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Poésie classique
Cristale : Les crépuscules bleus
 Publié le 18/02/15  -  18 commentaires  -  1338 caractères  -  463 lectures    Autres textes du même auteur

Quintils à antépiphore.


« Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?
Peut-on déchirer des ténèbres
Plus denses que la poix, sans matin et sans soir,
Sans astres, sans éclairs funèbres ?
Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ? »

– Charles Baudelaire "L’Irréparable" dans Les Fleurs du mal


Les crépuscules bleus



Le vent me pousse encore et toujours en avant
Vers le fil d’horizon, jusqu’à l’extrême où tombe
L’ombre qui disparaît dans le drapé mouvant
Des crépuscules bleus aux reflets d’outre-tombe.
Le vent me pousse encore et toujours en avant.

Quand mes yeux sous la pluie auront lavé les cendres,
Je reviendrai cueillir au jardin de tes mains,
Les caresses en fleur de tes poèmes tendres,
Sous l’ombrelle où les mots ont semé nos demains.
Quand mes yeux sous la pluie auront lavé les cendres,

Là-bas, s’il n’est plus rien, je ferai demi-tour,
Après avoir bordé le berceau de l’aurore
Où dorment les iris, loin des eaux de l’Adour,
Indigo de mon deuil et triste métaphore.
Là-bas, s’il n’est plus rien, je ferai demi-tour.

Ensemble nous verrons jasmins et chèvrefeuilles
Fleurir la pergola, respirant les parfums
Des roses en bouquets que pour moi tu défeuilles,
Sur le frisson troublant des soirs d’été défunts.
Ensemble nous verrons jasmins et chèvrefeuilles.

Au creux de ton épaule, à l’abri des chagrins,
J’écouterai ta voix comme un oiseau qui chante
Des rondeaux, des sonnets, de doux alexandrins.
Je t’offrirai de moi, l’absolu qui t’enchante,
Au creux de ton épaule à l’abri des chagrins.


 
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   Robot   
21/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Inspiré de Baudelaire peut-être mais je trouve plutôt à ce très beau poème une familiarité avec J.M. de Hérédia. Surtout en raison de la fluidité des vers descriptifs et imagés, des rimes bellement amenées. Une petite exception pour chante et enchante un peu de la même famille et attendue. Mais là je chipote.
"L’ombre qui disparaît dans le drapé mouvant
Des crépuscules bleus aux reflets d’outre-tombe."
Pour ces deux vers je suis admiratif, et aussi pour la manière dont le 1er vert répété de chaque strophe tombe juste sans avoir l'impression d'un effet artificieux.

   Hananke   
30/1/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Par habitudes je n'aime pas trop les poèmes à répétition de vers
mais cette façon de reprendre le premier vers à la fin de chaque strophe est sublime.
Superbe poème classique dans son ensemble.
Pour dire quelque chose, il n'est juste que les trois dé du vers :
Sur le frisson troublant des soirs d'été défunts.

Que dire d'autres, étant admiratif, devant cette écriture classique.

   Lulu   
31/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne connaissais pas le mot "antépiphore"... alors merci. J'ai encore beaucoup à apprendre.

J'aime beaucoup ce poème classique pour le murmure de mots qui s'esquisse entre le narrateur poète et l'autre. C'est doux et tendre, fort agréable à lire.

J'aime bien l'expression "nos demains".

Chaque strophe apporte son lot de couleurs et de douceur.
J'aime beaucoup l'ensemble, mais je suis particulièrement touchée par la première strophe, ainsi que l'avant-dernière pour leur puissance d'évocation.

   Anonyme   
18/2/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale... Superbe ! Je suis sous le charme de vos quintils antépiphores inspirés de Baudelaire mais tout de même écrits de votre belle plume... Quelques vers d'anthologie viennent couronner ce magnifique poème et sans tous les citer, en voici tout même qui m'ont marqué...

L’ombre qui disparaît dans le drapé mouvant
Des crépuscules bleus aux reflets d’outre-tombe.

