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Poésie libre
Curwwod : Réminiscence
 Publié le 13/02/18  -  19 commentaires  -  532 caractères  -  368 lectures    Autres textes du même auteur

Regarder les étoiles.


Réminiscence



Je cherche en vain
dans le grimoire
fatras des gestes endormis
de mon oublieuse mémoire
l'écho chantant
des jours amis

Des jours des nuits aux tons de moire
de ton cœur
au désir soumis
qui nous inventait une histoire d'amour
qu'on croyait à demi

En vain
faut-il que ton visage
comme éclipsé par le nuage
du temps
qui érode mes sens
ne soit plus que reflets perdus
d'un astre
dont la fulgurance
transperce mes jours suspendus


 
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   Provencao   
4/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé ce mot "réminiscence", moi j'y aurai apposé le pluriel.
Car tout un chacun peut se retrouver dans ce plus désertique, dans cet état d’âme, jusqu’à en nourrir un vagabondage de l’âme, qui n’est ni plus ni moins qu’un vague à l’âme..

"En vain
faut-il que ton visage,
comme éclipsé par le nuage
du temps
qui érode mes sens
ne soit plus que reflets perdus
d'un astre
dont la fulgurance
transperce mes jours suspendus"

Un des moments vrais, surprenants...et très poétique en soi.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Mokhtar   
5/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
« Car le cœur à vingt ans se pose où l’œil se pose,
Le premier cotillon venu vous en impose… » BRASSENS
Ce joli poème me remet en mémoire cette chanson.
Amours éphémères, désirs qui ne durent qu’un temps…
Mais dont l’intensité marque à jamais.
Et dont la « fulgurance » alimente les nostalgies quand s’éloigne le temps des passions charnelles et de la jeunesse insouciante.
Technique poétique sûre, qui sait s'appuyer sur le rythme d'un octosyllabe qui s'éparpille modestement, comme honteux...

   Marite   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le thème me séduit mais le découpage des vers atténue l'écho qu'ils pouvaient éveiller en moi.
Par exemple, j'aurais mieux perçu l'état d'esprit évoqué par :

Je cherche en vain dans le grimoire
fatras des gestes endormis
de mon oublieuse mémoire
l'écho chantant des jours amis

Des jours des nuits aux tons de moire
de ton cœur au désir soumis ...

Mais c'est l'auteur qui est seul maître de son écrit et peut-être n'ai-je pas pu me mettre au diapason.

   Anonyme   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
A mon avis, c'est un texte qui mériterait une autre forme que ce découpage qui n'est pas toujours très heureux, et qui donne l'impression "d'avoir le hoquet".


J'ai en fait plusieurs lectures, et toujours cette impression, à voix haute cela se ressent davantage. De plus cela nuit quelque peu au ressenti. J'ai donc lu votre écrit d'une autre manière, bien moins "hachée".


Ainsi, je perçois le caractère émouvant de ce poème, aux mots bien choisis, tout particulièrement dans la dernière strophe. J'ai été touché.

   Jmeri   
13/2/2018
Cher(e) Curwood
On écrit de milliers de poèmes par jour sur ce thème
depuis aussi longtemps que l'écriture existe
Je n'ai pas trouvé en quoi le vôtre se détache des autres
sinon quelques paillettes
Le lecteur est en droit de plus d'originalité

   papipoete   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Curwwod
je cherche, fouille dans ma mémoire où sont passés ces sourires, ces mots, ces gestes que tu me prodiguais ... en vain !
NB l'auteur délaisse rimes et pieds, nous entraine sur le chemin de la poésie libérée, et nous le suivons, voudrions même l'aider dans sa quête " des jours des nuits aux tons de moire "!

   leni   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour AMI
A chacun sa nostalgie Cette nostalgie est faite du souvenir des fulgurances que nous avons connues Nous percevons plus dans l'aigu sentimental Et ce sont ces notes aigües que nos violons de l'âme
aiment rejouer Il faut du temps pour faire un coeur Et nouis voilà
marqués au fer rouge comme ce cheval camarguais
Et nous cherchons dans notre grimoire le fatras des gestes endormis J'adore cette phrase
Je souligne les vers superbement ficelés

Des jours des nuits aux ton de moire

Éclipsé par lenuage du temps

la fulgurance
transperce mes jours suspendus

merci pour ce joli moment de poésiie

Et mon salut amical Leni Gaston

   Pouet   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Il ne me semble pas que le "libre" soit la catégorie de prédilection de l'auteur. C'est donc une initiative que je salue, même si me concernant, il me semble que les rimes devraient plutôt placer ce poème en "contemporain".

Quoiqu'il en soit de bien jolis vers du début à la fin.

Le rythme m'a parfois un peu dérouté mais pourquoi pas et puis je n'ai pas non plus un métronome greffé dans le cortex.

Voilà, un agréable moment au final.

   PIZZICATO   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Chacun a sa façon d'appréhender les souvenirs, " réminiscences ".
Ici, cette " histoire d'amour " me semble se perdre dans le " fatras des gestes endormis " d'une "oublieuse mémoire ".
Pour ma part je considère que ces souvenirs-là font partie de ceux qui ne peuvent sombrer dans le flou, puisqu'il font partie de notre route.
C'est ma façon de percevoir ce texte.

Comme toujours chez l'auteur, l'écriture est élégante, mais l'ensemble n'a pas eu toute mon adhésion. Avis subjectif, s'entend.

