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Poésie classique
Cristale : Loin, très loin là-bas [Sélection GL]
 Publié le 18/08/20  -  24 commentaires  -  1021 caractères  -  559 lectures    Autres textes du même auteur


Loin, très loin là-bas [Sélection GL]



Il regarde le jour s’endormir sur le lac
Assis à la terrasse en bois de sa cabane ;
À l’autre bout du monde, une terre océane
Où le temps laisse entendre, et son tic, et son tac.

En déshabillé noir, la nuit lui fait du charme
Et sa danse étoilée éveille un souvenir
Dont le récit lointain revient sans prévenir ;
Un songe évanescent au crépuscule parme.

Il sourit à la lune et relève ses yeux
Vers le ventre girond de la blonde ingénue
Qui promène à fleur d’eau sa silhouette nue
Dévoilant ses seins blancs sous les reflets soyeux.

La vie a ralenti sa folle effervescence
Et sur son continent l’ascète écrit des vers ;
Prisonnier bénévole il offre à l’univers
Ses plus beaux mots d’amour signés d’un long silence.

Et le temps laisse entendre, et son tic, et son tac,
À l’autre bout du monde, une terre océane...
Assis à la terrasse en bois de sa cabane
Il regarde le jour s’endormir sur le lac.


 
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   Anje   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Classique

L'hémistiche du deuxième vers me semble discutable. Mon oreille entend la césure plutôt à la huitième syllabe qu'à la sixième. En effet, il est difficile de faire une pause entre l'objet (terrasse) et son qualificatif (en bois) et la lecture repart deux syllabes plus loin après un ralentissement gênant.
Le "e" élidé à l'hémistiche du quatrième vers (et d'autres), bien que peu recommandé, est moins marquant de cet effet.

"La nuit lui" ne dérange pas trop mon oreille mais gêne ma bouche. C'est moins facile à dire que cui cui.

De jolis quatrains qui n'ont pas été sans me déplaire. Le poète au bord du lac sous le regard propice de la lune que l'auteur nous peint est loin, très loin là-bas.
Anje en EL

Edit... J'édite pour bien sûr dire que l'antépiphore, dont je m'étais volontairement abstenu de parler, est évidemment de toute beauté et qu'il arrondit parfaitement la boucle.
Pardon à l'auteure de ma "taquinerie"...
Anje

   papipoete   
2/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
classique
il regarde la Lune, toute nue qui s'offre telle une danseuse des mille et une nuits ; il l'a tout entière rien que pour lui, et ses plus beaux vers l'ascète lui dédie...
Nb en effet, de bien belles lignes cet apôtre de la pénitence, à l'astre de la nuit écrit !
on pourrait croire à un Robinson Crusoé résigné, qui tomberait en amour face à celle qui chaque nuit apaise sa solitude...
les 2e et 3e strophes sont très belles, et l'on entend plus loin " le tic, et le tac " du temps qui passe.
Cette forme poétique a-t-elle un nom ?
des alexandrins parfaits dans cet exercice de pure poésie !
papipoète

   dream   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un prince de la rêverie –ou une princesse-, perdu dans la vastitude de l’univers, a su garder ses distances en plantant délicatement dans un décor en noir et blanc réduit à l’essentiel : un lac, une cabane, sous un ciel étoilée et une lune blonde. Sa suprême élégance consiste à faire oublier en ne traitant que de belles choses, les fracas de ce monde, par la contemplation. Et cet être en roue libre, comme en apesanteur, sans entrave ni contrainte se contente dans une harmonieuse quiétude de ces bonheurs aussi simples.
Dès le 2ème quatrain, le charme ne nous quitte plus, avec la personnification de « la nuit en déshabillé noir » qui fait ressurgir en lui un souvenir lointain, tout comme celle d’une « lune ingénue… au ventre girond…et aux seins blancs ».
Ici, tout est placé sous le signe de l’épure, du strict nécessaire, dans une explosion en noir et blanc qui nous en fait voir de toutes les couleurs.
Mille Merci pour la contemplation.

dream en EL

   Robot   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une vision de la nature, au moment où descend le soir, bien venue pour un moment d'apaisement. J'ai apprécié la douceur de cette description ou les choses apparaissent différentes et propres à captiver l'imagination.
Les rimes sont en accord pour plonger le lecteur dans une bienfaisante torpeur.

