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Poésie classique
Cristale : Les draps froissés
 Publié le 21/05/17  -  31 commentaires  -  1012 caractères  -  697 lectures    Autres textes du même auteur



Les draps froissés



Sternes et goélands m'annoncent qu'il arrive
Arborant à son mât l'étendard du grand-ouest,
Sur l'écume en reflux de la rade de Brest
Son bateau dodeline et s'amarre à ma rive
Pour un jour, pour un mois, soulagé de son lest.

Je navigue amoureuse au roulis d'un sourire,
De bâbord à tribord de son charme fatal
Et je tangue au bagad qu'anime en récital
La douceur de sa voix quand sa bouche soupire,
De la poupe à la proue, un air sentimental.

Mon ombre alors se glisse au sextant de son ombre
À l'abri du regard d'un soleil maraudeur,
Oubliant dans ses bras ma robe, et ma candeur,
Que ses doigts vagabonds, cherchant un îlot sombre,
Oseront aborder d'une tendre impudeur.

Les chœurs de l'infini concert de nos peaux nues,
Du lit mouillé d'embruns, s'enroulent crescendo
Autour du tourbillon d'un langoureux fado
Au ressac incessant de notes inconnues ;
Le creux des draps froissés cache un eldorado.


 
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   Donaldo75   
8/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Ce poème se lit facilement car il est bien tourné, avec des alexandrins impeccables et un rythme régulier.

Ai-je aimé les images marines ? Pas forcément, j'ai l'impression qu'il faut être breton pour apprécier réellement ces références aux navires, à la voile et au monde de l'océan. C'est dommage, parce qu'à la fin, ça sonne un peu trop chargé, voire lourd, alors que le dernier vers apporte de la douceur, cet eldorado qu'on aimerait bien rejoindre dans la poésie.

Merci pour la lecture,

Donaldo

   papipoete   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
Le marin parti depuis longtemps, rentre et retrouve celle qui l'attend ; comme sur la mer, matelot et son amoureuse font des vagues aux draps froissés .
NB l'auteur se sert à merveille de termes marins, pour évoquer le bonheur du retour au bercail et la houle se charge d'illustrer les élans charnels, rattrapés à cette longue absence .
Le 2e quatrain est si bien imagé ; et d'autres vers tels " que ses doigts vagabonds, cherchant un ilot sombre, oseront aborder d'une tendre impudeur ", comme cela est bien dit !
Je vois des alexandrins parfaitement étalés et bien coupés en 2
papipoète

   archibald   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Indéniablement, la Muse t'accompagne.
D'un classicisme pur, tes vers ne sont qu'un chant
Qui nous offre toujours le spectacle touchant
Des émois de ton cœur d'artichaut -de Bretagne - .

   BeL13ver   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Poème délicat et tendre, charmant, mélodieux, sur le couple qui se retrouve après des mois de séparation. Les métaphores marines se mêlent à la volupté de ces retrouvailles bénies et joyeuses, célébrées sur des draps que l'on froisse allègrement. Très beau, réjouissant de voir cette belle romance si pudiquement et si érotiquement exposée. On ne sait bientôt plus si tout cela s'est passé à la rade de Brest, car le premier quintil, très suggestif et tendrement évocateur nous fait toucher le sentiment d'universalité des trois suivants. Tout est mêlé, tout est lié, il semble que la mer se confond avec l'amant depuis des mois désiré. Magnifique !

   leni   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Cistale
On peut le dire en français ou dans une langue étrangère Ici on dit en vague et on parle en écume On navigue au roulis Le roulis d'un sourire
Les sternes les goélands annoncent qu'il arrive VIVE la retruvaille
ET
Mon ombre se glisse au sextant de son ombre

Que ses doigts vagabonds, cherchant un îlot sombre,
Oseront aborder d'une tendre impudeur.

ET ces cinq derniers vers qu'on ne peut séparer

Pourquoi parce qu'ils roulent et tanguent répond un goéland



Les chœurs de l'infini concert de nos peaux nues,
Du lit mouillé d'embruns, s'enroulent crescendo
Autour du tourbillon d'un langoureux fado
Au ressac incessant de notes inconnues ;
Le creux des draps froissés cache un eldorado.

Quelle heure est-il dans la rade d'amour
Superbe Toute mon amitié
Leni

   PIZZICATO   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le parallèle entre les termes inhérents à la navigation et les ébats amoureux, empreint d'une sensualité sensible, est bien conduit.
"Oubliant dans ses bras ma robe, et ma candeur,
Que ses doigts vagabonds, cherchant un îlot sombre,
Oseront aborder d'une tendre impudeur ".

