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Poésie classique
Cristale : Les pétales froissés
 Publié le 08/04/19  -  27 commentaires  -  769 caractères  -  615 lectures    Autres textes du même auteur

« Puisque ces femmes-là sont la rançon des autres,
Quels jours dorés et quels soirs divins seront nôtres !… »
(Renée Vivien)


Les pétales froissés



Mascaret flamboyant, cheveux roux jusqu’aux reins,
Sa silhouette glisse ondoyant sous la nue
Oppressante du soir. Un péché de chair nue
Au grain de peau safran s’avance à pas sereins.

Le déhanché, le galbe affriolant des seins,
Suscitent le désir des doigts sans retenue :
Effleurer ses rondeurs, sa cambrure ingénue,
Baiser ses lèvres sang, confondre nos desseins ;

Corps moites enlacés sous le soleil atone...
Diabolique touffeur ! Plus loin l’orage tonne
Comme un amant jaloux de nos jeux sensuels.

Entre les creux obscurs, l’intime gourmandise
Aux pétales froissés – plaisirs consensuels ;
Délice osé de bouche à fleur de rose exquise.


 
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   Anje   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
Dans la chaleur étouffante d'un soir d'été... Du coquelicot ou du cyste dégusté lentement... Un délice !
Si la prosodie n'appelle, pour moi, pas de remarque particulière sinon ce très bel effet en changement de rythme au dernier vers, je regrette un peu ce "consensuels" plus palais de justice que roseraie, plus papier déchiré que pétale froissé.

   Lhirondelle   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour,

Que de sensuelles images au travers de ce sonnet classique qui m'apparaît fort bien écrit. Respect de la césure, belles rimes qui jamais ne semblent forcées, métrique impeccable.

De belles descriptions :

Entre autres :

"Mascaret flamboyant"

"Au grain de peau safran s'avance à pas sereins"

Un petit bémol, si mimine soit-il ? une virgule dans le dernier ver aurait été pertinente je crois ; ainsi aurions-nous lu "Délice osé, de bouche à fleur de rose exquise".


Merci pour ce partage tout en volupté qui, sans vulgarité, n'a rien de fade ou de mièvre. Comme quoi !

Merci pour ce partage

   papipoete   
18/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
elle s'avance, ondoyant tel mascaret, et tout en elle éveille en moi un appétit que seul son corps pourra rassasier !
NB en espérant ( c'est ainsi que j'entends ces vers ) que la Belle à Vous consent, je vois un tableau que Courbet put peindre, avec " sa touche finale " à l'origine du monde...
au premier tercet, " l'orage au loin tonne comme un amant jaloux " est bien trouvé ! et le second tercet est délicieusement érotique !
Je vois un sonnet " classique " sans faute !
papipoète

   Corto   
20/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Pour ce "péché de chair nue" on peut tout pardonner.

Disons-le certains seront même un peu jaloux.

Un beau poème sur des instants de fulgurance et d'extase.

Merci pour ce moment.

   rosebud   
21/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle excellente idée d'avoir titré ce poème "les pétales froissés", car ces pétales-là constituent l'acmé du poème. Je ne sais pas et je n'espère pas que cette image ait jamais été utilisée. Je la trouve parfaitement adéquate et c'est toujours un émerveillement lorsque le poète choisit les mots qui sont exactement ceux qui devaient être là et que l'on n'aurait pas trouvés soi-même.
Tout ne m'emballe pas autant. Le meilleur côtoie le moins bon. Et encore, le moins bon a quand même une sacrée tenue. Enfin, le premier tercet m'ennuie un peu. la "touffeur" est un de ces mots qui ne vont avec rien et sonnent avec un bruit de casserole. Et le "consensuels" vient faner les pétales froissés.
Heureusement le poème débute par un délicieux premier vers (le "mascaret" est aussi une belle trouvaille) et se clôt en apothéose.

   Vincente   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
"l’intime gourmandise / Aux pétales froissés".
Ce poème est intime gourmandise en lui-même. Accordé en-cela tout à la fête des deux "Corps moites enlacés sous le soleil atone..."

C'est par pudeur que je ne dévoilerai pas tout ce que j'ai vu dans ces lignes "affriolantes". Puisque Renée Vivien citée en exergue nous signale la dissidence amoureuse de deux femmes aux "Diaboliques touffeurs", j'aperçois le "Mascaret flamboyant"...

