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Chansons et Slams
Cristale : Viendrez-vous en septembre ?
 Publié le 09/11/19  -  33 commentaires  -  1135 caractères  -  621 lectures    Autres textes du même auteur

Rose, cuivrée ou flamboyante, la côte bretonne dévoile toute sa beauté et sa poésie. Elle change de couleur selon son humeur et la luminosité, mais elle reste toujours resplendissante.


Viendrez-vous en septembre ?



https://www.aht.li/3422826/Viendrez_vous_-_06_10_2019_1519.mp3
Musique, guitare et accompagnement : Ours (Christophe)
Interprétation : Pauline et Ours (Christophe)



Viendrez-vous en septembre,
Au pays du granit,
Où les grands rochers d’ambre
Font de l’ombre au zénith ?

Vous verrez la fougère,
Tout au long des sentiers,
Caresser la bruyère
Des chemins douaniers.

Nous boirons aux fontaines
L’eau de source au goût frais,
Fruit des nuits souterraines
De ruisseaux guillerets.

Nous irons sur la dune,
Oubliant les saisons,
Regarder la fortune
D’infinis horizons.

Allongés sur le sable
Nous pourrons oublier
Le verbe raisonnable
Dans son bel encrier.

Vous saurez la musique,
Au doré de mon sol,
Quand le vent sympathique
Nous fera girasol.

L’aube déjà se cambre
Au pays du granit
Viendrez-vous en septembre
Me rejoindre au zénith ?


 
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   Corto   
24/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici une belle invitation à venir "en septembre, Au pays du granit".

La description des côtes bretonnes est intime et subtile "Vous verrez la fougère, Tout au long des sentiers" ou "L’eau de source au goût frais, Fruit des nuits souterraines".

Pays de méditation devant la nature "Regarder la fortune D’infinis horizons"
mais l'invitation cache encore d'autres intimités: "Nous pourrons oublier Le verbe raisonnable";
"Quand le vent sympathique Nous fera girasol".

La strophe finale confirme le double sens très étudié de chaque image "L’aube déjà se cambre Au pays du granit."

Sans aucun doute cette invitation est à prendre en considération...

Mon appréciation s'applique avant tout au texte, dont la mise en chanson n'apporte guère à la poésie délicate.

   ANIMAL   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau texte, plein d'images superbes et de doux sentiments.

Je n'ai pas écouté la mise en chanson, le poème me suffit amplement car il est équilibré et musical en lui-même, il coule comme l'eau de source des fontaines.

Toutes les strophes me plaisent mais si je devais en choisir une, ce serait :

"Allongés sur le sable
Nous pourrons oublier
Le verbe raisonnable
Dans son bel encrier"

Tant l'image est parlante. Et je retiendrais aussi ce vers :

"L’aube déjà se cambre"

car jamais je n'aurais songé à associer ces mots qui vont si bien ensemble et suggèrent tant de choses.

Bravo pour ce texte poétique en diable

en EL

   cherbiacuespe   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Jolie petite ballade vantant les mérites d'une Bretagne que l'on dit pourtant pluvieuse.

La musique est joyeuse, entraînante, rythmée et sonne bien à l'oreille. Bref, elle passe très bien. Du coup le texte, qui coule dans le même lit que la musique, se marie fort bien. La voix de Pauline colle avec harmonie et l'addition de celle d'Ours au quatrième quatrain ajoute tout à coup une grâce supplémentaire. Changement de ton à l'avant-dernier quatrain, belle trouvaille!

