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Poésie néo-classique
Donaldo75 : Brouillard ivre
 Publié le 02/11/16  -  21 commentaires  -  742 caractères  -  321 lectures    Autres textes du même auteur

Une soirée comme une autre, dans le café d'en face.


Brouillard ivre



Le rouge coule à flots, sur le zinc le pot claque.
Des mots à l'invective, ils abordent le choc,
Quand trop de points de vue brillent en plaqué toc,
Dans un pseudo-forum où la logique craque.

Les fronts tournent obtus dans un brouillard opaque,
Rien ne sert le discours et seul reste le bock,
Base sine qua non qu'accepte chaque bloc,
Avant l'ultime assaut, une bataille braque.

Le café va fermer, vider ces petits mecs,
Des nains qui se voient grands mais qui ne sont que secs,
Tels de pauvres raisins éjectés de la grappe.

Demain c'est aspirine et la tête à l'envers,
Sans un vrai souvenir, des bribes de travers,
Loin du monde réel dont aucun ne s'échappe.


 
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   papipoete   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
classique
Au café, les " piliers " du lieu refont le monde, au dernier mot d'où cessa la discussion d'hier . Ils ne sont et ne seront jamais d'accord sur le sujet, mais que vienne le patron à remplir les bocks, fera l'unanimité jusqu'à ce soir !
Et demain malgré la gueule de bois, ils retrouveront avec peine le sujet débattu la veille et repartiront dans leurs joutes verbales, et demain ...
NB selon moi, le 3e vers mesure 13 pieds ( vu/e )
papipoète

   Johannes   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me suis bien amusé à lire cette description d'une soirée copieusement arrosée.
Le texte se lit aisément. Tout ces "penseurs" qui voulaient refaire le monde se retrouveront le lendemain dans la médiocrité de leur univers quotidien.

   Ora   
18/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Ouille. J'ai eu l'impression d'avoir bu un verre de trop en essayant de lire votre poème à voix haute. J'ai bien ri me direz-vous mais est-ce l'objectif de votre écrit? Les mots/sons qui pourraient donner du peps à votre poème "claque, choc, toque, braque, bock…" sont trop nombreux, trop rapprochés, le tout s'emmêle: le vers le plus rude étant pour moi: "Base sine qua non qu'accepte chaque bloc": imprononçable!
Tout ça m'a privée de ce que j'attends d'une poésie, c'est à dire un minimum de fluidité. Les deux dernières strophes "se calment" du point de vue de ce sonorités mais j'y cherche encore en vain un vers qui éveille en moi autre chose que de la rudesse. Désolée, ça n'est pas mon style mais peut-être trouverez-vous des amateurs?

   MissNeko   
2/11/2016
Voici un texte qui claque !
Au niveau de la poésie, je n y ai pas été très sensible.l'alcool, le bistrot etc.. ce n est pas trop ma tasse de thé si je puis dire. Mais je salue la facilité que vous avez à écrire sur ce sujet ici. Le jeu des rimes en sonorité très ec /ici/ac sert à merveille l idée que nous sommes dans un bar avec les verres qui claquent sur le zinc. On imagine facilement la scène.


Je m'abstiendrai de noter car le sujet ne m inspire vraiment pas mais votre plume est elle inspirée !
A vous relire

   PIZZICATO   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte, avec ses syllabes coups de fouet pourrait fort bien s'adapter à un rap.
Derrière ce " brouillard " de piliers de bar, il me semble entrevoir une certaine amertume d'une vie morne, des gens qui ne font qu'exister
" Le café va fermer, vider ces petits mecs,
Des nains qui se voient grands mais qui ne sont que secs,
Tels de pauvres raisins éjectés de la grappe."

   HadrienM   
21/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a une évidente aisance dans l'écriture de ce poème. Les images sont fluides et le poème est efficace.

En effet, le lecteur, par le jeu habile des rimes et de la puissance stylistique et poétique, assiste à un rapide spectacle d'ivresse.

C'est plaisant. Le registre est somme toute populaire, mais il contribue à l'ancrage scopique du poème. C'est réussi. Compliments.

Bien à toi.

