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Poésie classique
Cristale : Prélude
 Publié le 05/05/16  -  17 commentaires  -  1009 caractères  -  396 lectures    Autres textes du même auteur


Prélude



Sous un haut dais de bois de rose
En femme fleur à peine éclose,
Du soir avant de t’endormir
Jusqu’à ce que le jour se lève,
Je danserai pour toi sans trêve
À rendre jaloux tout émir.

Si ton cœur à mon cœur s’accointe,
Quand ta bouche à ma bouche jointe
Goûtera le miel d’hypocras,
Je déferai l’unique pointe
Nouée à mon drap de madras

Et je t’offrirai de mes hanches
L’écrin fertile des nuits blanches.


__________

* dais : ouvrage dans la forme des anciens ciels de lit soutenu par quatre colonnes en bois.
* s’accointe : se lie.
* hypocras : infusion à base de miel et d’épices (cannelle, gingembre, musc, ambre, cardamome) dans du vin.
* madras : tissu de soie indien utilisé par les femmes antillaises dont le nombre de nœuds présentés en pointes serrées signifie : 1 nœud (1 pointe) : cœur à prendre, 2 nœuds : cœur épris, 3 nœuds : cœur marié.


 
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   papipoete   
19/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
classique
Qu'il est difficile, en peu de mots, d'écrire une page d'histoire . Or, en 13 octosyllabes, vous parvenez à enflammer " ce prélude " ! Cette femme " en fleur à peine éclose ", ensorcelle divinement celui pour qui elle défera " l'unique pointe ", et offrira son corps, son coeur à prendre, pour peu qu'à elle, il succombe .
Des vers délicieux tels " quand ta bouche à ma bouche jointe goûtera le miel d'hypocras " , donnent soif à mon âme qui rêve à la scène...

   socque   
22/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Une remarque purement formelle : je trouve que, pour un poème court comme celui-ci, les notes prennent trop de place. "Dais" et "s'accointer" se comprennent par le contexte, "madras" me semble un mot plutôt connu (mais peut-être tenez-vous à l'explication de la signification des pointes)...
Du coup, ces quelques vers légers sur un sujet frivole prennent selon moi un tour didactique trop appuyé qui ne leur sied pas. C'est dommage, parce qu'à part ça j'aime bien l'ensemble, je trouve le rythme d'octosyllabes adapté et la forme des strophes sympathiques ; le poème adopte-t-il une forme fixe particulière ?

Pas grand-chose de plus à dire pour moi : la lecture me fut agréable, je ne crois pas trop qu'elle sera inoubliable.

   Anonyme   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale... Prélude exotique et prometteur issu d'une belle plume classique et clos par deux vers exceptionnels...

Et je t’offrirai de mes hanches
L’écrin fertile des nuits blanches.

Court mais suffisant, je ne vois rien à ajouter si ce n'est que le lexique final, hormis le madras et ses nœuds, n'était peut-être pas
indispensable...
Bravo et merci pour cette lecture matinale qui laisse présager une ascension... au septième ciel !

   Robot   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le texte porte parfaitement l'idée du titre. Prélude.
Prélude pour un cœur à prendre, j'aurai donc appris de cette tradition des nœuds.
Juste ce qu'il faut de références anciennes (dais, hypocras, madras, ) trois mots pour donner un sentiment de permanence à ce texte très agréable à lire.

   Anonyme   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,

De tous les bijoux que vous avez écris, je crois que celui-ci restera au panthéon des poèmes classiques.

"Rose" et "éclose" me font penser à ce fameux poème de Ronsard que nous connaissons tous : "Mignonne, allons voir si la rose"... Une référence poétique incontournable - que dis-je, une pépite ! - que votre poème - je le dis ici tout haut - égale de par sa beauté, sa technicité et sa simplicité à la lecture.

J'en oublierai presque les octosyllabes, les rimes masculines et féminines, etc. tant ce poème se laisse lire facilement. Et c'est justement ça le génie : oublier la difficulté technique d'écrire un poème de cet ordre par la simplicité à la lecture.