J'ai apprécié la correspondance inversée du premier et du dernier quatrain qui semble nous conduire peu à peu de l'enchantement à la rêverie, prélude au sommeil.

   Lebarde   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale

Le temps imperturbable et indifférent à la beauté du crépuscule, égraine "et son tic et son tac", et ici et tout là-bas "au loin, très loin", "A l'autre bout du monde, sur une terre océane."

Vous présentez là encore un joli poème, peut être un peu plus sage que d'habitude mais subtilement délicat dans son écriture que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et lire.

En reprenant presque les mêmes vers dans les premier et dernier quatrains, vous proposez, comme vous savez le faire, une nouvelle forme de poésie que beaucoup de lecteurs découvriront.
Mais vous nous expliquerez....

Bravo et merci. Vous me comblerez toujours.

Lebarde

   Angieblue   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut,

C'est vraiment une très belle image: le jour qui s'endort sur le lac.
J'aime aussi la structure en boucle avec la dernière strophe qui reprend les mots de la première. ça ancre bien l'image dans la mémoire du lecteur et c'est musical, surtout avec le tic tac qui berce et traduit la nostalgie du temps qui passe ainsi que la solitude du narrateur.

Ma strophe préférée est celle-ci.

"En déshabillé noir, la nuit lui fait du charme
Et sa danse étoilée éveille un souvenir
Dont le récit lointain revient sans prévenir ;
Un songe évanescent au crépuscule parme."

C'est vraiment magnifique.

Très beau aussi:

"Ses plus beaux mots d’amour signés d’un long silence."

Sinon, il manque quelques virgules:
v.1 après "lac"
v.15 après "bénévole"
v.19 après "cabane"

   pieralun   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un thème........l’exil pour la solitude et l’écriture.
Rien de très fort ou de surprenant: l’eau calme, la nuit, la lune, le temps, la solitude.
Quelques traits de génie:
« Où le temps laisse entendre, et son tic, et son tac. J’adore!
Puis tout le dernier quatrain finalement, bizarrement plus beau que le premier..., bien plus beau avec les mêmes vers, absolument poétique par sa musicalité, son rythme parfait, son évocation.

   Annick   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Je prendrais volontiers la place de cet homme retiré du monde.

Ce poète ascète établit un lien particulier, comme une sorte d'amour platonique avec la lune personnifiée où la sensualité prend une place prépondérante. Ascète, oui, mais néanmoins homme.

Un beau passage :

"Il sourit à la lune et relève ses yeux
Vers le ventre girond de la blonde ingénue
Qui promène à fleur d’eau sa silhouette nue
Dévoilant ses seins blancs sous les reflets soyeux."

Loin de l'agitation du monde, entre contemplation, calme, sérénité, le temps suspend son vol : on entend le temps passer et la signature se fait silence :

"À l’autre bout du monde, une terre océane
Où le temps laisse entendre, et son tic, et son tac."

Ou encore :

"Prisonnier bénévole il offre à l’univers
Ses plus beaux mots d’amour signés d’un long silence."

Un détail : Ma lecture a buté au second vers "Assis à la terrasse en bois de sa cabane ;"
L'hémistiche sépare le groupe nominal "la terrasse" de son complément de nom "en bois".
Une seconde interprétation : Assis à la terrasse faite du même bois que sa cabane. Bref, je m'interroge.

Cela n'enlève rien à la beauté de ce poème. J'ai eu beaucoup de plaisir à le lire.

Merci !

   eskisse   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau poème dont le rythme est aussi doux et berçant que le lac.

La structure symétrique de la première et de la dernière strophe dessine l'image du reflet comme un tableau du Caravage.

J'ai aussi aimé la personnification de la lune et l'atmosphère de calme qui émane de l'ensemble, calme de la Nature propice à la création.

   Hananke   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un très joli texte ou la nuit et la lune sont fort bien dépeintes.
Et le temps, également avec son tic, tac qui n'est pas ici la tactique
du gendarme mais c'est une autre histoire.
De beaux vers, comme une peinture d'impressionniste le poème
se déroule par petits coups de pinceau.
J'aime bien le quatrain 3, c'est pour moi le plus expressif.

   ours   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

On ressent une telle sérénité à la lecture de votre poème qu'on aimerait s'assoir avec votre prisonnier bénévole sur cette terrasse, à contempler le jour s'éteindre comme la flamme d'une bougie, mais ce serait briser l'ascèse du poète qui nous livre de bien jolis mots. Je me suis demandé si la personnification de la lune et l'évocation du souvenir évanescent avaient un rapport ?
Ce qui attise ma curiosité sur la raison de ce choix de vie...

