Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Curwwod : Pater familias
 Publié le 01/11/17  -  21 commentaires  -  687 caractères  -  359 lectures    Autres textes du même auteur

La poésie ne faisant plus recette, essayons le politiquement incorrect en formulant tout haut ce que nombre d'hommes ressentent sans oser le dire…


Pater familias



Lorsque l'enfant paraît, vagissant homoncule,
Du giron maternel prédateur excessif,
L'étalon-géniteur s'interroge, pensif,
« N'aurais-je pas commis une erreur ridicule ? »

Il a beau n'être rien qu'un gosier minuscule,
Braillant ses appétits au peuple admiratif,
Le marmot s'établit en objet exclusif
De l'amour que la femme attache à son ovule.

Il devient l'Omphalos, l'ultime passion,
L'étoile d'espérance et de promission,
Lorsque de la compagne émerge la femelle.

De la paternité pleurons l'odieux effet
Puisque le mâle y perd sa place au cœur de celle
Dont il est le cocu… par l'enfant qu'il a fait…


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Brume   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour

Comme vous le dites en exergue "La poésie ne faisant plus recette" vous avez donc continué dans cet esprit car il est clair que votre poème n'a rien de poétique.

Le fond m'exaspère. Seul un homme immature tient ce genre de raisonnement, mais passons.

Je n'y connais rien aux techniques de la poésie classique, donc je vais relever plutôt certaines maladresses au niveau du vocabulaire :

- " Il a beau n'être rien qu'un gosier minuscule" - je supprimerai "rien" qui est selon moi de trop et qui, de plus alourdit la phrase.

- " Puisque le mâle y perd sa place au coeur de celle
Dont il est le cocu...Par l'enfant qu'il a fait " - non mais ces vers sont totalement tarabiscotes. La lourdeur.

Tout ces "Lorsque, puisque, dont", ne permettent pas à votre texte de gagner en légèreté.

Et puis des images douteuses comme:

- " De l'amour que la femme attache à son ovule"
- "Lorsque de la compagne émerge la femelle "

Je trouve la ponctuation assez aléatoire. Les points de suspension à la fin n'apportent rien niveau émotion.

OK vous avez prévenu que votre texte est politiquement incorrect, mais sérieusement j'aurais préféré ressentir un peu plus d'affect. Car quand vous dites LA femme, LA compagne, par L'enfant qu'il a fait...Je pense que vous auriez pu trouver des adjectifs plus chaleureux.

Ce qu'il manque à votre texte politiquement incorrect c'est le second degré, l'humour, un grain de folie. Je pense que, pour la lectrice que je suis, les mots du narrateur seraient mieux passés.
Je trouve le rythme trop linéaire. Ça manque de nuance et de punch, dommage car cela aurait apporté un peu plus de vie.

   LenineBosquet   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'aime bien, et pourtant je ne suis pas du tout d'accord. Ou tout du moins je n'ai pas vécu cela personnellement, mais sûrement que d'autres hommes ont ressenti ça, et que certaines femmes sont si maternelles qu'elles en oublient leur homme. N'empêche que ça fait un peu pathologique de se sentir "cocu par l'enfant" qu'on a fait...
J'aine bien dans la 1ère strophe "vagissant homoncule", "étalon-géniteur" mais bien moins le vers 4 qui m’apparaît tourné pour la rime.
Je n'aime pas non plus au 1er tercet les diérèses à la rime, mais ai un certain faible pour le vers 11 "Lorsque de la compagne émerge la femelle".
Voilà, un peu mitigé, mais un poème tout de même de bonne tenue.

   dom1   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup. Dans le même temps, je trouve votre écrit un peu " court ", dans le sens où il est fort bien ficelé et donne envie de plus, de plus loin, d'encore...
domi...

