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Poésie classique
Cristale : Le vieux moulin
 Publié le 20/06/16  -  23 commentaires  -  936 caractères  -  476 lectures    Autres textes du même auteur



Le vieux moulin



Dix ans. Dix ans déjà. Vous en souvenez-vous ?
Le ciel dodelinait sur l’eau de la rivière
Dont le doux chuchotis oubliait les remous
Des pales du moulin, la toute fois dernière
Où l’Adour sauvageon inondait la clairière
Et les jeux de jadis, les cris et les froufrous.

Sous les roseaux, la barque attendait ; balancelle
De vos rêves perdus où naviguait pourtant,
Jusqu’au fond de vos yeux, la mémoire immortelle
Qu’animait votre voix et son timbre chantant.
Sur notre ombre en miroir aux frissons de l’étang,
Le platane joufflu déployait son ombrelle.

Puis au bord de vos cils, au détour d’un regard,
Une larme a glissé. Désormais orpheline,
La maison affichait un « à vendre » blafard.
Nos doigts se sont croisés, plus haut sur la colline.
Le vent fermait nos yeux, mon âme fut encline
Au désir d’un baiser… Rentrons, il est bien tard.


 
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   socque   
5/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je trouve l'ambiance générale du poème trop plate, à la limite de la mièvrerie, pour l'évocation d'un souvenir... bon, j'allais dire amer, mais peut-être ne l'est-il pas, malgré la séparation de deux êtres entre qui l'idylle, si j'ai bien compris le propos, n'a pu vraiment s'accomplir. Peut-être est-ce précisément cette impression que vous avez voulu donner, de douceur, un peu saumâtre comme une eau stagnante. Si tel est le cas, c'est plutôt réussi, et le fait que cette ambiance ne me plaise pas serait alors seul résultat de mon goût, non d'une quelconque inadéquation de l'expression.

Qui qu'il en soit, ce qui m'a décidée à commenter ce sont ces deux vers que j'adore :
Sur notre ombre en miroir aux frissons de l’étang,
Le platane joufflu déployait son ombrelle.
parce que l'adjectif "joufflu", à lui seul, suffit pour moi à réveiller les vingt-quatre syllabes, à leur donner une énergie accentuée par le contraste avec le premier vers de cet extrait, un peu mou selon moi avec son étang qui frissonne, dans la lignée du reste du poème.

Le premier vers en revanche me paraît franchement convenu : "Vous en souvenez-vous ?", un appel trop poli, qui me fait penser à un siècle décadent se complaisant dans les fanfreluches. J'ai failli arrêter là ma lecture. Les jeux de jadis, cris et froufrous n'ont rien arrangé pour moi de ce point de vue.

On me demande désormais d'évaluer selon mon pur ressenti : dans quelle mesure j'ai aimé le poème, indépendamment de ses qualités intrinsèques. Eh bien, malheureusement, si je reconnais volontiers sa grande aisance dans la versification, son élégance formelle, pour les raisons ci-dessus je ne l'ai pas aimé. Un seul adjectif bien senti ne peut le sauver à mes yeux de son côté trop maniéré, manquant de sobriété (pour moi), que certaines expressions ne font que renforcer :
le doux chuchotis
la toute fois dernière
vos rêves perdus
au bord de vos cils, au détour d'un regard
La maison orpheline

   papipoete   
6/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dis ans, dix ans déjà, je me souviens, et vous ? Je revois la barque qui nous attendait sous l'ombrelle du platane joufflu, vous souvenez-vous ?
Aujourd'hui, nous sommes retournés ensembles là-bas, vers le vieux moulin, bien nous en a-t-il pris ? Je ne crois pas ; cet écriteau blafard sur la maison orpheline, ces mots " à vendre " . Nous n'aurions pas dû retourner sur nos pas d'autrefois ; ne le croyez-vous pas ? Il se fait tard, rentrons mon Ami .
Les alexandrins véhiculent si bien les émotions que l'auteur nous rapporte, tel celui-ci " sur notre ombre en miroir aux frissons de l'étang " .
Le " vouvoiement " rajoute une note qui me plaît
papipoète

   Anonyme   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Un poème très pur, très délicat (comme du cristal), pour des souvenirs vieux de dix ans (déjà) au sujet d'un amour trop éphémère ... le début d'une histoire, sans doute, trop vite éteinte.

