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Poésie libre
Donaldo75 : Cérémonie
 Publié le 11/04/18  -  13 commentaires  -  1002 caractères  -  201 lectures    Autres textes du même auteur

« Nous nous battions pour le bien, debout côte à côte,
Notre amitié ne finirait jamais.
Sur des ondes venues d'ailleurs, des aiguës et des graves,
Notre vision atteignait des sommets. »

Ian Curtis


Cérémonie



Toi et moi seuls au monde sur la plage face au soleil couchant
dans notre toge de cérémonie la main dans la main
des fleurs dans les cheveux
au parfum de l’encens.

Les oiseaux ne chantent plus la lune va se lever
le jour meurt la nuit renaît
ainsi va la vie
une boucle.

Tu es moi je suis toi tous les deux réunis une dernière fois
sans les autres leurs regards des pensées salissantes
pas de juge de police de barreaux
seulement nous et le vent.

La mer retirée le sable est encore humide
une couche parfaite pour deux amants
allongés côte à côte
les yeux dans les yeux.

Je suis toi tu es moi nous ne serons jamais eux
nos parents les voisins des passants anonymes
aux propos formatés policés corrigés
dans un théâtre sans humanité.

Les rares étoiles de juillet éclairent un peu le ciel
la lune se cache sous les nuages
bleue de honte
ou juste triste.


 
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   Robot   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est amer ce rejet des autres, cet entre-soi cérémoniel exclusif. Nous deux seulement, Fuite pour échapper aux "jugement" ou égocentrisme ? Crainte de voir briser une intimité ? Je pense qu'il y a un peu d'une honte que provoquerait le regard des autres, puisque même la lune et les étoiles se voilent la face pour les abandonner à leur cérémonie solitaire. A moins que ce soit par discrétion, pour ne pas déranger ? Ce qui me paraît étrange, c'est que le texte donne l'impression d'une dernière fois.

Si ce texte suggère des sentiments, c'est donc bien qu'il parle au lecteur que je suis.

   Ananas   
2/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour,

C'est amusant, je me sens mise à l'écart, exclue de cette cérémonie qui me semble tellement intime que je me sens de trop... il y a quelque chose d'illégal dans l'union des deux protagonistes (juges, barreaux, police), quelque chose que les gens jugent etc.

Donc, forcément, je pars sur l'incipit pour comprendre mieux et il y a cette citation du Chanteur de Joy Division qui s'est suicidé en pleine procédure de divorce (il en aimait une autre) suite à des soucis d'épilepsie... mais il a été incinéré...

Du coup, je pige pas et ça me grattouille !

Cependant, je trouve qu'il se dégage quelque chose de très intéressant de l'oeuvre, qui est libre et dans tous les sens du terme, malgré un hermétisme relatif, et livre en lecture ce sentiment très cérémonieux : le silence embarrassé, triste, dénué de compréhension...

Donc le fond et la forme en parfaite harmonie, me conviennent en fait très bien.

Une cérémonie, c'est carrément ça : quelque chose qui se passe entre des personnes qui se connaissent et ont entre eux une connivence dont on peut se sentir proche mais sans autant en faire partie, cette impression est terriblement bien gérée.

Merci pour le partage, et au plaisir de vous relire !

Ananas, en EL

   eskisse   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une très belle cérémonie à ciel ouvert, dans le vent et les étoiles... On dirait deux lycéens américains ( toge ? ) en fuite et libres de toutes les entraves et conventions. J'ai beaucoup aimé la manière dont vous exprimez la fusion des deux êtres " réunis une dernière fois". Vous laissez planer un mystère qui donne envie de toujours relire le poème. Et une mélancolie se perd sur le sillon de ma lecture. Merci pour ce partage.

   Palrider   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vision transcendantale d’un amour bordé d’etoiles, la lune voilée comme par pudeur, toute la force est dans l’essentiel, l’impalpable, l’absence de vice...bravo à toi

   Anonyme   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Je pinaille, des points il y en a, alors pourquoi pas des virgules, elles font cruellement défaut à ce texte qui n'est pas évident de saisir.

Car il y a là une intimité hermétique comme un mur, infranchissable, dans ces propos se profilent l'exclusion des autres, de l'environnement, quels qu'ils soient.

Je me sens tenu à l'écart de cette émotion absolue entre "Toi et moi seuls au monde ". Ce discours est comme une citadelle imprenable, ainsi mon ressenti verrouillé n'accède pas à l'échange, au partage de ce que vous exprimez.

   PIZZICATO   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" dans notre toge de cérémonie la main dans la main
des fleurs dans les cheveux
au parfum de l’encens. " Ce décor planté me fait penser à un rite plus qu'une cérémonie étudiante (?).
" tous les deux réunis une dernière fois " Ces deux amants ont-ils décidé de disparaître ensemble, quitter cette société " formatée ", les pensées salissantes " des autres. Pourquoi la " honte " ?

Un texte bien écrit, intriguant qui, malgré plusieurs lectures, m'a laissé perplexe.

