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Poésie classique
Cristale : Les plus frivoles choses [concours]
 Publié le 17/12/19  -  19 commentaires  -  1480 caractères  -  628 lectures    Autres textes du même auteur

« On voyait le sillage et nullement la barque parce que le bonheur avait passé par là. »
Jules Supervielle
« Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire. » 
Louis Aragon 


Les plus frivoles choses [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical s’emplit d’échos, voleurs
De nos nuits sans sommeil, et dans l’abysse blême
Résonne à l’infini le tout dernier phonème
De nos soupirs noyés au Styx des bateleurs.

Ta bouche sur ma peau sait le goût des fruits roses
De nos jeux interdits partagés sans détour ;
Nos accords sensuels, dont quelquefois tu n'oses
Briser le concerto, le recueil de nos proses,
Entre tes doigts fiévreux s’éthèrent alentour.

Des souvenirs brûlants survit un long poème ;
Aux sillons de nos corps, ces heureuses douleurs
Que le temps vient flétrir comme fanent les fleurs.
Sur ton sourire ombré, j’ai soif de nos « je t’aime ».

Mais l’envie et la peur, le désir tour à tour
De retrouver l’éden, le secret de ses roses,
Dissipent sans pudeur les tabous amauroses
Quand tes mains sur la nymphe ôtent le moindre atour,
De sa robe pourprée, aux plus frivoles choses.

Tu reviens boire à l’eau des ruisseaux enjôleurs,
Souhaitant de l’amour la grâce, et l’anathème,
Et que le trouble exauce enfin ce doux noème :
Mourir d’un arc-en-ciel de toutes les couleurs.


 
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   papipoete   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour concurrent ( e )
à voir tous ces auteurs écrire l'amour, l'amour d'esprit et celui de chair, je n'arrive pas à croire, que tant d'esprits ne songent qu'à violence, guerre, au mal quoi !
Votre plume si pacifique nous conte le plus merveilleux des désirs, celui d'aimer et n'attendre après le repos que le moment de s'aimer encore !
Que rutilants sont ces vers aussi ne serai-je pas " sévère " avec son auteur ( e ), mais ne saurai choisir une ligne particulière ! Et bien des mots " savants " viennent fleurir mon parterre bien pâle face au vôtre !
la dernière strophe se termine tout-à-fait dans la teinte du thème !
NB que le " classique " parait simple, à regarder ces alexandrins sans faute, par exemple " quand tes mains sur la nymphe, ôtent le moindre atour "... me direz-vous comment vous faites ?

   Provencao   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sublime et délicieuse poésie qui fait tant écho au fond de nous....en ces vers si délicats: "Des souvenirs brûlants survit un long poème ;
Aux sillons de nos corps, ces heureuses douleurs
Que le temps vient flétrir comme fanent les fleurs.
Sur ton sourire ombré, j’ai soif de nos « je t’aime »."

Merci pour ce moment qui nous envahit et qui nous ferait presque perdre pied.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   CORRY   
17/12/2019
Site de pro ? Qui peut écrire si bien en amateur ? J'ignore encore le nom de cette forme, mais trop de similitudes dans le nombre de vers :
quatrain puis quintil, les rimes exclusives : eurs, ème, oses, tour, ont une disposition particulière. Un façonnage (sûrement obligatoire) que l'on peut constater sans aucune lourdeur... Un exploit.
Ce texte est une merveille, car les mots, le sens, la mélodie sont enchanteurs. Quel style !
---Ta bouche sur ma peau sait le goût des fruits roses
De nos jeux interdits partagés sans détour ;
Nos accords sensuels, dont quelquefois tu n'oses
Briser le concerto, le recueil de nos proses,
Entre tes doigts fiévreux s’éthèrent alentour.--- Fabuleux !