Composition simple et efficace, texte dépouillé, c'est une plaisante chanson, merci pour cette agréable fraîcheur.

   papipoete   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
chansons et slam
" viendrez-vous en septembre, découvrir cet endroit où nous oublions d'être raisonnables... ? Le décor est monté sur cette côte de granit, où la pierre se fait douce comme herbe tendre, pour accueillir les amoureux.
NB voici 2 nouvelles voix à rajouter à celles de nos " célébrités oniriennes "... mais je crains que l'anonymat ne soit pas respecté ?
la 5e strophe est ma préférée de cette poésie en hexasyllabes, bien sagement versifiées.
papipoète

   Queribus   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un texte sans prétention mais bien écrit avec des mots sautillants tout comme la musique entrainante pleine de gaité et de fraicheur; on en a bien besoin par les temps qui courent. J'ai eu aussi l'impression qu'on entendait pas assez la voix mais il s'agit sans doute d'un simple problème technique aisément rectifiable..

En conclusion, deux minutes agréables à vous écouter et maintenant on attend la suite.

Bien à vous.

   Donaldo75   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je suis agréablement surpris par cette chanson, en particulier son interprétation musicale. Du coup, les paroles ont fait résonner quelque chose dans mon cerveau, provoquant l’intérêt de mes cellules grises. J’ai relu le texte et l’ai trouvé bien tourné, rythmé, musical, même si c’est l’interprétation chanté qui m’a séduit en premier. Finalement, ça parait simple d’écrire une chanson – je sais que ce n’est pas le cas mais c’est à dessein que je le dis, pour appuyer la performance – et plus compliqué de l’interpréter ; cette impression de facilité explique pourquoi ce texte m’a plu et donné envie de le relire, sans la bande son cette fois-ci.

En tout cas, bravo à tout le monde, auteur, compositeur, interprète.

   bipol   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Cristale et les musiciens

j'adore cette belle petite chanson

résolument contemporaine

avec de belles images simples dans le bon sens du terme

elle pourrait passer et repasser sur les ondes

tellement elle est plaisante et réchauffe le cœur

c'est vraiment adorablement mis en musique et chanté

bravo à vous trois

   Hananke   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Une belle chanson, un bon texte...Mais l'interprétation me laisse
sur ma faim. Je lui trouve un air trop détaché et la voix masculine
qui se rajoute au milieu du texte, semblant légèrement décalée,
ne rajoute rien à l'ensemble.
Perso, je pense que le texte se suffisait à lui-même pour nous
inviter à découvrir ce joli pays.

Bon, rattrapons-nous sur le poème, aux belles images du pays
du granit pour caresser la bruyère et passer un bon moment.

   sympa   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Une belle invitation à "venir en septembre au pays du granit " , découvrir cette belle région que j'affectionne par la beauté de ses paysages.

Les paroles, très imagées et naturellement musicales, sont une belle poésie qui aurait pu se passer d'un accompagnement musical .

Et pourtant, en écoutant l'interprétation, celle ci se marie très bien avec votre poème , Cristale, et la voix masculine apporte pour ma part un plus non négligeable et qui m''a beaucoup plu.

Merci à vous trois .

   STEPHANIE90   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour !

un superbe poème qui sautille sur quelques notes ; comme auraient pu sautiller les fées et druides dans les méandres des forêts bretonnes.

Un magnifique texte au refrain et sur l'ensemble un soyeux double sens.
Je suis un peu ennuyer pour commenter aujourd'hui.
La mise en musique est belle mais car aujourd'hui, il y a un mais pour moi ; elle m'a rappelé direct la musique de Big Flo et Oli "le refrain" sur Dommage co-composé avec Stromaë, avec des modulations de la rythmique ?!?
Mais il n'y a peut-être que moi qui l'entend, enfin mon oreille. Lol !

Mon appréciation finale tiendra évidement compte de l'ensemble.

C'était agréable à écouter, merci à tous pour cette belle interprétation,

Stéphanie

   PIZZICATO   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Faut-il attendre septembre pour vous " rejoindre au zénith " ?
Une invitation dont les belles images nous incitent à venir au " pays du granit ''.
" Fruit des nuits souterraines
De ruisseaux guillerets "

" Nous pourrons oublier
Le verbe raisonnable " et même le bannir...
Un poème empli de douceur et sensualité.