   Brume   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo75

Un mystère plane autour de ces amants, et ces vers en rajoutent :
-" la lune se cache sous les nuages
bleue de honte
ou juste triste"

Ces amants sont-ils cousin cousine, l'un est quadra, l'autre la vingtaine, ou sont-ils d'une religion ou d'une ethnie différentes ?
Un amour qui semble interdit, à la fois fort et fragile, et cherche à ce cacher loin de ceux qui les juges.

Une émotion mi-sereine, mi-triste, en émane.
Le rythme me donne une impression de tranquillité.

Je trouve le traitement assez romantique, on frôle la mièvrerie dans la 4ème strophe, mais ça passe.
Le déroulement du récit pose un joli cadre.
Poème intimiste qui raconte une belle histoire. Ou me fait me raconter une belle histoire sur ces 2 tourtereaux.

   papipoete   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Donaldo
je vois bien une histoire d'amour entre deux, du côté de San Francisco au temps du " Flower Power ", les cheveux fleuris, fredonnant les airs de Jefferson Airplane, nus sur la plage abandonnée ...
NB les autres ne comptaient pas quand ces deux-là ne faisaient qu'un ; << je suis toi, tu es moi ! >>
la signification profonde de la parabole m'échappe un peu, pourtant Clapton ne m'a pas refilé un pétard !

   Queribus   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Curieusement, la construction des deux premières strophes ma 'a fait penser à une chanson; la suite prend des allures plus classiques Le tout se lit assez facilement et n'est pas trop long

Le fonds, quant à lui, me semble plus hermétique; il y manque une idée forte qui ressortirait; personnellement; j'aurais souhaité plus de simplicité mais l'ensemble se laisse lire sans déplaisir

Bien à vous

   Pouet   
12/4/2018
Bjr,

J'aime bien ce que fait l'auteur en général, je trouve aussi qu'il officie dans plusieurs styles avec un certain succès, je le trouve de plus (virtuellement) sympathique, ouvert à la critique et n'ayant pas un melon confinant à la montgolfière, je vais donc être franc, ce qui me parait être une marque de respect: je n'ai pas trop aimé cet opus.

La raison principale étant (pour moi) le manque d'originalité de l'ensemble. Ce qui n'est pas gênant en soi mais quand je lis:

"Je suis toi tu es moi nous ne serons jamais eux
nos parents les voisins des passants anonymes
aux propos formatés policés corrigés"

Je me serais attendu à des tournures psychédéliques, du moins à plus de folie dans les images, à plus de fougue et d'inédit dans cette cavale amoureuse hippiesque.

Il m'a semblé lire beaucoup de poncifs ici, mais bon et encore une fois, cela n'engage que moi, c'est-à-dire pas grand monde... :)

Tout de même l'ambiance est là et j'ai bien aimé la chute, les deux derniers vers: je termine sur une note positive crévindiou!

Au plaisir.

   Ombhre   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un beau texte, centré sur un amour fort, une communion avec la nature. On s'aime, et le reste on s'en fout... Trop peut-être, car le texte m'a laissé en dehors. Cet amour isolé et isolant se regarde de loin, mais ne se communique pas. On sent qu'il se "passe des choses", mais (pour une fois devrais-je préciser) on regarde de loin. Cette expérience forte et unique reste intime et se partage difficilement.
Reste que l'ensemble est agréable à lire, bien écrit comme d'habitude, et laisse une douce impression de paix, et un peu de tristesse.

Merci pour la lecture.
Ombhre.

   hersen   
14/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Plaidoyer allégorique de ce qu'il y a de pur dans l'amour, que rien ne viendra jamais ronger; Un instant où tout, absolument tout est possible. La réalité les rattrapera, réalité dont même la lune a honte.
mais un instant qu'il est bon d'avoir vécu, d'avoir cru. Cru ne jamais devoir faire partie de ce théâtre sans humanité, dont ils font pourtant déjà partie.

Il y a une simplicité dans l'écriture, par le vocabulaire utilisé, que je trouve correspondre à l'âge où l'on ressent cet idéal, où les sentiments sont forcément profonds et nobles. j'ai l'image de couleurs pastel, de formes aux courbes douces.


Merci de cette lecture.

   Provencao   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Toi et moi seuls au monde sur la plage face au soleil couchant
dans notre toge de cérémonie la main dans la main
des fleurs dans les cheveux
au parfum de l’encens."


J'ai beaucoup aimé cette fusion de ces amoureux....où vous nous posez cette question:est-il donc raisonnable d'aimer, d'aimer si fort? J'ai eu l'impression que ces amoureux sortaient de la passivité en s'engageant...

Comme si il n’y avait pas de fin, pas de terme. La fusion du seul autre ne vient pas éteindre le bonheur ....mais "Les rares étoiles de juillet éclairent un peu le ciel
la lune se cache sous les nuages
bleue de honte
ou juste triste.'

Au plaisir de vous lire
Cordialement


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