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Poésie classique
Cristale : Un matin de cristal
 Publié le 13/06/17  -  17 commentaires  -  820 caractères  -  373 lectures    Autres textes du même auteur

Madrigal.


Un matin de cristal



Au seuil de vos saisons, mi-d’été, mi-d’automne,
Laissez-moi recueillir pour mon jardin secret
Les gemmes de vos mots, ces bijoux sans coffret,
Vos poèmes fervents que la plume chatonne.

Discrète et sage comme une statue atone
Laissez-moi découvrir le jardin guilleret,
Dans l’ombre de vos jours, tel un chardonneret
Laissant passer l’hiver de son chant monotone.

En muse cristalline aux aveux inédits,
Laissez-moi vous offrir mes jardins interdits
Jusqu’à ce que ma peau sous vos doigts vous murmure
Le bouquet de frissons, prémices du final.

De la fleur au flacon que votre souffle apure,
Laissez-moi vous ouvrir le jardin des non-dits
Avant que votre bouche ait cueilli la jaspure
Des roses de ma robe, au pourpré virginal.


 
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   Donaldo75   
28/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème composé en alexandrins bien rythmés, parce qu'il suggère plus qu'il ne décrit, qu'il murmure plus qu'il ne déclame, alors qu'il emprunte le vocable classique et habituel de ce type d'écrit.

Quelques remarques:
* "Laissant", dans le huitième vers, semble une répétition inutile puisque le verbe laisser est employé pour scander une sorte de refrain
* Les termes doux (chatonne, atone, murmure, apure) donnent la réelle tonalité sourde de ce poème; c'est ce que j'aime le plus.

Merci pour la lecture,

Donaldo

   papipoete   
31/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
A vous qui me faites si bien la cour, découvrez de moi les atours, et de mes cheveux jusques à mes pieds, j'invite votre bouche et vos doigts à suivre de mon corps le moindre contours .
NB je ne retiens pas facilement la construction du " madrigal ", mais découvre dans ces vers un billet-doux magistral, où tous les sens sont éveillés ; le souffle court, la peau qui frissonne, le jardin secret guilleret interdit des non-dits qui ouvre sa porte, la rose de la robe qui s'empourpre .
Le 3e quatrain est délicieusement érotique, et tellement poétique !
Heureux l'invité à ce moment merveilleux !
Classique parfait !
papipoète

   PIZZICATO   
13/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est " Un matin de cistal ", et votre plume l'est tout autant.
Une sensualité élégante et discrète, mais bien présente.

" Les gemmes de vos mots, ces bijoux sans coffret, " ce vers lui-même est une pierre fine.

   Grange   
13/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Merci pour ce beau cadeau ; j'accepte vos jardins interdits, rassurez-vous nul ne le saura, ça restera entre nous.

Je me demande si vous n'êtes pas une bijoutière qui s'ignore (ou peut-être une vraie, qui sait ? ) mais en tout cas vous savez recueillir les gemmes lorsque vous en voyez passer...

Bien !

   Alexandre   
14/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir Cristale... Quatre quatrains parfaits quant à l'écriture classique et de très jolis vers tel celui-ci...
Les gemmes de vos mots, ces bijoux sans coffret...

ou encore... En muse cristalline aux aveux inédits.

Ce madrigal dégage un parfum suranné qui colle bien avec le XVIème (siècle et non point arrondissement, quoi que !) mais je dois avouer que je n'en suis pas très friand. D'autre part ce genre poétique était, je crois, surtout utilisé pour séduire une dame ce qui n'est pas ici le cas. Autre point prêtant à controverse, la répétition du "Laissez-moi" qui n'est pourtant pas une obligation dans cette forme poétique...
Bonne continuation, chère amie...

   Pouet   
13/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bsr,

Il me semble constater que vos poèmes "galants" ou "courtois", je ne sais comment les nommer, pardonnez-moi -ignare que je suis- "s'adressent" assez souvent à un autre poète, le poète de l'amour en quelque sorte, de votre amour réel, rêvé, ou les deux.

