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Poésie libre
Damy Cantarrieu : Boléro
 Publié le 23/09/26  -  8 commentaires  -  1546 caractères  -  93 lectures    Autres textes du même auteur

Ravel (1875-1937). Poème inspiré par le film d'Anne Fontaine « Boléro ».


Boléro




Image composée par Dedi Irawan



Au pas glissé sur trois temps
vers l’élégance
de vos hanches ondulantes
que j’imagine
Ravel m’y invite

Je danserais en spirale
enserrant
votre corps renversé
dans des pauses
glamour
romantiques

Mélodie raffinée
obsédante
du boléro fiévreux
et corps à corps
langoureux
vous transfigurez
l’émoi de mes envies
de vous

Seul à seul
dans un salon
intime
la douceur de la flûte
la couleur sombre du basson
à votre bassin
infligent
un émoi étonnant
à mon ventre peureux
de vous

Le velouté du hautbois
et la chaleur du saxo
m’envoûtent
dans une ritournelle
d’une marée
montante
divaguant
sur les flots
de l’impossible

Vous m’intimidez
Vos yeux clos
sur l’envie sensuelle
de jouer
de moi
éprouvent ma pudeur
platonique

L’ostinato
obsessionnel
provoque un vertige
dans mon âme désireuse
de lâcher prise
retenue
dans les raideurs figées
de mon être
sensible

J’abandonne
à vos lèvres pourpre
carmin
un baiser fougueux
imaginé
dans l’orchestre
délirant
de la suavité
de mes désirs
de vous,
maîtresse


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Pussicat   
23/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
Après le tango, voici le Boléro.
Je ne suivrai pas les pas du danseur pour plusieurs raisons dont ces « hanches ondulantes » font partie, mais aussi pour :

ces « pauses glamour romantiques »
« mes envies de vous »
pour : « la douceur de la flûte » (?)
ou encore : « la couleur sombre du basson / à votre bassin / infligent un émoi étonnant à mon ventre peureux de vous »
pour : « les raideurs figées de mon être sensible », là je me dis, c’est beaucoup trop, jusqu'à la fin.

Trop explicite à mon goût. Je passe.

Edition : commentaires EL / je n'arrive pas à entrer dans votre poème mais je révise l'appréciation ;)

   BlaseSaintLuc   
9/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Le rendu va bien : de la poésie, de la musique, de la danse, du sensuel, d'accord, d'accord, pas de fausse note.
Reste à connaître le pas, et moi, je suis raide comme un bâton, autant sur la piste de danse que devant ce texte.
Quand même, entre le vibrato de la voix narrative, la suavité ressentie, le presque vertige, oui, l'obstinato...

   Donaldo75   
15/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Voici un beau mix poétique où la danse et la musique sont consacrés à travers ce chef d’œuvre incontournable de Maurice Ravel. Centré sur la page, ce poème s’étire comme une longue tige à la fois douce et sensuelle. Le lecteur sent l’admiration de l’auteur pour cette musique. Bravo !

   Cristale   
23/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Damy,

Je reconnais bien là le goût de l'auteur pour la grande et belle musique, pour la classe et la grâce des danseurs sur des ballets époustouflants, tel ce Boléro de Ravel que j'ai vu interprété par un orchestre à vous couper le souffle.

La danse des vers est ici pétrie de sensualité. Je suis du genre à aimer la masculinité et la féminité exprimées sans hypocrisie, qui font la beauté des gestes et de l'accord des corps des danseurs. Sinon, autant qu'ils restent assis sur leur chaise :)

Les hanches ondulantes, les corps renversés, des pauses glamour romantiques, mélodie raffinée, douceur de la flûte, la couleur sombre du basson, je ne citerai pas tout car le poème est une ode au "Boléro de Ravel" et un hommage à la grâce des danseurs avec ce petit truc érotique en plus du narrateur-danseur amoureux de sa partenaire.

Ouf, j'ai chaud !
Et puis l'image... je suis jalouse :)

J'adore !

Edit : je n'ai pas vu le film qui vous a inspiré ce poème, "Boléro" d'Anne Fontaine, mais je vais combler cette lacune prochainement.

   Provencao   
23/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Damy Cantarrieu,

J'ai beaucoup aimé ce "pas glissé" qui ne peut se morceler de l’éternelle cadence des douceurs, des jeux d'ombres, d'éclats sur les traits du Boléro ému . La sensualité soignée et subtile fête le Boléro : ce qui ne peut se taire, mais non plus se dire...se danse...en nous offrant ce délicieux écho.

J'aime ce Boléro vibrant, qui restitue l’écho oublié de l'élégance sensuelle.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   jf2   
23/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Sur la forme, Je ne vois pas trop ce qu’apporte cette présentation allongée, à par un aspect graphique, elle rend la lecture hachée et difficile, j’aurais préféré un découpage classique en vers d’une dizaine de syllabes.

Quelques constructions un peu étranges également :
Basson à votre bassin
Un émoi étonnant à mon ventre peureux de vous

Sur le fond, la sensualité de la danse est bien rendue avec un aspect plutôt sauvage
L’ambivalence et l'évolution des sentiments du narrateur ressort également.

Alors, pourquoi n’ai-je pas plus aimé ?
Parce que je trouve l’éclairage trop cru, sans nuance et même parfois violent, le dernier mot « maîtresse » m’a presque choqué.
En fait, le poème n’a pas touché ma sensibilité qui est plutôt douceur et romantisme.

   rendu   
23/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Damy

Le Boléro de Ravel est son oeuvre que je préfère et de loin, c'est une orchestration que les spécialistes nous disent. Je trouve très joli votre poème qui suit bien le crescendo de la musique dans sa montée jusqu'au final. Par contre, je ne connais pas le film.
Un ensemble très beau.

   Passant75   
23/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un poème intéressant, le désir monte parallèlement à la musique pour se mêler à elle. C’est ainsi que, du basson au bassin, le corps de la femme se mêle aux mots. L’érotisme est bien plus explicité que suggéré et, comme cela a déjà été dit dans les commentaires précédents, cela peut plaire ou ne pas plaire. La dernière image, avec cette « maîtresse » qui semble prendre le pouvoir sur celui qui la désire, donne finalement au texte une chute qui m’a semblé ambiguë.

Une lecture qui laisse donc une impression de montée continue, comme le Boléro lui-même, jusqu’au vertige final. Comme je l’ai déjà dit, c’est un poème intéressant, mais, à force de dire beaucoup, le poème laisse-t-il encore une place à l’imaginaire ?


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