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Poésie classique
Cristale : Les cailloux blancs
 Publié le 11/02/20  -  20 commentaires  -  840 caractères  -  422 lectures    Autres textes du même auteur

"Tous les silences ne font pas le même bruit."
Baptiste Beaulieu


Les cailloux blancs



Le soir étire au loin sa traîne de nuages
Et quelques échos sourds tels des galops sauvages
Grondent sur la campagne où le ciel n’entend pas
Les petits cailloux blancs chuchoter sous mes pas.

Un muret protecteur entoure de ses pierres
L’alignement de buis et de roses trémières.
Les cyprès font de l’ombre et mon ombre s’enfuit
Sur le bord de l’allée où je marche sans bruit.
 
La chaleur éternise un horizon morose
Et l'azur et les champs s’unissent en osmose.
Rien ne vient déranger, perché sur un vieil if,
Le merle qui me suit d'un regard fugitif.

Le vent se fait berceuse et m'offre le murmure
D’un ange aux yeux fermés dont la bouche susurre
Un joli chant d’amour, poignant comme un fado,
Autour de ton lit froid. Dodo mon enfant do.


 
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   Gabrielle   
29/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un hommage rendu à ces"bruits du silence" qui définissent si bien les échos de la vie...

Le texte renvoie sur les chuchotement émis par des petits cailloux (1ère strophe), la marche du promeneur (2ème strophe), le parcours silencieux du merle (3ème strophe), le murmure du vent (4ème strophe), toutes ces petites choses qui se font sans bruit et qui ont, ceci est mis en exergue ici, une importance...

La vie est rythmée par ces chuchotements, ces bruits sourds qui sont associés à l'activité, qu'elle soit humaine, animale ou provienne des éléments.

Ainsi l'auteur(e) crée t-il/elle avec des éléments faisant partie intégrante de la vie mais peu remarqués en général une douce mélodie qui ressemble beaucoup à celle du bonheur (4ème strophe et chute).

Merci à l'auteur(e) de ce texte qui met un accent sur un monde vivant malheureusement souvent ignoré.


Belle suite...



Gabrielle

   Lebarde   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Joli poème classique de belle facture si l’on accepte le hiatus à l’hémistiche du vers 8. Pas grave mais les spécialistes vont sanctionner.

Ed il parait qu’il n’y a pas faute! Merci Sympa et désolé Cristale je suis confus!


Pour le reste bravo.

Un texte fluide , des images bien observées et décrites avec des mots simples mais bien choisis.
Voilà bien le travail soigné d’un(e) auteur(e) ayant une parfaite maîtrise et connaissance de la poésie.

J’ai pris plaisir à lire ce poème magnifique.
Merci j’ai apprécié
En EL

Lebarde comblé

   Hananke   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

C'est un beau texte mais dont la fin peut être interprété de diverses
façons.
Autour de ton lit froid.Dodo mon enfant do.
Ce vers est-il l'évocation de la mort d'un enfant ?
Si c'est le cas, ce poème se rapproche, avec son début, du fameux :
Demain dès l'aube.....
L'auteur semblant fuir une triste réalité dont les rares bruits
qui l'accompagnent sont les pas sur ces petits cailloux blancs.

L'ensemble est joli et bien écrit, on sent le narrateur se fondre
dans la nature environnante.

EDIT le 11/02 : maintenant que je connais l'auteure, je savais
qu'en se sortant des carcans des formes fixes,
nous aurions du beau, du très beau même
d'un point de vue purement poétique.

Hananke en E.L.

   Robot   
1/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je crois bien avoir reconnu l'autrice de ce classique. Mais je dois avouer que je suis un peu déçu car ce poème me paraît dans sa rédaction plutôt en deçà de ce à quoi elle nous avait habitué.

Je trouve qu'il y a quelques facilités.
La rime "pas" et "le pas" n'est pas très originale, et simpliste.
Deux fois le verbe passe partout "faire" (font et fait) manque de recherche.
"Font de l'ombre et mon ombre s'enfuit" sent trop le truc technique.
"S'unissent en osmose" sonne un peu comme un pléonasme.

Je dirais pour cette fois avoir été plus intéressé par le fond, par le sujet, par l'ambiance; plutôt que par l'écriture moins légère que d'habitude et dont on ressent trop l'élaboration technicienne.

Reste cependant un joli texte qui me semble évoquer un moment de recueillement ou d'obsèques. Les cailloux blanc, les allées, les cyprès, le muret font penser à un cimetière ou repose un enfant.

Le quatrain final est le plus émouvant aprés les trois quatrains d'ambiance.

