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Poésie classique
Cristale : Ô Breizh, ma bro !
 Publié le 24/08/16  -  25 commentaires  -  1072 caractères  -  573 lectures    Autres textes du même auteur




Ô Breizh, ma bro !



Un bout de terre, un gros rocher,
Quelques langues de sable rose,
Des dunes que le vent compose
Où l’oyat aime s’accrocher ;

Une île, sur la mer d’Iroise
Qui valse aux mots que je lui dis,
Un joyau né du paradis
Qu’aucun matelot n’apprivoise.

Dans une maison de pêcheur,
Délaissée au gré de la houle,
J’ai fait pour deux, loin de la foule,
Un nid d’amour et de fraîcheur.

Priant le ciel pour qu’il arrive
À l’horizon chaque matin,
C’est sur mon îlot clandestin
Que nous voguons à la dérive.

Seuls ses bras savent m’apaiser
Quand il me berce dans la brume
Et que mes dentelles d’écume
S’évaporent en un baiser.

Des tambourins et cornemuses,
« Ô Breizh, ma bro ! », ton étendard
Me fait danser dans son regard
Au chant royal de mille muses.




* « Ô Breizh, ma bro ! » : Ô Bretagne, mon pays !
Extrait du refrain de l'hymne national breton Bro Gozh ma Zadoù.


 
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   papipoete   
12/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
je connais un endroit près de chez moi, où nul n'accoste que moi sur cet ilot d'Iroise ; en cette terre d'eden, j'attends celui qui me prendra dans ses bras et me bercera dans la brume .
Dans ces moments-là, j'entendrai comme à chaque émoi, jouer tambourins et cornemuses le chant royal de ma Bretagne .
NB je vais la découvrir en septembre, et j'ai prié les fées de Brocéliande de découper dans le ciel, un carré de soleil pour quelques jours ...
papipoète

   JulieM   
26/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau et calme, voilà mes premières pensées en lisant ce poème, une ode intimiste dans laquelle on perçoit l'amour des paysages marins.
Mais il y a peu de mouvements, peu de couleurs, pas d'odeurs. Un petit peu terne à mon goût donc, un certain manque de puissance d'évocation.

Merci.

   Anonyme   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Des Amours maritimes qui se déroulent sur un îlot d'Iroise et de surcroit, amours nées de la superbe plume classique de Cristale, c'est plus qu'il n'en faut pour charmer cet après-midi estival...
Une très belle suite de quatrains parmi lesquels je n'ose privilégier l'un plus que l'autre quoique les deux derniers, et surtout le final, m'ont particulièrement touché... peut-être pour ce "Ô Breizh, ma bro" dans lequel je me reconnais !
La forme est parfaite et je n'y vois rien à changer !
Merci Cristale... Vraiment de la bel ouvrage !

   Hananke   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Les amours de l'auteur(e) en Bretagne.

C'est joliemment écrit avec plein de petites touches
qui se succèdent au gré des quatrains :

langues de sable rose
valse aux mots que je lui dis
un nid d'amour et de fraîcheur
îlot clandestin
dentelles d'écumes

etc...

Sans toutes ses petites images, ce poème serait quelconque
mais elles existent et lui donnent un autre relief.

Ce texte se goûte comme une toile de maître : par ses détails.

   leni   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
a CRISTALE
Je suis un homme du Nord mais j'adore la Bretagne où le granit fleurit Je ne résiste pas à citer quelques vers

Dans une maison de pêcheur,
Délaissée au gré de la houle,
J’ai fait pour deux, loin de la foule,
Un nid d’amour et de fraîcheur.

c'est superbe et d'une infinie douceur

et pour moi les quatre plus beaux vers


Seuls ses bras savent m’apaiser
Quand il me berce dans la brume
Et que mes dentelles d’écume
S’évaporent en un baiser.


quelle aisance dans l'écriture A vous lire on croirait que c'est
facile et pourtant
Bravo Mon salut amical LENI

   PIZZICATO   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les belles images qui embellissent cette poésie reflètent tout l'attachement que vous portez à votre région.
" Une île, sur la mer d’Iroise
Qui valse aux mots que je lui dis,
Un joyau né du paradis "

" Dans une maison de pêcheur,
Délaissée au gré de la houle,
J’ai fait pour deux, loin de la foule,
Un nid d’amour et de fraîcheur. " C'est attrayant. ..