Mais c'est sans aucun doute la sensualité et la promesse de cette folle nuit d'amour qui ont su définitivement gagner mon adhésion. Ca donne envie, littéralement. Une jeune femme "à peine éclose", "danserai pour... moi ?" sans trêve, à rendre jaloux tout émir"... Là je dis oui !

Et que dire de cette douce mélodie, tellement envoûtante : "Si ton coeur à mon coeur s'accointe, Quant ta bouche à ma bouche jointe"... Je veux vous embrasser, oui, je le veux ! "Goûtera le miel d'hypocras, Je déferai l'unique pointe, Nouée à mon drap de madras". Le lexique nous permet de comprendre que le coeur de cette femme est à prendre grâce à l'unique noeud noué au drap... vraiment sublime...

"Et je t'offrirai de mes hanches
L'écrin fertile des nuits blanches."

J'ai envie d'y plonger, de me fondre à l'intérieur, et d'y mourir... enfin presque. Et dire que ce n'est que le prélude...

Selon moi, ce poème reflète la perfection.

Bien à vous,

Wall-E

P.S. : Comment commenter l'ineffable, finalement ?!? J'en ai les larmes aux yeux...

   MonsieurF   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je n'ai vraiment pas aimé ce poème court.

Je trouve qu'il y a un côté moyen âge d'opérette à ce texte, et j'avoue que ça m'a un peu agacé.
Je ne jugerai pas la forme n'étant pas apte à, par contre.
Mais on trouve, à mon sens de médiéviste, tous les clichés du Moyen-âge: du lit à baldaquins jusqu'à l'Hypocras. Certes, c'est une évocation correcte dans les deux premières strophes, de l'amour courtois, mais en ce cas que vient faire la troisième ici, puisqu'elle évoque les relations sexuelles, que réprouve l'amour courtois ?

Bref, je suis navré de n'avoir pas été convaincu.

   Anonyme   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Décidément, encore une belle balade à travers les mots, que Cristale harmonise à la perfection, et si j'étais émir, il est vrai que je serai jaloux, si cette fleur ne s'offrait à moi.
Très belle poésie.

   Anonyme   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
" femme fleur à peine éclose", "si ton cœur à mon cœur s'accointe", "l'écrin fertile des nuits blanches"... Que ces vers me chavirent !
Une poésie médiévale( peut-être) magnifique, quand même un peu osée pour ce temps lointain, l'amour y est un peu moins courtois comme celui des chevaliers, mais il est vrai que c'est une "Douce dame jolie * " qui s'exprime et les chambres de ces grands châteaux de pierre du Moyen-Âge étaient bien glaciales...
Un seul bémol pour moi, c'est ce drap de madras, rime oblige d'accord, mais les Antilles n'étaient pas trop connues au Moyen-Âge. Bon d'accord, c'est peut-être juste moi qui situe votre texte à cette époque, que j'adore il faut dire.
Bravo pour cette petite merveille, en tous cas.

"* Douce dame jolie", je vous invite à écouter cette chanson du 14 ème siècle qui illustrerait parfaitement votre poème.

   PIZZICATO   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Je danserai pour toi sans trêve
À rendre jaloux tout émir"

" Je déferai l’unique pointe
Nouée à mon drap de madras "
Voilà un prélude qui ne laisse pas de marbre !

"Et je t’offrirai de mes hanches
L’écrin fertile des nuits blanches." Comment résister à une telle perspective !
Un fort joli poème à la sensualité exacerbée.

   Hananke   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Les poèmes érotiques fleurissent en ce moment sur Oniris.

Je vais tout de suite dire ce que je n'aime pas :

Je trouve que le s'accointe est complètement déplacé
dans ce poème, autant par sa lourdeur de mot et de sens,
que par sa mauvaise sonorité : on ne va retenir que ce mot
dans ce petit poème.
C'était fragile et léger avant, après cela donne envie
d'aller faire un tour, j'exagère mais c'est ainsi que je le ressens.

Dommage, le vers final est magnifique, mais le mot disgracieux
demeure comme un arrière-goût.