" Le creux des draps froissés cache un eldorado." C'est bien trouvé.

" au bagad qu'anime en récital
La douceur de sa voix quand sa bouche soupire " là je pense que les effets sonores ne sont pas trop comparables (sourire)

   Zorino   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale d'arques,
Après avoir passé une partie de la nuit en votre belle et plaisante compagnie (en vous lisant, bien évidemment :) ), il me serait difficile de ne point reconnaître votre plume de cristal trempée dans de l'encre poétique. Depuis hier, je vous informe que vous comptez désormais un membre de plus parmi vos admirateurs :)
Votre poème ne se lit pas, il se chante tant la musicalité y est présente. De sublimes images parsèment pèle-mêle vos vers et lui donnent une intensité presque aussi profonde que l'Océan Atlantique.
J'ai beaucoup apprécié ce parallèle entre la navigation et l'amour. Ça me rappelle le texte d'un ami que j'ai mis en musique il y a de nombreuses années et qui fait un parallèle entre la corrida et les ébats amoureux.
Merci pour ce beau partage

   Ludi   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ô divine Cristale aux reflets si brillants…

Ta voix est incomparable. Tes mots sont incomparables. Une perfection que même le marin le plus sevré doit avoir du mal à affronter dès son retour. Dès que tu dis bonjour, comment se hisser à ta hauteur ? La perfection n’est-elle pas castratrice ? Doit-on vraiment, dans ces conditions, croire aux performances de sa ferveur ? Ne préférerait-il pas, au moins la première nuit, rester tranquille au coin de l’âtre. Non, je suis bête, ce serait encore pire.

Dernièrement nous avons parlé toi et moi de la sonorité des diphtongues en poésie. Le sujet semblait t’avoir intéressé, et donc je voulais prolonger cette idée dans une voie parallèle.
Tu sais mieux que moi que les poètes ont souvent cherché des registres différents à la fin des vers. «Depuis plus d’un siècle le statut de la rime a beaucoup changé. Elle est parfois remplacée par une alternance de rimes consonantiques (c’est-à-dire terminées par une consonne phonique) et de rimes vocaliques (terminées par une voyelle phonique). Féru de la rime, Aragon a utilisé la possibilité de jouer sur les deux alternances à la fois(masculines/féminines + consonantiques/vocaliques).»

Personnellement je considère l’alternance consonantique/vocalique comme un réel apport phonique et une beauté supplémentaire. Cette alternance est souvent naturelle, mais quelquefois, comme ici, on n’a pas de chance. Tes strophes sont toutes, soit consonantiques (1-2-3), soit vocaliques (4), comme l’était déjà ton dernier texte (Les manoirs de l’Iroise). De ce point de vue, c’est la seule petite faiblesse que je pourrais y trouver, et encore, c’est un ressenti tout à fait personnel, je ne suis pas sûr moi-même de toujours l’appliquer avec rigueur. En tout cas cette règle n’a jamais prévalu auprès de nos grands poètes classiques, et je l’évoque uniquement parce que je connais ta curiosité pour tout ce qui touche à la versification.

Pour finir, quelques vers à porter en collier :

« Les chœurs de l'infini concert de nos peaux nues, »
C’est trop chaud. Qui tient la baguette ?
Un emmerdeur pourrait chipoter sur la césure. Moi j’aime trop ta modernité pour te la reprocher :)

« Du lit mouillé d'embruns, s'enroulent crescendo »
Heureusement que Du lit mouillé n’est pas en fin de vers… car alors le rejet « d’embruns » serait presque décevant, castrateur.

« Oubliant dans ses bras ma robe, et ma candeur,
Que ses doigts vagabonds, cherchant un îlot sombre,
Oseront aborder d'une tendre impudeur. »

Crois-moi, c’est pas facile de lire ça en sortant de la douche. Va falloir y retourner. Heureusement que ma sono est en panne.

Mes commentaires n’atteindront jamais le sublime de tes vers. Pour autant dois-je me taire ?

