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Poésie néo-classique
Cristale : Si la rose
 Publié le 03/11/15  -  18 commentaires  -  855 caractères  -  541 lectures    Autres textes du même auteur

Madrigal.


Si la rose



Ô Toi qui sais m’offrir tous les mots retenus
Du clavier de tes doigts, c’est dans les interlignes
Que j’aime les entendre aux pages que tu signes.
Je viens, cheveux défaits, légère et les pieds nus.

Oui, chante de mes yeux les émois inconnus,
Reflets de mille éclats embués des insignes
Secrets de mes soupirs et tu sauras, en signes
D’aveux, ces doux frissons tels jamais je n’en eus.

Ce soir, nous dormirons sur un lit de tendresse
Dans les bras l’un de l’autre après qu’une caresse,
Ou deux, ou même plus, apaisent notre fièvre.
Je serai ton Hélène et tout comme Ronsard

Tu réinventeras, du frôler de ta lèvre,
Des baisers à frémir d’une onde enchanteresse
Jusqu’à ce que je sombre en tes rimes d’orfèvre ;
Allons voir si la rose… avant qu’il soit trop tard.


 
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   Vincendix   
18/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ronsard et la rose, déjà tout un poème.
Une invitation qui ne se refuse pas, surtout avec des cheveux défaits, légère et des pieds nus... De jolis pieds je n'en doute pas, à l'image de ceux que nous avons le loisir de lire
Le dernier quatrain est un bouquet qui se cueille en plaisir.

   cervantes   
21/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
ce magnifique poème m'a forcé à réviser la définition du madrigal qui pour moi était essentiellement une forme musicale. Bien m'en a pris, puisque je découvris Madrigal de P Ronsard dont vous vous inspirâtes sans nul doute.
La forme m'est alors apparu parfaite. Mais surtout l'émotion et la sensualité de votre texte m'ont été droit au cœur.

Le lecteur ne peut que fantasmer sur Hélène...

   leni   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
c'est un poème d'une pureté exemplaire Tout est dit avec pudeur
et sensualité

Voici mes quatre vers préférés

Ce soir, nous dormirons sur un lit de tendresse
Dans les bras l’un de l’autre après qu’une caresse,
Ou deux, ou même plus, apaisent notre fièvre.
Je serai ton Hélène et tout comme Ronsard
ET le dernier vers!!!
Merci pour ce moment Bravo Salut cordial Leni

   Francis   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Belle comme Hélène se promenant pieds nus sur les remparts d'Ilion.
Sensuelle comme la fille de Zeus qui fit chavirer le cœur de Pâris. Ces vers sont un hymne à la beauté, au plaisir, à l'amour. Aphrodite inspira cette plume que Ronsard eût appréciée.

   Anonyme   
3/11/2015
Bonjour Cristale
Ce madrigal est en quelque sorte une réponse à celui de Ronsard.
Vous en suivez fidèlement la forme. La disposition des rimes des derniers quatrains est aussi élégante qu'inattendue.

Au premier quatrain, on comprend que si la fougue de votre amoureux est toute en retenue, la votre n'a pas ces pudeurs hors de saison et sait pimenter ses vers de quelques traits d'humour.
A la rime du vers 8 et bien entendu à la chute qui inverse les rôles du célébrissime Sonnet à Hélène
A votre façon vous l'invitez à "cueillir dès aujourd'hui les roses de la vie"
Merci Cristale et félicitations pour ce poème qui ne souffre pas de la comparaison avec ceux de ce polisson de Ronsard

   phoebus   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Si tu t'imagines, Mignonne, Mignonnelette qu'en démontant ces ressorts rouillés, on est capable d'atteindre toutes les virtualités alors Approce toy mignardelette. Fais comme si on avait jamais rien vu, et beauté et laideur n'auront plus aucun sens car le désir de consumer la flamme ne peut plus contenir les civiles fureurs.

Votre œuvre sait faire découvrir le rose de la chair, sculpter les vers comme un sourcier pour qui ce qui compte c'est ce qui n'a pas encore été dit.

