirmation qu’il n’y a pas de césure. Ce serait d'ailleurs une faute grave car celle-ci est obligatoire dans la versification régulière française dès que l’on dépasse les 8 syllabes. Je ne suis pas certain que Voltaire soit la meilleure référence en matière de poésie et le choix qu’a fait l’auteure est certainement le plus élégant : 4/6. Ses césures se fondent tellement bien dans le vers que Wall-E ne les a pas vues ! Il faut y voir une preuve de qualité dans l’écriture. Merci Cristale pour ce très agréable moment de lecture. |
Lulu
4/3/2016
a aimé ce texte
Passionnément
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Bonjour Cristale,
j'ai vraiment beaucoup aimé lire votre poème qui m'a ravie par les yeux (le décor est chouette ; on se représente les personnages), mais aussi par les oreilles (c'est très musical ; et cela est renforcé par le refrain que je trouve d'une douceur extrême). En fait, tout votre poème est doux, ce qui renforce le contraste avec le menu proposé qui nous surprend et nous fait sourire avec une drôle d'impression de dégoût. En tout cas, vous faites preuve d'originalité, et dans le cadre d'un texte vraiment classique, je dis "Bravo !". Je salue d'autant plus votre travail que je serais bien incapable de produire une telle oeuvre... C'est du travail, mais aussi du talent ! Enfin, mais cela rejoint ce que je vous ai précisé d'abord, j'ai beaucoup aimé le jeu des rimes, parfait, qui rend votre texte très musical... et doux. Félicitations, et bonne chance pour le concours. |
papipoete
4/3/2016
a aimé ce texte
Passionnément ↑
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bonjour Cristale ; à lire la composition du menu que Vous avez concocté à l'attention de Preux Messire, nul doute que s'il accepte de goûter aux plats si raffinés, son trône il perdra ( une fois que vous fûtes mariés ) !
Mais si Messer dîne seul avec Vous ce soir, de quel stratagème userez-Vous pour ne point toucher à ces délices culinaires ? Vous maniez le " vers classique " comme un Maestro dirige son orchestre ( sonnet estrambot, gérardine ) et voici en décasyllabes une " ballade " ! Rien ne manque à l'appel ( comique, tragique, érotique ) et bons mots à la pelle ! A votre oreille, je susurre << à votre table, je viendrai...pour en laver la vaisselle >> |
Ramana
4/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↑
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Si votre menu est bien une métaphore de ce que vous proposez à votre amant pour la nuit, il ne pourra en ressortir indifférent ! Vos plats "épicés" à l'extrême m'évoquent un genre de Kamasoutra pour pratiquants expérimentés en recherche de sensations accrues, la décence ne m'autorisant pas à plus de précision.
Quoiqu'il en soit, je suis prêt à répondre à votre invitation moyennant une formule adoucie, bien qu'ayant "l'estomac" éprouvé, pour débuter en toute sécurité sur un registre qui m'interpelle également. Bien à vous, Ramana. |
hersen
7/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↑
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Eh bien, pour faire bonne mesure avec le thème imposé, l'auteur n'a pas lésiné sur le vocabulaire. A tel point que c'en est un tourbillon et que j'ai dû m'installer dans cette ambiance hilarante en plusieurs lectures.
Le rôti de rats crevés de fièvre aphteuse : c'est je pense le rire qui m'a bienheureusement détournée de l'envie de vomir. Et puis il y a ce rythme qui ajoute à cette gaîté. La dame a l'air en pleine forme. Merci bien de cette lecture ! |
Anonyme
4/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↑
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Bonjour,
Votre ballade est une réussite absolue, une véritable réjouissance à saluer. Fond et forme. J'ai pour habitude de ne pas lire les commentaires précédents avant de mettre mon grain de sel, afin d'éviter tout risque d'influence, mais j'imagine que tout à été déjà dit. Je ne m'attarderai donc pas davantage. Deux légères incohérences apparentes que vous dissiperez sans doute : Je ne comprends pas pourquoi l'invité est appelé "preux" (terme noble et positif) puis soudainement "gueux" (terme hyper négatif) par l'hôtesse. Si l'hôtesse sait que son amant se présentera en compagnie : "[De] nobliaux amateurs d'anathème, Friands de boire au fond d'un ostensoir Du sang de vierge aux fleurs de chrysanthème !" ...pourquoi continue-t-elle de lui demander s'il dînera seul avec elle ? A. |
StayinOliv
5/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup
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Bonjour,
Votre poème est une réussite, bien que je ne maitrise pas tous les mots. N'étant pas un grand habitué de la poésie classique il m'a fallu le temps de la premiere strophe pour m'habituer à votre écrit mais tout est claire grâce à votre plume qu'il en devient vraiment plaisant de suivre votre histoire. Bravo ! |
Bingo
5/3/2016
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Commentaire modéré
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Bingo
6/3/2016
a aimé ce texte
Passionnément ↑
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Mon précédent commentaire était trop succinct et ne vous était, paraît-il, d'aucune aide. Il a donc été modéré.