J'aime cette musique à la connotation reggae et ce type de voix féminine.
Une belle réalisation. Bravo à ce trio qui j'espère nous reviendra souvent.

   Annick   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est une invitation à découvrir le pays du granit, des rochers aux couleurs changeantes mais aussi celui des sentiers bordés de plantes, de sources fraîches. Une invitation à rêver, pour s'évader à deux. Le pronom personnel "nous" sollicite le lecteur dans ce sens.

Nous irons sur la dune,
Oubliant les saisons,
Regarder la fortune
D’infinis horizons.

A travers celle-ci se dessine en filigrane une autre invitation, sans doute amoureuse :

Allongés sur le sable
Nous pourrons oublier
Le verbe raisonnable
Dans son bel encrier.

Vous saurez la musique,
Au doré de mon sol,
Quand le vent sympathique
Nous fera girasol.

L'adverbe "déjà" dans la dernière strophe semble dire à celui à qui s'adresse la narratrice : "ne tardez pas"... La reprise de la question, "Viendrez-vous en septembre ?", dans l'avant dernier vers, va dans ce sens.

Fond et forme se lient en une sorte de musique légère que vient sublimer la musique et le chant. Simplicité et originalité vont de pair.

Jolie ambiguïté du quatrième vers :

"Où les grands rochers d’ambre
Font de l’ombre au zénith ?"

Ou encore, cette très belle image ou le mot "girasol" me fait penser à la fois au tournesol et au parasol :

"Quand le vent sympathique
Nous fera girasol."

J'ai aimé l'interprétation de Pauline, cette manière de poser sa voix sur les mots, à peine un effleurement, cette façon aussi de les prononcer et qui ne manque pas de charme.

Bravo à vous trois !

   Vincente   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Suave, c'est le premier mot qui m'est venu quand m'a attrapé cette jolie chanson. Des paroles très épousées à la musique, enfin par leur forme et leurs harmonies, par leur sens j'ai été un peu dérouté. En effet, j'avais lu en exergue que le lieu de ces plaisirs côtiers était une Bretagne, superbe et intemporelle, et je me suis pourtant senti sous les cocotiers dans mon hamac à me faire bercer par les sons fruités d'une musique créole ; peut-être que le narrateur a voulu signifier certains voyages vers les tropiques que lui proposait cette terre originel, une terre de départ donc ?

Ceci dit j'ai un faible pour ce type de musique et ici, la mélodie est vraiment savoureuse ; les paroles un petit peu mangées parfois dans leur articulation (elles avoueraient ainsi la suavité dont je parlais plus haut), enfin pas aussi clinquantes que l'accompagnement et en particulier de celui des scintillements du solo de guitare, très beaux. Le solo de l'intro et celui qui précèdent la fin ont été judicieusement joués par des cordes nylon, très douces à l'oreille alors que celui au milieu de la chanson l'est en corde métal plus pétillantes, j'ai beaucoup aimé cette intention (d'ailleurs est-ce bien une guitare le deuxième instrument à cordes ?). La "collaboration", que dis-je ? le mariage des deux voix est très bénéfique à l'interprétation.

Les paroles sont délicieuses, l'âpreté des fougères parvient à la douceur, par la magie du verbe par exemple dans la deuxième strophe, où elle "caresse la bruyère" !
" Vous verrez la fougère,
Tout au long des sentiers,
Caresser la bruyère
Des chemins douaniers.
"

Et puis, l'on trouve aussi des perles en Bretagne, grâce à certains poètes, comme dans cette strophe pleine d'inspiration :
" Allongés sur le sable
Nous pourrons oublier
Le verbe raisonnable
Dans son bel encrier.
"

Si je pouvais me départir de mes pinaillages analytiques, je devrais reconnaître que la proposition est très réjouissante et dire bravo aux créateurs.

   Michel64   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
D'abord la balade amoureuse en pays breton :

Un poème très doux dont le seul vers "Au pays du granit" suffit à situer l'action. Les vers très expressifs coulent tranquilles pour un(e) amour(ette) tranquille.

