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Poésie classique
David : Paresse pectorale
 Publié le 06/02/10  -  16 commentaires  -  733 caractères  -  383 lectures    Autres textes du même auteur

Muette, immobile... vive !


Paresse pectorale



Des clos te prendre l’air dans les brancards scellés,
Que des tulipes font des couffins à chenilles ;
Un puits d’arômes lents s’enrichit des guenilles
Où gît le verbe haut des grains amoncelés.

Pourtant la pluie avine encor les ports mêlés,
D’où les nèfles du vent appareillent, vanilles,
Et bien d’autres parfums qu’alangui, tu manilles
Avec tant de pudeur pour ces airs morcelés.

Descendu sur le tronc du gardien mélomane,
Attendant de l’effluve, au chant qui s’en émane,
Un escargot sinue un trek hors du commun.

Multiple de coquille, ainsi tu t’époumones !
Et tout gastéropode a son rôle opportun
Pour cet épouvantail, et ses cordes atones.


 
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   Anonyme   
24/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De magnifiques alexandrins pour un superbe sonnet classique "de chez Classique" dont la compréhension, tout au moins pour ce qui me concerne, a toutefois nécessité plusieurs lectures. Un détail cependant : le verbe sinuer est intransitif... Simuler aurait pu faire l'affaire... Quant au verbe maniller, s'il existe bien, (réunir par des manilles en parlant de cables ou chaînes) je ne suis pas certain qu'il soit ici utilisé à bon escient. L'auteur, vraiment de grand talent, va sans aucun doute me maudire mais n'est-ce pas le prix à payer pour écrire du Classique ?

   Garance   
31/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le premier vers me gêne dans la mesure où je ne le comprends pas...par contre j'adore le deuxième et ce qui suit avec le dernier vers qui précise la nature du personnage qu'on avait deviné champêtre.
Une formulation qui ne s'articule pas de manière "humaine" (normal pour un être de paille et de bois !), mais à la force d'évocation certaine.
On s'accroche aux barbelés avant d'entrer dans ce poème !

   Anonyme   
1/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sur le plan de la prosodie, ce sonnet est excellent.

Sur le fond, il est un peu nébuleux, surtout au premier abord ; puis au fil de la lecture les images prennent sens et, si certaines subtilités m'échappent encore, j'ai apprécié ce poème.

J'aime particulièrement :
- "le tronc du gardien mélomane"
- le vers "Un escargot sinue un trek hors du commun"
- la fluidité de cet écrit, très chantant, très musical
- les assonances, par exemple dans "Et tout gastéropode à son rôle opportun".

Je note aussi l'originalité de l'emploi du verbe "maniller", que je ne connaissais pas.

Le titre m'a moins plu, malgré son originalité aussi, sans doute parce que mon association mentale me renvoie vers "expectorer" qui n'a rien de très poétique ;-)

Il me manque aussi un brin de compréhension sur la chute (qui est l'épouvantail ?).

Un excellent écrit, quoi qu'il en soit.

   pieralun   
2/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une incontestable maitrise de la versification sous forme de sonnet: la prosodie est irréprochable.
Un poème très recherché, aux sonorités et au rythme qui nous portent dans une certaine langueur; cela je l'ai aimé.
En revanche, dire que le sens et la continuité de certains vers m'échappent, serait un doux euphémisme. J'ai beau lire, relire, tenir compte des trois mots de présentation, bien des choses restent floues. Cela n'est peut-être dû qu'à moi, mais j'ose le dire.
Je mets une appréciation parce qu'elle est obligatoire, avec l'opportunité de la changer lorsque le texte sera publié (ce dont je ne doute pas). J'attends donc des éclaircissements........un peu partout.

   nora   
6/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Assez hermétique pour moi, mais cela ne m'empêche pas d'apprécier...
De la poésie pure, au rythme parfait, ça donne envie de réciter à haute voix.
J'ai également aimé l'humour fin et les images insolites; je ne connais pas de poème plus réussi ayant rendu un tel hommage à une "respiration poétique" si complexe.
Merci

   colibam   
6/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Étrange, envoûtant mais terriblement poétique : c'est toujours ainsi que ma medulla bulbaire perçoit les écrits du sieur David.
Nanmais rien que le titre déjà : Paresse pectorale... ça détonne dans le paysage poétique, non ? Et pourtant, en même temps, j'ai tout de suite envie de poursuivre l'expérience.