J'aime beaucoup ces deux vers dont il me semble avoir déjà lu plus ou moins l'équivalent sous votre plume mais peut-être me trompe-je:

"Les gemmes de vos mots, ces bijoux sans coffret,"
(...)
"Vos poèmes fervents que la plume chatonne."

J'ai l'impression que vous appréciez beaucoup comparer les mots à des bijoux, que vous mettez un point d'honneur à "ciseler la passion". Orfèvre des sentiments que vous êtes.

Avec d'autres plumes j'aurais sans doute à cœur de "reprocher" le côté suranné des vers, à railler cette fragrance "grand siècle" qui vient chatouiller mes narines capricieuses.

Mais allez savoir pourquoi, avec vous je n'y vois que sensibilité, pudeur et virtuosité.

Voyez-vous, quand je vous lis je me sens l'âme lyrique.

Allez je me laisse aussi emporter par ceci:

"De la fleur au flacon que votre souffle apure"

De "Grasse", parfumez donc.

Pour rechigner un peu parce que faut pas déconner quand même, je me serais peut-être passé de l'adjectif "cristalline" qui amplifie la redondance entre le titre et votre pseudo.

Au plaisir.

   Zorino   
14/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Après plusieurs lectures, c'est au petit matin de cristal que je souhaitais vous faire part de mes modestes impressions quant à votre si joli madrigal où seul l'amour y résonne avec passion, tel un violoniste qui continuerait à faire chanter son instrument malgré le fait que le bateau sombre dans les tréfonds d'un océan glacial.

Votre poème semble venu d'ailleurs, d'une époque révolue. En vous lisant, j'ai eu cette belle et étrange impression de me retrouver en plein cœur de l'époque romantique, là même où George Sand et Frédéric Chopin se rencontraient furtivement et passionnément dans un appartement cossu de la région parisienne.

Sur la forme, je passe. Je ne suis pas assez qualifié pour émettre une critique fondée et entre nous, je me fiche éperdument de la manière avec laquelle est construit un poème. Ce qui m’intéresse avant toute chose, c'est de vibrer de par la musicalité et le parfum qui se dégagent du contenu. Pour le reste, ce n'est pas de mon ressort, et c'est d'ailleurs beaucoup mieux ainsi.

En tout cas, sachez que j'ai passé un agréable moment en vous lisant, vraiment.

J'ai beaucoup apprécié ces 2 vers :
Jusqu’à ce que ma peau sous vos doigts vous murmure
Le bouquet de frissons, prémices du final.

J'en ai presque eu des frissons...

Merci pour ce beau partage

PS : très jolie photo ! Ce mélange de couleurs et cette forme si gracieuse rendent cette statue de Cristale absolument divine

   Robot   
14/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une belle composition classique, de style Ronsardien, fluide et doux. Peut être moins apprécié la statue atone (muette ?). ou le jardin secret (peu original).
Mais conquis par d'autres beaux vers allitérés:
"Le bouquet de frissons, prémices du final."
"De la fleur au flacon que votre souffle apure"
et le clin d'œil à Ronsard du dernier vers.

   Michel64   
14/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme cela est bien dit avec ces alexandrins impeccables qui peuvent se réciter sans heurts.

Je suppose que la disposition des rimes aux deux derniers quatrains définissent le madrigal.

Une seule formulation m'a un peu gêné :
"... un chardonneret
Laissant passer l’hiver de son chant monotone."

Laissant passer l’hiver de son chant ? N'y a t'il pas là une maladresse ? ou c'est moi ?

Pour le reste bravo, Cristale. De la belle ouvrage comme d'habitude.