La qualité prosodique est là (si je puis m'exprimer ainsi) ; les vers sont fluides et coulent de source (dans tous les sens du terme, pourquoi pas !?!).

Le travail est vraiment abouti, comme toujours. Le premier vers de la seconde strophe est en 4/5/3, me semble-t-il (toutefois excusez mon erreur si je me trompe), ce qui n'est pas pour me déplaire, même si je préfère une "bonne" césure à l'hémistiche, question de goût. Mais je le redis, cela change un peu et ça ne me déplaît pas du tout, loin de là.

Des vers plus beaux les uns que les autres, bravo à vous !

Wall-E

   MissNeko   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J aime la délicatesse des vers, la qualité des mots utilisés.


Le ciel dodelinait sur l’eau de la rivière

Où l’Adour sauvageon inondait la clairière

J aime le côté nostalgique de ce poème entre la rêverie d un avant et la tristesse d aujourd hui.
Un belle lecture.

   leni   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Cristale
La lanterne-magique des souvenirs projette des images qui ont dix ansEt selon ta construction habituelle les images se succèdent pour proposer un tableau précis sobre nuancé
on passe des pales du moulin au jeux de jadis
viennent alors les rêves perdus au fond de vos yeux
et JOLU JOLI

Sur notre ombre en miroir aux frissons de l’étang,
Le platane joufflu déployait son ombrelle.
et là vient le coup dur

La maison affichait un « à vendre » blafard.

et rentrons il est tard

la lanterne magique a projeté l'essentiel

cela prait si facile et pourtant Bravo MERCI Toutes mes Amitiés LENI

   Robot   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un poème très descriptif, agréable à la lecture et à l'oralité. Pas à la hauteur d'écrits précédents mais on ne peut pas toujours naviguer sur les crêtes des vagues.
Je pense à "Le miroir" ou à "Prélude" de vrais chefs d'oeuvre que n'égale pas celui-ci et je ne peux pas m'empêcher de faire la comparaison. Ici, peu de suggestion, tout est dit, décrit, et l'imagination peu sollicitée.

   Anonyme   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale. Ne fut-ce l'Adour sauvageon, ce moulin aurait pu être le mien car votre poème m'a brutalement ramené dans les Landes vers un autre moulin sis au bord d'un étang, un étang et son moulin également chers à mon cœur... mais revenons au vôtre et surtout à ces superbes alexandrins !
Je n'entrerai pas dans les détails tant l'ensemble est parfait, le vocabulaire choisi et ce vouvoiement qui donne, à mon goût, une petite touche XIXème siècle, n'est pas pour me déplaire.
Reste le thème ! Pour moi s'il y a séparation ce fut dix ans plus tôt celle d'un couple d'avec cette vieille demeure, c'est tout au moins ce que me laisse penser le vers ultime... Rentrons, il est bien tard.
Une lecture qui m'a totalement ravi que ça soit par le fond ou la forme... Merci pour cette balade à la fois mélancolique et romantique le long de l'Adour sauvageon... J'use assez peu des superlatifs mis à ma disposition mais ce texte le vaut bien !

   Automnale   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je crois bien - c’est certes facile à dire, à écrire - que, même sans voir la signature, j’aurais pu deviner que l’auteur de ce bien joli poème ne pouvait être que Cristale.

Quel charmant retour sur le passé ! Dix ans, dix ans, déjà ! J’imagine ces mots murmurés au bord de la rivière. J’imagine l’Adour sauvageon, les roseaux, la barque attendant, le platane joufflu déployant son ombrelle.

Puis l’instant des souvenirs se fait plus intimiste… Une larme glisse au bord des cils de l’être aimé… La maison orpheline affiche un « A vendre » blafard. Comment résister ? Les doigts se croisent, les yeux se ferment, surgit le désir d’un baiser.

Et ce « Rentrons, il est bien tard ».

Ah, que ces mots sont délicats, tendres, poétiques et imagés à souhait. Du pur Cristale au féminin.

