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Poésie classique
Cristale : Les amants de la chambre Azur [Sélection GL]
 Publié le 30/08/18  -  30 commentaires  -  715 caractères  -  624 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet roumain (hendécasyllabes – vers de 11 syllabes).


Les amants de la chambre Azur [Sélection GL]



De ses doigts glissait la fraîcheur des matins
Et, dans ses cheveux, un doux parfum de flore
Embaumait l’instant lorsqu’il osait déclore,
En un long frisson, mes secrets clandestins.

Des volets croisés, un rai multicolore
Embrasait l’ardeur de nos ébats mutins,
L’ombre en contre-jour effleurait les satins
Froissés sur ma peau que son désir implore.

Ange du plaisir nu d’anneau marital,
Pour nos rendez-vous friands de récidive,
Éros nous cachait sous un dais de cristal.

Illicite hélas, l’Amour, tel un convive
Intrus, déserta le Manoir Atlanthal ;
Dans la chambre Azur n’est plus âme qui vive.


 
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   Vanessa   
11/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Ce poème est une découverte très intéressante.
Un sonnet, composé de vers de 11 pieds.
C'est déstabilisant car à la lecture, je ressens un manque profond , un pied pour l'envol poétique.
Votre texte est très bien construit mais mon ressenti tombe un peu à plat.
Je pense que mes cellules sensorielles auraient besoin de s'ouvrir à autre chose que le sonnet composé d'alexandrins qu'elles affectionnent tant.

   Anje   
13/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Rien de clandestin dans ce roumain superbement intégré. Pourvu qu'il revienne à Atlanthal, que l'auteur récidive et que nous puissions goûter encore à ses vers cristallins.
Pour le pinaillage, très gentil, ma lecture a légèrement buté sur le changement de temps à la deuxième strophe.
Pour cette passion éteinte dans la chambre Azur je me passionne.

   papipoete   
17/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Dans cette chambre secrète où nous abritions nos charnels ébats, le soleil guettait d'un rai à travers les persiennes ; il pourrait dire aujourd'hui en témoin << je savais que cela ne durerait pas ; j'ai bien vu qu'il n'y avait aucun sentiment ! >> Oui, les amoures mutines se sont enfuies, et la " chambre Azur est vide " !
NB en termes délicats est conté cet amour sans lendemain, et dans la seconde strophe le " rai multicolore " gentil complice, ferait rosir ...
Je compte bien 11 pieds dans chaque vers, mais qu'en est-il de la césure ?
papipoète

   Mokhtar   
17/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Roumain ou romain ? Le onze pieds est un vers prisé par ceux qui écrivent en italien, lis-je. Il offrirait un peu de liberté car il débarrasse de la césure qui symétrise. Mon intuition de néophyte en ce domaine est que coupures et rejets y sont délicats à pratiquer.

Or, ici, tout coule en harmonie, baignant dans une facilité apparente. Je vois peu d’auteurs sur Oniris capables d’atteindre ce niveau d’écriture.

En première lecture, le « flore » surprend, tant le poncif « parfum de fleur » est attendu. Mais dès la seconde, la rime étant connue, on se réjouit de la variante qui est quand même plus « classe ».

« déclore…mes secrets clandestins » superbe ! « nu d’anneau marital » également.

Mon oreille impertinente me susurre que le présent de « implore » s’immisce dans de l’imparfait. L’imparfait, ne serait-ce qu’à cause de son nom, est prié de se taire : en poésie, les amants sont éternels, et le désir de la peau devient donc une constante intemporelle.

Sait-on où se trouve le Manoir Atlanthal ? Sur la côte basque ? Je suppose que la diffusion de cette merveille va faire grimper le tarif de la chambre azur.

Mokhtar, en EL

   Robot   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je ne connaissais pas le sonnet roumain. Mais la métrique de 11 donne sur ce 5/6 un rythme particulier qui renforce les fins de vers.
Par contre, il supporte moins bien les rejets comme au dernier tercet:
"Illicite hélas, l’Amour, tel un convive
Intrus, déserta le Manoir Atlanthal ;"
Ce qui m'a plu dans ce beau poème, c'est cette impression bien rendue d'intimité et d'érotisme feutré.

