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Poésie libre
Donaldo75 : Compassion
 Publié le 10/04/19  -  23 commentaires  -  981 caractères  -  393 lectures    Autres textes du même auteur

Schengen
Calais
Lampedusa


Compassion



Les bouches affamées dévorent les restes de grillage
dans le camp de rétention surpeuplé
inhumain
honteux
oublié.

Visages émaciés. Corps décharnés.
Étrange ressemblance avec des images reniées.

La ville se prépare déjà à l’assaut d’un ennemi désarmé
enfermé stigmatisé désespéré
Lampedusa
Calais
Schengen.

Bruits de bottes. Balles en plastique.
Christ oublié par ses riches enfants gâtés.

Les étranges lucarnes s’abreuvent du spectacle
pour un public assoiffé de sang
étranger
pauvre
inconnu.

Spectateurs sans conscience. Amnésiques heureux.
Majorité silencieuse abonnée à l’oubli et aux dons.

Dieu est trop occupé pour garder le troupeau
perdu sans son berger
Schengen
Calais
Lampedusa.

Bouches cousues. Regards détournés.
Police dépassée les matraques levées
pour protéger un ancien monde.


 
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   Corto   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Faut-il faire un poème sur le malheur des autres ?

Faut-il simplifier béatement et à outrance le désordre du monde en appelant Dieu et Christ à la rescousse ?

A-t-on ici un poème ou plutôt un prêche d'un religieux en panne d'inspiration ?

Chacun appréciera à sa manière...

   papipoete   
20/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
L'histoire, à l'image de la mode, ne fait que se renouveler depuis que la Terre vit !
Et sur les routes, sur les mers jusqu'aux camps grillagés, on retrouve ces regards " d'images reniées ", et la télé montre dans sa lucarne, ces images de malheur toujours renouvelées...
NB Dieu est omniprésent par son " absence " dans ce spectacle en direct sur les chaînes d'info, puis vient le foot, le bébé de cette princesse, et ainsi passe le temps...
Un récit bien écrit, bien présenté ; images " choc " au milieu d'autres " chic "...
papipoète

   hersen   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une forme libre bien exploitée pour le sujet, les vers longs, puis très courts, disent la sidération.

je reproche un peu qu'il n'y ait rien de dit de vraiment nouveau sur le sujet, mais le peut-on à chaque fois, depuis le temps que ça dure ?

l'invocation de dieu me gêne, en ce sens que le thème ici en perd de ce qui devrait être rendu à l'homme : sa responsabilité.

Des parallèles sont évoqués, c'est donc bien que l'homme ne change pas, que l'on perpétue et tue à perpète;
cela n'empêche pas de s'indigner, bien sûr.

   Gabrielle   
25/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui, comme l'a fait Guy De Maupassant, décrit la société de son époque en abordant des thèmes centraux.
Ici, la guerre.

L'auteur(e) semble très pessimiste pour l'avenir (chute : un "ancien monde").

Merci à l'auteur(e) qui témoigne des événements qui se déroulent au sein de son monde contemporain (utilisation du présent de l'indicatif ) ou "ancien monde" et qui se veut avant-gardiste.

Cordialement.

   Robot   
25/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une vision hélas dans toute son horrible réalité à laquelle je reprocherai peut-être une certaine froideur distante dans la rédaction.
Ce n'est certes pas un thème qui se prête au lyrisme. Cependant l'expressivité du propos apporte au regard une vérité qui ne laisse aucun doute sur des aspects de notre monde déshumanisé. Dieu a probablement eu tort dans les priorités qui l'occupent de laisser aux hommes le soin de gérer son troupeau.
A supposer que ce monde soit bien la création d'un démiurge bon et bienveillant ! Ce dont on peut douter au vu de la barbarie satanique que des millénaires de civilisation égoïste n'ont pas réussi à éliminer.

   Davide   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Donaldo75,

C'est noir, presque trop noir : un spectacle dérangeant, où les mots se heurtent entre eux pour heurter notre sensibilité.
Les immigrés qui survivent dans ces camps de rétention sont comparés à des animaux de foire : "bouches affamées", "dévorent", "public", "spectateurs", "troupeau"...