   Pimpette   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tout le climat et les mots d'un petit troquet de quartier.
Un peu d'alcool, un peu d 'brouillard, des brèves de comptoirs comme s'il en pleuvait...en lisant, on est avec eux depuis la soirée chaleureuse entre potes jusqu'à l'ultime bière du petit matin...GDB en cadeau:-)))

C'est une poésie très vraie simple et forte, que j'aime beaucoup!

   Vincendix   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo
Une ambiance caractéristique d’un bistrot de quartier, où les habitués se retrouvent pour parler des événements, ceux de la rue mais aussi ceux du monde, où chacun donne son avis sur le sujet. Bien souvent des avis divergents « Des mots à l‘invective ».
Je vois le tableau, il y a ceux qui sont attablés et d’autres accoudés au zinc, à demi tournés vers la salle.
Le patron ou la patronne joue l’arbitre de la joute orale tout en tirant les chopes de bière.

J’ai bien aimé les rimes des deux quatrains, en aque et en oc, pour le coup ça claque et ça choque.
Un sonnet où la poésie est dans le sujet, qui a le mérite de décrire parfaitement un lieu qui, au fil du temps, risque de disparaitre totalement, remplacé par les « troquets » des réseaux (dits) sociaux.

   plumette   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un vrai plaisir de lecture à défaut de partager celui de ces discussions faussement animés de comptoir qui masquent les solitudes.

j'ai bien aimé vos rimes en ac, oc et ec, peu prisées dans le langage poétique mais qui évoquent bien ces bruits de bistrot.

un vrai et bon petit moment très cinématographique.

bravo!

Plumette

   Pouet   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Un poème très basé sur les sonorités qui "claquent", c'est assez réussi en ce sens.

Juste un vers m'a semblé compliqué niveau prononciation "Base sine qua non..." pas évident de passer de "base" à "sine", il faut au mieux prononcer" baseuuu" pour que ça coule à peu près.

Pas trop aimé non plus le vers: "Des nains qui se voient grands mais qui ne sont que secs" au-delà du côté un peu lourd de la comparaison, j'ai pas trop compris "secs", ils sont plutôt imbibés donc humides non? Ou alors "secs" niveau thunes?...

Mais j'aime bien l'ensemble, le dernier vers, très vrai, clôt assez finement ce poème d'une belle efficacité et agréable à lire.

   Hananke   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un poème à la rime originale si le sujet l'est moins.
Mais en contrepartie avec des rimes semblables, on ne peut éviter
l'à peu près : abordent le choc, bataille braque, qui ne sont que secs
( même si le vers qui suit est très bon).

Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est scène de café pas si
pittoresque ou inhabituelle que cela est bien peinte.

J'aime bien les pauvres raisins éjectés de la grappe.

Finalement, un texte qui fait preuve d'originalité dans son écriture
et qui se lit avec plaisir malgré ses petits défauts.

   Anonyme   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Donaldo75,

J'avais été à deux doigts un pouce de commenter ce magnifique sonnet, mais je me suis abstenu de le faire, au final, sans explication. Le titre reflète parfaitement l'ambiance du poème, aux vers bien travaillés et à la subtile plume.

De belles images, donc, pour un joli brouillard, hic... ivre.

Bien à vous,

Wall-E

   Annick   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Plutôt que des rimes en oc, aque, ec, j'aurais préféré des allitérations et des assonances en oc, aque, ec, tout au long des vers, ce qui aurait équilibré les sonorités. Surtout, lorsqu'il s'agit de prononcer ces mots ! En tout cas, un bon exercice pour articuler...
Mais ne croyez pas que je n'ai pas pas apprécié votre poème, bien au contraire.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance café où il y a à voir et à entendre.
C'est tout à fait réussi !

   archibald   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien que l'on s'attaque à la rime. Ce texte possède un côté Gainsbourg en cela, d'autant que le thème choisi est idoine sur ce rapport. Le choix du sonnet dénote un peu, mais cela confère justement un certain contraste assez plaisant. Une petite rectification du troisième vers permettrait davantage de classicisme que cette forme réclame.

   Anonyme   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Vous bousculez un peu le sacrosaint Sonnet (chose beaucoup pratiquée par des auteurs illustres, et fort peu chez les Oniriens), par la trivialité de l'expression, l'allitération majoritairement présente aux rimes des quatrains, et le choix des mots : j'adhère.