   Arielle   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Cristale,
Pourquoi ces images cristallines qui semblent s'adresser à tous mes sens ne m'émeuvent-elles pas ? Vos vers s'adressant successivement à la vue que flattent ces bijoux sans coffret, à l'ouïe qui attend le chant du chardonneret, puis au toucher avec son bouquet de frissons et enfin à l'odorat que caresse la fleur dans son flacon, je devrais être comblée par tant de délicatesses !
Mais j'ai l'impression que c'est justement cet excès de délicatesses, cette préciosité d'orfèvre qui gâchent mon plaisir. Je suis vraiment désolée d'être aussi peu sensible à tant de grâces que je trouve surannées et si peu naturelles !
Je me sens un peu comme l'éléphant dans votre magasin de porcelaine où, en clignant de la paupière, je prends le risque de briser le charme dans lequel vous concentrez tant d'élégance.
EDIT : Un petit coup de plumeau pour réparer mes dégâts ?

   plumette   
14/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale

poésie classique et madrigal.
Je poursuis grâce à vous sur Oniris mon apprentissage des règles de la versification et de la prosodie et je trouve autant d'intérêt à vous lire qu'à lire vos commentateurs initiés.
Le rythme donné par les alexandrins est très agréable et votre talent est concentré dans les images et les sons que vous nous offrez .

EX
"Les gemmes de vos mots, ces bijoux sans coffret"

Pourquoi ne pas mettre un lien pour l'image associée à votre poème?
J'avais vu l'image avant et je pense que cela a aidé ma lecture.

La strophe 3 est ma préférée, celle où la muse cristalline s'anime sous la caresse.

   Francois   
14/6/2017
Le poème est bien écrit, impeccable sur le plan de la prosodie, vocabulaire choisi... mais il ne me touche pas particulièrement.
Est-ce une poésie trop précieuse ou trop romantique pour moi ?
Ou un certain manque de naturel ?

Je n'aime pas trop, par exemple :
"Jusqu’à ce que ma peau sous vos doigts vous murmure
Le bouquet de frissons, prémices du final."

   Cristale   
15/6/2017

   Somnium   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai apprécié ce madrigal à cause de l'atmosphère particulier qu'il dégage.

"De la fleur au flacon que votre souffle..." La répétition du son "f" est approprié et voulue, je le sens. De même que "mi-d'été, mi-d'automne"...

"Chardonneret/hiver" est bien en relation.

J'ai beaucoup aimé, merci.

   jfmoods   
16/6/2017
Ce poème me fait penser, par sa thématique, au poème "Tes pas" de Paul Valéry...

-> https://poesie.net/valery1.htm

Sous un angle ou sous l'autre, on parle au lecteur du processus par lequel ce qui gît encore mystérieusement dans l'imaginaire du poète (démonstratif : "ces bijoux sans coffret", complément de lieu : "Dans l'ombre de vos jours", métaphore : "le jardin des non-dits") va se lever pour devenir verbe (subordonnées relatives : "que la plume chatonne", "que votre souffle apure"). Cette illumination est généralement prise en charge par la figure tutélaire de la muse (comparaisons : "comme une statue atone", "tel un chardonneret") qui va se donner pour tâche de libérer un champ de sensualité propice à l'éclosion du poème (anaphore à l'impératif : "Laissez-moi" x 4). Chez Valéry, l'ouïe et le toucher s'entremêlent en un ballet étrange et troublant qui va mener à l'acte d'écrire. Ici, toute la palette des sens est convoquée (toucher : "ma peau", "vos doigts", ouïe : "son chant monotone", "murmure", vue : "cristalline", odorat : "de la fleur au flacon", goût : "que votre bouche ait cueilli") pour que le poète glisse doucement de l'autre côté du miroir (image du passage : "Au seuil", "Jusqu'à ce que", "Avant que"), vers le printemps des mots.

Merci pour ce partage !

   Cat   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De gemmes en cristal, des bouquets de frissons garantis.

Si je ne sais pas apprécier le travail d’orfèvre qu’il faut au poète classique, le raffinement de tes vers, Cristale, me porte au plaisir sur tes eaux inspirées et toujours empreintes d’une grande sensualité.

Un grand merci pour cette sensualité raffinée, qui toujours me parlera.

A te relire

Cat

   fried   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime cette muse qui se voudrait sage et se dévoile coquines pour des jeux inédits.
Bravo pour ce poème bien tourné et ses mots choisis.


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