   Vincendix   
1/11/2017
Bonjour Curwwod,
Une femme a suffisamment d’amour à donner pour ne pas le réserver exclusivement à ses enfants, c’est ce que j’ai constaté lors de la naissance de notre fils et de notre fille.
Votre texte exprime une certaine frustration du « mâle étalon » mais le trait est tellement grossi que je ne prends pas cette supplique au sérieux, c’est pour moi un exercice humoristique comme semble l’indiquer l’incipit et, dans ce cas il est réussi.
Je m’abstiens de mettre une appréciation pour le moment.
Vincent

   Robot   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte provocateur mais qui ma foi exprime avec sincérité un point de vue . L'homme qui se sent abandonné après la naissance et jalouse l'enfant c'est possiblement une réalité.

Un texte avec une certaine verve et une rédaction appréciée pour un récit bien conduit.
Omphalos ? l'enfant devient le nombril du monde.
Promission ? l'enfant terre promise ?

   PIZZICATO   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Cette plume, habituellement si élégante en écriture, ne me séduit pas ici...
" L'étalon-géniteur "
" De l'amour que la femme attache à son ovule"
" Lorsque de la compagne émerge la femelle "
" Puisque le mâle y perd sa place au cœur de celle
Dont il est le cocu… par l'enfant qu'il a fait… "

L'auteur a choisi cette fois le " politiquement incorrect ".
Ne prenons pas ces réflexions au premier degré, mais avec le sens de l'humour qui s'impose, afin de ne pas regretter le manque de poésie dans ce texte.

Un tout petit peu macho quand même (sourire).

   papipoete   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Curwwod,
Voici un texte que l'on pourrait orner d'un " carré blanc " à l'attention des pères en puissance, et veiller à ne pas placarder au mur de la chambre d'une maternité ! Les futurs papas le liraient et se sauveraient à toutes jambes !
NB c'est un constat cruel, mais sur un fait avéré pourtant ! Combien de mamans tombent en amour du rejeton, et rejettent le " semeur " au rang inférieur, qui n'aura plus que des miettes d'amourettes ...
Mais l'homme est foncièrement bon, et s'accommodera de cette " parenthèse " qui se fermera bien un jour ? ou jamais ...
Je n'aime pas le " cru " du 3e vers, mais le dernier vaut son pesant d'or !
Au 12e vers, " odieux " se compte en "o/di/eux " et votre vers mesure alors 13 pieds ( vous avez fait la diérèse pour " pas/si/on et pour po/mi/si/on "

   Arielle   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pourquoi se voiler la face ?
Hugo pouvait écrire en son temps que
"Lorsque l'enfant paraît le cercle de famille applaudit à grands cris"
En ces temps bénis le cercle de famille était suffisamment large et présent pour qu'une tante, une grand-mère se charge de l'homoncule au premier vagissement, quand ce n'était pas tout simplement la nounou qui venait pourvoir à ses appétits.
Dans nos familles nucléaires actuelles l'arrivée d'un troisième larron même désiré, même attendu avec impatience par ses deux parents, rompt indubitablement l'équilibre du couple.
On peut imaginer qu'il faille un certain temps au nouveau pater familias pour se sentir à l'aise dans cette nouvelle relation.

J'aime beaucoup l'humour un peu provocateur avec lequel tu nous présentes la chose Curwwod, je trouve le dernier tercet vraiment excellent et je suis certaine que nombreux seront les nouveaux pères qui se reconnaîtront, à l'occasion dans cette parodie, s'ils veulent bien être sincères avec eux-mêmes

   Alexandre   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Curwwod... Je ne vais pas m'offusquer de ce qui est dans bien des cas une vérité, certes non dite mais vérité tout de même...
Ceci dit, j'aime bien ce sonnet chronologiquement bien mené... à l'exception du vers 4...« N'aurais-je pas commis une erreur ridicule ? »

L'erreur ridicule me laisse un peu perplexe et je pense que tu peux trouver mieux...
Pour les diérèses, appliquées ou pas, je te mets un carton jaune !
Soit on les applique sur la totalité du poème, soit on s'en passe... et on trouve autre chose pour remplacer "odieux"... (triste, horrible, etc.)

