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Poésie classique
Cristale : Les draps de l'automne
 Publié le 18/09/20  -  26 commentaires  -  818 caractères  -  440 lectures    Autres textes du même auteur


Les draps de l'automne



Je me souviens des jours, de leurs doux clapotis
Sur fond de ritournelles,
Nous mêlions notre rire à nos battements d'ailes,
Les gestes alentis.

Il m'appelait « Sélène »... Au creux d'un lit blottis,
Promesses éternelles,
Ses lèvres sur ma bouche étaient deux hirondelles,
Délicats chuchotis.

Dans les draps de l’automne où plus rien ne l’enfièvre,
J’ai laissé mes atours pour goûter le genièvre
Et boire ses sanglots,

Mais aux rives du rêve, où la brume s’arrime,
Il a jeté son encre et m’a fait à la rime
L’amour avec les mots.


 
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   socque   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
À mes yeux, ce poème d'un art consommé, au schéma de rimes et de rythmes élaboré et élégant, fluide, bascule du mauvais côté de la préciosité à cause d'un seul mot dans le vers
Les gestes alentis.

Pourquoi "alentis" alors que "ralentis" ne gênait absolument pas la scansion et présentait des sonorités très proches ? Pourquoi, sinon pour "signaler" de la poésie comme si la forme très élaborée n'y suffisait pas ? Même s'il y a une nuance de sens qui rend l'emploi de ce mot plus proche de ce que vous voulez dire, je regrette, mais pour moi ce choix précis représente exactement la goutte qui, en chimie, sature une solution et la fait précipiter : au lieu d'un liquide translucide on se retrouve soudain devant une masse de cristaux qui font scories.

Le sujet est rebattu mais me paraît délicatement traité, et j'aime beaucoup la rime enfièvre/genièvre.

   Miguel   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sensuel et nostalgique, ce poème parle à mon âge. La forme même, avec cette alternance d'alexandrins et d'hexa, allège encore le sonnet déjà si léger en lui-même. Mais cette légèreté de la forme, en rapport avec la douceur d'un instant, ne nous dispense pas du poids des regrets. Un bien charmant poème.

   Ioledane   
11/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J'apprécie la recherche d'originalité, insolite façon de revisiter le sonnet, avec cette alternance d'alexandrins et d'hexasyllabes venant rompre la monotonie.

"Les gestes alentis" : cela fait un peu précieux. Pourquoi pas "ralentis", ou "alanguis" ?
"Il m'appelait «Sélène»...au creux d'un lit blottis" : cette phrase me paraît grammaticalement incorrecte. Si l'adjectif est au pluriel, il me semble qu'un sujet pluriel est de mise quelque part dans la phrase, et non un singulier comme ici.
Hormis ces deux bémols, les deux quatrains sont assez gracieux.

Le genièvre est censé être masculin, à moins qu'il ne s'agisse d'une licence poétique ? Je ne saisis pas bien l'image de ce premier tercet.
J'ai bien aimé "les draps de l'automne" et tout le dernier tercet.

L'impression d'ensemble est plutôt positive.

   papipoete   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Cristale
Il y eut l'été de nos amoures avec sa fièvre et des promesses éternelles.
l'automne est là maintenant, avec ses sanglots longs, si longs ; et aux amoures mortes, a fait place un poème qu'une encre tente de faire oublier...
NB " je t'aimerai toute la vie... " en fait tout un été, et la nouvelle saison venue, je serai déjà auprès d'une autre à qui je ferai ce serment " je t'aimerai toute la vie... "
Ceci est ma " version " d'une idylle pour papillonneur, d'un chagrin d'amour pour celle qui rêvait...
" ses lèvres sur ma bouche étaient deux hirondelles " ; très joli mais geste furtif ( un bisou ) , cet oiseau ne s'attardant pas au vol, ni à donner la becquée !
l'alternance des dodécasyllabes et petits frères hexasyllabes, donne au poème un rythme agréable en première partie ; mais se fait l'écho des pleurs dans la seconde...
Encore un joli poème ! Viendra-t-il le jour, où on lira " pas/vraiment pas "...ce que je ne souhaite aucunement !
édit à postériori : troublé ( encore une fois ) par votre plume, je n'avais pas réalisé que votre poème était un SONNET ! Si vous étiez ma maîtresse d'école, les cloches pourriez-vous me SONNER !