Tout est fluide comme le vent du large. J'ai adoré.

Ensuite la ballade (musicale):

On aurait pu craindre que le choix du style choisi (reggae) ne serve pas trop l'environnement breton, et bien pas du tout. Il va très bien à ces phrases courtes. Dommage que la voix masculine entre à l'unisson, sans faire une seconde voix (tierce ou autre). L'articulation des mots aurait pu, par moment être plus franche.

J'aurais bien vu aussi une signature vocale de ta part, Cristale, par exemple en doublant en voix parlée et en décalé, les phrases sur le dernier couplet, comme ceci :

L’aube déjà se cambre
........................L’aube déjà se cambre
Au pays du granit
.........................Au pays du granit
Viendrez-vous en septembre
.........................Viendrez-vous en septembre
Me rejoindre au zénith ?
Me rejoindre au .... zénith ?

C'est juste pour mettre mon grain de sel et c'est facile après coup.

Bravo Cristale et les chanteurs/musiciens pour l'ensemble.

Michel

   leni   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
CRISTALE ET LE OURS*
viendrez-vous en septembre


Un mot des paroles Cris égale à toi même avec une belle aisanceViendrez-vous en septembre,
Au pays du granit,
Où les grands rochers d’ambre
Font de l’ombre au zénith

Joli départ
ces vers me plaisent
ous boirons aux fontaines
L’eau de source au goût frais,
Fruit des nuits souterraines
De ruisseaux guillerets.
un texte eau de roche

J'aurais envie de tout citer
Coté musique j'attendais un contre chant mais ne pinaillons pas

Bravissimo LENI BCP

   BlaseSaintLuc   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel invitation mazette !

Bien sûr que septembre verra mon ombre, parcourir la lande et fuir la pénombre !
Joli accompagnement musical, une douce voix sort du bocal. Du bocage (pardon) ou bien de la plage aux doux horizons, je mis étendrai bien, du vent écoutant la chanson.
Du talent, de la douceur, des amis attentifs au sujet, belle troupe en somme.

   Lebarde   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Cristale

Je viendrai bien sûr, en septembre et même en novembre ou bien décembre: la Bretagne avec son granite et bientôt les ajoncs est tellement belle et attirante en toutes saisons.

Et puis vous la mettez tellement bien en valeur.
Pas étonnant que les amoureux viennent y caresser les fougères et les bruyères, se rafraîchir à ses sources et s'y allonger aux creux d'une dune discrète pour attendre, après être montés "au zénith"que l'aube ...."se cambre".

Votre poème, d'une grande simplicité dégage fraîcheur, sensibilité délicatesse et justesse de ton, sans qu'il soit besoin de l'habiller d'aucune musique que d'ailleurs je n'écoute jamais!

Exceptionnellement j'écouterai peut être plus tard la version musicale! on verra.
Mille excuses pour les chanteurs que je ne juge pas c'est évident.

Merci Cristale pour ce superbe texte.J'en redemande.

Lebarde encore sous le charme

   Lulu   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale,

J'ai bien aimé ce texte que j'ai d'abord lu avec plaisir avant d'en découvrir la version chantée.

Le texte m'a semblé doux, simple dans sa forme, s'agissant d'une chanson, et évocateur de paysages que j'affectionne beaucoup. J'ai notamment aimé la seconde strophe avec sa bruyère que j'imagine si bien…, ainsi que ces "ruisseaux guillerets" au détour des chemins.

L'image de l'oubli des saisons m'a beaucoup plu, aussi, car même si les saisons sont aussi marquées en Bretagne, il est vrai que le climat y est unique, et si stable dans mes impressions. Une belle invitation, en somme, qui me touche particulièrement.

Le vouvoiement - ainsi l'ai-je lu, même s'il ne s'agit pas de ce "vous" - m'a également beaucoup plu.