Bon, je pinaille un poil mais je sais que tu ne m'en voudras pas.

Merci et bonne continuation

   leni   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
MON COM s'est envolé je redis
Mon premier contact avec tes mots a été difficile Les relectures m'ont
amené à accepter la vérité

Il a beau n'être rien qu'un gosier minuscule,
Braillant ses appétits au peuple admiratif,
Le marmot s'établit en objet exclusif
De l'amour que la femme attache à son ovule.

Et les trois vers finaux expriment la vérité de manière très dure

De la paternité pleurons l'odieux effet
Puisque le mâle y perd sa place au cœur de celle
Dont il est le cocu… par l'enfant qu'il a fait…


Il fallait oser TU l'as fait BRAVO AMI LENI

   silver   
1/11/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour Curwwod,

On a beau être prévenu, le choc n'en est pas moins grand, ni l'effet moins consternant

Il n'y a pas que la poésie qui soit absente, on cherche en vain l'idée d'un père

Tout me chagrine dans ce texte, à commencer par le choix du vocabulaire et des images qui déshumanise le sujet et les personnages en les envisageant sous un angle faussement "naturaliste" (prédateur, étalon-géniteur, ovule...), jusqu'à la chute finale, à mon sens, apothéose du mauvais goût

J'ai beau me dire qu'il doit s'agir d'humour noir, tant le jusqu'au-boutisme dans la provocation frise la caricature, en ce qui me concerne, désolée,ça ne passe passe pas

   Hananke   
2/11/2017
Bonjour

Le choix du sujet pour faire scandale est réussi. Bien sûr que le bébé
nous prend une grande partie de l'affection de leur mère mais de là
à nous faire cocu, il est un pas que je ne franchirai pas.
Bon, ce qui me gène ici, connaissant les écrits de l'auteur, est un manque cruel de poésie couronné par une prosodie roborative.

Les texte commence par un début de vers d'Hugo mais on est loin,
très loin même, du modèle.

C'était un sujet piège et l'auteur s'est fait piégé par son sujet.

En attendant mieux.

   Ramana   
2/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Freud n'aurait pas dit mieux (mais ne l'aurait pas écrit de cette façon). Et d'ailleurs, à l'époque où il a sorti ses théories autour de l'inceste, du complexe d’Œdipe, etc, cela fit gros scandale avant d'être plus ou moins admis. Bien sûr, le terme "cocu" est vraiment fort, car lorsqu'on parle généralement et péjorativement de cocu, il y a co-auteurs sur le même cu(l), et là on est dans une expression triviale qui ne s'apparente ni à l'innocence d'un petit enfant, ni à la nature de l'affection qu'a pour lui sa mère.
Je pense que l'auteur a voulu employer un terme fort pour ponctuer la fin de son texte, mais que ce terme exagère son véritable ressenti de façon un peu outrancière, disons théâtrale.
Par contre, je me demande pourquoi :
"Lorsque de la compagne émerge la femelle".
Pourquoi une femelle, est-ce parce que la fille est plus proche de sa mère que le garçon (ce qui reste à démontrer), ou est-ce simplement pour les besoins de la rime, ce qui reste maladroit ?

   Alcirion   
2/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Baudelaire aurait pu avoir une idée comme la tienne - si tant est qu'il ait songé un jour à la vie familiale ou aux enfants, univers beaucoup trop commun ou vulgaire pour lui :)

Cette vision est totalement misanthrope et narcissique, presque biologique, et respecte le projet énoncé dans l'incipit. Ce qu'on entend historiquement par poésie est volontairement mis de côté et par le sujet et par son traitement.

