Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
dom1 : Rencontre tempérée en milieu hostile…
 Publié le 27/01/19  -  10 commentaires  -  846 caractères  -  153 lectures    Autres textes du même auteur

Air pesant et humide.
Corps mouillés de sueurs flasques.
Environnement qui devient invivable.
Fin douloureuse mais nécessaire…


Rencontre tempérée en milieu hostile…



Nous étions étrangers à toutes formes de rêves
Sans illusion aucune sans rien qui nous soulève
Le temps temporairement avait fini son nid
Où nous nous affalions comme par thérapie

Le plafond était bas de sa pureté placide
Sans que nous puissions dire non ni même un mot acide
Le temps prenait son temps et bloquait la balance
Pour lui donner le ton que prend le manque de sens

Nous étions endormis par la vie qui blasphème
Sans qu’on puisse la flatter tant elle est chrysanthème
Le temps est un sursis à qui ne veut pas croire
Aux mots qui sont maudits faute de décevoir

Le plafond était gras de sa couleur livide
Nos deux corps en arrêt à quelques pas du vide
Le temps de contempler nos bleus dans le miroir
Avant de s’élancer dans le fond du mouroir…


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   INGOA   
16/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte ne m'a pas vraiment enthousiasmée parce qu'il reflète trop des sentiments hermétiques que l'auteur n'arrive pas à débrider (faire partager ?). La dernière strophe n'évoque plus du tout une rencontre mais une fin tragique dont je n'arrive pas à comprendre le sens. Et celles qui précèdent ne me donnent aucun indice sur ce soi-disant milieu hostile. Pour être franche, je suis en pleine confusion, pour je pas dire en plein non sens.

   Corto   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Il y a toujours eu des poètes adeptes de l'hermétisme. Si l'auteur voulait rejoindre ce courant je crois qu'il a réussi.
Le contexte comme la plupart des images utilisées sont difficilement compréhensibles.
Reste à attendre un dictionnaire propre à cet auteur...

   papipoete   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour dom
Nous sommes au bord du gouffre où s'est enlisée notre vie, plus rien ne nous sourit, tout n'est que néant maintenant...
Un dernier regard l'un vers l'autre, avant que notre parcours s'arrête, nos souffrances cessent...adieu !
NB faut-il que ce couple soit malheureux ? vieux et abandonné ? au bord d'un mal incurable, gangraineux ? pour partir ensemble comme Anne Bert ?
Votre poème a revêtu des tentures noires, comme à avant quand on les dressait en cas de deuil, à l'entrée d'une demeure.
L'ultime strophe donne le vertige, et l'on pourrait tomber aussi...

   Vincente   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La dernière strophe m'a puissamment attrapé, elle est forte dans son expression, la scène est terrible.
Par contre, j'ai été à plusieurs reprises dérangé, même écarté du fil du poème. Dans l'exergue tout d'abord, les deux derniers vers sont un peu brutaux, surtout dans la forme pour "Fin douloureuse mais nécessaire..."
Ensuite tant de répétitions (bien que ce soit le temps le vecteur du propos "rencontre tempérée...") "le temps temporairement" puis le "temps prenait son temps" puis le "temps est un sursis", si bien que celui nécessaire dans l'épilogue se rajoute encore à ce trop plein.
J'ai trouvé "douteux" les deux vers "Sans que nous puissions dire non ni même un mot acide" et "Nous étions endormis par la vie qui blasphème". La vie qui blasphème, vaste sujet qui sous-tendrait que la vie croit en un dogme, plus que discutable (ou alors j'attends un développement...).

   Malitorne   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je me garderai bien de donner un sens à ce poème tant les interprétations sont possibles. Ce que j'éprouve à sa lecture c'est une fuite du temps, un temps insaisissable, qui détruit les corps et ruine les espoirs d'amour. Sans doute suis-je à côté de la plaque mais ça me plait d'y voir ceci. Le propre des poèmes obscurs c'est que chaque subjectivité peut se les approprier.
J'ai apprécié le vocabulaire, les formules, et les quatrains qui se répondent comme des échos.

   Eki   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La phrase d'accroche ne m'a pas accrochée.
Rencontre tempéré en milieu hostile...avec ce titre, j'imaginais une marche forcée dans la jungle...
J'étais très loin de ma lecture.

Vous me direz que la vie vaut bien la jungle.

J'aime le ton de ce poème doux amer qui nous parle de la vie qui donne et reprend, du temps, ce tueur d'illusions, des rêves qui se brisent t de tout ce qui blesse et ne rend pas plus fort...

J'ai aimé ces deux premiers vers qui dépeignent l'atmosphère délétère qui collent aux âmes...

Nous étions étrangers à toutes formes de rêves
Sans illusion aucune sans rien qui nous soulève

Nous étions endormis par la vie qui blasphème...

Intéressant ce que chaque lecteur interprète.
J'ai pris ce verbe au second degré...comme la vie nous injurie lorsqu'elle est mensongère et reprend ce qu'elle promet...Ce n'est que mon point de vue !

Le plafond était gras de sa couleur livide...gras ne me parle pas dans ce vers. Je le trouve un peu surprenant ici.

Vous avez voulu marquer, affirmer ce temps qui passe ou ne passe pas et je comprends pourquoi vous reprenez ce mot au début des troisièmes vers dans chaque strophe...

La fin est fracassante, puissante où la voix de l'espérance se fait chétive, inaudible...mais moi, je veux penser à deux oiseaux qui s'élancent...libres, délestés de tous les poids de la vie...libres et bien vivants .

Puisque la vie est plus belle lorsque nous sortons des ténèbres...

J'ai adoré cette fragilité ressentie dans votre bel écrit.

Eki sonde les puits

   PIZZICATO   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Milieu hostile " est-ce la métaphore de l'existence avec toutes ses incertudes ?

La narration d'un amour illusoire, raté, qui prend fin.
C'est le sens que j'attribue à ce texte.
De ce fait, je lui trouve des images très recherchées
" Sans que nous puissions dire non ni même un mot acide
Le temps prenait son temps et bloquait la balance
Pour lui donner le ton que prend le manque de sens " l'absence de communication entre les deux êtres.

" Nos deux corps en arrêt à quelques pas du vide
Le temps de contempler nos bleus dans le miroir
Avant de s’élancer dans le fond du mouroir…" La fin de cet amour et sa mort...

" Nous étions endormis par la vie qui blasphème " j'aime beaucoup cette image.

Après plusieurs lectures j'ai trouvé beaucoup de finesse à ce texte.

   Stephane   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour dom1,

Une belle profondeur d'écriture dans ce poème très sombre. La dernière strophe est ma préférée et je retiendrai particulièrement les deux derniers vers, que je retranscris ici :

"Le temps de contempler nos bleus dans le miroir
Avant de s’élancer dans le fond du mouroir…"

Toute vie a une fin et ce mouroir "gravite" dans des profondeurs insondables...

Stéphane

   STEPHANIE90   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Dom1,

J'ai bien aimé votre poème, mais heureusement que j'ai prit le temps de lire votre présentation car je m'y serais perdue.
Je trouve un peu trop de "temps", cela alourdit l'ensemble du texte.
La dernière strophe nous prend au tripes, on a envie de s'accrocher pour ne pas tomber. La fin d'un amour est toujours une chute dans un gouffre dont il faut se relever. Vous l'avez joliment poétisé, Merci !

   Melusine   
27/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
on se laisse enfermer dans ce texte sombre.
"Le temps temporairement" me semble dissonant.

J'aime la dernière strophe qui est particulièrement efficace
et qui annonce "la chute" finale et fatale.


Oniris Copyright © 2007-2019