Un humour noir assez plaisant.

Une réserve quant aux second tercet que je trouve plus faible que le reste ; j’aurais beaucoup aimé que la chute soit ce vers :

"Tels de pauvres raisins éjectés de la grappe."

A.

   Anonyme   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Le ton est volontairement sec avec tous ces "c", comme si on avait le gosier sec et qu'on avait besoin d'un bock pour rendre cela plus fluide.

Cela dérange la lecture, on a l'impression de tituber, mais c'est sans doute le but.

La dernière strophe échappe à cette ivresse, les lendemains n'ont pas le même air, ils font mal à la tête, et il leur faut moins de toc, de choc, de toc..

   fugu   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une ambiance de troquet de quartier plutôt bien rendue.
Un poème sonore qui rend compte de l'effervescence d'avant fermeture où tout le monde commence à être bien chaud.
Un bémol cependant en ce qui concerne la dernière strophe que je trouve plutôt fadasse même si j'ai bien compris qu'il est ici question de traiter l'effet - gueule de bois -
C'est plus au niveau de la formulation.

   jfmoods   
5/11/2016
Le lieu, comme l'annonce l'entête, est "le café d'en face". Le poète est donc un spectateur qui regarde, depuis l'autre côté de la rue, à travers une vitre. Un certain nombre d'éléments plantent un décor intérieur typique ("Le rouge", "le zinc", "le pot", "le bock", périphrase désignant l'atmosphère tabagique du lieu : "brouillard opaque", personnification humoristique du titre : "Brouillard ivre"). Le moment n'est pas précisé, mais le lecteur comprend que la scène se passe tard le soir (futur proche : "Le café va fermer"). On nous parle des clients présents dans ce café, clients qui apparaissent à cinq reprises dans le sonnet : d'abord de manière indifférenciée ("ils"), puis sous la forme de qualificatifs peu élogieux (groupe nominal : "ces petits mecs", paradoxe : "Des nains qui se voient grands"), à travers une comparaison porteuse de déclassement social ("Tels de pauvres raisins éjectés de la grappe."), enfin par un pronom indéfini soulignant l'inexorable ("aucun ne s'échappe"). Deux champs lexicaux se percutent. D'un côté, celui du conflit armé ("Le rouge coule à flots" qui renvoie au sang, "le choc", "Les fronts", "chaque bloc", "l'ultime assaut", "bataille") ; de l'autre, celui de la parole démonétisée (gradation : "Des mots à l'invective", "points de vue brillent en plaqué toc", "pseudo-forum", "obtus", "Rien ne sert le discours", "des bribes de travers"). Ainsi s'alimente une réflexion sur le caractère polémique et éminemment stérile d'une discussion qui se terminera avec une belle gueule de bois (présentatif : "c'est aspirine", expression imagée : "la tête à l'envers", complément circonstanciel de manière : "Sans un vrai souvenir", complément circonstanciel de lieu : "Loin du monde réel"). Le poète a recours à divers procédés pour appuyer son regard critique. La locution restrictive présente dans la seconde partie du vers 10 ("mais ils ne sont que secs") en constitue un exemple. Le lecteur, amusé, pense même à un trait d'humour du poète quand il considère le double sens de l'adjectif qualificatif "secs" (abrupt, cassant / sobre). L'élément le plus significatif de l'ensemble demeure le travail sur les allitérations. La répétition assez obsédante du son "k" (la palme pour les 5 occurrences du vers 7 !), des consonnes occlusives ("b", "p") et fricatives ("f", "v") imprime un caractère saccadé, heurté, disharmonieux, à l'évocation.

Merci pour ce partage !

   Noran   
8/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé le côté tripot de ce poème.
Embrumé au parfum de whisky !

Merci pour ce partage.

   Anonyme   
8/11/2016
Commentaire modéré

   Donaldo75   
9/11/2016

   virgo34   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bien imagé mais un peu sec (sonorités). C'est certainement voulu bien que peu compatible avec le "brouillard ivre" du titre qui ne se comprend qu'aux deux tercets.
Je me demande si la forme du poème (sonnet) a été bien choisie. J'aurais vu une forme plus contemporaine, mais c'est un avis personnel.


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