   Anje   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Non, les clapotis, chuchotis et ritournelles ne sont pas des refrains faciles et monotones. Ils murmurent un vague à l'âme né sur les rives d'un rêve et sur lesquelles, comme un rideau, on tire les draps de l'automne.
Une écriture soignée du bout du cœur, des mots délicatement agencés comme roses en bouquet.

   apierre   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un délicieux poème.On se laisse bercer par son rythme et ses délicates sonorités.
C'est si bon aussi de faire l' amour avec les mots !
Merci pour cette très agréable lecture !

   bipol   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale

ce poème mélodieux m'enchante

oui l'automne dans le couple est magnifique

comme la forêt paisible avec sa gamme de couleurs

vos mots sont si doux

merci

   Lebarde   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale

Quand il ne reste plus que les mots doux pour séduire et honorer et les souvenirs de jeunesse des "clapotis sur fond de ritournelles" ou le "creux d'un lit blottis/ Promesses éternelles / Ses lèvres sur ma bouche"...).
Pourquoi faudrait-il s'adonner aux alcools forts ( "le genièvre") pour remplacer ces jours heureux?
Le vie amoureuse, c'est cela, celle des rires, des frivolités et des ébats au creux du lit et des promesses qui, l'automne venu perd de sa fièvre mais se transforme en "amour avec les mots " que les belles rimes savent toujours offrir.

Encore un bien joli sonnet que vous avez produit là, avec cette subtile alternance d'alexandrins superbement équilibrés et d'hexasyllabes qui allègent encore le propos et le ton.

Des mots simples, un rythme délicat et fluide, une poésie suave et presqu'enjouée que seule la déesse de la lune pouvait écrire.

Comment ne pas aimer.
Merci pour cette lecture plaisante et le moment agréable qu'elle m'a donné.

Bravo

Lebarde toujours sous le charme.

   Bellini   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’avoue ne pas avoir en tête un sonnet hétérométrique dont les vers courts riment avec les vers longs dans les quatrains. Je suis preneur de cette curiosité. Par contre j’ai en mémoire cette forme dans des suites de quatrains (Le Manchy/Leconte de Lisle), bien qu’il s’agisse d’une combinaison métrique 12/8 et non pas 12/6.

Sous un nuage frais de claire mousseline,
Tous les dimanches au matin,
Tu venais à la ville en manchy de rotin,
Par les rampes de la colline
.

Je regrette un peu que les vers du second quatrain ne se lient pas aussi bien que ceux du premier. Promesses éternelles et Délicats chuchotis sont plutôt des incises dans la phrase et n’offrent pas la même jointure délicate réalisée par la préposition SUR et l’article LES du premier quatrain.

Serions-nous tous des amoureux naïfs ?
Ces « promesses éternelles » sont assez mystérieuses :
- Dis-donc, tu m’avais promis de demander le divorce à ta femme !

Ou alors plutôt, « promesses d’éternité » :
- Je sens que je vais t’aimer toute ma vie. Alors, c’est oui ?

« Mais aux rives du rêve…/ Il a jeté son encre… »
Voilà enfin un jeu de mots qui ne fait pas son beau, mais qui est simple et complète le rêve d’un côté magique et ensorcelant.

« Plus rien ne l’enfièvre…/ L’amour avec les mots » :
Après « Il a jeté son encre » il était important de préciser qu’il s’agissait de faire l’amour avec les mots.
L’avantage du poète, c’est qu’en cas de mou, il peut toujours essayer les mots. Des fois ça marche.
J’adore la rime légère sanglots/mots qui est comme un préliminaire de l’amour. On voit qu’avec rime/arrime, les amuse-gueule, ça va un moment.

Dans votre style, un bel ensemble qui me console par avance de la retraite des sens. J’ai plus qu’à apprendre à écrire des poèmes.
Bellini

   PIZZICATO   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Dans les draps de l’automne où plus rien ne l’enfièvre,
J’ai laissé mes atours pour goûter le genièvre ''
Bon! Le Monsieur est en panne alors la Dame picole. Mais non, j'rigole !!

De belles images pour définir les saisons successives d'un amour.
Quand la tendresse et la poésie viennent succéder aux sens...

Encore un joli poème.

   Stephane   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Cristale,

Un bien joli poème avec ces "draps de l'automne" où la fièvre de l'amour n'est plus. Que ne donnerait-on pas pour revenir à l'été des chaudes étreintes sur un lit d'amour fou !

Tout ceci est très délicatement versifié, à l'image de tous les poèmes que tu écris et que je prends toujours autant de plaisir à lire.

Au plaisir,

enahpets ;-)

   Davide   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale,

Un poème d'amour en bord de mer, le printemps et l'été cèdent leurs violons enjoués aux douces fragrances de l'automne. Le chant des "clapotis" sur l'eau douce deviennent "sanglots longs" et "langueur monotone". Liqueur amère. Les orages ont éclaté.

Mais, le temps filant et s'effilant, leurs lèvres n'ont plus besoin des corps pour s'unir, les mots aussi ont leurs baisers, les mots aussi ont leurs caresses, les rimes féminines suivent et embrassent les rimes masculines, le sonnet se fait dessin/dessein de leur amour vieillissant, preuve d'amour indéfectible.