Je vais donc tenter ici de vous "aider" ! Tâche difficile pour quelqu'un qui n'arrive pas à votre cheville ! J'ai cherché mais n'ai pas trouvé la moindre virgule à vous reprocher, pas le moindre hiatus, les synérèses et diérèses sont là où il faut. Les décasyllabes sont bien décomposés et quelques césures secondaires enjolivent un peu plus le rythme de vos vers. Mais tout cela a déjà été dit plus haut. Mais je le redis. Voilà donc quelques remarques qui, je l'espère, vont vous "aider" (=encourager) à continuer à nous donner de petits chefs-d'oeuvre. Merci infiniment, Sacha. |
Ioledane
6/3/2016
a aimé ce texte
Beaucoup ↑
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C'est du grand art. Par le fond et par la forme, nous voilà transportés en d'autres temps, d'autres mœurs (quoique).
L'adjectif "romantique" s'invite comme un amusant anachronisme, après l'audacieux rejet de la "flatteuse / soirée". Le récit, l'humour grinçant, la forme décasyllabique sur rimes fixes, tout est savoureux dans ce "dîner". Bravo et merci. |
Anonyme
4/5/2016
a aimé ce texte
Passionnément
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Bonjour Cristale.
Je dîne avec vous en tête-à-tête sur-le-champ. Votre poésie m'a enchanté. Les mots défilent, et s'imbriquent à la perfection, rendant la lecture fluide et musicale. C'est en tous cas l'impression que ça m'a fait, et lire ainsi une poésie, sans anicroche, sans fausse note, déroulant en plus une belle histoire, un grand bravo. |
Anonyme
5/9/2016
a aimé ce texte
Passionnément
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Que dire de plus après le discours rationnel de WALL-E. sinon que, sans rancœur, je constate la médiocrité de ma plume, au fur et à mesure que je vous lis.
Au diable la retenue : ce texte est magnifique. Il faut connaître les règles à respecter pour écrire une telle ballade, pour commencer à en apprécier la prouesse. |
archibald
25/5/2017
a aimé ce texte
Passionnément
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La ballade est une forme classique exigeante car elle se joue sur un nombre réduit de rimes. Comme pour toute contrainte formelle forte, il est difficile d’éviter les chevilles, les approximations sémantiques, les imprécisions de vocabulaire, dont certaines ont été relevées ici. Néanmoins, l’ensemble est tout de même admirable : il n’y a aucune platitude ; tout est enlevé, drôle, original, astucieux… Conjuguer le classicisme et la modernité, c’est une gageure bien difficile à relever. Le pari est totalement réussi.
Je dînerais volontiers avec toi un soir, mais je crois qu’il y a du monde sur la liste d’attente. |
GillesP
5/6/2018
a aimé ce texte
Passionnément
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Je commente rarement des textes poétiques, ne me sentant pas toujours assez armé pour cela. Mais après avoir découvert votre ballade, je ne peux m'empêcher de vous dire à quel point tout sonne juste. Pas un vers ne vient affaiblir l'ensemble, rien ne vient achopper la lecture. Lorsque la forme de la ballade est aussi bien maîtrisée, tout semble couler de source pour le lecteur, qui ne voit pas le sang et les larmes qu'impose ce genre difficile. Bravo, et merci.
Au plaisir de vous relire, vraiment. GillesP, qui se sent tout petit avec ses petites nouvelles sans prétention en vous lisant. |