La forme m'a enlacé moi-aussi, je n'ai rien pu y opposer.

Oh le plaisir de lire le final "Délice osé de bouche à fleur de rose exquise" ! Une fin qui n'est pas tout à fait l'aboutissement car elle est plutôt l'invitation à y retourner, je ne me fais pas prier, à moi cette petite lecture m'intimant sa luxure. Vous offrez ici au lecteur la chance du plaisir multiple. Merci.

   Pouet   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr Cristale,

tout d'abord quel beau titre, à s'en humecter les lèvres.

J'avais été charmé par ce poème en EL mais ne l'avais point commenté ne sachant trop par quel bout le prendre si je puis m'exprimer ainsi.

Je suis particulièrement impressionné par le premier quatrain.
Entre le "mascaret flamboyant" et le "grain de peau safran", je goûte pleinement à ce "péché de chair nue".

Mais tout est délicat érotisme dans ce poème.

Délicieuse sensualité, douce animalité, tout en retenue: je note d'ailleurs que consensuel est en un seul mot.

Voilà, à la place du viagra, prescrivez donc des poèmes de Dame Cristale, la Sécu et la Poésie s'en porteront mieux!

   bipol   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Cristale

J'ai été vraiment enthousiasmé

par votre poésie, ce désir charnel

est féerique et si bien décrit par une femme

je me répète mais je ne connais pas le classique

mais je suis si sensible à votre sensibilité

quel art

   Cat   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Waouh ! Cristale,

Dieu, qu'il est beau ce poème de pétales froissés !

Je suppose que sa beauté pure (un régal, ce jeu de mot) vient de la parfaite maîtrise de la métrique. Une maîtrise tellement parfaite qu'elle fait disparaître trace du dur labeur engagé pour obtenir un fruit dégoulinant de magnificence.

C'est beau, flamboyant de sensualité. Le tableau est digne de l'art académique dans sa plus noble expression, précis et plein d'une lumière que ne renieraient pas les peintres de renom.

Comme dirait un Théophile Gautier enthousiaste en parlant de la Vénus de Cabanel : "Jamais chairs plus souples, plus fraîches, plus pénétrées de vie, plus imprégnées de lumière, ne s'offrirent aux regards dans leur pudique nudité. L'idéal, cette fois, s'est fait trompe-l'oeil ; c'est à croire que la figure va sortir du cadre et reprendre ses vêtements suspendus à un arbre".

Je suis encore sous le choc des images et sous le poids des mots qui me font frissonner. Je me réserve donc le droit de revenir préciser mes pensées dans une prochaine édition.

Renée Vivien a trouvé à qui parler. :))

En attendant, merci infiniment pour ces instants d'un bonheur indescriptible pris à te lire, l'imagination en feu...

Cat

   Davide   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

Ce que j'aime en premier dans ces vers, c'est leur musicalité.
A ce sujet, je relève une allitération, ou, soyons plus juste, une récurrence remarquable du son [s], aussi sensuelle que l'est l'invitation du poème : "...safran s’avance à pas sereins.", "Baiser ses lèvres sang", "moites enlacés sous le soleil atone..." ou encore le dernier vers, avec l'ajout des consonnes fricatives "f" et "ch" : "Délice osé de bouche à fleur de rose exquise."

J'aime un peu moins l'expression "diabolique touffeur", moins élégante, ainsi que la rime en di-é-rèse "sen-su-els/con-sen-su-els", que je trouve un peu forcée.

Mais je retiens de la lecture un poème élégant, très bien écrit et orné de belles images (dont le titre et celle du "mascaret flamboyant", superbes).

Un très bon moment de lecture,

Merci !

Davide

   TheDreamer   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Merci pour l'incipit. Renée Vivien, poète passionnée et tendre dont l'amour des femmes parsème toute l'oeuvre. Voici donc un sonnet Peletier dont le thème répond assez bien à l'auteure choisie dans la présentation.

Si le thème de ce poème n'est point sage, la métrique elle me semble trop retenue dans une régularité que ne vient rien déranger.

Il me semble, sauf erreur, que la coupure sur le 5e vers : "Le déhanché, le galbe//affriolant..." sur la césure devrait normalement interdire la catégorie classique pour faire basculer le poème en néo-classique.

Je retiens de ce sonnet en particulier son dernier vers.