Sélène, déesse de le lune, qui voyait les corps en fièvre dans les draps de l'été, inspire désormais les mots d'amour que le vieil homme adresse à, ou dont il abreuve, sa bien-aimée.

Ce sonnet layé profite d'une belle écriture, soignée, où les rimes d'alexandrins embrassent celles d'hexasyllabes dans les quatrains. Original !

J'ai beaucoup aimé les rimes des tercets, inattendues, alors que celles en [tis] (dans les quatrains) m'ont semblé un peu trop "mignonnes" ; je veux dire : les mots "clapotis", "blottis" et "chuchotis", par exemple, m'évoquent davantage l'univers de l'enfance, une sorte d'innocence joyeuse ! ;)

Dernière chose, un détail encore : il me manque un complément après "Je me souviens des jours". Une erreur d'inattention ? Pour donner plus de consistance à cette strophe, j'aurais entamé le vers 3 ainsi : "Où nous mêlions...". Mais peut-être le pronom "où" est-il sous-entendu...

   Angieblue   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifique le dernier tercet!!!
"Il a jeté son encre et m’a fait à la rime
L’amour avec les mots."
Wouh! waouh! votre muse est exceptionnelle! je suis sans voix.
C'est tragiquement poétique, bouleversant et d'une tristesse majestueuse Et quelle classe dans la désolation!

Dans la première strophe, il m'a manqué le "où" devant "Nous mêlions..."

La deuxième strophe est moyenne, elle ne m'a pas emportée.

Mais très beau:

"Dans les draps de l’automne où plus rien ne l’enfièvre,
J’ai laissé mes atours pour goûter le genièvre
Et boire ses sanglots,"

"Les draps de l'automne", l'entrée dans la vieillesse... Quelle tragédie la vie! Elle reprend tout ce qu'elle donne. Mais à sa table, tout le monde aura, au final, la même part.

Et la dernière strophe...
Les "rives du rêve" sont envoûtantes et bouleversantes...mais le gouffre n'est jamais loin...

Vous êtes une courtisane de l'amour en vers et vos amants de lecture se délectent de vos rimes!

   Hananke   
19/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Un joli et tendre sonnet layé presque de saison.
Même si quelques tournures me gênent un peu comme
Ses lèvres en forme d'hirondelles sur ma bouche, soyons sérieux.
J'aime bien l'allusion à Verlaine et ses sanglots de l'automne.
L' ultime tercet, bien que bien construit, me semble un peu
surréaliste.

   Castelmore   
19/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bien sûr l’acmé est atteint, atteinte... les deux sont licites, masculin et féminin associés ! dans la dernière strophe,
un tercet magnifique ... orgastique.


« Mais aux rives du rêve, où la brume s’arrime,
Il a jeté son encre et m’a fait à la rime
L’amour avec les mots. »

Très belle construction autour de l’alternance alexandrins /hexasyllabes rimes harmonieuses ... musicalité et douceur...

du grand Cristale !

Bravo et merci.

   Vincente   
19/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De ce souvenir qui, dans une lenteur endémique, chante "ses doux clapotis", j'ai aimé entrer et me souvenir moi aussi. La mélancolie y a "mêlé" ses tentatives ailées et ses "gestes alentis".
En bonne poésie, elle m'offrait ce rêve au passé revisité, douceur suave et attention dédoublée par les deux cœurs appréciés, j'ai vibré aux "délicats chuchotis"…

Et puis vint le tercet final… superbe !

" Mais aux rives du rêve, où la brume s’arrime,
Il a jeté son encre et m’a fait à la rime
L’amour avec les mots.
"

Je ne risquerai pas, par quelque incise déclaration, une déchirure inopportune de ces "draps de l'automne" fragilisés, puisque leur voile pudique ne masque pas l'honnête simplicité qui s'y réchauffe, j'épouse le propos, la saynète et les deux amoureux.

Et puis, bien que la forme me soit apparue à la fois très appropriée et pleine de maîtrise, donc peut-être moindrement authentique, je salue sa mise entière au service de son(ses) sujet(s), qu'elle accompagne tout-à-fait amoureusement.

   Myo   
19/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
À celle de se faire déshabiller le corps, il n'est de plus tendre douceur que celle de se faire déshabiller l'âme.

Je ne suis pas friande de cette forme d'alexandrin suivi d'un hexasyllabe. La ritournelle en est saccadée.
Mais, bien sûr, j'admire la maîtrise.

Nous nous souvenons tous de "notre première fois" ... mais nul ne sait quand vient l'heure de la dernière dans les draps de l'automne ou de l'hiver. Heureusement, l'amour à d'autres subterfuges.