   Donaldo75   
2/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Voici de la poésie classique composée dans le respect de la tradition; les alexandrins sont propres, la prosodie est conforme à ce que les experts du site conseillent aux nombreux amateurs du genre et la tonalité est agréable à la lecture. Si j'étais tatillon, je critiquerais les troisième et quatrième vers dont la rime ne m’apparaît pas d'une richesse extrême mais qui suis-je pour en juger. Et j'en rajouterais une couche pour les deux derniers vers, même si j'applaudis devant la manière astucieuse de contourner ce risque. Heureusement, je ne suis pas tatillon et j'ai bien aimé ce poème.

Alors, bravo !

   pieralun   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Quatre quatrains d’une belle simplicité.
Beaucoup, beaucoup de poésie dans ces vers.....
J’aime l’ambiance d’orage du premier quatrain en opposition à tout ce que peuvent laisser imaginer des petits cailloux blancs sous les pas.
La promenade est paisible le long du muret.
J’aime moins les vers 9 et 10 ( s’unissent en osmose), mais les deux qui suivent sont splendides.
Quant au dernier quatrain, poignant puis allégé par ce génial « dodo l’enfant do », il a mis des trémolos dans mon silence.
La simplicité des mots au service de la beauté, de l’immersion, de l’émotion: la poésie, c’est absolument cela.
Je pense que ce poème n’aurait pu être renié par aucun de nos grands romantiques.

   leni   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
BonjourCristale
une promenade paisible dans un style simple et fluide
Le soir étire au loin sa traîne de nuages
Et quelques échos sourds tels des galops sauvages
Grondent sur la campagne où le ciel n’entend pas

les cailloux
ma marche
le merle
le vent

on entend le silence


ET Le vent se fait berceuse et m'offre le murmure
D’un ange aux yeux fermés dont la bouche susurre
Un joli chant d’amour


mais pas un mot de ce à quoi l'on pense


C'est la sérénitéMerci Cris pour ce joli moment ACCOLADE leni

   papipoete   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Cristale
Quand le jour ferme ses volets, que tout s'endort aux champs et sous les toits, règne alors ce silence dont je perce les bruits, comme ceux de ces babils de mon petit, qui plus jamais me sourira.
NB vos vers coulent si naturellement, que la forme " classique " parait d'une simplicité... pourquoi, nous les rimeurs ne l'utilisons-nous pas pour chaque poème ?
Les petits cailloux blancs, si je ne me trompe, sont ceux qui garnissent l'allée du cimetière, qu'arpente une mère jusqu'à la tombe de son enfant " ange aux yeux fermés " que sa bouche désormais close, laisse échapper en silence " un joli chant d'amour, poignant comme un fado ".
Comme c'est beau cette scène, qu'aucune larme ne vient assombrir, alors que dans le coeur de l'héroïne, tout est anéanti !
Je ne ferai pas l'insulte de vérifier votre prosodie, mais une remarque sur le " pas " des 3e et 4e vers ; bien que n'ayant point le même sens, je croyais que l'on ne pouvait faire rimer un mot à l'écriture identique ? Mais si vous l'avez fait, c'est que cela se fait !
Votre poème est pour moi un rappel de mes deuils passés ; en effet, pour Alain mort à 17 ans en 1967, et pour Maman, je n'allais vers eux que la nuit venue, m'asseyant à côté le temps d'une cibiche...

   Castelmore   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
La visite en début de soirée
sur la tombe d’un enfant se serait mal accordée de fioritures... et autres envolées...

L’auteur a donc, entre autres, choisi des rimes suivies qui donnent à son œuvre une simplicité envoûtante.

Le décor est lui aussi dépouillé,
comme la vie de tous les jours ... un muret, des champs, des roses trémières... sur lesquels la nuit tombe.

Mais l’orage tonne tout très , dans la campagne autour et dans le cœur de cette mère certainement aussi...

elle qui marche sans bruit sur ces petits cailloux blancs ... ceux d’un petit « poucet » bercé par le vent, pour toujours, trop loin de la chaleur maternelle.

Une très belle évocation

où la construction , le rythme ... chaque mot ( dit ou non dit - par exemple aucune allusion aux autres tombes, qui aurait élargi le propos) concourent à l’intention de l’auteur ...

sous notre admiration...

Grand bravo !

   PIZZICATO   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une grande sérénité, celle de la nature, émane de ce poème.
Jusqu'à ce dernier vers qui vient dire au lecteur les " galops sauvages
qui grondent ", surtout, dans le coeur de la narratrice " Autour de ton lit froid. Dodo mon enfant do ". Un enfant disparu.
C'est ma façon de percevoir cette très belle poésie.

" Les cyprès font de l’ombre et mon ombre s’enfuit " je trouve ce vers magnifique.