Concernant la musique, j'ai été très agréablement surprise par sa dynamique. A la seule lecture du texte, je m'attendais à tout autre chose… Quelque chose de plus calme, plus tranquille. Mais c'est très bien ainsi.

J'ai peu accroché à l'interprétation de Pauline. Ce n'est pas la voix, fort agréable, mais le chant en lui-même…, mais c'est là une affaire de goût. La voix masculine a toutefois permis d'adoucir sur un passage une tonalité qui m'a davantage plu.

Septembre est déjà passé pour cette année, mais ce texte me donne très envie de parcourir quelques chemins de ce "pays du granit"...

   jfmoods   
10/11/2019
Ce poème est composé de 7 quatrains en hexasyllabes à rimes croisées, suffisantes et riches, tour à tour féminines et masculines, majoritairement consonantiques.

Le cadre spatio-temporel grandiose (I) sert de toile de fond à une invitation (II) préparant un vertige sensuel (III).

I) Une Bretagne légendaire

Le paysage, qui dévoile les contours d'une côte ("la dune", "le sable"), présente les éléments caractéristiques d'une Bretagne légendaire (périphrase à visée épique : "pays du granit" x 2, personnification à caractère héroïque : "les grands rochers d’ambre / Font de l’ombre au zénith", écrin végétal : "la fougère, / Tout au long des sentiers", "la bruyère / Des chemins douaniers") à la fin de l'été ("en septembre" x 2).

II) Le partage

L'invitation est lancée (utilisation du futur, questions fermées qui ouvrent et closent le poème) appelant l'Autre au partage (goût : "Nous boirons aux fontaines / L’eau de source au goût frais, / Fruit des nuits souterraines / De ruisseaux guillerets", vue : "Nous irons [...] / Regarder la fortune / D’infinis horizons", ouïe : "Vous saurez la musique, / Au doré de mon sol", toucher : "le vent sympathique / Nous fera girasol").

III) Le vertige sensuel

Au fil du poème, quelques éléments significatifs accréditent la montée progressive d'un vertige sensuel (verbe : "Caresser", participiale signalant la perte totale des repères : "Oubliant les saisons", participe passé : "Allongés", litote : "Nous pourrons oublier / Le verbe raisonnable / Dans son bel encrier", allégorie : "L’aube [...] se cambre", image d'une plénitude à consommer : "Me rejoindre au zénith").

La chanson est très agréable à écouter.

Merci pour ce partage !

   Davide   
10/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale, Christophe et Pauline,

Un joli poème aux couleurs de Bretagne, simple et léger comme une petite brise de septembre. Une invitation qui ne se refuse pas, d'autant qu'elle invite au lâcher-prise et à l'éveil des sens.
J'ai bien aimé les rimes "granit"/"zénith" et "sol"/"girasol", cette dernière dévoilant un brin de fantaisie.

La relative lenteur du rythme de reggae, comme la voix de Pauline, nonchalante, à peine articulée, invitent au farniente.
La voix de Christophe, quasi murmurée dans le grave sur deux couplets ajoute à cette atmosphère décontractée.
Une belle osmose entre texte et musique, où s'effile une monotonie délicieusement suggestive.

En revanche, j'avoue que le choix d'un style reggae m'a beaucoup étonné, là où je m'attendais à quelque chose de plus... celtique, de plus breton, genre : https://www.youtube.com/watch?v=xxA__z9qJnE

Pourtant, le style reggae, que son histoire rattache à la chaleur des îles (et notamment à la Jamaïque) trouve grâce au support textuel une justification bien convaincante : désir de liberté ("Nous irons sur la dune", "D'infinis horizons"), insouciance ("Nous pourrons oublier / Le verbe raisonnable"), chaleur du soleil au zénith (même en Bretagne, le soleil est chaud), place à l'humour (strophe 6 en particulier).
Oui, le choix est audacieux mais il fonctionne.
Pour autant, j'avoue que j'aurais préféré quelque chose de plus bretagnesque...