Après avoir bordé le berceau de l’aurore
Où dorment les iris, loin des eaux de l’Adour,
etc.

Au fait l'Adour est-il là pour la rime ou pour une toute autre raison ?
Sans importance, je me souviens d'avoir aussi un jour utilisé Vercors pour m'arranger avec la prosodie...

Sans flagornerie aucune, voilà longtemps que je n'avais pas lu un classique de cette qualité d'autant que cette forme assez peu commune ne doit pas être simple à maitriser !
Un très grand bravo !

   Anonyme   
18/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le dernier quatrain est d'une résonance somptueuse.

"Je t’offrirai de moi, l’absolu qui t’enchante,
Au creux de ton épaule à l’abri des chagrins."

Je trouve que ces deux vers sont ceux des plus mariés du poème. Juste une virgule après "moi" que je n'aurais pas mise.

"Des rondeaux, des sonnets, de doux alexandrins." Dans ce vers, j'ai l'impression que l'adjectif "doux" n'apporte pas grand chose, ne paraissant être là que pour rajouter de l'énergie à l'allitération.

"J’écouterai ta voix comme un oiseau qui chante" La comparaison est sympathique, quand bien même la rime est un peu décevante.


Le premier quatrain est génial.

"L’ombre qui disparaît dans le drapé mouvant" Mon vers préféré.

Au deuxième quatrain je n'ai pas trop apprécié les rimes masculines.

"Quand mes yeux sous la pluie auront lavé les cendres," Voilà encore un vers très appréciable.

Le troisième quatrain est celui que je trouve le moins abouti, malgré ce vers d'une image magnifique : "Après avoir bordé le berceau de l’aurore"

Le quatrième quatrain, que de vers ! On est plongé dans l'olfactif, le sensitif, je ne donne pas les vers qui m'ont plu car je les trouve tous brillants.

Superbe poème.

   papipoete   
18/2/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Cristale; je m'instruis, avec ces "quintils à antépiphore" que je m'empresse de noter dans mon cahier d'écritures, à la suite des sonnets, maillets, rondeaux, gérardines et autres formes fixes de poésie classique.
Cet assemblage est agréable et les vers qui le garnissent sont de toute beauté! Votre vocabulaire simple et familier est si bien employé qu'il en devient livre d'or, comme enluminé par des mains expertes!
Difficile de choisir un vers parmi d'autres tant l'ensemble resplendit!
...après avoir bordé le berceau de l'aurore...
Si vous ne trouvez rien outre-tombe, vous revenez sur terre, et jouissez des plaisirs d'avec lui, comme ses poèmes tendres; vous promener au jardin pour admirer les fleurs, et écouter sa voix comme celle d'un oiseau, et vous vous souviendrez...
Le dernier quintil est magnifique!

   pieralun   
18/2/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Cristale,

Je ne vais pas participer au concert de louanges.

L'écriture de ton poème est magnifique, la forme, son rythme, sa musique sont exempts de tout reproche. On pourrait penser à Lamartine ou Desboredes Valmore.

Mais tant de joliesse, il en faut bien-sûr, tant d'images d'une extrême preciosité, rendent le fond du poème extrêmement flou et on le termine sans réellement savoir ce que tu as voulu dire.

Écrire un poème dont le but serait de faire de la poésie, peut être contre-productif.
Tu es extrêmement bien placée pour savoir que la poésie nait de l'émotion que suscite un texte.
Tu as su le faire à merveille dans je ne me souviens plus lequel de tes poèmes.
La musique est importante mais ne peut être une fin en soi, et ne peut pas être poétique à elle seule.

J'affirme que tu possèdes toutes les armes pour écrire ce qu'il y a de plus poétique, les qualités d'écriture et le sens poétique qui lui est inné.
Il serait très dommage de s'appuyer totalement sur ton habileté de plume en oubliant que la poésie peut aussi naître du dénûment, de la simplicité des vers.