   Stephane   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ah oui, que de volupté, de sensualité dans ce corps à corps : un vrai concerto d'étreintes passionnelles et d'émotions ! Déjà, le titre est élégant et laisse présager de très belles choses, ce que confirme la suite jusqu'au tout dernier vers. L'exigence de la forme imposée (le classique) ainsi que les contraintes du concours ("Un vide vertical" pour commencer, "de toutes les couleurs" pour finir), n'enlèvent rien au fond, qui ne fait d'ailleurs qu'embellir le tout. La plume est svelte, légère, fluide, raffinée ; les images sont profondes et puissantes et nous entraînent dans une mélopée poétique de corps et d'accords à l'esthétisme parfait.

Une oeuvre qui restera dans les annales, sans nul doute :-)

Bravo et merci,

Stéphane

   plumette   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle fluidité! Et quel talent pour permettre d'élever la sensualité partagée au rang des arts avec le concerto, le recueil de nos proses, un long poème...
Et quelle magie pour que des mots inconnus se marient et s'intègrent avec un tel naturel dans cette poésie qui me transporte.

je ne suis pas capable de commenter la forme ou plutôt le respect de la catégorie et les trouvailles stylistiques mais je sens, en novice, tout ce que la rigueur respectée apporte de force et de beauté.

   Michel64   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Un magnifique poème.

Je ne parlerai pas de la forme générale de ce classique, qui m'est inconnue, et qui, au vu de la maitrise affichée est probablement parfaite.
Pour ce qui est des rimes, des césures, tout est "dans les clous".

"Ta bouche sur ma peau sait le goût des fruits roses
De nos jeux interdits partagés sans détour ;
Nos accords sensuels, dont quelquefois tu n'oses
Briser le concerto, le recueil de nos proses,
Entre tes doigts fiévreux s’éthèrent alentour. "

Mon quintil préféré. Quelle sensualité et quelle richesse dans l'expression. Certains touveront l'ensemble "trop riche" peut-être, mais plus je relis ce texte et plus je vois que chaque mot fait sens.

Seul le qualificatif "amaurose" associé à un tabou ne m'a pas parlé, même après avoir été chercher des explications sur ce mot que je ne connaissais pas.

Le dernier vers me parait un peu forcé pour respecter la contrainte; comme une petite épine oubliée dans un bouquet de rose.

Bravo poète(esse)

   Luz   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est un poème d'une très grande beauté.
Pur classique, probablement (je n'en connais pas toutes les règles), mais on lit ce poème simplement, naturellement, avec ce rythme régulier qui accompagne. Comme si c'était facile d'écrire à ce niveau-là...
Euh, il y a plusieurs catégories au concours ? Là, on est dans la catégorie extra terrestre, c'est bien ça ?
Merci,

Luz

   Vincente   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai été ébloui par tant de propositions.
Mais aux recherches poussées de richesses et d'élégances de l'expression, gentiment désuètes, aux soins de creuser au cœur des sentiments et de leur usure face au temps, j'ai vu s'opposer la "frivolité" annoncée dans le titre et j'ai trouvé que l'un ne convenait pas aux autres. Ainsi paradoxalement, j'ai senti que la forme travaillée du poème, bien que souple par la qualité de l'écriture, n'avait rien d'une évocation légère et insouciante ; je ne parlerais pas d'une certaine lourdeur de la plume tant son esprit paraît alerte, mais… même dans ce registre lyrique, n'est-ce pas un peu trop ? Les œuvres baroques me paraissent très appréciables d'un point de vue technique, même hors du champ de l'écriture, mais une certaine sobriété dans le lyrisme me semble demeurer une valeur essentielle.

Le fond est bien intéressant en soi, mais je l'ai trouvé "noyé" dans l'abondance de la forme.

En des temps habituels, je n'aurais pas mis d'évaluation, considérant que ce texte passait à côté de moi, ou moi de lui, enfin nous sommes dans deux univers parallèles, mais c'est un concours, donc je positionne mon commentaire dans la grille idoine.

   Donaldo75   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J’ai vraiment beaucoup aimé ce poème dont le rythme m’a entraîné dans cette forme classique d’alexandrins presque musicaux. La composition est subtile, travaillée, le signe d’une maîtrise incontestable de la prosodie classique. Que dire de plus ? Rien, je crois que la poésie se suffit à elle-même dans le cas présent.