Il me semble qu'il y a une faute d'accord de temps au 8ème vers puisque tout le texte est à l'imparfait. Le présent est arrivé pour la rime je crois.

   Coeurdeloup   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Encore une belle découverte avec ce sonnet roumain… Une pointe de sensualité… dans cette chambre d'Azur qui abritait un amour illicite.

Je suis un peu "gênée" par le changement de temps au huitième vers… mais je suppose que c'est pour respecter la rime.


Nonostant, c'est un réel plaisir que de savourer ce poème qui "frôle" la perfection… (je ne peux dire "parfait" puisque la perfection n'existe pas… sourire)

   PIZZICATO   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale
On ne peut pas dire, qu'en poésie, vous vous situiiez dans une zone de confort (sourire).
Toutes les formes d'écriture paraissent vous être familières, malgré le travail qu'elles nécessitent.

Un texte élégamment sensuel.
" Ange du plaisir nu d’anneau marital " Il fallait la trouver celle-ci.

Depuis la Pomme, le plaisir défendu n'a rien perdu de son attrait...

   Miguel   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai lu ce poème en espace lecture mais je n'ai pas trouvé les mots pour le commenter car j'étais gêné par l'hendécasyllabe. L'impiair n'est pas ma tasse de thé ; mais enfin cette appréciation personnelle n'ôte rien aux mérites du poème, plein de douce sensualité et de nostalgie ; on pense un peu à La Chanson de vieux amants, du cher Jacques Brel.

   leni   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
A Cristale
Vavez le talent d'apprivoiser toutes les formes poétiques Ici vous flirtez dans le sensuel avec la grâce qui est la votre
Les mots choisis sont les perles que vous lmontez en collier

es volets croisés, un rai multicolore
Embrasait l’ardeur de nos ébats mutins,

J'aime particulièrement ces vers

Ange du plaisir nu d’anneau marital,
Pour nos rendez-vous friands de récidive,
Éros nous cachait sous un dais de cristal.

C'est superbe Bravo MES AMITIES LENI

   bipol   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Cristale

je n'y connait rien en sonnet

mais je suis hyper-sensible

et la belle petite musque qui émane de vos vers

m'a enchanté, m'a bouleversé

vous avez toujours du talent

mais je trouve que les émotions de votre texte sont merveilleuses

et comme j'ai aujourd'hui quatre vingt un ans

je me permet de vous embrasser

bravo

   INGOA   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, j'aime la sensualité et la volupté qui émanent de votre poésie et que les amours secrets peuvent décupler.

Je suis un peu moins sensible à certains vers comme ange du plaisir nu d'anneau marital ou illicite hélas, l'amour tel un convive intrus, qui sont pour moi comme des écueils affleurant.

L'ensemble reste très plaisant.

   Anonyme   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
La césure, ne compte-t-elle pas pour un vers à douze pieds ? je ne m'y connait presque pas en sonnet et en ces types des vers!
Côté émotionel, j'ai eû l'impression de lire musset. vraiment, et je dois l'admettre, je me suis trouvé dévant un rare style d'écriture que manquent nombreux auteurs du site !
c'est avec grand plaisir que je vous remerçie, cristale!

jerusalem

   Gemini   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
En sus de la contrainte métrique, on ne s'est pas évité la difficulté : la rime en "tins", au pluriel madame, n'est pas aisée, le "ore" n'est pas commune, la "ive" non moins, et on s'est permis une 'al" en cristal, Cristale, pour signer le tout.
Chapeau.
La lecture est facile, malgré l'impair inhabituel. J'ai cru déceler en "hélas" v12, une cheville. Le changement de temps (passé/présent) « implore », qu’il me semble avoir vu chez des grands poètes comme Gauthier, me gêne un peu quand même. C’est tout à fait personnel.

Mon inculture (merci de me la rappeler), m'a obligé de me renseigner sur le manoir Athlantal. Sans succès. J'imagine qu'il s'agit d'une histoire privée. Un private love, pour rester dans son temps.
Il n’en reste pas moins que l’affaire est bien troussée, et que le sonnet roumain tient son quart d’heure de gloire.