En espérant ne pas t'avoir heurtée dans mes propos et en restant persuadé que tu es une des pièces maitresses d'Oniris.

   emilia   
18/2/2015
Je suis sous le charme de votre poésie, sa musique, ses images, sa forme qui se prête à merveille à ce ton incantatoire formulé comme une prière et qui, malgré la tristesse et l’obscurité évoquées, « ses reflets d’outre-tombe » soulignant le deuil, apporte une lumineuse réponse d’espoir à la question posée par Baudelaire en incipit dans son quintil : recevoir et offrir, ensemble, « à l’abri des chagrins » ce délicieux bouquet de tendresse au jardin de l’amour, « ces caresses en fleur de tes poèmes tendres… » ; merci pour ce beau partage et son absolu romantique…

   Disciple   
19/2/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour, cristale

Mon précédent commentaire souffrant d'un manque d'argumentation et s'appuyant sur celui de quelqu'un d'autre, qui aurait pu quelque peu se sentir pris en otage par les rudes propos qu'il servit à étayer, voici de quoi réparer ces faiblesses.

1ère strophe

Ainsi donc un « vent » vous « pousse » irrésistiblement « en avant », vers « un crépuscule bleu », -étrange « crépuscule » qui, au lieu d’être une ombre grandissante, au contraire, la voit disparaître et s’illuminer de « reflets d’outre-tombe ». Bref, vous voilà entraînée sans pouvoir rien y faire vers une sorte d’ "Au-delà de la mort", que je suis disposé à croire pour vous palpable, puisque vous l’affirmez sans la moindre équivoque, de même qu’à croire à l’existence des licornes.

Note : le préambule laisse supposer que l’élan qui vous porte et dont vous témoignez soit celui du désir d’illuminer le « ciel bourbeux et noir » de ce pauvre Baudelaire, bref, de venir au secours d’un poète qui de son vivant déjà, souffrait beaucoup, et dont on suppose qu’après la mort, en cet enfer où vous courez le rejoindre émue, pleine de compassion et d’envie de sauver, cela ne s’est pas arrangé pour lui.

2ème strophe

Où l’on voit clairement vos intentions s’exprimer et le prix qu’il doit en coûter pour qu’elles se réalisent.
Les intentions ? Se perdre en cajoleries, là-bas, avec votre poète romantique et ô combien maudit. Le prix ? Un deuil. Et pas n’importe le quel. Celui du désir de tout ce qui a trait au monde vivant et familier, tout simplement. « LES cendres » ce ne sont pas n’importe quelles cendres, n’est-ce pas ? Ou un genre de cendre particulier ? Pour moi elles évoquent sans conteste la mort du désir évoqué plus haut, oui, c’est bien de cela dont évoquez le deuil, deuil qui d’ailleurs ne pourra se faire sans que vous ayez versé votre content de larmes (« LA pluie ») mais après quoi, enfin, la porte de l’au-delà se sera enfin ouverte à vous et vous pourrez, purifiée par votre catharsis, convoler en justes noces avec votre pauvre poète toujours aussi romantique et plus encore ô combien maudit.

3ème strophe.

C’est là que tout bascule dans un extraordinaire des plus déconcertant.
Vous évoquez le fait que finalement, finalement, il se pourrait bien qu’après avoir donné son obole à Charon, fait la nique à Cerbère, et vous être enfin retrouvée en Erèbe, eh bien, non seulement Baudelaire pourrait n’être pas au-rendez vous, et même s’avérer parfaitement introuvable, l’enf…, mais aussi Pluton, sa femme et le petit Prince. Personne. Brrrr. A se pétrifier sur place. Mais vous, non, la paralysie, ce n’est pas votre affaire : que faites-vous, vous, alors, dans ce désert mort plus mort que la mort ? Ben, « demi-tour ». Mais tout de même, difficile d’enter et sortir de là comme d’un hôtel... Alors, deux petits ronds de jambe, on fait bonne figure, on se présente en femme attentionnée envers les nouveaux-nés, en bonne mère, on montre même qu’on se sent un peu penaude de sa mésaventure, et hop, on se retrouve à la maison.
Pardonnez-moi, mais tout cela pour moi, c’est du Grand-Guignol. Penser qu’on puisse à force de compassion de d’envie de sauver franchir les portes de l’Au-delà, qu’ayant fait cela, on puisse réaliser qu’en fait d’Au-delà il s’agit d’un quasi Néant, puis décider alors de regagner ses pénates, et qu’il faille pour cela témoigner qu’on est bonne fille, bien maternelle et capable de reconnaître ses faiblesses… quand je songe à tout ce qu’a pu endurer ce pauvre Orphée… pardon, mais ce que vous narrez là est d’un ridicule, d’une absurdité, d'une chinoiserie surtout et d’une mièvrerie telles, que je ne me sens quasi plus la force de poursuivre mon analyse.