Toujours un plaisir de vous lire.

   emilia   
19/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dans ce chant automnal, les mots nous bercent avec une douce musicalité, comme autant de « délicats chuchotis… » J’ai aimé la métaphore filée de deux oiseaux « blottis au creux d’un lit »/ nid douillet… et ces jolis « battements d’ailes » prolongés de baisers- hirondelles, précieux souvenir du temps d’une fièvre passée, à l’instar de Verlaine qui se « souvient des jours anciens et pleure… », sous le regard nostalgique de « Sélène », cette déesse lunaire évoquant l’amante enchanteresse d’autrefois, lorsque le goût du genièvre apporte sa saveur amère et ses regrets … ; pourtant, le vers subtil du dernier tercet et ses allitérations en r et m, aux douces vocalises roucoulantes et murmurées, prélude à la chute par laquelle votre plume experte clôt le poème, magnifie ce pouvoir insoupçonné de l’amour des mots et de la poésie offrant plus que leurs consolations…

   pieralun   
20/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’aime beaucoup les tercets de ce poème.
Les quatrains sont très jolis, empreints d’une extrême délicatesse, trop peut-être.
Ils décrivent un amour tendre où la passion pourrait être absente ?
Selene ? Peut-on évoquer un prénom aussi peu employé dans une fiction ? Un rapport à la Lune ou un amour vécu: donc respect.
Les tercets semblent confirmer un amour presque platonique, un amour tel qu’il peut se suffire à la rime avec des mots.
J’ai adoré ce passage.

   sympa   
20/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjkur Cristale,

Très beau sonnet , une écriture soignée, délicate ( j'oserais dire, comme d'habitude)
Une lecture agréable' douce et mélodieuse.
Le dernier tercet est magnifique, l'ensemble est très beau,.
Un très bon moment passé en compagnie d' une auteure qui sait charmer avec ses mots et ses vers, du printemps...en hiver.

   archibald   
20/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cristale est toujours en recherche de formes nouvelles. Celle-ci évoque immédiatement les « contrerimes » de Paul-Jean Toulet : structure 12/6/12/6 avec rimes embrassées, ce qui crée un balancement syncopé et très musical, voire dansant. J'aime beaucoup cela, ça change du rythme lénifiant des alexandrins enfilés comme des perles. On pouvait peut être poursuivre avec les tercets : 12/6/12, 6/12/6. Cela n'aurait guère posé de problème technique à une telle virtuose de la versification.
Pour ce qui est du thème... Mais Cristale sera toujours Cristale.

   Pouet   
21/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

rien que pour la dernière strophe, je vais noter "beaucoup".

Le reste est doux: les clapotis, les chuchotis et puis la ritournelle des ailes des hirondelles... :) Sans m'emporter totalement, c'est assez apaisant, très sympathique. Et puis je trouve que finalement "mièvre" n'aurait pas eu sa place dans les rimes ici.

Mais pour moi, l'inspiration des trois derniers vers est réellement remarquable, on touche à la très belle poésie.

Bravo.

   Ascar   
21/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En vous lisant, je me suis retrouvé dans la posture de l’ornithologue : figé de peur que l'oiseau rare s'envole...

aérien, délicat, sensuel

merci

   solo974   
23/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,
J'aime beaucoup le titre de ton poème.
Mon passage préféré est le suivant :
"Dans les draps de l’automne où plus rien ne l’enfièvre,
J’ai laissé mes atours pour goûter le genièvre
Et boire ses sanglots,"
La dernière strophe m'a également conquise.
Un grand bravo à toi, Chère Poétesse, et merci pour le partage !

   Annick   
27/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

Deux périodes : le printemps des amours, la jeunesse, connotés par les mots comme "hirondelles, doux clapotis, rirournelles, promesses éternelles, Sélène, délicats chuchotis..." et puis celle de l'âge mûr, de cet amour vieillissant représentés par "l'automne où plus rien ne l'enfièvre, genièvre, sanglots, rives du rêve..."

Ce poème est une musique ou peut-être une danse.
Les seconds et quatrièmes vers plus courts des quatrains sont rejetés et isolés comme pour les mettre en relief mais également, dans le troisième vers du premier tercet, pour créer un conflit. Comme une note bleue un peu dissonnante, une rupture de rythme qui évoque un chagrin : "Et boire ses sanglots".

Un poème bien construit, cohérent, harmonieux, à la syntaxe parfaite.

Et puis, il y a ce dernier tercet somptueux, renversant de beauté, orné d'allitérations en m du plus bel effet :

"Mais aux rives du rêve, où la brume s’arrime,
Il a jeté son encre et m’a fait à la rime
L’amour avec les mots."

Quel merveilleux poème !

   Cristale   
2/10/2020


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