Donc oui, Cristale, je viendrai en septembre, après trois jours de voyage en carrosse. Nous irons versifier sur la mer d'Iroise, nous promener le long de la tonnelle fleurie, déguster des crêpes délicieuses sur le dais de l'aurore.

   Louis   
10/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une invitation pour une fin d’été, en septembre.
Un rendez-vous dans un « pays du granit », pays d’une roche très dure, pays rude, dans un milieu dominé par le minéral, règne de la pierre et de l’ombre.
Les rimes en « it » ( granit ; zénith) rendent, dans le monde sonore, la rudesse du paysage.
La belle « ambre » se mute en « ombre », et accentue encore l’austérité du pays.
Le lieu proposé d’une rencontre au mois de septembre semble donc peu amène, peu accueillant dans son âpreté, peu favorable aux tendres épanchements comme aux douces effusions.
La suite du poème montre pourtant les attraits de ce pays, moins ingrat, moins inhospitalier que ce que l’on pourrait croire, et plus propice au contraire aux balades amoureuses.

Si l’on suit, en effet, les « sentiers » solitaires, si l’on flâne dans cette terre aux abords sévères, on peut y découvrir une végétation qui a su trouver son ‘’aire’’ : « fougères » et « bruyères » couvrent l’aridité du sol et l’adoucissent. Ne fait-on pas avec les fougères, lits et matelas ? Quand les bruyères s’étalent comme des ‘’tapis’’.
La douceur végétale, qui rend les lieux moins austères, se fait promesse de lits, matelas et caresses : « Vous verrez la fougère…/ caresser la bruyère ».

Sous les apparences rudes, arides et austères se cachent des «ruisseaux guillerets », sources de « fontaines au goût frais », où, dans un ensemble réunifié, un « nous » pourra se conforter et s’épanouir, si la réponse à l’invitation venait à être positive, et ainsi se désaltérer de cette eau fraîche revigorante, et revivifiante.

« Sur la dune » pourront être contemplés « d’infinis horizons », donnant raison à Saint- Exupéry qui affirmait : « Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. »
Le lieu n’est pas dénué de plages et de sable, où il est possible de « s’allonger », où peut s’ « oublier le verbe raisonnable ».

L’invité pourra connaître la « musique » au « doré de mon sol », quand les mots se confondent avec les notes musicales, do ré sol ; quand les corps se confondent, se découvrent par des touches harmoniques ; quand ils se tournent « girasol », avec le vent, comme des girouettes vers la lumière du soleil ; quand ils se culbutent, par des cabrioles.

L’adresse à l’invité se fait par un vouvoiement, ce qui indique que le rapport avec lui est récent, marqué par une distance, une raideur, une rigidité.
L’âpreté du lieu de l’invite fait écho à l’état des relations avec l’invité : une rigidité, des comportements guindés.

« L’aube se cambre », perd de sa raideur « Au pays du granit », annonciatrice d’une rigidité évanouie. Septembre en sera le parachèvement, malgré la saison chaude qui prend fin, l’été qui décline, mais qu’importent les saisons : « Nous irons sur la dune / Oubliant les saisons »

Une correspondance est établie entre le paysage de granit et l’atmosphère des relations à l’invité. L’appel à venir en septembre, sur les côtes bretonnes, est un appel au dégel des relations. De même que la côte de granit, dans sa raideur minérale, recèle, si l’on sait la découvrir, nombre de douceurs et de charmes, de même pourront se découvrir, dans leurs rapports humains, derrière leurs aspects guindés, des charmes sensuels et des grâces déployées.

Il ne s’agit donc pas, dans ce poème, de décrire les côtes bretonnes, mais l’état des relations entre deux personnes aux affinités électives, et dont les rapports restent encore prisonniers de raideurs minérales, granitiques. Il s’agit d’une invite à les dépasser.

Merci Cristale pour ce poème.
Merci aussi au compositeur de la musique et à Pauline pour sa jolie interprétation.