   Hananke   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Très beau texte classique comme souvent avec l'auteur mais
quelques bémols à mon goût :
Je trouve que l'orage tonne à bon escient même si l'image
qui suit est magnifique.
Mais c'est surtout le vers ultime qui me pose problème
à la lecture : trop de d semble-t-il et le rythme du vers souffre
de ces répétitions.
Mais bon, l'ensemble de ces pétales froissés reste de très bonne facture...puisqu'il faut payer !

Non, le poème est bon en classique puisque derrière affriolant
on trouve des seins.

   PIZZICATO   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ah, ces " pétales froissés "; de quoi mettre l'eau à la bouche...

Voilà une vraie poésie érotique. Tout en finesse et élégance.
Suggéré mais brûlant d'expressivité.
" Aux pétales froissés – plaisirs consensuels "

Le premier quatrain situe bien les protagonistes.

   senglar   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,


Je trouve le deuxième tercet très japonisant, l'apothéose gourmande que peut offrir une geisha au sommet de son art et floral et culinaire après que l'orage ait tonné dans le premier tercet. Ô comme je vois là une estampe aux pentes licencieuses avec des hibiscus qui fleurissent et s'ouvrent en torrents ! C'est que l'on froisse beaucoup dans ces estampes-là où les fleurs et les rameaux sont d'un mol intrigant... réaliste et, mais oui, néanmoins réjouissant.

Euh ? ça existe des rousses japaneses ? quel fantasme Cristale avez-vous déclenché là ! Bien sûr la langue là-bas est quelque peu onomatopiale, rythme parfois heurté, appositionnel, elle apostrophe aussi, je suis bien certain cependant que cela doit électriser à souhait l'un et l'autre partenaires.

Ouille !!! Faut baisser le voltage là !


senglar électrocuteur électrocuté

   Castelmore   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale

Ce poème va d’un premier quatrain « à vous damner un saint », comme aurait dit mon grand-père, à un ultime vers ... qui confirme la condamnation en appel !

Au milieu ?
Une vague d’érotisme - beaucoup plus haute qu’un mascaret- :) submerge le lecteur, dont l’esprit tout admiratif du talent de l’auteur ... finit par céder au trouble provoqué par le tableau si bien dépeint !

Mes regrets ?
L’emploi de « touffeur » et « consensuel » qui, pour moi, fissurent l’élégance du tout. J’ajouterais que semble se dégager une impression de fadeur à partir de la lecture de la moitié du second quatrain, qui apparaît trop comme une liste (sans verbe d’action conjugué.)

Merci pour le partage

   FrenchKiss   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

Vous citez Sapho1900 (Renée Vivien) et voilà que j’accours.
Moi qui rêvais de noces à Cythère, à la mémoire d’Aphrodite, voilà que par surprise vous m’emmenez à Lesbos. Je ne sais pas si je saurai me contenter de jouer un « orage qui tonne ».
Et puis, vous ressemblez beaucoup trop à Renée Vivien. Qui pourrait parier que ces vers ne sont pas de vous, mais d’elle ? :

« Retombant chaque soir dans un amer silence,
Je pleure sur le plus grand des maux : sur l’absence ! »


Moi sans doute, car jamais vous ne prendriez autant de liberté avec la césure. :)
Mais à par ça ? Quand on se ressemble trop, le voyage n’est plus une aventure. Vous n’avez pas peur de vous ennuyer avec elle ? Réfléchissez encore.

Devoir faire une croix sur une rousse n’est jamais plaisant, mais je me console en pensant qu’aucun autre homme ne fera mieux, si j’en crois l’absence totale de zigounette dans ces plaisirs consensuels. Quand je pense que ma femme veut partir une semaine en croisière avec sa copine Sélène… Elle ne sait pas encore qu’elle doit mon refus à votre poème. 5000€ d’économies, merci qui ?

Votre rousse est donc à la fois sereine et ingénue. Ce sont les meilleures.
J’ai eu peur que vous n’enrichissiez davantage la rime « consensuels ». Jeux sensuels, ça passe, et je sais que comme moi vous détestez les calembours, donc vous ne risquiez pas de chuter sur celui-là.

Me permettrez-vous, chère Cristale, de dégager de tant de classicisme, ce demi-vers tout simple : « Un pêché de chair nue ». Je ne sais pas, je trouve à la fois chaque mot de cette expression assez convenu et l’expression pourtant terriblement sulfureuse. Du grand art. Je dois être en train de vieillir.