« Des clos te prendre l’air dans les brancards scellés » : cette entrée en matière est pour le moins surprenante, hermétique à souhait et pourtant, est-ce la musique, les associations de mots, les images ou sensations évoquées ? Quoiqu'il en soit, la mécanique poétique fonctionne. Va comprendre...

« Que des tulipes font des couffins à chenilles » : ça, j'ai adoré, les couffins à chenilles ! C'est très visuel et je profite de l'occasion pour dire que l'univers atypique et coloré que nous dévoile David se rapproche beaucoup (c'est vraiment mon ressenti à chaque fois que je regarde à travers le pertuis de son univers) du monde onirique des enfants. Ce mélange de malice, d'extravagance parfois, d'images absurdes ou burlesques colorées par des oxymores...

« Un puits d’arômes lents s’enrichit des guenilles
Où gît le verbe haut des grains amoncelés. » : très poétique.

« Pourtant la pluie avine encor les ports mêlés,
D’où les nèfles du vent appareillent, vanilles, » : ce passage m'a rappelé certains dessins de Rodney Matthews. C'est encore une fois très visuel et le sens de cette scène est renforcé par le terme « manille » que l'on trouve au vers suivant.

« Descendu sur le tronc du gardien mélomane, » : magnifique !

Ceci dit, Monoeil a quand même sursauté, hoqueté en effleurant certains passages : « qui s’en émane », par exemple.

   Chene   
7/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour David

Après plusieurs lectures, ce sonnet et l'approche poétique de David génèrent dans mon ressenti un sentiment complètement paradoxal. Je vais tenter d'être le plus clair possible.

Tout d'abord je m'interroge sur la priorité que se donne l'auteur quand il écrit et par voie de conséquence l'intention d'un tel sonnet.

Je ressens fortement cette approche comme devant être avant tout irréprochable sur la forme et la qualité rythmique et musicale du poème. Si je pars de ce postulat, je sous-tend que la syntaxe, le sens et la compréhension ne sont pas des éléments déterminants. Quelques exemples pour étayer mon argumentation.

Les deux premiers vers du sonnet. Il est évident que tels quels leur syntaxe apparaît en dehors de toute règle. Sauf à imaginer que ces deux vers se rattachent à d'autres vers non écrits, ceux-là. Et leur sens en est complètement hermétique. Sauf que, le rythme est présent (exemple du "p" qui tombe pile poil sur la 4ème syllabe et les deux syllabes finales qui comportent les sons "ll"(deux "l"), là aussi positionnés sur la même syllabe du vers. C'est rythmé et musical. Idem, vers 3 et 4 pour la consonne "r".

Autre exemple : "vanilles" et "manilles". Le sens premier de "manilles" est dévoyé mais très proche (phonétiquement parlant) de "manies" du verbe manier, plus approprié... Dans les mêmes vers, le "a" de "appareillent" et de "qu'alangui" tombent sur la même syllabe... (en aparté le son "ka" est pas folichon), mais qu'importe, la musicalité d'ensemble est bien là.

Autre exemple : "mélomane" / "s'en émane", là aussi il est une évidence que la forme prime sur la rigueur syntaxique : le "s" de s"en émane n'a d'autre fonction que d'éviter le hiatus qui serait advenu en employant la bonne forme syntaxique. Le résultat là aussi est une meilleure musicalité. Et qu'importe l'approximation syntaxique.

Conséquence de mes assertions, il en ressort un sens que le lecteur perçoit dans quelques bribes de vers, mais suffisamment obscur pour donner un aspect surréaliste au poème (accentué par le titre, au demeurant), et cela avec un rythme et une musicalité qui ne font jamais défaut.

Je ne sais pas si ma réflexion trouvera un écho chez l'auteur, mais c'est ainsi que j'analyse l'approche poétique de ce sonnet (et j'ai pu vérifié également sur les sonnets précédents publiés par l'auteur). En tout cas, la musicalité et le rythme fonctionnent, d'où ce sentiment plutôt positif une fois la lecture achevée.