   Anje   
10/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ben voilà, j'en étais sûr. J'arrive tellement tard que tout le monde est déjà sur le granit à se régaler du concert à l'abri du zénith sous un girasol ! Et moi, j'ai plus de place, me voilà assis sur le sable en bas des grands rochers en estrade. Je regarde mon infortune me barrer l'horizon et mon humeur plonge dans l'encrier. Heureusement, une douce voix vient caresser mes tympans. Elle porte les mots d'une sylphide artiste qu'un elfe a peint sur les cordes de sa guitare. Et l'eau de source au goût frais me fait rêver : j'irais bien en septembre m'essayer au duo avec cette voix tendre sur un air de fado... Oui, c'est çà, la même chanson en duo et j'aimerais passionnément.

   Robot   
16/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De la nouveauté chez nos auteurs de chansons, notamment avec cette mise en musique différente de ce l'on trouve le plus souvent. Un dynamisme et des couleurs musicales pour accompagner et hausser des paroles dont la simplicité poétique ajoute un plus à une chanson fort agréable.
On peut ne dire que le poème, on pourrait n'écouter que la musique, mais ces deux éléments vont parfaitement ensemble.

J'étais en Bretagne en juin, c'était pas mal non plus même avec la canicule.

   emilia   
11/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une belle ode à la côte bretonne, la beauté et la poésie de ses trésors naturels, sans oublier la musique du vent… qui nous invite « à oublier le verbe raisonnable », sur un tempo entraînant et bien cadencé… ; la rime « granit/zénith », ces deux mots courts se prêtent à merveille au rythme musical par son jeu de sonorité ; un grand bravo à ce nouveau trio et merci à tous les trois pour cette belle composition à renouveler avec plaisir…

   troupi   
12/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale.

Cette côte bretonne elle en aura fait couler de l'encre et quand c'est Cristale qui l'utilise on est sûr de passer un bon moment de lecture.

A lire tout coule avec une fluidité agréable sauf à mon goût ce quatrain qui fait artificiel avec ses trois notes de musique à peine cachées :
Doré sol.
"Vous saurez la musique,
Au doré de mon sol,
Quand le vent sympathique
Nous fera girasol." mais on se rend compte en écoutant la chanson que ce quatrain justement est très bien, preuve qu'un texte de chanson ne doit pas être pris pour un poème au sens strict.

La voix de Pauline m'a beaucoup plu avec des accents charmants qui en font l'originalité.
La musique de Christophe accompagne bien la voix.

Au final une belle chanson que j'ai aimé écouter plusieurs fois.

   Pouet   
12/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

bien sympathique cette petite chansonnette aux yeux de breizh...

Beaucoup aimé "l'aube se cambre" de la fin, je trouve que c'est une des plus belles images du texte.

Pour girasol, s'agit-il de la pierre ou du tournesol? Plutôt le tournesol si le vent s'en empare.

Un petit rythme sympathique et ensoleillé pour tous ceux qui pensent encore qu'il pleut en Bretagne...

   hersen   
13/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Oh, comme ce trio vous va bien !

je trouve très agréable l'ensemble, un bel équilibre entre paroles, musique et interprétation.

j'ai juste écouté sans me prendre la tête, sans penser à ce qui je mettrais en com, la voix de Pauline est vraiment très intéressante, elle est très chaleureuse ! le musicos ours est au top et notre cristale onirienne, à l'aise, comme d'hab, danse sur le chemin des douaniers en nous chantant la Bretagne.

tu m'étonnes qu'il va venir, le gars, avec un appel pareil :))) lol

Bravo à vous trois, et j'espère vous réécouter en trio.

   Cat   
15/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ici fonctionne à merveille le texte et la musique. L'un met en valeur l'autre, à moins que ce ne soit l'autre qui mette en valeur l'une tant il y a osmose, et le tout bien roulé dans le sucre d'une voix qui lui colle comme une seconde peau. Il y a du Olivia Ruiz dans l'interprétation, et j'aime beaucoup le moment du duo Pauline/Christophe.