Merci pour cette belle lecture, cette bulle de quiétude.

   Myo   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

La lune est souvent la confidente des plus tendres sentiments, surtout lorsque celui ou celle qui les inspire se trouve à l'autre bout du monde.

Je me suis interrogée sur "cet assis à la terrasse..." .
Je le conçois lorsqu'on parle d'un restaurant mais pour une cabane... ça me semble bizarre. Ne doit-on pas plutôt dire " sur la terrasse" ?
Bref ce n'est pas le meilleur vers avec cet hémistiche qui ne coule pas de source.

Je bute un peu aussi sur "...étoilée éveille..."

Sinon, joli travail que ce dernier quatrain en miroir.

J'aime tout particulièrement la poésie du 2e et 3e quatrain.

Bravo

   Bellini   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis sûr que dans la vraie vie vous vous appelez Ariane Poucet. Vous avez choisi de semer des petits cailloux sans oublier de les relier par une pelote de fil. Vous semblez aussi précautionneuse dans le détail narratif que vous l’êtes dans l’exigence de la versification.

J’ai donc essayé de trouver le point de chute de ce sympathique ascète. Et si je fais le lien entre « terre océane » et « sur son continent », je ne vois guère que l’Australie. Donc un lac en Australie ? Donc un ascète plutôt solitaire, qui si j’en crois sa confusion avec la lune, rêve d’une blonde gironde à bustier blanc ? La métaphore, l’allégorie devrais-je dire, m’a un instant fait chercher la blonde sur une carte.
Et pendant qu’il fait péter les coutures de la lune, vous, vous faites péter la césure de la terrasse en bois. Et là ça me plait, je commence à vous faire confiance, à vous suivre sur les pas de ceux qui ont déniaisé l’alexandrin. Bon, ça reste l’exception chez vous, mais ne dit-on pas que seule la rareté a du prix.

La versification dans son ensemble est assez exemplaire. Pour moi, le quatrain d’alexandrins est tout simplement la plus belle structuration de vers. J’ai toutefois une réserve prosodique sur les dissonances « étoilée éveille », « la nuit lui fait » (allégée toutefois par le fait que la syllabe lui n’est pas accentuée – la nuit luit aurait été plus dommageable), et « beaux mots d’amour » qui après deux verres de blanc australien pourraient vite devenir des bobos d’amour, ce qui resterait poétique, là est sans doute votre immense talent.

Je me suis aussi interrogé sur l’expression prisonnier bénévole. Je me dis qu’on n’est jamais volontairement prisonnier de quelque chose. Donc je me dis que cet homme s’est senti obligé de s’exiler. Mais pourquoi bénévole ? La poésie ne l’est-elle pas aujourd’hui ? N’est-ce pas forcer un peu le trait que de nous le présenter comme un poète bankable mais généreux. N’est-ce pas mettre un peu mal à l’aise son ascétisme désintéressé ? Dans l’idée je me serais bien contenté de prisonnier solitaire, ce qualificatif ne convenant pas ici à cause de l’écho césure/rime.

Je n’ai pas prévu à priori de dépasser l’appréciation Beaucoup sur l’échelle fournie par le site. J’ai éprouvé une seule passion dans ma vie (devinette : ce n’est ni le jeu ni l’alcool ni la drogue) et la trésorerie qu’elle m’a laissée m’a fait choisir poésie. Vous comprendrez que Passionnément me file de l’urticaire.
Pour moi, votre perfectionnisme n’a plus que deux échelons à franchir. Bravo encore, merci, et à la prochaine.
Bellini

   Stephane   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

J'y ai tout de suite vu ta résidence, située "Là-bas", vers cet ailleurs où la pensée se détache du lieu structuré où le corps demeure...

J'extrapole, bien sûr, mais ce qui m'a touché est ce quelque part (oui j'insiste) où le corps n'est pas, et où seule la pensée s'évade (bon, j'ai juste inversé ma phrase pour éviter une répétition que j'assume de toute façon entièrement).

Ce que je veux dire est que le corps est là mais que l'esprit est ailleurs (comme ça c'est plus clair) et que cette idée me plait particulièrement.