Bon, je ne dirai pas que c’est le meilleur de vos textes. J’ai un peu de mal quand je trouve certains mots dans un poème (ondoyant – la nue – susciter – touffeur – consensuels - délice) que j’ai sans doute eu à l’occasion la mauvaise idée d’utiliser moi-même. J’ai un peu de mal aussi avec certaines phrases nominales comme « Corps moites enlacés sous le soleil atone » qui rompent la sensualité des ébats par la distance soudaine du Je et du Nous. C’est ma façon d’aimer, ça ne regarde que moi :)) Record absolu pour le dernier tercet 100% nominal, puisqu'il ne comporte aucun verbe. Ça me manque. Faut dire que je ne pratique pas le SMS en amour. Ouf, toutes les lettres y sont !

Pour le reste, votre poésie descend son fleuve tranquille. Il y a bien deux femmes dans le canot, mais je vous soupçonne d’avoir embarqué du tricot pour ne pas froisser certaines âmes si peu sensibles au « pêché de chair nue ». Vous pouvez m’envoyer l’original en MP :)

Dans un registre sensuellement sulfureux (n’exagérons pas non plus) ce texte est donc un peu trop gentil pour moi. Quand ça saigne, j’aime entendre aïe !

Divine poétesse Cristale, ce fut tout de même un plaisir presque biologique de vous retrouver. Ça fait quand même du bien de ne pas revenir à la ligne tous les deux mots.

FrenchKiss
Les yeux dans le phare d’Alexandrie

   STEPHANIE90   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour cristale,

tout est déjà dit. Évidement cette poésie ne saurait laisser insensible.
J'ai une préférence pour le premier tercet, ah si j'avais votre talent... A moins que cela ne soit de l'expérience...

"Corps moites enlacés sous le soleil atone...
Diabolique touffeur ! Plus loin l’orage tonne
Comme un amant jaloux de nos jeux sensuels"

Merci pour ce dévergondage en bon et due forme (sourire),

StéphaNIe toujours très sage

   leni   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonsoir Cristale
UN REGAL
un poème sensuel érotique qui est un collier de perles inventées
Des perles en volupté Un collier de pierres taillées par un diamantaire
anversois Suggérer par des images qui sont des touches impressionnistes
Telle est l'originalité du talent de Cristale
je choisis de ne pas citer les images cela a été bien fait par d'autres
Je tiens Cristale à saluer ton aisance( apparente) car ce poème t'a demandé beaucoup de travail Tu me fais penser à Mondant
sa perfection ne perspirait pas la sueur Merci pour ce moment d''exception Ma fidèle amitié LENI

   sympa   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Musicalité, charme, élégance saupoudrés d'une pointe d'érotisme , le mélange est parfait pour votre poésie pleine de grâce et de sensualité.
Ce fut un plaisir de vous lire.

   jfmoods   
9/4/2019
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement féminines, vocaliques dans les quatrains, consonantiques dans les tercets.

Une virgule me semble souhaitable à l'hémistiche du vers 2 et après le complément de lieu du vers 10.

La figure emblématique de Renée Vivien (citation de l'entête) ne laisse guère planer de doute sur le caractère saphique du poème. De fait, le paysage état d'âme, ennemi de la lumière ("sous le soleil atone", "les creux obscurs"), irrespirable ("sous la nue / Oppressante du soir", "Diabolique touffeur"), électrique ("l’orage tonne / Comme un amant jaloux de nos jeux sensuels"), avalise la traversée d'un interdit, le dépassement d'un tabou ("Un péché de chair nue").

La locutrice théâtralise l'entrée en scène de sa compagne. La chevelure, abondante, somptueuse, interminable ("jusqu’aux reins"), fruit magique et fascinant de l'eau et du feu ("Mascaret flamboyant"), se déploie, majestueuse, comblant le regard.

Le corps, en mouvement, désirable et prometteur ("Au grain de peau safran s’avance à pas sereins"), offre ses courbes suggestives ("Sa silhouette glisse ondoyant", "Le déhanché, le galbe affriolant des seins", "ses rondeurs, sa cambrure ingénue", "ses lèvres sang") et la spectatrice a bien du mal à résister plus longtemps à la tentation dévorante de le toucher ("Suscitent le désir des doigts sans retenue", "Effleurer", "Baiser").