Ludi
muet et trempé d’admiration

   Alexandre   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Cristale... Un savoureux cocktail érotico-maritime, épicé comme il se doit mais point trop... Côté technique c'est tellement bien construit que l'on oublie les règles draconiennes de la prosodie classique. La rade de Brest ne pouvait pas non plus me laisser indifférent et c'est dans ce premier quintil que je m'aperçois que je prononce, à tort mais c'est inscrit dans mes gènes, Ou/est soit deux syllabes. Je ne vais pas faire l'éloge de chaque vers qui le mérite mais j'ai tout de même un coup de cœur pour le final et plus particulièrement pour...
Autour du tourbillon d'un langoureux fado
Au ressac incessant de notes inconnues ;
Le creux des draps froissés cache un eldorado.

C'est parfait, que dire de plus ?

Bravo et merci pour tout...

   Michel64   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Encore une fois, vous nous offrez là un très beau poème.
Le retour du marin, de l'amour.

Vos vers sont impeccables comme toujours et pleins de délicatesse.
Le dernier paragraphe est d'une grande sensualité.

Je ne suis malheureusement pas assez doué pour commenter à la hauteur de votre talent, mais soyez assurée de la sincérité de mes banalités.

Au grand plaisir de vous relire encore et encore.
Michel

(Cette forme de versification porte-elle un nom ?)

   troupi   
22/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale.

Je me suis souvent demandé pourquoi je ne commente pas Cristale alors que j'apprécie énormément ses poèmes.
Sûrement parce-que je me sens un peu intrus dans la poésie classique étant à des lustres de pouvoir en écrire.
Tant pis pour la légitimité je laisse un petit mot juste pour dire que cette histoire de retrouvailles après une longue attente est belle, sensuelle, toute en délicatesse et que je l'ai beaucoup appréciée.
Bien sûr comme commentaire constructif on peut faire mieux mais l'auteur n'en a pas besoin, c'est juste un petit bravo matinal.

   jfmoods   
22/5/2017
Ce poème est composé de quatre quintils en alexandrins, à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Un jeu filé de correspondances est à l'oeuvre, assimilant l'être aimé à son bateau, l'aventure maritime à une aventure amoureuse promettant la réalisation des aspirations les plus folles (chute du poème : "cache un eldorado"). L'évocation, saturée de perceptions auditives comblantes ("annoncent", "bagad", "récital", "sa voix", "soupire", "un air sentimental", "Les choeurs de l'infini concert", "crescendo", "langoureux fado", "notes inconnues"), est en effet marquée par l'exacerbation du désir (titre du poème : "Les draps froissés", gradation : "pour un jour, pour un mois", métonymies : "son charme fatal", "sa bouche", "ses bras", "ses doigts vagabonds", "nos peaux nues", écho significatif des métonymies : "Mon ombre alors se glisse au sextant de son ombre", personnification suggérant l'intensité particulière des ébats : "À l'abri du regard d'un soleil maraudeur", zeugma : "Oubliant... ma robe, et ma candeur", oxymore : "une tendre impudeur", verbe pronominal à sens réciproque : "s'enroulent").

Merci pour ce partage !

   Pouet   
22/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Très doux, comme souvent.

Je vais retenir plus particulièrement quelques vers, les voici:

"Je navigue amoureuse au roulis d'un sourire"

"Mon ombre alors se glisse au sextant de son ombre"

"Les chœurs de l'infini concert de nos peaux nues"

Ce sont mes trois vers préférés mais l'ensemble est très agréable à lire, sensuel, délicat. Du Cristale, quoi.

Le "creux" des draps froissés comme le creux de la vague ou l'amour vient surfer.

Au plaisir.

   Proseuse   
22/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Il est de ces poèmes que l' on lit comme on déguste un bon vin et où l' ivresse nous prend comme ici le font vos mots !
Les images sont fortes tout en étant délicates et sensuelles , quant à la forme du poème, je ne saurais dire ? je ne suis pas experte en alexandrins , mais , à moi, alexandrins ou pas ... ça me va ! :-)
Merci pour ce partage
à vous relire bientôt

   hersen   
22/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pour tout dire, Cristale, je n'ai rien de plus à ...dire ! Tout l'a déjà été.

Mais j'ai quand même envie de laisser mon empreinte parmi les autres et je suis sûre que tu ne m'en voudras pas de ne pas te ...donner de conseils :) :) :)

Quand même, je dois dire qu'un vers comme :

"Mon ombre se glisse au sextant de son ombre"

est pour moi d'un érotisme magnifique.