Merci.

Donaldo

   pieralun   
18/12/2019
Désolé, je ne peux me joindre au concert de louanges sur ce poème.
La forme est indéniablement très professionnelle, mais que de lourdeurs:
Abysse blême, soupirs noyés, doigts fiévreux , souvenirs brûlants, heureuses douleurs, l’envie et la peur, tabous amauroses, robe pourprée, ruisseaux enjôleurs, le trouble exaucé,

mais que de poncifs: nuits sans sommeil, ta bouche sur ma peau, jeux interdits, que le temps vient flétrir comme fanent les fleurs, soif de nos je t’aime, e.t.c

À la relecture, je trouve le texte joli, bien cadencé, mais je n’en retire aucune émotion.
Pardonnez, mais pour moi, je répète bien pour moi, ce texte fait de la poésie mais n’est en rien poétique.
J’imagine toutefois le travail qu’il représente, tout ce que le poète a mis de lui même, et je respecte infiniment tout cela.

   sympa   
18/12/2019
Bonjour,

Outre les contraintes pour le concours respectées, la beauté des vers classiques, le travail considérable fourni, votre poésie se lit agréablement .
Mais, le vocabulaire très riche n'est pas à la portée de tous les Oniriens dont moi qui n'ai fait qu'aprécier sans vraiment m'y intéresser.
C'est fluide, beau, mais l'émotion est absente pour ma part.
Je ne sais comment noter puisque je mettrais passionément pour le travail et la beauté des vers, un peu pour ce côté trop travaillé , pas vraiment à ma portée et le frisson d'émotion absent qui en résulte.
Il est d'excellents textes, plus simples , plus accessibles .
Il n'en reste pas moins qu'ils sont poétiques et qu'ils transportent naturellement le lecteur sans qu'il aie à sortir le dico ou se creuser la tête pour les apprécier.

   Castelmore   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Avec ce poème, nous voilà comme transportés au début du grand siècle, dans un salon où Madame de Scudéry reçoit les beaux esprits dans de somptueuses commodités de la conversation.
La carte de Tendre en tapisserie domine le cœur des Précieux réunis et chacun d’applaudir,
une prosodie parfaite, des mots choisis, une musique très agréable, nés du talent et du travail d’un maître des mots ...
mais de poésie ?

La forme éblouissante écrase de sa puissance l’évocation des sentiments et le lyrisme de certaines expressions apparaît trop “léché”, comme artificiel.

Je retiens une lecture à la fois riche et frustrante ... d’un texte où même le cœur et ses fêlures, lorsqu’ils sont évoqués, paraissent “absents” car trop travestis.

   LylianR   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La répétition de 12 prépositions "de" (plus un d') vient considérablement alourdir le poème et uniformiser la syntaxe.

Dans la deuxième strophe, il est difficile de retrouver qui s'accorde avec quoi. J'aurais mis une virgule après le mot "détour" et un point après le mot "concerto" pour plus de clarté.

Dans la troisième strophe, j'aurais mis une virgule après le mot "poème" et non un point-virgule car ce qui suit n'est pas une proposition indépendante mais la suite de la phrase "Des souvenirs brûlants survit un long poème".

Les deux dernières strophes sont plus fluides et de ce fait plus poétiques. Car ce qui manque dans ce poème alambiqué, c'est surtout la poésie.

"Les tabous amauroses" : le sens m'échappe.

Quelques beaux vers, toutefois, les plus simples :

"..."Ta bouche sur ma peau sait le goût des fruits roses..."

Ou bien :

"Tu reviens boire à l’eau des ruisseaux enjôleurs..."

La prosodie semble être parfaite et correspondre à un classique.

   Eclaircie   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Si le titre évoque le "frivole"; le poème dément entièrement cette impression.
J'avoue ne pas être sensible à ce poème, qui dans son style est trop ostentatoire à mes yeux, trop romantique pour être romantique.
On lit de nombreux mots qui sont "incontournables" ; blême, Styx, roses, proses, douleurs.
Le mot "amaurose" terme médical dont je ne vois pas vraiment la place.

