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Poésie néo-classique
David : Nacre
 Publié le 10/07/08  -  7 commentaires  -  833 caractères  -  54 lectures    Autres textes du même auteur

Poème triste


Nacre



Nacre


D’une nuit portuaire, un rêve de marin
S’échappe ivre et lunaire au tout petit matin.

Entre l’embrun de ce reflet d’un fond de chope,
S’est puisé paresseux dans ce que rien n’écope
À la vague inutile, au naufrage émergé
Un espoir facile : un visage aspergé
D’évidence, et fermées ses paupières offertes,
A surtout de scellé des lèvres entrouvertes
Un dernier mot sublime assourdi par le temps.

C’est le rêve qu’exprime insupportablement
La pinte à son marin, de briser le silence
Ce grand coup de surin, ce tranchant de l’absence.

Le jour vient découcher auprès de cette écluse
Et le poivrot n’avait qu’éphémère et obtuse
Ivresse d’être ailleurs, même dans son habit
De faux navigateur, se donne un alibi.


 
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   belaid63   
10/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
oui, l'ivresse du marin
j'ai aimé particulièrement la dernière strophe
mélodieux et humain

   Melenea   
11/7/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien ce découpage des strophes dans les images... Une pose de l'atmosphère, brève et explicite...

J'aime les deux premier vers...

Par contre j'ai marqué un arrêt sur le grand coup de surin, (image des effets de l'alcool?)

Dans la dernière strophe, second vers, c'est le Et de liaison qui m'a surprise et même à la relecture... Sinon j'aime l'ambiance entre deux eaux, on y voit bien la couleur nacre d'une aube glauque, dans l'ivresse du marin....

Mél

   Anonyme   
11/7/2008
 a aimé ce texte 
Bien
D'abord.. j'adore le titre..

Le thème un peu moins
C'est fort bien écrit comme d'habitude

   AnGer   
12/7/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
le vent des mots se couche sur l'horizon des lignes, et le marin s'étend sur l'aube de ses rêves, j'ai beaucoup aimé vous lire.

   Anonyme   
13/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" On voyait les chevaux d'la mer qui fonçaient la têt' la première
et qui fracassaient leur crinière dvant le casino désert
La barmaid avait 18 ans et moi qui suis vieux comme l' hiver
au lieu d'me noyer dans mon verre j'me suis balladé dans l'printemps
de ses yeux ... taillés en amande "

Ni gris ni vert, c' est nacre comme l' écume.
Je viens de lire ce poème et je me suis immédiatement chanté " Ostende " de Léo Ferré ( bon, je sais, chu adicte à ce poète et monomaniaque de Lèo )

Le tout petit matin, que ce soit à Ostende ou partout, rencontre un marin échoué dans ses rêves, dans ses fantasmes.
Il suggère des métaphores qui me parlent ici.

La forme est fluide et exellente, à mon avis, et colle au dépit du marin, alors je dis ma note, david :

EDIT, après avoir lu le com de bidis :

"Moi j' avais pas pensé à Brel, comme toi, et tu m' en vois désolée et contrite.
Pour moi CT Léo, mais t' as raison, y' a un clin d' oeil au grand Jacques ...
... Comme quoi il nous faut lire et relire et les poèmes et les coms pour parvenir à associer avec nos paysages interieurs.
Que ce soit à Amsterdam ou Ostende, y' a des marins qui boivent, ou qui se noient dans le printemps des amandes des barmaid
Tiens, je me demande si je devrais pas mettre ce que je te dit en édit à mon com "
...

Aussitot me le suis-je demandé, aussitot l' ai-je fait, l' édit.

Bah vouais, ça m' interpelle quelque part, tout ça.

nine, pseudo bourge-intello de mes deux.

PS : je m' apelle pas Edith et je veux pas encore me faire édither par les éditeurs, j' ai trop les foies.

   Bidis   
13/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce n'est pas ainsi, nostalgique, triste et rêveuse, que j'aurais imaginé l'ivresse d'un marin. Je la voyais plutôt façon Brel, bien vulgaire et sonore, fût-ce en ronflements...
Mais l'impression de petit matin mélancolique est poignante. C'est bien écrit.

   Anonyme   
13/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime l'atmosphere qui s'en dégage, ce lugubre, cette tristesse alcoolique... J'aime l'écriture, le style.
J'aime.


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