Comment fais-tu cela ? Non, surtout ne me réponds pas, je préfère garder cette magie que je ressens à te lire.

merci pour cette lecture, Cricri. :D

hersen

   emilia   
22/5/2017
Des métaphores marines et musicales qui mettent parfaitement en scène l’accouplement amoureux où chacun joue harmonieusement sa partition au rythme d’une « tendre impudeur »… ; les références musicales qui animent ce « récital » sentimental et érotique délivré par une âme d’artiste orchestrant savamment ses alexandrins, accompagnent l’enroulement crescendo du couple subtilement illustré par l’évocation de ce « langoureux fado » qui achève le dialogue amoureux en chasse au trésor… ; merci et bravo à vous…

   Dupark   
23/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"AMUREZ LE HUNIER AU GUINDEAU !"

C'était sur L'Étoile, ou peut-être sur La Belle Poule. Port d'attache : Brest.
Je ne peux pas écrire sur les moments que j'ai vécu en mer. L'émotion me submerge et m'empêche d'écrire. Voilà que je pleure.
C'est idiot de pleurer sur l'inconfort d'un hamac et les remugles de sentine. Encore plus sur le souvenir des paumes attaquées par les drisses et les écoutes.

Cristale, tu sais les mots. Tu ne savais pas en écrivant que ton poème allait me toucher autant. Enfin si, tu écris pour émouvoir, mais c'est ton histoire. Ce n'est pas mon histoire que tu racontes. Et pourtant, si. Je me suis identifié, tu m'as pris.

Comment ? Ce n'est pas un poème sur la mer ?
Sur quoi alors ?
Ne me dis pas que je n'ai rien compris !
Parce que tu m'as envoyé loin, très loin dans ce bateau.
Ce vertige, c'est le mal de mer ou ton charme, Cristale ?
Si je repars, auras-tu la vertu des femmes de marins ?

C'est Cristale qui prend l'homme, tadadam ♪

   plumette   
23/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'absence aiguise le désir, le marin au long cours porte en lui un potentiel romanesque, en voilà une magnifique illustration!
Le roulis d'un sourire, un charme fatal qui occupe tout l'espace de bâbord à tribord, tout ça ne peut que se terminer dans une étreinte magnifiée par le choix des images et des mots.

la dernière strophe est un chant d'amour charnel superbe!

Plumette admirative

   Somnium   
23/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et bien voilà, tout est dit alors quoi !?!... J'ai aimé ces quintils, le singulier et le pluriel à la rime, les féminines et masculines, les "sternes et goélands" annonçant l'arrivée du bateau "sur l'écume en reflux de la rade de Brest". J'ai aimé naviguer, "amoureuse au roulis d'un sourire", pris dans le "roulis d'un sourire"... Mais ce que j'ai le plus aimé est là, réduit à ce simple vers d'une beauté inouïe qui m'a fait chavirer de plaisir : "Mon ombre alors se glisse au sextant de son ombre".

Bravo et merci pour l'enlacement des sens.

   Eversad368   
24/5/2017
Commentaire modéré

   Eversad368   
24/5/2017
Mon commentaire précédent fut modéré pour sa brièveté.
Je vais donc détailler mon ressenti.
Vous maîtrisez la technique et respectez les règles des traités. Pourtant, on sent l'effort d'application, fourni.
Il manque cette fluidité qui consacre votre plume dans d'autres textes (que j'ai pris plaisir à lire et à relire).
De plus la rime ombre-sombre est à proscrire, et vous le savez.
Hors ces "méchantes critiques", je reconnais chez-vous un talent que j'envie.
Je finirai par ces trois mots, qu'un amène volatile dû effacer :
"Bravo l'Artiste" !

   Miguel   
27/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tous les compliments possibles ont été faits sur ce texte ; il ne me reste qu'à y ajouter le plaisir que j'ai eu à le lire.

   Cristale   
28/5/2017

   Gouelan   
9/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé ces métaphores marines.
De la force, de la douceur, une note musicale, comme un océan breton, de couleur glaz.
Il faut tenir la barre, regarder au loin, faire chanter la mer et rire les goélands.

   madawaza   
19/6/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale
Peu familier de ce genre d'écriture, j'ai particulièrement apprécié cet accueil marin pour l'avoir vécu à mon retour d'une transat en solitaire.
Les mots m'avaient accompagné durant la navigation et l'offre d'un "îlot sombre" au retour avait enchanté mon arrimage.
Merci pour vos mots.
A+

   Sebrutus   
19/6/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est vraiment un chef d'oeuvre. On pourrait croire que tout a été dit mais il reste sûrement 1000 commentaires à faire à ce poème.

