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Poésie néo-classique
Curwwod : Méditation
 Publié le 23/11/17  -  14 commentaires  -  720 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur

La sagesse orientale ne saurait-elle être communicative… jusqu'ici ?


Méditation



À la cime du pin, taillé en candélabre,
S'est posée une grue – un miracle d'oiseau –
Qui mire sur l'étang piqueté de roseaux
Son fin cou et sa gorge aux tons chauds de cinabre.

Au centre de l'îlet croît un blanc rocher glabre,
Sous le ciel indigo élevé en fuseau ;
L'arche d'un pont laqué se reflète sur l'eau
Et l'unit au jardin que de grands bambous sabrent.

L'harmonie et la paix du silence s'arrêtent
Au crépitement clair d'une source discrète
Parmi l'éclat doré des bouquets de narcisses.

Tous sentiments bannis derrière sa paupière,
Sans crainte ni désirs, sans tourments ni caprices,
Le sage se complaît à voir pousser la pierre.


 
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   Eccar   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Même si votre texte est plein de belles expressions donnant de belles images, rien ici ne fait songer à une séance de méditation où, justement, seront lentement éliminées belles expressions et images qui ne sont que le reflet de l'ego.
" Le sage se complaît à voir pousser la pierre." Je ne pense pas que cela soit le but et le sens de la méditation et ce vers ressemble beaucoup à un banal cliché sur la sagesse orientale.
Ensuite, je ne jugerai pas la forme de votre sonnet, le classique n'étant pas de mon domaine.
Désolé

Eccar

   Provencao   
6/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Dès les premiers vers, un calme, un apaisement m'envahissent et ne me lâchent pas.

J'en ai aimé la texture, à la fois chaude et harmonieuse en parfaite union avec la nature.

Juste sublime "L'harmonie et la paix du silence s'arrêtent
Au crépitement clair d'une source discrète
Parmi l'éclat doré des bouquets de narcisses."

Belle definition à mon sens de la méditation où tout un chacun habitue son esprit dans l'introspection

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Alcyon   
8/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

bien que préférant la poésie libre
attiré par le titre je suis venu lire
et quel beau détour

des images sublimes
et surtout cette sérénité à la lecture
qui me pousse à lire et relire

de belles émotions

un grand merci pour cette méditation partagée

   papipoete   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Curwwod,
A qui sait voir, mérite paix et béatitude ! Cet étang est bien plus que la boule d'une diseuse de bonne aventure, et la pierre au milieu montre bien des facettes au contemplateur !
NB au milieu de la toile que peint le poète, vit une pierre ( un caillou dira un autre ! ) ; non, elle pousse et montre mille visages ;
Le 1er vers du second quatrain, avec " blanc rocher glabre ", donne une sonorité heurtée .
la forme néo-classique m'apparait correcte

   Marie-Ange   
25/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Curieusement je trouve que votre beau poème, n'entre pas assez dans cette "Méditation".

J'aurais bien aimé, être envahi, par ce ressenti, si particulier,
qui fait que l'on se laisse gagner par ce moment intense.
Vous ne m'avez pas donné la possibilité d'y parvenir.

Votre vocabulaire, un peu trop étoffé, ne permet pas à l'instant
d'exister par lui-même. Le décor prend trop de place, même
si je reconnais qu'il me paraît bien beau.
Sa présence est indispensable mais je l'aurais voulu plus
discrète, se faisant complice de cette "Méditation".

Cependant ce poème reste un beau tableau, j'en ai fait une agréable lecture et relecture.

   PIZZICATO   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des images sereines dans cette poésie, en harmonie avec son titre.
J'ai été un petit peu moins séduit par le dernier tercet.

   luciole   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Merci pour ce moment de méditation poétique. Je trouve que c'est un sonnet qui coule bien. De belles images l'habillent.
Seul un vers me dérange : le "crépitement clair" de la source
Je trouve les sons un peu durs pour exprimer la douceur.

   Ramana   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Voir pousser la pierre", c'est bien sûr une image qui dit la parfaite immobilité du méditant. Son esprit s'attache à la pierre immobile pour s'arrêter lui-même jusqu'à ne plus voir la pierre elle-même. Si le sage accompli peut méditer en toute situation, pour le méditant non accompli, certaines conditions conviennent mieux que d'autres (le paysage, la qualité du silence...).
Ce poème évoque les jardins japonais, le zen, et nous rappelle que la réalité est peut-être ailleurs !

   Hananke   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

Je sais qu'ils sont permis dans la catégorie, mais, à la lecture,
ce sonnet qui devrait être bien joli, est pourri par ses hiatus
dans les quatrains.

Comme il suffit de pas grand chose pour fusiller un texte !

Heureusement que l'on finit par 2 tercets magnifiques, cela suffit
également à redonner une bonne impression.

   Marite   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Dans ce sonnet j'ai trouvé la description d'un espace propice à la méditation plus que le recueillement en lui-même. Seul le dernier tercet nous en approche. Les deux quatrains ont évoqué l'un des paysages, souvent japonais, réservés à la pratique de cette discipline de pensée profonde.
"le fin cou ... ", "le blanc rocher ..." et le "crépitement" de la source m'ont un peu gênée à la lecture, une sorte de grains de sable dans un ensemble harmonieux.

   Absolue   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je commence par ce que j'aime:
Le premier quatrain
"Blanc rocher glabre"
L'ambiance globale du poème

J'aime moins le dernier tercet, je trouve que le verbe "se complaire" n'est pas positif et le rocher qui pousse est difficile à imaginer même si je peux en percevoir le sens...

En résumé, j'aime assez ce texte au décor zen.

   jfmoods   
25/11/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, riches, suffisantes et pauvres, très majoritairement féminines.

Comme révélé par le pinceau d'un peintre, un paysage s'esquisse.

Les thématiques de l'altitude ("À la cime du pin", "élevé au fuseau") et de la verticalité ("piqueté de roseaux", "que de grands bambous sabrent") se dessinent.

La vue ("tons chauds de cinabre", "le ciel indigo", "éclat doré") et l'ouïe ("paix du silence", "crépitement clair", "source discrète") irriguent le champ des perceptions.

Au fil des trois premières strophes, une image obsédante s'impose : celle de l'auto-contemplation ("une grue... / Qui mire sur l'étang... / Son fin cou et sa gorge", "L'arche d'un pont laqué se reflète sur l'eau", "des bouquets de narcisses").

Le dernier tercet dessine alors, en un profond contraste, l'oubli de soi comme philosophie de vie (complément de lieu : "derrière sa paupière", hyperbole : "Tous sentiments bannis", équilibre de la coupe à l'hémistiche et des éléments syntaxiques du vers 13 : "Sans .. ni, sans... ni ..", approfondissement d'un paradoxe présenté au vers 5 : "croît un blanc rocher glabre", "Le sage se complaît à voir pousser la pierre").

Merci pour ce partage !

   TheDreamer   
25/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La forme codifiée du sonnet prend ici certaines libertés qu'autorise le style néo-classique : la concordance des nombres n'est pas toujours de mise, le hiatus prend ses aises à maintes reprises, les consonnes finales ne se répondent pas à chaque fois, mais, il y a quelque chose de vraiment beau et délicat dans ce poème.

L'auteur cherche avec un certain succès à faire passer dans ses vers une sensation et c'est en poésie l'une des plus redoutables gageures.

L'ultime tercet me fait songer aux "Vers Dorés" de Gérard De Nerval.

   Curwwod   
29/11/2017


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