   Michel64   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Pas de doute c'est ta "patte".
Jusqu'à ce "lit froid" qui vient d'un coup assombrir le tableau on est dans une promenade sereine avec toutefois une atmosphère que l'on sent lourde. Alors en revenant de nouveau sur le poème on voit que les bruits sourds, la surdité du ciel, les cyprès, l'horizon morose donnaient déjà des clefs de compréhension.
L'ensemble est poignant (surtout ce dernier quatrain) et très bien construit.
J'aurai peut-être choisi un "regard attentif". Mais fugitif va très bien aussi.

Merci Cristale pour encore un beau poème.

   Stephane   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

J'ai été littéralement subjugué par la beauté des vers et de leurs rimes embrassées.

"Les petits cailloux blancs chuchoter sous mes pas" ; "Les cyprès font de l'ombre et mon ombre s'enfuit" etc. sont autant de petits bijoux distillés à merveille tout au long du poème... Sans parler du vers final qui fournit une explication supplémentaire au poème sans trop en dévoiler, c'est-à-dire avec une délicatesse et une beauté inouïe. Et c'est cela même, ce fameux vers final et plus précisément encore le "Dodo mon enfant do", ce tout petit plus en somme, mais si important au final qui me fait mettre une flèche pointée vers le haut au "passionnément" que je vous délivre sans une once d'hésitation.

Il est des poèmes comme ça qui vous émeuvent plus que d'autres et celui-ci en est la quintessence.

Merci Cristale et un grand, très grand bravo !

Vous êtes une merveille !

Au plaisir,

Stéphane

   Mokhtar   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
J’apprécie que Cristale revienne à ce genre de texte, en mettant sa technique et son talent au service de l’émotion, avec des mots qui touchent plutôt que d’éblouir, des mots qui charment et convainquent par leur emploi plutôt que par leur esthétique ou leur euphonie intrinsèques.

Comme Pieralun, je sens ici un souffle romantique, un équilibre riche qui évoque pour moi Lamartine.

C’est à la seconde lecture que le texte devient très poignant, quand le lieu est identifié, et que l’on perçoit que le regard sur la nature et l’environnement se teinte de la lourde mélancolie de la visiteuse.

Belle évocation que ce crissement caractéristique des graviers de cimetière, crissement qui garnit le silence en donnant de la solennité à la marche du souvenir. Les buis, les cyprès, l’if, ambianceurs de rigueur, compensent le minéral du sol et des tombes.

C’est bien sûr le quatrain final, bouleversant, qui hausse le poème vers les sommets. Une perfection. « Poignant comme un fado » : on ne peut pas dire plus juste. Amalia Rodrigues et Cristale : même feeling.

Alors bien sûr il y a les broutilles. Le pas pas, le regard du merle que je sens plus furtif que fugitif (cela se discute). Qu’importe. Cristale est de retour.

   hersen   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne retiens, Cristale, que ce magnifique "jardin clos" sur l'éternité, je ne retiens qu'une douce mélopée, un doux chant de la nostalgie qui masque la peine, avec en écho le chuchotis des pierres.

il y a une tonalité blanche tout au long du poème, une tonalité claire face à la mer, qui contraste avec soudain ce noir qu'illustre le fado.

ce n'est pas un sujet facile, j'aime ici que l'on puisse à fond se projeter sur les images offertes qui éloignent le pathos.

merci de cette lecture !

   Anje   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Des cailloux blancs de pureté qui transmettent parfaitement un sentiment profond. L'émotion, présente à fleur de pas, est force et douceur mêlées. Un muret protège la sérénité mais sans être cloître de chagrin et de solitude. Entre les pierres, le buis et les roses trémières, le vent se fait berceuse et le merle, respectueusement, se tait. Près de ce lit, on se recueille.
Mais quelle muse vous a donné le pouvoir de faire pleurer des mamans et des papas ?

   Annick   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Comment ne pas associer "Les cailloux blancs" au poème de Victor Hugo "Demain dès l'aube".

Un même cheminement, dans les deux sens du terme, (plus court dans les cailloux blancs) et chez Hugo, il est plus intériorisé.

On note dans le premier quatrain l'évocation d'une nature un peu menaçante, voire indifférente au chuchotement des petits cailloux blancs, toute affairée à préparer son orage.
Dans le dernier quatrain celle-ci devient une nature protectrice.

Le lieu qui est évoqué, sans être identifié, est un lieu protégé et fleuri.
En fait, la narratrice sème tout au long du poème des indices comme autant de petits cailloux blancs qui vont mener le lecteur au terme du cheminement et lui faire comprendre de quoi il s'agit :

"les petits cailloux blancs (qu'on trouve souvent sur les tombes), un muret protecteur, le buis, les roses trémières, le cyprès, (l'arbre par excellence des cimetières) le fait de marcher sans bruit pour respecter le lieu, l'allée, rien ne vient déranger, berceuse, ange, chant d'amour, lit froid, dodo mon enfant do".