Un fort joli tableau empreint de sérénité.

   MissNeko   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème doux et apaisant qui sent non les embruns.
Le choix des mots ainsi que la prosodie dont de ce poème un lecture très agréable.
Un bel hommage à un pays que je rêverais de visiter
A vous relire

   Lulu   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,

je trouve que ce poème est fort beau et même magnifique !

On suit en cadence le rythme doux de cette attente et les paysages bretons défilent. Je vois l'île que j'imagine dans ses contours et ne peux que vous envier d'avoir de telles sources d'inspiration...

Il fut un temps où je vivais en Finistère et vous comprends.

Quant à cette attente, ces bras qui "savent apaiser", je la trouve délicatement exprimée.

C'est plein d'émotions et si bien tourné. Bravo.

   plumette   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale

quel magnifique évocation de l'amour pour un coin de terre et pour un homme.
tout le texte est alimenté par les mots de l'univers marin breton et j'en veux encore!

merci pour ce partage

plumette

   Anonyme   
5/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Belle région romantique par ses coutumes, déroutante par son audace dont je suis voisin et marié avec elle, puisque ce poème me fait penser à un étang de Bretagne d’où j’ai ramené ce genre de clichés que je garde précieusement.
Cristale votre poème se déguste par petites touches romantiques et me fait songer à une femme de marin pêcheur.

Bravo et comme toujours c’est un plaisir de lire vos vers avec des rimes fortes que l’on oublie en suivant la scène.
Cordialement

   hersen   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime immensément :

Une île, sur la mer d'Iroise,
Qui valse aux mots que je lui dis

C'est comme une sorte d'emprise que la narratrice crée envers les éléments, qu'elle seule connait ces choses. Plus forte que les matelots, à elle toute seule !

Alors toute la poésie du texte en découle, fatalement.

merci de cette lecture.

   Vincente   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Cristale,

Comme il est plaisant de naviguer à bord de votre poème, vous êtes un pilote éclairé de ce lieu, quelques vers, quelques délicatesses et nous apparaît l'endroit du rêve. Votre "île, sur la mer d'Iroise / Qui vogue aux mots que je lui dis" nous apporte ces belles images qui, dites par vos mots, deviennent émotions, touchantes à ravir. Je ne sais si ce transport m'a éteint d'éventuelles remarques formelles, mais je dois constater qu'aucune ne se montre. Et puis il me semblerait regrettable de disséquer une si amoureuse étreinte...

Merci de la très agréable lecture.

   Vincendix   
25/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une ile ! C’est le rêve de tous les amoureux, qu’elle soit réelle ou fictive.
La vôtre est particulièrement agréable, isolée, caressée par le vent, et cette maison de granit que j’imagine aussi solide qu’un roc…

   luciole   
25/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Il me semble que ce pays sauvage méritait un traitement dans lequel le lecteur aurait perçu davantage de vie. Ici tout est bien propret : on entre dans votre poème avec des patins. Votre Bretagne sent l'encaustique.

   jfmoods   
25/8/2016
Le poème est composé de six quatrains en octosyllabes, à rimes embrassées, suffisantes ou riches. Elles se trouvent égalitairement et alternativement réparties entre masculines et féminines, ce qui ne manque pas d'éclairer le lecteur sur l'enjeu souterrain du texte.

Je m'interroge sur la nécessité ou non d'une virgule en fin de vers 5. La relative qui suit est-elle déterminative (pas de virgule) ou explicative (virgule) ? En d'autres termes : est-ce l'île ou la mer d'Iroise qui valse ?