Pourtant :

4ème strophe et 5ème strophe

A quoi bon s’embarrasser de rien à présent ? Il n’était pas dans l’Au-delà, Baudelaire ? Mais, non, sotte que j’ai été ! Il était là, tout simplement, à ma disposition, à la maison, où je veux, quand je veux. Quand je pense à ce « vent » intarissable qui me poussait vers ce crépuscule bleu à la noix ! Du vent, des pets, des poums. Viens mon petit Baubaudelairirounet que je te fasse une raie au milieu, on a treize, quatorze ans à nous deux.
Je me moque ; mais en fait, les deux dernières strophes sont les plus belles de tout le poème, et même excellentes : le contexte seul les rend absurdes et puériles.

Voilà, j’espère que vous trouverez ma critique suffisamment personnelle et étayée à présent.

edit:

Conclusion:

En une phrase, ma critique pourrait s'exprimer ainsi: l'auteur prouve ici, à ses dépens, combien le désir aveugle de sauver, la compassion sans frein, la superstition de la valeur rédemptrice et absolue de l'amour, jointes à la sacralisation absolue de la parure aux dépens de la santé du corps qui la porte, de la raison (termes que je suis tenté de regrouper sous celui de « romantisme féminin» ou "idéalisme sentimental féminin") peuvent conduire à souiller le meilleur de la vie de déraison vaine et puérile, autrement nommée « antichambre de l’enfer », ou parfois « crépuscule bleu », si ce n’est l’Enfer lui-même. Cela dit aussi pour ceux qui sont en quête de PREMISSES telles que celles dont se servent les scénaristes de films et même de pièces de théâtre, et qui s'avèrent, à l'épreuve, toutes aussi bonnes à l'élaboration et la structuration de poèmes.

   Anonyme   
18/2/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ce que j'aime avant tout, sur ce site, c'est qu'il nous fait progresser, ce qui est encore le cas ici avec ces "quintils antépiphores"... j'espère qu'il n'y a pas de fautes d'orthographe.

Mais parlons du poème : que dire, une fois de plus, sinon ce terme qui semble revenir à chaque fois que je lis vos poèmes : sublime !

J'ai beaucoup aimé la répétition des vers dans chaque strophe, ou quintil, si je ne m'abuse.

Un poème d'une délicatesse extrême, notamment dans le dernier quintil - ou strophe, je m'y pers - comme une douce caresse sur la joue.

Bravo !

   Francis   
18/2/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un crépuscule bleu aux senteurs de jardins suspendus au dessus du temps, au dessus des heures sombres du passé. La poésie, l'amour semés dans les cendres des jours anciens donneront une aurore nouvelle à l'abri des chagrins. Une plume m'a emporté dans un univers poétique que j'ai particulièrement aimé !