   Hananke   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Un poème est d'abord fait pour être lu ou déclamé.

Dommage, on a tellement l'habitude de lire des alexandrins
que je butte à chaque hémistiche dans ma lecture.
Et cela nuit, grandement, à l'ensemble de l'oeuvre.

Je ne vais pas vous répéter ce que je vous ai déjà dit mais la poésie
est avant tout simplicité, fluidité et surtout rythmique.

   Zorino   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Mon dieu que je suis béat d’être un ignorant en poésie et de pouvoir lire avec exaltation la vôtre sans me poser toutes les questions que se posent ceux qui semblent s'y connaitre !

- Merde, il n'y a pas 12 pieds, il n'y en a que 11 ! Il manque un pied bon sang de bonsoir ! Et l'hémistiche, où est-il ? Mais...mais c'est une catastrophe ! Je bute à chaque fin de vers, je sens qu'il manque quelque chose ! ....qu'il me manque de l'air. Chérie, appelle SOS Poésie, je suffoque !!

Votre poésie ma chère Cristale, est pour moi - et comme à son habitude - , un joyau posé délicatement dans son écrin.
Peu importe le nombre de pieds que contiennent vos vers. Moi, à chacune de mes lectures, je prends le mien, et c'est tout ce qui m'importe.
Merci pour ce beau partage

ÉDIT : je viens de réaliser que vous l'avez précisé en exergue que ce sont des vers de 11 pieds. Peu importe, ça ne change en rien le contenu de mon commentaire.

   hersen   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un grand plaisir à lire ce poème doublé d'une forme que je découvre.
Et le découvrir par toi, avec tes vers délicats et ciselés, bien que l'histoire soit faite d'un amour enfui avec une fin nostalgique, exacerbe encore ce plaisir de lecture.

merci Cristale !

   Willis   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
un premier commentaire s'est perdu. ???

Madame,

Pour s'atteler à ce genre d'exercice, il faut avoir du courage sinon de l'inconscience. La mélodie est mise à mal par l'hendécasyllabe.
Pourtant votre plume, (ce malgré la césure obligatoire,au cinquième pied) est parvenue à établir un équilibre.
Le thème délicat (l'adultère) est appréhendé, sans vulgarité, sans mot ou image équivoque.
Vous n'écrivez pas des poèmes, vous êtes la Poésie de ce site.

Mon appréciation résumera ce que j'ai ressenti, lors DES lectures de ce Poème, car je ne saurais trouver les mots justes.

   Quidonc   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sans conteste une grande poétesse. Maîtrise du de la technique et du verbe. Le rythme et les sonorités coulent agréablement aux oreilles.
Mais, ici, il me manque, mais ce n'est que mon humble avis, de caractère, de "passion", une envolée lyrique.
C'est "juste" très beau.

   Fowltus   
1/9/2018
Bonjour,
Incontestablement, une belle qualité d'écriture, une technique maîtrisée.
Pour ce qui est du fond, dans ce poème, rien à dire, littéralement.
C'est le grand vide, le gouffre!
Cela me fait penser par exemple à un cliché d'Hamilton, alors que vos capacités devraient m'en éloigner.
Je dis cela, je ne dis rien.
Je comprends que cela puisse séduire( et c'est le cas sur tous les sites).
A vous de voir.

   jfmoods   
31/8/2018
Ce sonnet en hendécasyllabes est à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre féminines et masculines, très majoritairement consonantiques.

Peu perturbé, le rythme principal du poème (5/6) berce l'évocation.

Dans un décor bien établi ("le Manoir Atlanthal", "la chambre Azur"), la locutrice rapporte une relation adultère (adjectif qualificatif : "Illicite", habitude : "nos rendez-vous friands de récidive") aujourd'hui consommée (interjection : "hélas", allégorie assortie d'un rejet significatif : "l'Amour, tel un convive Intrus, déserta", négation : "n’est plus âme qui vive").