Il est temps de s'abandonner ensemble à la sensualité la plus douce, la plus vive ("confondre nos desseins", "Corps moites enlacés"), de dispenser sans retenue les caresses les plus folles, les baisers les plus enivrants ("l’intime gourmandise / Aux pétales froissés", "plaisirs consensuels ; / Délice osé de bouche à fleur de rose exquise").

Au fil du sonnet, le jeu des allitérations (s/z) véhicule douceur et mystère tandis que l'assonance (an) appuie insensiblement sur la lascivité.

Merci pour ce partage !

   hersen   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'arrive carrément un peu tard sur un sonnet tout en jouissance de lecture.
C'est en clair-obscur, c'est en couleurs, c'est en finesse et ta plume est d'une grande sensualité ici.

Un après-midi d'orage qu'il fait bon lire.

Merci cristale pour toujours ces lectures délicates que tu nous offres !

   BlaseSaintLuc   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
et hop madame vous enveloppe ça et dans du classique en plus !
mais dans quel beaux draps nous glisse notre cristalline, vers quel extase allons nous transporter , mais elle est ou ta rouquine que l'on aimerait bien chatouiller ?

"Corps moites enlacés sous le soleil atone...
Diabolique touffeur ! Plus loin l’orage tonne
Comme un amant jaloux de nos jeux sensuels."

là j'ai sourit

mais c'est: Jessica Chastain? Christina Hendricks? Debra Messing?

Julianne Moore ? Kate Walsh? Amy Adams? Audrey Fleurot ?

Marcia Cross ? Emma Stone? Kirsten Dunst ? Nicole Kidman ?

Susan Sarandon ? moi je dirais plutot Rita Hayworth.

voilà CRISTALE nous envoie directe dans les étoiles , de la poésie cinémascope technicolor.

bon vu la tournure et ce que l'on en sait ( Marcia Cross alors...)

   emilia   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Me voilà de nouveau en retard ! Que puis-je ajouter à vos belles appréciations, peut-être les mots de Renée Vivien elle-même dont le souffle vous a si bien inspirée : celle qui se voulait musicienne et « n’être qu’un souffle chantant exhalé dans l’espace », et dont « l’étoffe froissée glisse en un frôlement d’ailes… » ; ainsi se découvre votre vision « affriolante » d’un corps suscitant le désir et le toucher qui « effleure » avant de se confondre dans un enlacement « sensuel et osé »… ; merci à vous pour ce partage talentueux…

   INGOA   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Certes, le titre accrocheur est en adéquation avec le texte, mais l'érotisme dévoilé utilise des termes passéistes et ressassés. L'ensemble aurait mérité un peu d'innovation, de surprise ; il reste néanmoins plaisant si l'on se contente des intentions littéraires de contemplation.

   Vincendix   
12/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,
Un sonnet bien écrit comme j’aimerais en lire plus souvent et qui compense l’absence du maitre en la matière, j’ai cité Alexandre qui continue à nous lire je pense.
Quant au sujet, il est parfaitement évoqué, avec l’élégance coutumière de l’auteure.
Vincent

   archibald   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il y a plusieurs Cristale. L'incorrigible romantique, la mélancolique délicate, la sombre tourmentée, la versificatrice amusante, la concupiscente maligne, comme dans ce poème... D'autres sans doute restent encore à découvrir. Point commun de tout cela : Cristale préférerait se faire arracher un œil plutôt que de laisser passer un hiatus, se trancher les veines plutôt que de se satisfaire d'une rime seulement suffisante. Au final, une pluie de plumes et une cour de prétendants énamourés. Ouais je suis jaloux. Je profite de cette occasion pour souffleter FenchKiss et lui donne rendez-vous demain à six heures au Champ de Mars ; « sans témoin ni valet, nous nous égorgerons galamment s'il vous plaît ».
Le poème émoustille ; n'y aurait-il pas un plus grand nombre de commentateurs masculins que d'ordinaire ? En tout cas, l'originalité formelle réside dans l'utilisation des groupes nominaux. Seulement quatre verbes conjugués dans ce sonnet. Le tour de force aurait été de les supprimer totalement. Ce serait facile, à part de se priver de « l'orage tonne » qui vient à la rime. Ou alors, juste ce verbe unique qui détonne . Enfin, une idée comme ça...
Edit : J'avais oublié l'appréciation. Voici donc, compte tenu de la version initiale, encore plus à mon goût.

   Cristale   
16/4/2019


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