D'autre part, la quatrième strophe me gêne un peu aux entournures... Le sujet implicite de la subordonnée participiale (qui s'étend sur les vers 13 et 14) semble bien être "je". Cependant, celui de la principale qui suit est bien "nous", ce qui ne manque pas de créer une certaine confusion préjudiciable à la clarté, à la transparence du propos. Je propose l'alternative suivante...

"Priant le ciel pour qu’il arrive
À l’horizon chaque matin,
J'attends sur l'îlot clandestin
Que nous voguions à la dérive."

Mais peut-être n'ai-je pas bien saisi vos intentions...

Voici comment j'interprète votre poème...

I) Une terre d'élection bien particulière

1) L'éloignement géographique

Des groupes nominaux ("Un bout de terre, un gros rocher") et un complément de lieu ("Une île, sur la mer d'Iroise") signalent une certaine distance au monde.

2) Le caractère farouche du lieu

Le verbe "s'accrocher", au vers 4, laisse entrevoir une rudesse spécifique du sol. La relative ("Qu’aucun matelot n’apprivoise") en renforce encore l'aspect indomptable.

II) Le terreau d'une relation de couple harmonieuse

1) La prégnance d'une musique

Le champ lexical de la mélodie intime irrigue le poème ("compose", "valse", "houle", "voguons", "berce", "tambourins", "cornemuses", "danser", "chant").

2) Une vague... de sensualité

Le toucher ("ses bras", "un baiser") et la vue ("son regard") imposent leur présence. La métaphore ("mes dentelles d'écume") assimile expressément la femme à la mer.

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Cristale,

J'ai bien aimé l'atmosphère de ce poème ; cette île perdue sur la mer d'Iroise ; cette "maison de pêcheur délaissée au gré de la houle", pour reprendre vos propres termes...

Au début je pensais à une femme attendant son matelot avec impatience mais ensuite j'y ai vu autre chose, et je me plais à croire que c'est l'île qui guette l'arrivée de ce fameux matelot, à cause - ou grâce - aux dentelles d'écume provoquée par les vagues venant glisser sur le sable...

Un très joli poème à la technique et à la poésie irréprochables.

Bien à vous,

Wall-E

   archibald   
27/8/2016
A la lecture du titre, j’avais un peu peur d’un poème à revendication régionaliste. Ç’aurait été te mal connaître : à nouveau une bluette sentimentale traité sur un mode classique parfaitement maîtrisé. C’est plein de joliesse, y compris -pardonne-moi- avec l’acception un peu péjorative que comporte ce terme. Je fais miennes toutes les louanges dont te couvrent les commentateurs, mais j’ai l’impression que tu marches sur des pas que tu as déjà tracés. Évidemment, c’est une valeur sûre, cela fonctionne et te voilà comme toujours joliment emplumée. C'est mérité et ça te va très bien, mais je trouve que tes meilleurs poèmes sont ceux des concours, car tu t’es confrontée à des thèmes imposés que ton talent a su parfaitement négocier.
Mais enfin, ta nature romantique revêt pour moi tous les charmes que tu sais ; tu m’es la Louise Labé d’Oniris (dis-donc, c’est qui ce type qui t’enlace dans les embruns, que j’aille lui casser la gueule ? Ah, non, zut, on avait dit que j’arrêtais…).

NB : jfmoods a raison de noter les évocations de la danse dans ton poème. Que dirais-tu de “De tambourins en cornemuses”, peut-être plus dynamique ?

   Pouet   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Je suis un fan de la Bretagne, ce texte ne pouvait que me parler donc. Je ne compte plus les fois où j'y ai posé mes valises... Et les îles, ah les îles.. Belle île reste à ce jour mon coup de coeur... Mais je suis aussi allé très récemment sur l'île de Batz par exemple.. Bref, Roscoff, Saint-Malo, Douarnenez, Fouesnant les glénan, Dinan, Dinard etc etc... J'arrête ici l'énumération de tous les endroits magnifiques que j'ai pu découvrir en Bretagne mais il y en a bien d"autres... En plus j'adore les galettes et le kouign amann :))

Là une "île sur la mer d'iroise", il doit s'agir d'ouessant ou de Molène?... Je n'ai pas encore eu la chance d'y aller, mais ça se fera sans aucun doute.