Ce lieu intime, abrité des regards indiscrets (périphrase : "Ange du plaisir nu d’anneau marital", allégorie : "Éros nous cachait sous un dais de cristal"), fut le foyer d'une vive sensualité (odorat : "dans ses cheveux, un doux parfum de flore / Embaumait l’instant", toucher : "De ses doigts glissait la fraîcheur des matins", vue : "Des volets croisés, un rai multicolore / Embrasait l’ardeur de nos ébats mutins", vue et toucher : "L’ombre en contre-jour effleurait les satins / Froissés sur ma peau", toucher et goût : "il osait déclore, / En un long frisson, mes secrets clandestins", métonymie : "son désir implore", allitérations : t/d, assonances : é/è).

Merci pour ce partage !

   sympa   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ces vers de 11 pieds ne sont pas aisés à lire, certes , mais votre poeme est toutefois écrit avec maitrise et qualité.

   JcJaZz   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est sublime !
J'en redemande de cet "amour convive", de ces "ébats mutins"
On imagine ces instants passionnés et éphémères et ce d'autant plus qu'ils étaient "interdits"
Personnellement, le choix de la métrique ne m'a pas gêné
Faut dire que je ne suis pas spécialement fan de l’alexandrin donc pas trop conditionné
Au contraire, de mon point de vue, ce choix de métrique est plutôt en phase avec le rythme des emportements et emballements des corps et des ardeurs pendant ces "ébats"
Merci

   Damy   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
"De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose."
Clamait Verlaine dans son "Art poétique".

Vous en faites ici une démonstration magistrale !
La structure rythmique régulière de la mesure 5/6 chante à mon oreille bien harmonieusement. Même le rejet du mot "Intrus" qui modifie la mesure du 2° vers en 2/9 reste dans le ton:
"Illicite hélas, l’Amour, tel un convive
Intrus, déserta le Manoir Atlanthal ;"

Plus habitué au rythme du classique alexandrin, j'ai craint qu'en annonçant dans votre incipit l'hendécasyllabe, vous risquiez des contre-temps. Mais quelle maestria ! Vous êtes bonne musicienne dans tous les genres et j'en reste ébahi.


Du coup, le texte glisse avec une grande fluidité dans une sensualité assez précieuse (toute « Cristalline ») et presque désuète (les satins, le manoir) qui fait tout son charme.

Sûr que je ne vous inviterai pas dans ma piaule-foutoir. :-)

Merci Cristale.

"De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours."

   Zoe-Pivers   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Cristale,
J'avoue, j'ai dû réapprendre à lire. Je n'arrivais pas à trouver les bons pieds d'appui, pas facile pour moi...
Mais j'ai réussi ! enfin à mon sens, et franchement, ça vaut le coup car effectivement les pieds quittent le sol :)
L'histoire n'a rien d'extraordinaire à la base mais d'un coup de plume magique, elle prend une tout autre ampleur.
Un coup de cœur pour le 9ème vers, je trouve le " nu d’anneau marital " fort bien imagé et j'adore les sonorités.
Merci Cristale et bravo

   archibald   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ma chère Cristale,

J'espère que tu vas bien et que tout est pour le mieux en Bretagne. Pas trop de pluie ? Moi, j'ai passé de bonnes vacances et je suis prêt pour la rentrée des classes.
Ah ! oui : ton poème...
J'ignorais que les roumains écrivaient en hendécasyllabes. Ce n'est pas moi qui le leur reprocherais : j'aime assez ces mètres irréguliers qui rappellent la syncope du jazz (je voulais citer Verlaine mais Damy m'a devancé) . Bon, ça n'est pas non plus une performance : onze syllabes pour préparer la rime, même avec la contrainte de la césure, cela ne me paraît pas de nature à déchaîner l'enthousiasme de tes zélateurs. Oui mais voilà : tu possèdes un fan-club subjugué par ta maîtrise du classique et qui semble s'enquérir de ta vie sentimentale. J'ai relu tes dix derniers poèmes, ce thème est sempiternel.

J'ai l'impression de te l'avoir déjà écrit, et ce sera la dernière fois : se pourrait-il que ton talent, ta culture et ta sensibilité soient mis au service de davantage de créativité, ou pour dire mieux, de prise de risques ? Exhumer des formes anciennes, c'est une très bonne idée, et je te remercie d'enrichir ma petite culture en matière d'art poétique, mais inventer des formes nouvelles, traiter de sujets originaux... J'ai essayé de le faire ici, avec plus ou moins de réussite et, souvent, pas mal d'incompréhension. J'attendais sans doute trop de ce site où l'on me sert à foison des sonnets en alexandrins qui me vantent les beautés d'un coucher de soleil ou l'arrivée du printemps...