Le doute est levé (si tant est qu'il y ait un doute) dans la dernière strophe grâce aux métaphores explicites :il s'agit de la tombe d'un enfant, peut-être d'un bébé.

La mort est un sommeil pour la mère. On y parle de berceuse et de comptine : Dodo Mon enfant do.

Tout est silence, murmure ou chant d'amour que le vent porte autour de la tombe.
Sa douleur à elle est muette.

Un détail : Pour le regard du merle, je dirais attentif pour garder le nombre de pieds et la rime. (Sinon, on peut dire un regard furtif ou fuyant).

Un beau poème, bien construit, tout en retenue, où la sensibilité se niche dans les détails patiemment recueillis.

Quant aux règles du classique..."Monsieur Sorgel" me fait un peu peur !

Bravo !

   Hiraeth   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte plein de délicatesse, tout en retenue et simplicité. L'effet des rimes plates ne tombe pas à plat. Oui, un texte magnifique, un de plus, on commence à être habitué. Attention à ne pas finir par nous ennuyer, Cristale : un petit poème raté par-ci ou par-là ne pourrait pas vous faire du mal.

La vie continue malgré la tragédie de la mort d'un enfant, et le monde reste indécemment beau pour qui veut y rester attentif (cette disposition à l'écoute et à la contemplation est ce qui sépare ce texte de celui de Victor Hugo, mentionné ici par un internaute). J'aime beaucoup les vers 3-4, "le ciel n'entend pas / Les petits cailloux blancs chuchoter sous mes pas" : le monde de la voix poétique n'est pas illimité, pas complètement ouvert -- il est petit, proche, délimité par des êtres familiers issus de tous les règnes et qui continuent de vivre et de parler à leur façon (la politesse veut qu'on les écoute, malgré la plus grande des tristesses). Il a sa propre vérité, inconnue même du ciel, pour l'humain qui en fait l'intime expérience.

Et pourtant la douleur est là, elle est même, on s'en doute, au centre ; mais elle semble diffuse, à la fois proche et lointaine, de sorte qu'il émane du poème une espèce de grande paix, qui intègre la tragédie à la beauté du quotidien. C'est ce que le dernier hémistiche exprime de manière si simple et touchante avec l'euphémisme du dodo : c'est le soir, donc l'heure de souhaiter un bon sommeil, même aux enfants qui ne se réveillent plus.

On sent dans cette peinture (romantique mais pas totalement, car exempte du "moi et ma douleur, ô ma douleur, ô que j'ai mal") une certaine complicité de la Nature avec la voix poétique : "le vent se fait berceuse... le murmure d'un ange... dont la bouche susurre un joli chant d'amour". C'est mignon et touchant assurément, mais aussi un peu dommage je trouve : après les vers 3-4, je m'attendais à une Nature implacablement neutre et une voix poétique consciente de cette neutralité. Je ne suis donc pas fan de la "pathetic fallacy" ici. On sait que la tragédie tient autant à l'événement lui-même qu'à l'indifférence du monde dans lequel elle se joue... Peut-être y aurait-il un autre moyen de renforcer le sentiment de paix à la fin, plutôt que de passer par ces tropes romantiques un peu éculés ? Mais bon, c'est vraiment pour pinailler, et puis c'est surtout une question de sensibilité personnelle.

   emilia   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel poème magnifique et si émouvant qu’il n’appelle qu’un silence respectueux de recueillement pour le lecteur qui partage l’émotion intériorisée, afin de ne pas déranger « le cher petit ange » susurrant « son chant d’amour », comme l’absence qui s’ « étire » avec sa « traîne de nuages » et qui « s’éternise » aussi dans cet « horizon morose », quand l’orage du chagrin déborde en « galops sauvages » à l’image des « échos sourds de la campagne en « osmose », où le cœur d’une maman chemine sur les « petits cailloux blancs » de sa mémoire aimante… ; un poème musical à la forme soignée qui se prolonge encore bien au-delà de ce qu’il exprime, résonant de tendresse au souffle d’une berceuse requiem…

   sympa   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Cristale,

Une magnifique poésie ur fond pourtant dramatique ( le repos éternel d'un enfant, peut-être un nouveau né, c'est ce que j'aurais tendance à ressentir).
La douleur et la tristesse sont exprimées avec retenue tout au long du poème, où l'auteure s'appuie avec douceur mais non sans émotion sur le silence , maître des lieux et gardien du receuillement.

Très bel écrit.

   archibald   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sombre Cristale, tragique et délicate, comme je l'apprécie. Le romantisme est un mot à double sens ; ici, il est plus proche de Lamartine que de Desbordes-Valmore, et c'est tant mieux. Je ne saurais mieux dire que tous les précédents commentateurs, mais je me devais de te faire un signe. Ah, si ! ce texte me semble résonner en écho avec un ancien poème de ta plume intitulé « Regarde ».


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