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Poésie néo-classique
domi : Désespoir
 Publié le 19/12/18  -  10 commentaires  -  712 caractères  -  251 lectures    Autres textes du même auteur


Désespoir



Le mal fut si profond que refaire surface
Me semblait impossible ainsi qu’aux pauvres fleurs
De reprendre racine et parfums et couleurs
Après que le béton eut déposé sa glace.

Ton oreille fermée et cette carapace
Si hostile aux chemins perméables des pleurs
Ne m’ont jamais permis d’épancher mes douleurs
Et de voir la lumière au bout de cette impasse.

Ne pouvant ni m’enfuir ni comprendre ou parler
Mes désirs les plus chers je les ai fait brûler
Comme pour me punir de la vie importune !

Et le mal tournoyait comme rôde un vautour
Chacune dans son deuil chacune dans sa tour
L’espérance jamais n’en effleurant aucune...


 
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   Vincente   
23/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Tant de douleur avouée pour tenter en vain de s'en éloigner, toute cette prégnance m'a gagné sans évitement possible. Sur ce plan vous avez touché votre but, celui de nous faire partager une part de ce désespoir tournoyant "comme rôde un vautour". Gageons qu'a contrario de votre fin, des bribes d'espérance vous saluent de leurs signes grâce à cet échange, cette soumission de l'auteur au lecteur. Cette fin désespérée, le fait de redire sans appel qu'il n'y aura pas de mieux envisageable, semble si fort qu'elle n'en semble pas possible, on se dit que ce n'est pas possible de refuser d'entrevoir ne serait-ce qu'une lueur d'amélioration. Alors ne serait-ce d'abord exprimé que comme un exutoire ? Je veux y croire et j'espère que vous dites le pire pour l'écarter.
Cette fin me gêne si elle est juste désespérée et je me dis que ce poème n'aurait pas pu être écrit par quelqu'un si attentif au désarroi qui ne croirait à sa résurgence.
Des images fortes mais sans prétention , des formes simples presque "désabusées", un sonnet efficace qui sonne comme un coup de grâce que je ne veux envisager dans une phase ultime.

   papipoete   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour domi
le mal est si profond, que jamais le sourire me reviendra, comme les fleurs étouffées par le béton, qui ne refleuriront plus ! Il m'a manqué une oreille attentive, à laquelle j'aurais pu épancher ma peine, et je reste seule avec mon désespoir ...
NB tout au fond du trou, quand plus rien ne brille au coeur, et que le mal appuie dessus, l'écrase ... rien, même les mots d'une mère n'y peuvent quelque chose, et l'on se sent puni comme si l'on devait expier un péché mortel .
le second tercet qui me plaît, évoque " chacune " ; mère/fille ou femme/femme ? je ne suis pas sûr de ces identités ?
un sonnet parfaitement " néo-classique " !

   FrenchKiss   
23/12/2018
Bonjour Domi,

S’agissant de classique, j’aime orienter mes commentaires en priorité sur la versification. Désolé par avance si cela vous ennuie ou vous semble sans intérêt, comme j’ai pu le lire dans certaines remarques faites ici ou là dans cette catégorie, par des commentateurs peu sensibles à ses lois, ce que j’admets volontiers.

N’étant pas totalement familiarisé avec les règles classiques du site, j’aurais tendance à penser que votre texte est publié en néo à cause de la ponctuation. D’ailleurs pourquoi ne pas assumer l’absence de ponctuation jusqu’au bout ? A quoi sert le signe à la fin de chaque strophe ? Ça semble ici une coquetterie.

Sur le plan prosodique je note une faute d’harmonie (je dis bien d’harmonie, pas de contrainte) avec le contact fermée/et, qui est à éviter. Enfuir et punir, bien que semblant éloignés, ne sont jamais distants que de deux alexandrins et provoquent une rime intermédiaire à l’hémistiche, toutefois moins embêtante que tournoyait/jamais, qui elle efface complètement la rime attendue importune/aucune. J’aime l’écho lorsqu’il est exceptionnellement recherché pour un effet de style sonore, mais il dessert la mesure rythmique lorsqu’il la perturbe sans bénéfice. Mais c’est vrai qu’il est plus sensible et surtout critiquable lorsque les deux vers se suivent.

- Le OU de « comprendre OU parler » fait un peu cheville puisqu’il brise la litanie « Ni m’enfuir Ni comprendre… ».

- J’aurais utilisé le NI plutôt que le ET dans le vers : « Et de voir la lumière au bout de cette impasse », s’agissant d’une négation.

J’approuve la qualité des rimes qui se répondent bien sans en faire trop.

Le désespoir du titre me paraît bien illustré par le choix des métaphores. On passe du songe des fleurs au cauchemar du vautour, dans un mouvement ascensionnel de ce désespoir.

Au final, un bon socle classique, qui manque peut-être d’un petit tour de poivre.

FrencKiss

   Corto   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Un poème de désespoir ? On a du mal à y croire.
Dès le départ avec "Le mal fut si profond que refaire surface Me semblait impossible ainsi qu’aux pauvres fleurs" on sent la recherche esthétique.
Incommunicabilité? apparemment oui.
Le fond d'une impasse certainement avec: "Ne pouvant ni m’enfuir ni comprendre ou parler Mes désirs les plus chers je les ai fait brûler".
On a pourtant du mal à participer à cette démarche poétique.
Bonne continuation.

   sympa   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous décrivez très justement, à travers votre poème, le désespoir qui accable et qui donne un sentiment d'impuissance.
Une oreille qui fait la sourde, pousse à s'interdire d'être heureux .
C'est ainsi que j'ai ressenti ma lecture.
L'écriture est maîtrisée.

   PIZZICATO   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il m'a semblé percevoir dans ce texte le déclin installé dans un couple (ou mère/ fille) ; avec impossibilité de communiquer, et le " désespoir " qui en découle.

" Ton oreille fermée et cette carapace
Si hostile aux chemins perméables des pleurs "

" Ne pouvant ni m’enfuir ni comprendre ou parler "

Et le triste constat :
" Et le mal tournoyait comme rôde un vautour
Chacune dans son deuil chacune dans sa tour
L’espérance jamais n’en effleurant aucune..."

   lucilius   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
D'emblée, je suis gêné par cette forme d'ambiguïté relationnelle esquissée dans le dernier tercet : "chacune dans son deuil, chacune dans sa tour" qui ne peut convenir indifféremment à une fin de relation mère/fille et à une fin de liaison entre deux femmes, les sentiments étant très différents.
La tournure du dernier vers "jamais - n'en - aucune" en dilue le sens. Dommage car le reste ne manque pas d'agrément.

   domi   
20/12/2018

   Miguel   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chaque vers est une réussite. Chaque vers a sa musique, son rythme, son sens, sa vie propre. Ce poème est comme un collier de perles précieuses. Bravo.

   Vincendix   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Domi,
Une douleur parfaitement exprimée, celle qui peut malheureusement se produire dans une famille. A la lecture j’ai pensé au déchirement entre une fille et sa mère ou entre deux sœurs et, en effet, vous précisez dans votre "merci" qu’il s’agit de deux sœurs.
Une telle situation est difficile à vivre et surtout à comprendre, c’est pire qu’une impasse, c’est un mur. Elle existe aussi entre deux frères.
Vincent


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