   Condremon   
3/11/2015
J'ai apprécié cette lecture, c'est joliment écrit.
L'alexandrin n'est pas pesant
C'est engageant
Et même très sautillant
Parfois haletant
Toujours plaisant

   papipoete   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Cristale; en voilà un compliment à celui qui sait offrir les mots retenus, et chanter les émois inconnus, et provoquer ces doux frissons jamais atteints chez sa belle.
Ce soir , sur un lit de tendresse, dans les bras de son "Hélène", il réinventera ces baisers à frémir d'une onde enchanteresse.
Que la langue française est belle quand elle est servie de si bonne façon! Au diable anglicismes et autres sms! Je voudrais bien retourner sur les bancs de mon école, boire de votre bouche des leçons que vous me prodigueriez sur les mots de Ronsard!

   PIZZICATO   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Assez souvent, en poésie c'est l'homme qui exprime sa fougue à son aimée. Ici c'est lui qui reçoit ces aveux brûlants.
" après qu’une caresse,
Ou deux, ou même plus, apaisent notre fièvre." Heureux le destinataire de ces mots.
Le dernier quatrain est mon coup de coeur.

   Arielle   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

Cette réponse à l'ode à Cassandre, que tu mets dans la bouche d'Hélène, semble touchée par la grâce de son cher François. Mais en plus sensuels, plus frémissants tes vers sont incontestablement féminins et d'un érotisme plus avéré qui ne joue pas à cache-cache avec la métaphore de la rose et j'apprécie cette touche personnelle qui est bien dans l'esprit du madrigal.

Je trouve moins gracieux que les autres le deuxième quatrain avec ses deux rejets successifs (insignes-secrets et signes-d'aveux) qui en rendent la lecture moins fluide.
Le présent dans le onzième vers me surprend un peu mais je suppose que s'il a passé la barrière des correcteurs en Centrale il est correct.
Une dernière chose, en relisant ce beau poème, je me dis que sans les vers 12 et 16 il aurait sans doute perdu sa référence à Ronsard mais n'aurait pas démérité dans la catégorie des sonnets érotiques. Le clin d'oeil était tentant, certes, mais tes vers ne me paraissent pas avoir besoin d'un tel appui pour qu'on les apprécie à leur juste valeur.

   Anonyme   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale ! Voilà une superbe rose qui n'a d'égal que la beauté de ce madrigal, assez peu courant dans la poésie onirienne. Le remettre au goût du jour est tout en votre honneur.
Un poème intemporel car ici rien ne rappelle notre trépidante époque sans pour autant nous ramener à celle de Ronsard...

Je viens, cheveux défaits, légère et les pieds nus.

Un vers que j'apprécie tout particulièrement...

Jusqu’à ce que je sombre en tes rimes d’orfèvre ;

J'avoue avoir sombré dans les vôtres !

Bravo et merci...

   Damy   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel charme !
J'aime particulièrement l'originalité dans la forme de l'alternance des rimes des 2 derniers quatrains. Elle rajoute à la coquinerie coquette d'Hélène, je trouve.

Merci pour tant de fraîcheur matinale, Cristale.

   Automnale   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle grande amoureuse que cette poétesse ô combien romantique ! Heureusement que le malheureux Ronsard n’est plus là pour voir cela ! Succombant, on le comprend, aux perles de Cristale, il ferait encore des infidélités à Marie ou Cassandre… Et la rose aurait bon dos…

J’imagine fort bien Cristale disant au poète, au château de la Possonnière : « Je viens, cheveux défaits, légère et les pieds nus »… Et je vois, je vois… Ronsard ne résistant pas à la folle promesse de doux frissons incomparables. Pauvre homme !

Je me demande bien qui refuserait ce sublime programme : « Ce soir, nous dormirons sur un lit de tendresse/Dans les bras l’un de l’autre après qu’une caresse,/Ou deux, ou même plus, apaisent notre fièvre./Je serai ton Hélène et tout comme Ronsard/Tu réinventeras, du frôler de ta lèvre,/Des baisers à frémir d’une onde enchanteresse ». Que celui qui reste insensible lève le petit doigt…

Les poésies de l’auteur me font souvent penser à Marceline Desbordes-Valmore (j’ai déjà eu l’occasion de le dire). Une fois de plus, je me demande s’il ne s’agit pas d’une réincarnation.

Cristale, si je me réfère à vos mots, vous avez bien choisi votre pseudo.