   LenineBosquet   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Vous aviez fait un joli sonnet néo-classique en vers octosyllabiques puis vous le détruisez pour nous le présenter sous une forme "libre". Je n'en vois pour ma part pas l'intérêt. Ou on fait du libre ou on n'en fait pas. Ceci n'est que mon avis, il vaut ce qu'il vaut, c'est-à-dire pas grand chose...
Merci

   Damy   
13/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le blues à l'âme des souvenirs... qui pourront être les miens.
Le blues, à tordre la monotonie des octosyllabes réguliers, comme un air d'harmonica de Greg Szlapczynski que j'écoutais à l'instant.

J'ai vraiment beaucoup aimé ma lecture à voix haute en respectant le rythme que vous proposez et qui me paraît (à moi) très mélodieux.

Merci, Curwwod.

   jfmoods   
14/2/2018
La construction de ce poème obéit à une volonté d'étirer, de distendre (vers pairs de 2, 4, 6 et 8 syllabes, vers impairs de 3, 5 et 11 syllabes, absence de ponctuation) une forme préalablement fixe. Nous sommes ici en effet devant un sonnet déstructuré (14 octosyllabes, à rimes croisées, suivies et embrassées, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre féminines et masculines).

La cassure du mètre originel épouse la thématique du poème : celle d'un délitement à l'oeuvre.

Sur une tonalité lyrique (métonymies : "ton coeur", "ton visage", lexique : "au désir soumis", "histoire d'amour") s'esquisse l'image première d'un couple, d'une vie à deux marquée par la plénitude sensorielle (métaphore visuelle : "Des jours des nuits aux tons de moire").

Ce temps amoureux, révolu, à l'obsolescence pour ainsi dire programmée (imparfait : "inventait", "croyait à demi"), le locuteur tente d'en ressaisir les contours (image du prospecteur : "Je cherche", rime significative : "grimoire", "mémoire"), d'en ranimer l'éclat perdu (métaphore auditive : "l'écho chantant des jours amis").

Cependant, confronté au mur sans aspérités du souvenir (complément de manière : "en vain" x 2, groupes nominaux dépréciatifs : "fatras des gestes endormis", "mon oublieuse mémoire", subordonnée relative déceptive : "qui érode mes sens"), il doit abandonner sa quête.

Par delà l'oubli irréparable de ses traits (question rhétorique assortie d'une modalisation : "faut-il que ton visage... / ne soit plus que reflets perdus", métaphore : "éclipsé par le nuage / du temps"), la femme impose sa puissance tutélaire, son empreinte indélébile (infinitive de l'entête : "Regarder les étoiles", périphrase laudative imprimant une certaine violence : "un astre / dont la fulgurance / transperce") à cette vie à présent en attente de son terme (euphémisme : "mes jours suspendus").

Cette "Réminiscence" est un éclat du passé, un éclat obsédant (allitérations : t / d) et douloureux (assonances : en / ou) dont on ne peut plus se défaire.

Merci pour ce partage !

   MioModus   
15/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la lune des temps ce texte est un ciel chantant, une onde poétique transperçant les soupirs.
MioModus.

   Curwwod   
15/2/2018

   Ioledane   
15/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est plus fort que moi, j'ai aussitôt 'converti' ce poème en ces quatrains d'octosyllabes dans lesquels il a été visiblement conçu. C'est le rythme qui me 'parle' le plus, et je ne parviens pas à le 'lire' autrement, bien que ce soit d'évidence le souhait de l'auteur.
La rime "grimoire" / "mémoire" me semble assez éculée.
Pour le reste, j'aime - le fatras des gestes endormis, l'écho chantant des jours amis, l'histoire d'amour qu'on croyait à demi, le nuage du temps, les jours suspendus. Toutes ces choses exprimées assez pudiquement, sans pathos inutile.
Une belle lecture.

   Quidonc   
16/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cher Curwwod,

Nostalgie d'un amour moribond, peut-être même déjà perdu?
Regrets mais l' espoir reste au rendez-vous

J'aime beaucoup

Merci
Quidonc

   Jocelyn   
19/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé la concision des mots, des phrases. Au fond c'est tout l'esprit de la poésie: tout dire sans en dire davantage. Il y a une bonne musicalité à mon goût. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire. Le choix des mots est pour moi irréprochable dans tous les sens

   hersen   
19/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai pu souvent t'apprécier en classique mais je t'aime aussi beaucoup en libre !

très beau texte, qui dit ce qu'il nous reste, quand le temps a passé et que manque ce qui faisait la joie, l'écho chantant / des jours amis.

mais l'oublieuse mémoire se perd et un visage devient évanescent sous le temps qui passe, seule reste une lueur.

Très nostalgique, une très belle écriture.

   jlouisgillis   
22/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
dans un infini de possibilités est apparu une humble graine de riz.
Et par sa destinée devint le riz cuit :
- à moulte épices et façons,
- à l'huile de yack ;-)
- au lait, plus proche de chez nous...

Il y va ainsi du principe "Amour(s)_Conscience(s)", graine de l'Univers qui s'est auto-différenciée...

A chaque période "historique" rationnelle ou irrationnelle de la terre des êtres "élevés" se sont évertué à nous le rappeler...
Certains poètes en sont l'expression du "Verbe", si vous connaissez vos classiques ou la science...
Les deux serai(en)t le mieux... ;-)

Que vous dire de plus, que de vous inviter à la libre réflexion généreuse dans un libre arbitre dont je rêve qu'il devienne "universel"

Bien cordialement à tous et toutes :-)

jlg


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