J'ai cependant adoré le dernier vers.
"Mourir d’un arc-en-ciel de toutes les couleurs."

Cordialement,
Éclaircie

   Malitorne   
20/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Cette poésie me met dans l’embarras, je n’arrive pas à avoir une opinion tranchée. D’un côté je suis admiratif de la technique et de la maîtrise qui en ressort, de l’autre je la trouve parfois très pompeuse : « Dissipent sans pudeur les tabous amauroses / s’éthèrent alentour ». La compréhension en est également ardue, pas certain que l’auteur lui-même sache bien ce qu’il voulait dire. On va juste en retenir une célébration de l’amour, encore une…
Mais globalement c’est du bel ouvrage, un art de la mise en forme classique.

   Lariviere   
24/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour,

J'ai beaucoup aimé ce poème. Les références en exergues sont intéressantes en terme de contraintes, l'auteur est allé plus loin ^^

Sur fond et forme, je suis personnellement conquis. Je n'ai même pas envie de développer la beauté des vers libres (la réussite poétique c'est ça : faire passer un rythme métrique pour de la fluidité naturelle, sinon même si ca compte juste, c'est juste raté.) la beauté des vers libre, donc, de cette poésie classique superbement maîtrisée, sur les images, sur leur force d'évocation et sur leur grande poésie.

"Ta bouche sur ma peau sait le goût des fruits roses
De nos jeux interdits partagés sans détour ;
Nos accords sensuels, dont quelquefois tu n'oses
Briser le concerto, le recueil de nos proses,
Entre tes doigts fiévreux s’éthèrent alentour.

Des souvenirs brûlants survit un long poème ;
Aux sillons de nos corps, ces heureuses douleurs
Que le temps vient flétrir comme fanent les fleurs.
Sur ton sourire ombré, j’ai soif de nos « je t’aime »."


J'a retrouvé un petit peu le style de S. Gainsbourg dans cette écriture très poétique, et pour moi, c'est un compliment... ;)

Merci beaucoup pour cette agréable lecture et bonne chance pour le concours !

   Lebarde   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Magnifique poème classique, incontestablement l’œuvre d’une auteure possédant une très grande maîtrise de l’écriture et de la poésie qui me laisse pantois d’admiration.

Les alexandrins sont parfaits d’équilibre et de rythme, la forme 4/5/4/5/4, dont le m’échappe mais qu’importe, a priori sans faille, le vocabulaire limpide avec ce qu’il faut de mots élégants et savants pour titiller la curiosité du lecteur et révéler la culture littéraire certaine de l’auteure.
Bravo je suis subjugué.

Et puis que dire de la beauté et de la fluidité des vers, de la délicieuse, discrète et délicate sensualité à en faire rêver plus d’un, qui se dégage de l’ensemble du texte.

Tout est sublime dans cette poésie dont je pense avoir reconnue l’auteure et ramène bon nombre des concurrents au rang de challenger sans espoir.

Je serais surpris si l'auteure de cette merveille n’était pas vous.


Lebarde bouche bée.

Joyeux Noël

   Robot   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un beau texte classique agréable à dire mais qui prend parfois, pour dire des choses simples, une tournure et un choix de mots un peu précieux à mon goût. (Noème par exemple: objet intentionnel de la conscience intellectuelle - dont le qualificatif doux me paraît peu adapté, comme toute autre qualification pour ce mot philosophique)

La deuxième strophe est à mon sens la plus réussie.

(Texte commenté lors de sa publication anonyme)

   Cat   
13/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quand ta plume, Cristale, allie le romantisme à la sensualité, pour aller plus loin encore, j'adore !

Je n'ai rien d'autre à ajouter, tout à été dit par ailleurs.

Si ce n'est, merci encore une fois pour ''Dissiper sans pudeur les tabous amauroses'' de ''Tes jeux interdits partagés sans détour''... et tant d'autres belles et douces choses qui entretiennent savamment la braise de fantasmes secrets.

A te lire encore...

Cat


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