   Ioledane   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli prélude exotique et sensuel, agréablement tissé.
Je trouve le mot "s'accointe" peu gracieux, c'est la seule fausse note (à mes yeux) de ce court poème.
Le vocabulaire est recherché, les deux vers de chute bien trouvés.
Les notes finales ne me paraissaient pas nécessairement indispensables (sauf éventuellement pour la pointe unique du madras).
L'ensemble manque peut-être juste un peu de surprise, mais c'est charmant.

   leni   
6/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale
Un texte court une série de perles enfilées

En femme fleur à peine éclose Superbe

Si ton cœur à mon cœur s’accointe,
Quand ta bouche à ma bouche jointe
Goûtera le miel d’hypocras,

On ne peut le dire plus simplement BRAVO

Merci et salut cordial LENI

   Pouet   
6/5/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Un petit poème certainement parfait au niveau de la prosodie mais qui m'est apparu assez plat et ô combien convenu.

Je crois que la métaphore de la "femme-fleur" est un modèle du genre en terme de cliché.

J'ai buté aussi sur le vers "À rendre jaloux tout émir." qui ne me semble pas très mélodieux, le "tout émir" me gêne.

Voilà, je suis confus mais je ne vois pas très bien ce que je pourrais retenir de votre poème dont le fond comme la forme semblent avoir été ressassés des centaines de fois. Mais ceci n'est que l'humble avis d'un béotien en terme de classique, avis qui ne vaut certainement pas grand chose.

Cordialement.

   jfmoods   
7/5/2016
Par l'évocation d'un double contexte (orientaliste : « émir », « madras » et médiéval : « s'accointe », « miel d'hypocras »), la poétesse invite lectrices et lecteurs à ouvrir le vadémécum de la relation amoureuse. La métaphore («  femme fleur à peine éclose ») renvoie à l'image de la virginité. Elle ravive le souvenir de Schéhérazade et de l'art consommé de la conteuse : survivre au passage de la nuit en émerveillant son auditeur. Ici, c'est à l'intérieur même du sommeil (complément de temps : « Du soir avant de t’endormir / Jusqu’à ce que le jour se lève », complément circonstanciel de manière : « sans trêve ») qu'agit la locutrice, qu'elle pratique son art subtil et puissant d'ensorcellement à distance (« Je danserai », hyperbole : « rendre jaloux tout émir »). L'homme, par nature fuyant, inconstant, volage, doit préalablement se trouver enchanté, ravi, pieds et poings liés devant la femme qu'il convoite. La construction hypothétique (« Si ») et les métonymies croisées (« ton coeur » / « mon coeur ») mettent en évidence une seconde étape impérieuse à franchir : celle de l'aveu réciproque d'un sentiment tendre. Le parallélisme (« ta bouche » / « ma bouche ») et la rime riche (« s'accointe », « jointe ») scellent alors le pacte amoureux (métaphore assortie d'une diérèse : « l'unique pointe / Nouée ») qui ouvre sur le champ comblant de la sensualité (métonymie : « de mes hanches » , métaphore : « l'écrin fertile des nuits blanches »). Ainsi la femme rêvée, fantasmée, idéalisée, devient-elle, par la traversée de ce prélude, une femme aimée.

Merci pour ce partage !

   Miguel   
10/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème à la volupté tout orientale et en même temps très universelle. La sensualité émane de la musique de chaque vers, les images sont fort évocatrices; j'aurais écrit "un émir" plutôt que "tout émir", mais cette remarque n'est que peu de choses au regard des qualités de ce poème. Bravo Cristale.

   mina   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour, je trouve ce poème trop classique et le thème peu original , même si la forme est maîtrisée , je ne me suis pas laissée emporter par ce voyage sensuel, désolée .

   FABIO   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

Beaucoup de jolis mots mais qui laissent au texte un sens compliqué, torturé, a lire c'est agréable, a comprendre beaucoup moins.
Il y a une réelle envie de plaire au lecteur, et la poésie est là, mais je le redis le fond ne vaut pas la forme.

Au plaisir de vous lire


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