C'est provocateur d'un point de vue classique puisque jusqu'à Baudelaire (encore lui !) on considérait que certains thèmes ne pouvaient être abordés en poésie, sensée n'exprimer que la beauté. Le fait que tu aies choisi une forme classique, le sonnet, rajoute à la provocation voulue... qui m'a un peu laissé de marbre en fait.

Je suis un peu mitigé sur ce texte, surtout sur la forme, par comparaison à tes autres productions. Le romantisme te va mieux, je trouve.

   MissNeko   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour
Beaucoup de surprises dans cette lecture :
- une plume "curwwodienne" un peu différente
- un thème plutôt "glissant" qui ne peut laisser indifférent

Ma première impression fut "ouah c est un peu excessif". Passé cette impression j y ai vu un texte certes "acide" mais qui a le mérite d être percurant. Pas de mièvrerie sur le bonheur d être père. Et même si ça surprend, je me suis laissée emporter dans ce flot de testostérone frustrée !
Concernant le fond : oui il y a des femmes qui délaissent leur mari dès que l enfant paraît. Oui il y a des hommes qui au fond d eux sont jaloux de l enfant. C est pas très vendeur en poésie mais c est pourtant la réalité de la vie. Tout ce qui touche à l enfant est toujours entouré d une aura bisounours. Et pourtant il y a certaines vérités qui existent : des hommes jaloux et délaissés, des femmes qui ne seront plus que des mères, des couples sous haute tension...
Ça dérange et moi j aime Ça !
Sur la forme : je trouve la plume plus lourde que d habitude mais cela appuie le côté bourrin du monsieur de notre affaire ! L auteur ne pouvait pas le faire s exprimer dans un langage léger et chatié ! Le champ lexical sent la testostérone : vagissant/ homoncule / etalon-geniteur/ovule/ mâle / cocu

Bref, ce père dont il est question n est point un fantasme. Il existe peut être même plus souvent Qu on ne l imagine. Je le vois bien finir sa soirée au bistrot du coin ou sur un bout de trottoir se consolant dans les bras d'une femme plus " ouverte".
Donc ne soyez pas choqués !
Merci

   Recanatese   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Curwood,
j'ai beaucoup aimé. Je suis moi-même papa depuis trois ans et, si je n'ai pas ressenti ce que vous exprimez dans votre écrit, un ami s'est confié à moi et et lui l'a vécu ainsi. Gros moment de solitude pour lui. Vous avez le mérite de très bien exprimer ce sentiment et ce de manière très élégante et concise.
Mention spéciale au dernier tercet, un régal !

   Asrya   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte fort, et très amusant.
Peut-être faut-il ne pas avoir d'ovaire pour apprécier (provoc').
Le point de vue d'un homme, comme de nombreux hommes doivent être amenés à le penser après avoir vécu un (ou plusieurs ; paix à leur âme) accouchement.
L'idée est intéressante et rudement bien écrite.
Beaucoup apprécié le dernier vers ; drôle et puissant.
Un peu moins conquis par le premier tercet ; je trouve qu'il fait un peu pompeux.

Merci pour la lecture, un bon moment à vous lire,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   luciole   
5/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tous les sujets sont poétiques. Un sonnet bien construit. Excellent dernier vers.

   Mokhtar   
5/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Est-ce bien la femelle qui émerge ?
Dans ce cas, le "cocu" y trouverais son compte.
Non, c'est la mère qui surgit...
Et l'étalon n'a plus qu'à devenir père...

   Curwwod   
9/11/2017

   Miguel   
15/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un peu d'ironie ou de cynisme ne fait pas de mal de temps en temps, ça détend. On comprend bien qu'il faut lire ce poème avec un minimum de distanciation, et ma foi tout cela n'est pas si mal tourné. Ça fait du bien de se lâcher un peu, et de laisser les mots dépasser sa pensée. Il est vrai qu'aujourd'hui on est vite cloué au pilori pour un mot qui sort des rails, et notre ami Curwood n'échappe pas à la règle ; mais il a ses partisans.


Oniris Copyright © 2007-2017