Eloignons-nous sans faire de bruit… Ce vieux moulin conserve, dans la lumière et l’âme de ses pierres, tant de secrets…

   Hananke   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour.

Il me semblait qu'en classique le t final d'une rime masculine
n'avait d'équivalence qu'avec le d.
Je croyais que le g et le t ne rimaient pas ensemble : étang/chantant.

Ceci dit, ce poème classique qui me semble d'une prosodie
irréprochable, n'arrive pas à me toucher vraiment
sans que je ne sache pourquoi. Peut-être une distance certaine ?

Les sentiments ne franchissent pas le barrage de l'écriture
ou celle des années ?

Quelques formules me gênent : la toute fois dernière, les froufrous.
Mai bon, le texte reste d'une haute tenue que domine
à mon avis la seconde strophe.

Finalement et comme je l'ai déjà dit à l'auteur :
a mieux fait et peux mieux faire encore même si c'est diffcile.

   Vincendix   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On a tous (ou presque) un vieux moulin dans ses souvenirs, Nous avons habité nos premières années de mariage dans un ancien moulin reconverti en usine produisant de l’électricité, c’est dire que cet endroit est cher à notre cœur.
Ce texte est superbe, je retrouve le bief, calme et paisible, le ciel s’y miroitant, puis le contraste à la sortie du moulin avec les remous et un fort courant.
Seul petit bémol, pourquoi le « vous » ? C’est peut-être plus romantique mais moins naturel, je trouve.

   Lulu   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

j'ai beaucoup aimé lire ce poème aux images douces, fort plaisantes. On se met à rêvasser soi-même, même si l'on ne partage pas tout à fait la même chose. Le poème le permet, puis, nous avons tous quelque part de quoi nous rendre nostalgique...

Ce qui m'a à peine froissée, ce sont les premiers mots. "Dix ans. Dix ans déjà." Je crois que je n'aurais pas fait la répétition. Mais très vite le ton change puisqu'il amène l'altérité avec "Vous en souvenez-vous ?". Les premiers mots auraient pu laisser croire à un début de monologue... alors tout va. Je n'ai rien contre les monologues, mais j'ai apprécié le "vous".

Enfin, à relire ce texte, je trouve que c'est vraiment très beau.

   PIZZICATO   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Cristale
Comme toujours, cette écriture élégante aux images raffinées.
Juste " dix ans ", et pourtant ce poème semble nous entraîner à une époque plus ancienne.
J'ai aimé, entre autres images, "balancelle De vos rêves perdus "
" Sur notre ombre en miroir aux frissons de l’étang,
Le platane joufflu déployait son ombrelle "

Le vouvoiement m'a paru un peu suranné, mais il s'accorde bien à l'esprit de cette poésie.

   Ananas   
20/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir,

Je vous avais lue en espace lecture, et j'avais passé mon chemin.

Mes excuses, mais je suis restée en dehors.

Peut-être le côté désuet du vouvoiement.
Peut-être les images un peu surannées (la voix chantante, la clairière inondée, l'eau de la rivière, les jeux de jadis, la mémoire immortelle, le détour du regard, la larme orpheline, les doigts croisés, l'âme encline, ...).
Peut être aussi que je trouve ça très plat à mon corps défendant.
Car au-delà des images et du vouvoiement, il y a le contexte, et le message qui souffrent de la forme (mais ce n'est que mon point de vue tout personnel).

La nostalgie d'un instant aussi doux, et visiblement inoubliable, ne devrait avoir à souffrir de tiédeur, et c'est là que le bas blesse en ce qui me concerne.

Certes vous avez une bien jolie plume, c'est incontestable - ici plus que dans le poème que vous aviez présenté au concours de Saint Valentin qui ne m'avait pas convaincu - mais en toute honnêteté, je m'attendais à quelque chose de plus "chaud". Pas dans le sens sexué du terme, mais bien dans le sens sépia du terme, tout en ignorant si mon propos trouve résonnance en vous.

Par contre, pour finir sur une note plus positive, j'ai apprécié les mots d'ouverture "Dix ans. Dix ans déjà. ainsi que "notre ombre en miroir aux frissons de l'étang, le platane joufflu déployait son ombrelle" malgré les hiatus... l'image est forte, et bien pensée.