En attendant que l'auteur ouvre un fil pour en discuter, je m'abstiens d'évaluer.

cordialement

Chene

PS "botanique et phytosanitaire" : les tulipes ne font jamais l'objet d'attaque de chenilles... mais des limaces, oui. Une autre approximation qui n'a que peu d'importance, puisque la musicalité fonctionne superbement dans le vers ou le "vert" des tulipes...

Edit du 7/02 : Merci à David pour ses explications qui m'ont apporté quelques éclairages intéressants sans pour autant me convaincre sur ses deux premiers vers.

   David   
7/2/2010
Quelques mots par ici

   Anonyme   
7/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai effectué plusieurs lectures mais je reste insensible à ce type d'écriture. Je ne saurais être "technique" dans mon explication, mais je n'ai rien vu d'autre que des mots enchaînés qui ne me disent rien. Tout me semble bien compliqué dans la construction comme dans ce qui se raconte. C'est mon humble ressenti, ça ne me correspond pas et d'autres apprécieront ce que je n'ai su goûter. Sorry.

   Anonyme   
8/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Certes il y a de belles images poétiques, mais l'ensemble me reste incompréhensible. Et le fait de deviner un sens, ou de l'inventer, ne me permet pas d'aimer lire ce texte. Surtout que le premier vers reste bouché.

   bulle   
8/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bon.. voilà plusieurs fois que je passe et repasse sous ce texte, sans ne savoir que dire..

Ce que j'en ai pris est un très agréable moment musical, sonnet nickel, et que je me suis "évadée".. sans ne chercher le sens, ou tenter de comprendre....

Pour la première fois, et parce que j'ai vu le forum, je suis allée y chercher un fil de compréhension.. Juste le premier paragraphe, et je suis revenue aussitôt ici, pour me retrouver à nouveau dans une autre dimension.. (en fait, je n'aime pas trop les explications de texte^^)

Au sujet du titre, le "pectorale", m'avait renvoyée à un bijou (porté sur la poitrine).. du coup, mon flou en était encore plus fort..

Au final, ce que je retiens, c'est la musique qui fait danser de belles images.. Ce que j'aime en poésie, c'est partir en voyage..
Celui-ci m'a beaucoup plu..


(Un accroc au départ quand même, avec "Des clos" que je trouve bizarre)

   Anacreodes   
11/2/2010
Commentaire modéré

   LeopoldPartisan   
12/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bluffé et même complètement bluffé et à la lecture du poème et aux explications données. Pourquoi ?
Simplement parce que ces 14 lignes sont à la lecture bien belles, envoutantes et aussi et surtout assez énigmatiques. En plus j'aime beaucoup les escargots hors de mon assiette et je trouve qu'au contraire des limaces qui envahissent les fleurs de mon jardin, on en voit hélas de moins en moins.

L'autre aspect, qui pour parler vulgairement me troue le c... c'est cette intense réflexion pour parvenir à écrire ce texte, ce sont tout ces paramètres qu'il faut envisager et qui en plus pour le commun des mortels, moi en l'occurrence passent à des années lumières au dessus de ma tête. Je trouve cela vraiment épatant lorsque un texte écrit avec ce genre contraintes et difficultés possède une réelle originalité. Etant pour ce qui me concerne, nettement plus dans l'instinct et fonctionnant à l'intuition, je me trouve devant ton texte un peu comme un homme des cavernes face à un astronaute. N’ai pas peur, je vais pas te donner de coup de massue, je vais plutôt m’incliner et toucher cette belle surface noire afin d’être un peu plus intelligent.
Merci

   Anonyme   
12/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien l'histoire de cet escargot.

La première strophe a un coté un peu spasmophile, surtout le premier vers.
Quelque chose à atteindre : ces tulipes, couffins à chenilles mais sans doute trop hautes pour s'y lover.
Les guenilles pourraient être les feuilles mortes que notre ami l'escargot écarte à son passage.
"Où gît le verbe haut des grains amoncelés" , une tour de Babel inatteignable ?

La deuxième strophe et son contexte de pluie, peut-être de tempête dans un port à l'échelle de l'escargot.
Il est toujours question de parfums et j'imagine bien les "yeux flexibles" tâtonner.
Mais strophe plus confuse pour moi.