   Melusine   
18/2/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème me plonge dans une atmosphère harmonieuse faite à la fois de douceur et de mélancolie, avec de très beau vers :

"Après avoir bordé le berceau de l'aurore"
"Des roses en bouquets que pour moi tu défeuilles"
"Au creux de ton épaule à l'abri des chagrins"

Ce texte est bien construit avec une belle musicalité

   leni   
19/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Cristale
tout a été dit et bien dit
On pense à Baudelaire à Hérédia peu importe
C'est superbe :limpide chantant imagé
Je ne vais pas citer tout le poème mais le quatre derniers vers qui tendent à la perfection

Au creux de ton épaule, à l’abri des chagrins,
J’écouterai ta voix comme un oiseau qui chante
Des rondeaux, des sonnets, de doux alexandrins.
Je t’offrirai de moi, l’absolu qui t’enchante,
Au creux de ton épaule à l’abri des chagrins.

Merci pour ce moment somptueux

Mon salut cordial

Leni

   Anonyme   
19/2/2015
Bonjour Cristale
Le champ sémantique et les reprises en écho donnent un charme désuet à ces quintils antipépiphores.
On y est un peu dans l'univers de Marcelline Desbordes-Valmore.

Merci Cristale.

   Arielle   
19/2/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Un parfait exercice de style. Une technique classique sans faille. L'amour, la mort tissés de fleurs, les crépuscules suaves et frissonnants sous les ombrelles, les poèmes tendres en doux alexandrins. Rien ne manque à la panoplie romantique qui devrait m'enchanter ... Mais pourquoi l'émotion n'est-elle pas au rendez-vous, pourquoi ai-je l'impression d'un tableau trop chargé, d'un maquillage forcé qui m'empêche de discerner sous son beau costume la véritable intention de l'auteur, les sentiments qui la bouleversent ?
A vouloir trop bien faire, trop bien dire, il me semble que vous vous êtes perdue vous-même et du même coup vous égarez la lectrice lambda que je suis qui sous la finesse des broderies cherche en vain un peu de vie et de chaleur.

   Coline-Dé   
19/2/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Quel dommage ! L'émotion, qui n'est pourtant pas loin, cède, accablée par tant de mots précieux !
"Le fil d'horizon", c'était superbe, mais le "drapé mouvant" vient l'alourdir et les "reflets d'outre tombe" le plomber !
La deuxième strophe est admirable, mais voilà de nouveau un démon malin qui veut "border le berceau de l'aurore", Où dorment les iris, loin des eaux de l’Adour,
Indigo de mon deuil et triste métaphore.... bof
La suite me laisse assez neutre et je suis de nouveau charmée par la dernière strophe pleine de délicatesse.
Je suis certaine que vous ne commettriez pas la faute de mettre ensemble tous vos bijoux. ( à supposer que vous en ayez, évidemment ! Pardonnez-moi cette comparaison)
La richesse de votre champ sémantique n'est plus à démontrer, et je suis persuadée que vous gagneriez en force poétique en élaguant un peu

   RB   
20/2/2015
 a aimé ce texte 
Pas
On ne peut dénier à ce texte du talent. Choix des mots, arithmétique parfaite (sans doute), musicalité... mais que veut-il me dire ? Il s'auto-satisfait de sa perfection comme doivent aujourd'hui copier sans défaut des imprimantes 3D.
Il ne s'y trouve rien de suffisament imparfait dans le style ou le contenu qui brise en moi quelque chose et me fasse toucher à ce que "poétique" veut me dire : l'émoi de notre humanité toute nue.

   kamel   
26/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale
Vous venez de ressusciter un monde souffrant à partir de vos poèmes, une manière de leur apporter l'espoir de vivre à peindre leur douleur par ces vers qui vous donnent cette ferme volonté et cette force d'écrire en noir un paysage propre de votre chagrin et de plus à en faire un lexique spécifique en cette couleur. Bien encadrées les strophes s'en vont elles-aussi bon train à dessiner des images parfaitement mélancoliques de ce deuil émouvant et tant ressenti, bouleversant l’âme les mots fonctionnent par eux-mêmes et s'alignent de telle manière à dicter ce choix, Cristale s’inspire de BAUDELAIRE dans les "Fleurs du mal" pour renforcer ses vers à décrire un tableau peint par un seul pinceau …..noir.
Je note la forme et non le fond


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