Je ne ferais pas de commentaires sur les sonorités et le rythme car vous semblez maîtriser, comme le verbe.

Je réitère donc mes excuses pour n'avoir pas su goûter... j'aurais aimé pourtant !

Bonne continuation, et une prochaine fois, j'espère, vos mots feront mouche !

   archibald   
21/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je n’avais jamais vu de ces sizains sur deux rimes (A/B/A/B/B/A) qui confèrent au texte une certaine monotonomélancolie en accord avec le thème. Il y a là quelque chose qui rapproche de la prose. On peut lire sans scander l’alexandrin car il y a des propositions qui débutent à l’hémistiche, des rejets nombreux (les remous / Des pales du moulin, balancelle / De vos rêves perdus, mon âme fut encline / Au désir d’un baiser…), des développements assez longs (strophe 1 : une phrase de cinq vers, strophe 2, quatre vers), des conjonctions (dont, où, que…)… Tout cela éloigne finalement de la forme classique et invite à la rêverie nostalgique. C’est charmant, d’un charme un peu désuet, comme les petites illustrations dont tu ornes ton nom sur les pages du site.

   Vincente   
21/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir Cristale,
Après le premier vers, utile, mais pas inoubliable… votre première strophe est superbe de douceur, d'équilibre et de mélancolie. Vous peignez sur la toile de notre imagination plus qu'une belle scène, un tableau impressionniste à la façon d'un Monet ou d'un Renoir, exaltant notre ressenti.
J'ai regretté dans la suite l'évanouissement de votre attention qui rendait grâce à votre souvenir, l'avez-vous fait à dessein pour signifier votre trouble, je ne sais ? Mais l'inspiration et la coulée m'ont semblé plus perturbées, à part le très beau "Sur notre ombre en miroir aux frissons de l'étang, Le platane joufflu déployait son ombrelle.". L'expression est devenue énigmatique, jusqu'à cette fin qui me paraît prôner l'oubli pour éviter la tristesse !? Dommage d'oublier ce qui a fait la première strophe !
En fait, je ne vous ai plus suivi dans cette deuxième partie, l'émotion invoquée perdait ses résonances, j'ai vu apparaître le soin et la générosité de votre travail prosodique, ce qui pourtant devrait passer inaperçu au profit de ce qui a fait la réussite de votre première strophe.
Désolé de vous donner cet avis là, mais il a le mérite de la sincérité. Au plaisir de vous lire sans réserve.


Petit repentir du matin : je le vois mieux au jour du petit matin, ce trouble dont je parlais qui est bien le fruit de votre déception. Il vous blesse une deuxième fois, dix ans plus tard, assénant son coup de grâce dans "La maison affichait un "à vendre" blafard". Cette grâce finale est donc bien manifeste dans votre épilogue, dans une ambiguïté regrettable, qui pousse à chercher à l'oublier. Désolé à nouveau, mais pour vous dire maintenant que j'aurais dû attendre le matin pour envoyer mon commentaire (pour ne pas vous blesser une troisième fois sur ce sujet...!). Bien à vous.

   jfmoods   
21/6/2016
I) Un décor complice

1) Un jeu de personnifications, à l'imparfait, est à l'oeuvre ("Le ciel dodelinait", "le doux chuchotis oubliait", "la barque attendait", "le platane joufflu déployait"), conférant un aspect bienveillant à l'évocation.

2) Le champ lexical de l'eau-surface se développe ("rivière", "remous", "pales", "moulin", "Adour", "roseaux", "barque", "naviguait", "miroir", "étang"), mettant en exergue tantôt la contemplation, tantôt l'action.

II) Un couple nostalgique

1) Le verbe pronominal à sens réciproque ("Nos doigts se sont croisés"), les pronoms personnels et adjectifs possessifs ainsi que l'expression ("Au désir d'un baiser") véhiculent l'image d'une vie à deux.

2) Au fil du poème, des compléments de temps ("Dix ans. Dix ans déjà", "la toute dernière fois", "jadis") et la présence allusive de la tristesse ("larme", "orpheline") appuient sur le caractère révolu d'un passé heureux.