   Hananke   
3/11/2015
Bonjour Cristale

Dommage que ce très beau madrigal ne respecte pas
l'écriture classique : l'alternance des rimes féminines/masculines
faisant défaut dans les deux derniers quatrains.

Quelques rejets, également, gênent la lecture(insignes secrets et signes d'aveux)
L'esprit de Ronsard est lui, bien apparent avec de très beaux vers
comme souvent chez l'auteur :

Ce soir, nous dormirons sur un lit de tendresse
Dans les bras l’un de l’autre après qu’une caresse,

En raison du "léger" défaut de fabrication, je ne poserai pas
d'appréciation.

   Mona79   
3/11/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'apprécie beaucoup ces vers où tout est effleuré, tendresse, caresse, du bout des doigts, à fleur de cœur, "glissez mortels, n'appuyez pas"... "lit de tendresse/frôler de ta lèvre/rimes d’orfèvre" : comme au temps de Ronsard tout est dit en délicatesse, un poème comme je les aime... merci.

   jfmoods   
4/11/2015
L'intertextualité ronsardienne, agrémentée de l'horizon d'attente des points de suspension (« Allons voir si la rose... »), se lit aussi dans un ajustement des rimes semblable à celui du madrigal pour Hélène (embrassées dans les deux premiers quatrains, agencées subtilement et suivant le même modèle dans les deux derniers : 1-2-6 / 3-5-7 / 4-8). Une femme s'avance, invoquant l'image tutélaire du poète (apostrophe : « Ô », majuscule : « Toi »). Par ses vers, celui-ci, amoureux, transfigure en effet la beauté de l'aimée qui l'invite, par un carpe diem salvateur (subordonnée de temps finale : « avant qu'il soit trop tard »), à poursuivre une célébration exaltée des sens (description : « cheveux défaits, légère et les pieds nus », complément circonstanciel de temps : « ce soir », impératif : « Chante », hyperboles : « mille éclats », « tels jamais je n'en eus », gradation : « une caresse / Ou deux, ou même plus », rejet et contre-rejet figurant la tension du sentiment amoureux : « en signes d'aveux », expression de l'intimité : « dans les bras l'un de l'autre », toucher appuyé par des métaphores : « Du clavier de tes doigts », « lit de tendresse », « du frôler de ta lèvre », toucher avalisé par le lexique amoureux : « émois », « soupirs », « frissons », « tendresse », « caresse », « fièvre », « baisers », ouïe : « clavier », « entendre », vue : « mes yeux », recours au futur : « sauras », « dormirons », « serai », « réinventeras », thématique subtile de l'eau accueillante : « onde enchanteresse », « je sombre ») que le langage poétique (adjectif possessif : « ton Hélène », comparatif : « tout comme Ronsard ») aura pour charge de fixer (champ lexical de l'écrit : « mots retenus », « clavier », « interlignes », « pages », « signes », « rimes d'orfèvre »).

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
11/11/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

...

J'aime cette tournure du XVIème...

Votre poème est donc une "réponse", un parallèle à celui de Ronsard, plutôt réussi d'ailleurs. La seule chose qui m'intrigue se situe dans la deuxième strophe, à savoir :

"Oui, chante de mes yeux les émois inconnus,
Reflets de mille éclats embués des insignes
Secrets de mes soupirs et tu sauras, en signes"

Terminer le second vers par "insignes" en débutant le suivant par "Secrets" ne me satisfait pas d'un point de vue syntaxique, mais bon, ceci n'est que mon ressenti. Toutefois j'aimerais bien connaître votre explication car cela m'intéresse, d'un point de vue technique, car pour ma part j'ai toujours hésité à employer ce genre de procédé, considérant que celui-ci était plutôt incorrect. En tout cas cela me fait grincer des dents...

Le dernier vers est celui que j'ai le plus apprécié ; il est sublime !

"Allons voir si la rose… avant qu’il soit trop tard."

Wall-E

   Zorino   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Cristale,
Ce poème est d'une telle sensualité et d'une telle beauté que je ne saurais quoi dire d'autre que sublime ! Sublime ! Sublime ! Sublime ! Sublime ! Sublime ! Sublime ! ...
Merci pour ce beau partage.


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