"Le gardien mélomane" ? Serait-ce l'épouvantail de la dernière strophe ? Je visualise du coup un escargot descendant la jambe de bois unique d'un épouvantail. Et je trouve ça assez beau visuellement. Symbolique, pas forcément mais beau.
J'adore l'idée du trek hors du commun.

Il y a toujours selon moi cette idée d'inatteignable et pourtant l'escargot poursuit sa route absurde, genre une fois arrivé en haut et sentant qu'il ne peut aller plus loin et bien, il redescend sans se poser de questions.
Il y a un petit coté Forest Gump qui court sans but et qui une fois arrivé en bord de mer, voyant qu'il ne peut aller plus loin, se remet à courir dans l'autre sens.

En ce sens, je trouve ce poème vraiment bien vu. Enfin c'est ce que j'y ai vu et ç'est comme ça que ça me plait.

Je n'ai pas lu ton post en forum mais je vais quand même aller le lire en espérant ne pas être désillusionné : )

   Damy   
12/4/2010
Commentaire modéré

   Anonyme   
12/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Paresse pectorale ? en lisant le titre je me suis dit : tiens, une ode à la sieste ! plutôt sympa comme idée. J'en ronronnais d'aise. Et là ! PAF. On m'a retiré la chaise longue.
Hop ! Le cul par terre, au même niveau que l'escargot, je me suis mis à ramper comme lui. Et comme l'escargot rampe lentement, qu'il lui faut 10 minutes pour parcourir un mètre, alors qu'un enfant met deux secondes, que sa durée de vie est de 5 à 10 ans je me suis dit il va bien me falloir tout ce temps pour comprendre. Et puis, après réflexion, j'ai pensé : nous sommes au temps de l'interpasnet. Il doit bien y avoir une manière de faire de la compression réflective. Donc marche arrière, retour aux commentaires et là, surprise, j'ai vu cliqué sur « ici ». Toujours en rampant, mais ce coup ci sur la toile, j'y suis allé voir. Je suis donc sorti de ma coquille (j'ai soulevé le capot comme vous dites, vous, les poètes) mais j'en ai bavé (dans un cadre intelligible et plus clair qu'il a dit !).
cogito ergo sum : en tant qu'escargot, j'ai particulièrement apprécié la fraicheur de la pluie.
Et donc, je gis et chapeau bas pour les mots amoncelés.

   Damy   
12/4/2010
Je partage, dans l'entretien que l'auteur a eu avec le commentateur principal, dans le forum spécifique à ce poème ouvert par l'auteur, la position du commentateur concernant la syntaxe. Celle de ce poème me semble déroutante, peu orthodoxe et très personnelle.

Le poème me paraît n'avoir aucun sens (même après lecture dudit échange), du moins dans mon entendement personnel (qu'il me semble cependant partager avec d'autres).

J'ai noté la richesse des rimes et une assez bonne musicalité .

Je pense que mon avis personnel n'apportera rien de concret à l'auteur. Les langages me semblent en effet trop différents.
Mais je tenais à l'exprimer, d'une part parce que j'ai lu le poème (et c'est pour moi une façon de m'en souvenir), d'autre part parce qu'il me semble avoir fait l'effort nécessaire pour le comprendre.

   Anonyme   
12/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai pas lu les "explications" de l'auteur, peu m'importe car on ne trouve cela dans un recueil de poèmes (sauf si on est étudié en classe... Et encore. Tout n'est qu'interprétation en "littérature".)

L'auteur n'ayant, à aucun moment, à mon humble avis, le devoir de se justifier d'écrire.

J'aime l'image "s'enrichit de guenilles" par exemple, un peu bêtement, ça me cause, à moi. (pour le "message")

Après, tout n'est que truculence et rythme réussi.

Quant à "manilles", comme une belote philippine?
Et pour "Paresse pectorale": la coqueluche enrayée par la salive maître d'hôtel (funestes gastéro antipodes de nos altérités, escargots sauveteurs en mer dés - hasard- agrée Egée)... ? Pourquoi pas.
Cornegidouillement vôtre.


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