La reprise inversée de la première strophe au niveau de la dernière strophe (je ne sais pas comment appeler ça) a un effet miroir qui m'a également séduit et qui est fort à propos avec le reflet de la lune sur les eaux du lac.

Au final, on est loin, très loin là-bas, et l'on se sent bien, qu'il s'agisse de nostalgie ou autre.

Bravo et merci !

Stéphane

   PIZZICATO   
18/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un fort joli poème qui égrène ses images de douceur et sérénité, sans oublier une petite touche de sensualité (troisième quatrain).

" Un songe évanescent au crépuscule parme."

" Prisonnier bénévole il offre à l’univers
Ses plus beaux mots d’amour signés d’un long silence "

J'ai juste relevé ces deux passages ; je n'allais quand même pas recopier tout le texte... (sourire).

Un texte de cristal de Cristale. Oups, je sors !!

   sympa   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,

À la lecture de ce très joli poème, m'est venue une image .
Celle que vous avez si joliment et poétiquement décrite: Un poète, seul au monde dans un endroit retiré, assis à la terrasse de sa cabane, écoutant le silence, admirant la nuit noire, la danse des étoiles et la lune en s'inspirant des beautés naturelles qui l'entourent pour écrire des vers.

Un isolement voulu dont la ou les raisons restent floues et sont propres à l'imagination de tout un chacun pour s'en faire sa propre interprétation.

C'est très beau, et à ce moment même où je vous lis et commente, tout dort à la maison et je n'entends que le tic-tac de la pendule du salon : Un moment idéal pour une poésie magnifique, qu'il me tenait à coeur de relire dans un silence quasi complet.

   Luz   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

C'est un très beau poème : la nature, l'étang, la lune, le temps, l'amour ; tellement de choses en quelques strophes.
En lisant, je me suis dit que la poésie classique, c'était simple finalement ; comme l'évidence d'une partie d'échec jouée par des grands maîtres. Facile à reproduire se dit-on alors, mais évidemment non, il y faut tellement de travail, de passion et quelque chose venu d'on ne sait où.
Pour qu'un poème classique soit vraiment réussi, il faut l'imaginer traduit en une langue étrangère et se demander, avec les différences de rythme et de sonorité qu'implique la traduction, si le poème serait aussi bien ressenti ; là c'est évidemment le cas.
Bravo et merci pour ces instants au bord de l'eau.

Luz

   Mokhtar   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Cristale,

« Ses plus beaux mots d’amour signés d’un long silence ». Quel beau vers, dont la fin devrait tenter le commentateur en mal de péroraison.

C’est bien dans le temps infini dont semble disposer le poète retiré du monde que baigne ce poème apaisant et relaxant, pour nous les excités qui ne pouvons accorder à la poésie que quelques bribes résiduelles de nos heures affairées.

Ce temps infini qui favorise et le rêve, et le souvenir. « Et son tic et son tac…ralenti…silence… » : j’ai presque envie de bailler, non d’ennui mais de quiétude sereine.

Sur le plan technique, tout a été dit ici sur la césure des vers 2 et 19, qui laisse penser que la terrasse a été construite avec le bois de la cabane.

Sinon j’ai bien aimé, dans la superbe évocation des quatrains 2 et 3, l’économie des virgules qui fluidifie « l’écoulement » de l’alexandrin.

Très bonne idée que cette reprise inversée des strophes initiales et finales. Luxe de la répétition en variante que l’on s’offre…parce qu’on en a le temps. Toutefois, dans la phrase des vers 3 et 4, le sujet : « terre océane » semble appeler un verbe. Un poème sur le temps a droit à son contingent de points de suspension illimité. J’en aurais mis un après « tac ».
En fin de poème, celui après « l’océane » est fort pertinent. Mais je m’en serais offert un troisième, après le second « tac ». La nonchalance sied parfaitement à la conclusion de ce poème qui célèbre le calme.

Enfin, j’aurais préféré « volontaire » à « bénévole », mais cela se discute, l’idée de don ayant son intérêt.