Je t'offre l'appréciation que tu attends, elle devrait contribuer à ce que l'ordinateur onirien te décerne encore un paquet de plumes. N'en as-tu déjà pas suffisamment pour garnir l'édredon sur lequel tu somnoles ?

Allez, je te lance un défi : écrire un poème classique qui décrirait les frasques sexuelles des astres de la galaxie. Une idée qui m'est venue, comme ça...

   erratum   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, Cristale !
Voici encore une poésie remarquable autant dans le fond que dans la forme...
Pourquoi ne pas écrire sur un rythme qui semble bancal, en 11 pieds, ainsi que déclarait Musset haïr les "menuisiers" qui s'attachaient plus au nombre de pieds qu'à l'esprit poétique (et dont je suis, à ma grande honte), ce que j'aurais probablement du mal à tenter ?..
Les images de ce texte sont superbes avec une pointe d'érotisme et de sensualité que j'apprécie, étant moi-même auteur de nombre de poèmes osés, grivois ou scabreux que je suis tenté de publier sur Oniris sans oser pour l'instant le faire... Un jour, peut-être...
Félicitations encore à une excellente poétesse ! D.G.

   Vincendix   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,
Ce poème ne peut laisser indifférent pour deux raisons. Tout d’abord sa forme originale qui n’est pas évidente, je ne tente même pas un essai, certain d’échouer.
Un sujet qui lui n’est pas original mais qui est traité avec justesse et élégance. Le choix des mots, la tournure des vers correspondent parfaitement à la situation, expriment les sentiments qui se ressentent, le « fruit défendu » a un goût délicieusement acidulé…
Vincent

   Cristale   
3/9/2018

   koko   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Madame,
Avec votre permission, j'interromps ici temporairement la déferlante de chaleureuses gracieusetés pour me livrer à l'examen clinique, aussi froid que le marbre du billard de bloc opératoire...

1) Vers 2 : la 1ère virgule me paraît inutile,
( par ailleurs, il était possible d'imprimer un mouvement au parfum )
2) vers 6 : l'ardeur n'est-elle pas déjà la conséquence de l'embrasement ?... à moins qu'il ne faille l'entendre dans son sens littéraire de chaleur extrême ?
3) vers 7 : ah ! mot composé à l'hémistiche !... pas bien ! ( c'est vous qui le dites, pas moi ! )
4) vers 9 : il me paraît bien isolé ! Ce n'est pas Éros, l'ange, si ?
5) vers 10 : ah ! mot composé à l'hémistiche !... pas bien ! ( c'est vous qui le dites, pas moi ! )
6) vers 12 : qu'est-ce qui est "hélas" ? Le caractère illicite ou la désertion de l'Amour ?...
Je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse, donc...
« L'Amour illicite, tel un intrus convive, ( pas très gracieux, j'en conviens, mais juste ! )
Déserta, hélas ! (...) »

La Tradition a besoin de gardiens du temple, et vous en êtes ici, semble-t-il, le fer de lance...
Ne changez rien à votre poétique... à moins que vous ayez envie de changer, bien sûr !...
Ça pourrait être bien aussi, d'ailleurs... voire super !

   Castelmore   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tous les sens participent à cet adultère qui nous est conté avec délicatesse et douceur.
De par la volonté de l'auteur, tendresse ou allusion à un quelconque "amour" sont absentes - malgré la présence du mot Amour- ...

La forme, au service du fond, ne contient aucune envolée et évite l'alexandrin trop rythmé...

Une forme ciselée qui nous donne comme une photo glacée d'un souvenir d'instants certes agréables mais peut être "incomplets",
et quelques pépites :
Ange du plaisir nu d’anneau marital,
Pour nos rendez-vous friands de récidive,
Éros nous cachait sous un dais de cristal.


Oniris Copyright © 2007-2018