Bref, tout ça pour dire que je viens de passer un très agréable moment à écouter, emportée par le rythme entrainant qui s'impose.

C'est frais, pétillant et je me dis que Dame Cristale elle est quand même bien douée avec les mots. Ecrire une chanson, c'est autre chose que d'écrire un poème. Et je crois que je t'aime autant dans un genre que dans l'autre.
Alors, oui, si tu veux de moi aussi, je viendrais en Septembre, mais encore en octobre, en novembre, en décembre, en janvier, etc, etc... boire aux fontaines au pays du granit...

Bravo à vous trois
Et bravo à Cristale, sans qui rien n'aurait été...


Cat

EDIT : je suis d'accord avec Michel, t'entendre en contre-point, Cristale, serait un vrai plus à cette jolie chanson.

   solo974   
17/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,
Oui, je viendrai en septembre !
Pour aimer la Bretagne et avoir parcouru les chemins de la Cornouaille, j'ai retrouvé, à vous lire, de nombreuses sensations, notamment celles évoquées dans la strophe suivante :
"Vous verrez la fougère,
Tout au long des sentiers,
Caresser la bruyère
Des chemins douaniers."
J'ai également beaucoup apprécié l'alternance des pronoms "vous" et "nous", qui renforce cette belle invitation au partage.
Le lien musical m'a aussi séduite.
Bravo à vous, ainsi qu'à Ours et à Pauline, et à vous relire !

   myndie   
18/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale

J’aime beaucoup la chanson, la joliesse de sa musique et la douceur de la voix féminine. Tout cela colle parfaitement aux paroles. Mais je fais partie de ceux qui ont trouvé que le texte se suffit à lui-même. Sous son air bon enfant et primesautier, ton poème recèle bien des trésors et secrets de la poésie Cristaline…
J’en veux pour preuve cette strophe :
« vous saurez la musique
au doré de mon sol
quand le vent sympathique
nous fera girasol »
un paradoxe à elle toute seule car, bien qu’évoquant la musique, elle s’en passe à merveille car elle EST la musique. J’en ai savouré l’euphonie avec délices.

Et puis encore, en lisant ces vers à la symbolique explicite :
« L’aube déjà se cambre
Au pays du granit
Viendrez-vous en septembre
Me rejoindre au zénith ? »
comment ne pas penser, connaissant ta finesse et ton art consommé de la suggestion, à tout ce qui est ici, en termes intelligemment choisis ou à demi-mots, implicitement évoqué ?

Quelle que soit la forme d’expression poétique que tu privilégies, c’est chaque fois somptueux.
Alors merci à toi et bravo à tes comparses compositeurs et chanteurs.

myndie, amoureuse de l'automne

   Cristale   
19/11/2019

   Eclaircie   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale,
Ours(Chistophe) et Pauline.

Surprise de vous trouvez dans cette rubrique, Cristale, j'ai ouvert pour découvrir.
La chanson est réussie, à mes yeux et oreilles.
Le thème doux et sensuel, ancré dans un paysage typé et bien évoqué m'a fait passé un agréable moment d'écoute.

Si on ne distingue pas vraiment de refrain et un rythme d'écriture régulier, l'interprétation n'est pas du tout monotone ; elle sait mettre du relief à l'ensemble.

Merci à tous les trois.
Éclaircie

   phoebus   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Percevoir la grâce du pays de Bretagne, être accueilli par les grands rochers d'ambre, la fougère, la bruyère... où tous se serreront pour vous faire une place, les chemins douaniers battront la cadence pour faire vibrer les couleurs, les fontaines avec leur eau de source seront les agents révélateurs d'un instant de rêverie, l'harmonie enchanteresse de la dune transformera les moments anodins en une heure éblouissante, pour un petit miracle en ce pays béni : comment résister à une telle invitation ?
Septembre deviendra alors un horizon temporel pour tout visiteur ayant la volonté de transcender le réel.


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