Réussir un poème à « ambiance » par le style est preuve de talent. Merci, Cristale.

   bipol   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale

étant presque analphabète je suis bien incapable

de juger en quoi que ce soit votre poésie

par contre j'ai suffisamment de sensibilité

pour être attiré par votre texte

il est apaisant pour le cœur et stimulant pour l'âme

c'est un bonheur de vous lire

   Vincente   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé ce poème "équilibré", plein du charme de ses équilibres.
Ainsi celui du pendant du temps clignant dans la régularité de "son tic, et de son tac", comme par l'opposition entre ses onomatopées binaires, physiquement prosaïques, mais aussi parce que dans ce poème, elles viennent contrebalancer le balancement pourtant très rêveur de l'évocation.
Ainsi la narration qui se referme, par ses strophes de début et de fin en miroir, décrivant le contexte de part et d'autre de l'évocation, comme pour rappeler, signifier, cet écoulement cyclique, presque mécanique, dans lequel s'accomplit la pensée, le rêve… tellement peu systématiques…
Ainsi, toujours dans l'intention narrative, le fait que les trois strophes centrales, s'équilibrent encore, autour de celle formant le cœur du "récit" où "sourit à la lune" et à "l'ascète" poète cette "ingénue" mémorable dans "sa silhouette nue". Tout le poème semble dévoué à cette cause centrale, la manifestation/invitation de cette femme-amoureuse en souvenir, mais pour la chanter dans sa magique intromission, celle qui s'invite dans le rêve du narrateur, toute auréolée de ce cadre qu'agrémente ce contexte porteur dévoilé dans les quatre strophes l'encadrant.

Au-delà de l'écriture fine, sans geste forcé, j'ai trouvé très intéressante, accrocheuse, cette narration très volontaire mais pourtant discrète, qui s'impose dans son bon sens mais aussi dans son originale et appropriée expression.

D'ailleurs, le thème en lui-même ne m'a pas laissé indifférent, loin de là, ce "Loin, très loin là-bas", s'agissant d'un ermite "à l'autre bout du monde" qui voit resurgir au cœur de ses "hautes méditations" ce souvenir de "chair pure", comme un rappel que les essences purement "terrestres" ont un attrait qui demeure certain, même pour ceux portés vers les cieux les plus célestes !…

   emilia   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une scène intemporelle de contemplation où la composition très soignée des sonorités et allitérations laisse entendre comme une sonate au clair de lune en fond sonore et participe au charme de l’évocation… ; comme un fondu enchaîné cinématographique et musical, le souvenir d’une femme (ses seins blancs) rejoint la description de la lune qui resplendit dans l’obscurité en son déshabillé… ; la forme du poème et son graphisme visuel soulignent la mise en scène de la première et dernière strophe (crescendo/decrescendo), cette allégorie de la vie où l’on naît puis l’on meurt dans un éternel recommencement, quand la musique de l’horloge rythme son tic-tac au miroir du lac… ; poésie, douceur, émotion et magie sont au rendez-vous pour exprimer l’âme du poète en un paysage choisi, au souvenir nostalgique, dans une respiration silencieuse et respectueuse, très loin, mais si proche, dans le partage de cette « offre d'amour à l’univers… »

   rosebud   
20/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce que je préfère au fond tient en peu de choses:"et son tic, et son tac" simple et nouveau recèle tout le charme de ce poème à mes yeux. Je le préfère en tout cas au "crépuscule parme". A l'instar de Desproges qui avait envie d'envahir la Pologne lorsqu'il entendait du Wagner, je ne peux réprimer le besoin d'un jambon-beurre lorsque je découvre "parme" au détour d'un poème classique.
De même, en cherchant la petite bête, on pourrait imaginer que le "ventre girond" de la blonde ingénue soit la preuve tangible que le rêveur l'a déjà mise en cloque, ce qui serait plutôt hors de propos.
Quand aux hémistiches, je m'en bats les moustaches.

   Davide   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

L'évocation emprunte au registre du fantastique un charme plein de mystère(s) : un paysage nocturne, un (non)-lieu incertain, la lune en reflet sur un lac...
Cette blonde ingénue, dame du lac, serait-elle une naïade ? ;)

La forme, avec ce quatrain en miroir, se fait l'écrin du souvenir, une histoire intemporelle, tel un conte, que le dernier vers referme sur elle-même à tout jamais. C'est vraiment beau.

Dans le détail, j'ai moins aimé :
- "revient sans prévenir" (un peu "familier", non ?) ;
- "un songe évanescent au crépuscule parme" (bizarre, ce "parme" à la rime... mais bon, c'est assez subjectif) ;
- "ventre girond" fait pléonasme puisque "girond" est une adjectivation de "giron" (qui signifie "ventre", entre autres) ;
- le mot "bénévole", hors contexte.

   Cristale   
23/8/2020


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