Je me demandais combien de temps vous aviez travaillé dessus?

Merci encore pour la lecture

   fried   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Encore un bien joli poème, on dirait que chez vous cela coule de source.
J'aime cette sensualité sur thème marin.
Je me suis juste demandé pourquoi de Brest on arrive au fado puis l'eldorado. Sans doute l'amour vous transporte ou peut-être il y a de vos racines ?
Merci pour cette belle poésie.

   Sodapop   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
je suis en train de découvrir les écrits de Cristale et cela me plait beaucoup! :-) Voilà une plume très précise, très recherchée, lorsque je lit ton poème, une chose me reviens incessamment : "Mon dieu, que c'est bien écrit"
J'aime ton choix de construction en quatrains, qui donne une vrai rythmique, et je trouve que c'est le plus opportun lorsqu'il s'agit d'un thème comme celui-ci, très sensuel.
J'aime l'union, la fusion du thème de la mer avec celui de la sensualité, je trouve que les deux s'allient bien pour ne former plus qu'une seule entité.
C'est très précis et très évocateur. Merci.

   Anonyme   
4/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les draps drapés de ressac, dans une grotte galak'
les notes entrechoquées d'écume
le creux des concrétions,
le concert des congrès marins,
aux confins des draperies stalactites

j'aime beaucoup votre poésie spéléomarine
amicalement


(Jano ne supprimez pas ce com svp
c''est sans vers et
ce n'est pas une œuvre
c'est juste un ressentiment, merci)

   Soulyne   
20/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Votre poème m'a transporté d'un bout à l'autre.
Il est mélodique, emprunt d'une grande douceur.
J'ai particulièrement aimé ces images marines filées qui font se confondre la mer et l'amour dans une sorte de fusion romantique.
Il y a de l'érotisme mêlé à la profondeur des sentiments qui semblent être à l'unisson de ces vagues, de ces "roulis" et prendre la forme "d'embruns", les contours et le visage de la mer.
Vous avez beaucoup de talent. Je suis admirative de la forme parfaite de votre composition qui a su me faire chavirer le coeur au gré de ses houles tendres.

   GeorgesSang   
28/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Charmant poème ! On y sent à merveille le retour de l'aimé et la passion d'une nuit d'amour dans la rade de Brest.

J'aime cette déclamation quand le poète est Je et que sa plume tremble au fil de sa mémoire et de son émotion. Quelques images saisissent encore mon esprit : "Oubliant dans ses bras ma robe, et ma candeur,
Que ses doigts vagabonds, cherchant un îlot sombre,
Oseront aborder d'une tendre impudeur."
Et : "Et je tangue au bagad qu'anime en récital
La douceur de sa voix quand sa bouche soupire,
De la poupe à la proue, un air sentimental."

Par ailleurs, le travail de la rime semble pourtant tenir en rigueur une partie du poème ; mais la poésie classique contient nécessairement cette difficulté. Quelque chose est gardée, je trouve, dans la recherche impeccable de la rime (fatal, récital, sentimental) au dépend d'un souffle tout à fait spontané, tout à fait saisissant.

Enfin, on trouve parfois le geste trop prononcé de l'intrication entre mer et amour : " Je navigue amoureuse", "De bâbord à tribord", "Et je tangue", "De la poupe à la proue". Le subtil pouvant tendre vers plus de puissance.

Bravo Cristale, à bientôt.

   Pierre-Jacques   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup Cristale

Plais à moi la douceur de tes rimes, la douceur de tes choix amoureux en poésie (donc de tes mots et de leurs associations) et la douceur de tes choix amoureux dans le geste ( ici faire l'amour)

M'irrite par contre la sauvagerie de Brest l'indomptable qu'ici je ne retrouve pas. Mais est-ce le choix du sentiment qui l'emporte plutôt que notre amour pour la sauvageonne Brest ?. J'aurais aimé moins de pudeur, mais c'est ton choix et je le respecte. Peut-être qu'ONIRIS freine cette ardeur qui bien sûr serait plus proche de la sexualité des ébats amoureux d'une Brigitte Lahaie scandaleuse ... que d'un récit de manga grand public pour adolescente ? Il manque sans doute ce subversif, ce petit truc qui étonne et qui bouleverse en lecture ? non ?


Oniris Copyright © 2007-2017