Merci pour ce partage !

   emilia   
22/6/2016
Ce beau poème évoque pour moi un certain écho de la merveilleuse chanson de Barbara « Vous en souvenez-vous ? » et sa belle histoire d’amour transposée à votre « Vieux moulin » si cher à votre cœur et dont la mémoire restera pour vous immortelle, de même que les liens tissés dans le passé, pour affronter à deux la douloureuse découverte de cette pancarte « à vendre »… ; merci pour ce partage…

   Cristale   
23/6/2016

   Pouet   
23/6/2016
Bjr Cristale,

Je me suis arrêté sur votre poème et du coup je vous laisse un commentaire...

Bon, personnellement je ne suis pas un "nostalgique du bon temps passé" pour la simple et bonne raison que je ne l'ai pas connu. Du coup je ne suis pas un fanatique du style "rétro" en poésie. Et ici l'expression ne me parle pas trop. Mais je crois que vous le savez.

Quels sont-ils ces "jeux de jadis"? SuperMario Bros Vintage? :)

Plus sérieusement, vous semblez évoquer une fête de village ou quelque chose qui s'en approche où vous aviez (la narratrice) compté fleurette à quelque galant gentilhomme, ou plus vraisemblablement vous le connaissiez déjà, cet homme à l'âme de satin...

Pourquoi pleure-t-il? (d'ailleurs rien ne précise que c'est un homme, le "timbre chantant" peut même faire penser le contraire...) La maison à vendre qui lui rappelle un bon souvenir, son enfance? "Mémoire immortelle" de quoi? Mystère... On ne sait pas, on imagine... C'est ce côté un peu mystérieux que j'ai aimé dans ce poème. Enfin pour le lourdaud que je suis, ce n'est pas très explicite mais c'est justement cela qui me plaît alors... Louons ma balourdise! :) Voilà, je suis juste passé pour vous dire cela. Je ne note pas ne sachant trop que choisir.

Cordialement.

   Anonyme   
27/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

"Dix ans. Dix ans déjà. Vous en souvenez-vous ?"

Attaque intelligente du poème : on entre ainsi en douceur, avec vous, dans votre souvenir.

"Le ciel dodelinait sur l’eau de la rivière"

Bravo pour la musicalité, toute verlainienne, de ce vers.

"Dont le doux chuchotis oubliait les remous" : truisme un peu obligé, vu le ton d'ensemble.

Le défaut de la première strophe, pour moi, c'est la longueur de la phrase qui occupe 5 vers sur 6.

Cela dit, ailleurs, les enjambements sont nombreux et c'est une qualité : ça empêche le ronronnement des alexandrins, et l’endormissement du lecteur, dont l'attention reste animée.

Voilà une poésie lyrique qui, certains jours, pourrait ne pas susciter mon intérêt, et d'autres jours, m'enthousiasmer. Je l'ai lue plusieurs fois, plusieurs jours durant : aujourd'hui, elle m'emballe. C'est que son lyrisme est sobre et délicat, reflet d'une âme faite du même bois, sans doute !

Il n'y a ici que très peu de métaphores et d'images ; parti-pris de l'auteur qui a recherché la poésie dans la retenue des sentiments exprimés et la musique des vers.

A.

   Zoe-Pivers   
27/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de grâce et de pudeur. Une plume bien délicate qui dessine au trait fin la couleur des sentiments. C'est beau et émouvant tout ça...
Merci Cristale

   Rain   
4/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Charmant.
La justesse, la maîtrise, le sens.
Seuls les profanes (profanateurs?) trouveront matière à critique négative. Certes à chacun ses goûts, mais les esthètes jugeront ...

Je reste sous le charme de vos mots, ceux écrits et ceux suggérés.
Merci.

   Anonyme   
5/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Cristale
J’occupe ma soirée à remonter le fils du classicisme et voici du romantisme du meilleur cru devant moi. J’ai l’impression de lire certains vers de Lamartine. Contrairement à certains commentaires, je trouve beaucoup de charme au vouvoiement dans ce poème. Pourquoi, faudrait-il tourner le dos aux jolis vers des poètes d’anthologie ? Pour paraître moderne ? Au fait c’est quoi la modernité en classique ?

J’admire votre talent.

Félicitations


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