Un poème romantique comme il se doit, une écriture limpide, des mots évocateurs.

Bravo.

   OKelsyn   
2/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poème doux et berçant. On se laisse porter par le vent, par les images fortes qu'on peut visualiser simplement en fermant les yeux.

La nature est joliment mise en valeur avec des tournures que j'apprécie particulièrement comme :

"Des dunes que le vent compose
Où l'oyat aime s'accrocher ;"

ou encore

"Seuls ses bras savent m’apaiser
Quand il me berce dans la brume
Et que mes dentelles d’écume
S’évaporent en un baiser."

J'aime la Bretagne et ce texte lui rend sa beauté.

Nature et poésie feront toujours bon ménage, vos rimes embrassées de légèreté.

   fugu   
2/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis justement allé faire un tour de bateau dans le coin récemment. Y a rien à faire, on a beau aller voir ailleurs, c'est quand même ici que l'on a envie de revenir et demeurer... un temps, puis repartir... et y revenir.
Bref, votre poème résonne quelque peu en moi, breton que je suis et qui aime de plus en plus sa région.

Peut-être un bémol en ce qui concerne la forme. La recherche de la régularité rythmique en octosyllabes (si je ne m'abuse) ne semble pas cadrer à mon avis avec l'instabilité du secteur dépeint dans ce poème : La mer d'Iroise.
Ceci étant, vous mentionnez d'avantage une île qui semble être un havre aux yeux du narrateur donc en ce sens, la forme se tient.

Une agréable lecture dans l'ensemble.

   Anonyme   
3/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,

Vous me voyez dépité, consterné, abattu, démoralisé, mais je vais dire encore quelque chose d'une banalité... Votre poème est merveilleux.
Les dentelles d'écume s'évaporent en un baiser, c'est à ce moment-là que j'ai su que vous étiez la mer.
Vos métaphores sont somptueuses, égales à votre talent, et même si mon commentaire ne mène à rien, c'est parce qu'il s'est laisser prendre par le chant des sirènes ( du moins par l'une d'entre elle ).

   Rain   
4/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Encore un comme celui-là et vous entrez dans le carré des quatre mousquetaires.
M.A.C.H. sans ordre de préférence ... pour l'instant.
Trop à dire, les éloges me dérangent autant à dispenser qu'à recevoir, mais Bravo !

   FABIO   
8/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Oui très bon.
j'aime cette subtilité dans vos images , vos vers qui s'accordent
a la perfection, un équilibre parfait sur la corde du texte, et une musique éolienne, océane et si bretonne.

Bravo pour langues de sable rose et dentelles d'écume.

   Alcyon   
13/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour

ma lecture va plutôt vers la poésie libre mais le titre et ma résonance avec la Bretagne m'ont donné envie d'aller voir et quelle belle découverte, en plus j'ai appris un mot nouveau "oyat"
je ne sais que vous dire de "constructif" sur votre poème mais sachez que je l'aime vraiment et qu' il suscite en moi de belles et fortes émotions
merci et que la Bretagne demeure

   Anonyme   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Je dois dire que ce petit bout de pays breton m'a conquis. Est-il réel ce nid d'amour, on se prend à en rêver en tous cas, et que les tempêtes de l'amour et ses mers d'huile nous bercent de langoureux souvenirs.
J'ai aimé "Une île, sur la mer d’Iroise
Qui valse aux mots que je lui dis,
Un joyau né du paradis
Qu’aucun matelot n’apprivoise."
Comment ne pas penser aux chansons du regretté Jean-Michel Caradec, un chanteur qui m'avait enchanté de ses vers sur sa belle Bretagne.
Vos mots sont magiques, une danse intemporelle "Au chant royal de mille muses."
Mille bravos pour ce joyau.


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