Ce constat d'impuissance n'est-il qu'une invitation à la miséricorde des lecteurs / lectrices ?
Se veut-il une critique des rêves et promesses humanistes de "l'espace Schengen" ?
Je ne comprends pas l'utilité des références religieuses : "Christ oublié" ou "Dieu est trop occupé".

Bon, je dois l'avouer, je ne suis pas emballé par ce poème voyeuriste, je le trouve trop pessimiste, trop désespérant...
Mais, il a le mérite d'exister, de montrer une réalité qui n'est pas facile à regarder ; je remercie l'auteur pour ce parti pris, pour son audace.

Davide

   TheDreamer   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Thème délicat. - De toute éternité il y a eu des migrations. De continent à continent, de pays à pays. Toujours certains êtres humains face à des situations de vies innommables : guerres, famines, absence de visibilité économique et sociale, ont choisi l'exil. Faut-il les en blâmer ? Qu'aurions-nous fait à leur place ?

Situation très complexe et qui trouve sa source bien souvent dans l'impéritie du pouvoir en place. Résoudre le problème à sa source, améliorer drastiquement les conditions de vie des individus est le premier impératif, le second étant d'empêcher autant que possible l'embarquement et de lutter contre les passeurs.

Oui, il y a une forme d'inhumanité à rejeter des personnes en situation de grande détresse. Oui, les conditions d'accueil sont effrayantes. La résolution de la situation ne pourra se faire qu'au niveau européen et non national et avec la volonté politique des pays de départ concernés.

Merci.

   Hiraeth   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↑
J'admire la recherche d'une régularité formelle malgré le choix de la poésie libre, cette alternance entre rythme binaire et rythme ternaire, les longs vers du premier servant les très courts vers du second.

Je trouve géniale cette succession de noms propres qui explosent pour ainsi dire, saisissant le lecteur par leur simple pouvoir évocateur et le fait qu'ils occupent des vers à eux seuls. Il faut garder cela, à ceci près que je ne les écrirais qu'une fois, pour conserver la force de leur impact. Ne pas en faire un refrain donc, mais les garder pour un final acéré.

Hélas, mille fois hélas, parce que le reste ruine le tout. Vous prouvez que les bons sentiments et la volonté de "faire passer un message" ne suffisent pas à faire un bon poème. Votre texte est laborieux, alourdi par tous ses participes passés. La satire manque de force car maladroite, desservie par des phrases nominales qui nuisent au rythme (à mon humble goût) et ne dépassent guère les images d'Epinal.

En somme, un mauvais poème en l'état, mais avec un certain potentiel : encore une fois, la juxtaposition de ces trois noms propres est géniale à mon sens.

   lucilius   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Décrire les camps de rétention comme des camps d'extermination, c'est un peu trop vite amalgamer l'ordre et l'épuration. Voici à peu près tout ce que je retiens de ce texte qui, de surcroît, est saupoudré d'un déni religieux. Facile d'évoquer, d'invoquer, de révoquer Dieu à toutes les sauces. Personnellement, je n'y adhère pas.

   Lebarde   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un thème et une réalité dérangeants , de toutes les époques depuis la nuit des temps.
La fuite, l’oppression, l’exploitation des hommes par des hommes, la lutte pour vivre, pour survivre, le rejet de l’autre. Etc...
Faut il se satisfaire de ces situations intolérables ?
Certainement pas.
Faut il pour autant se donner bonne conscience en faisant des poèmes et en partant à toute occasion brandir des pancartes et crier «  Plus jamais ça ! que font les gouvernements! y qu’a! « , avant de retourner devant sa télé regarder le nombrilisme de certains entre deux pubs vantant le luxe et invitant à la surconsommation.
La réponse est dans la question bien sûr.
Et pourtant combien sont prêts à tout pour obtenir toujours plus au risque de détruire encore plus vite la planète, faisant semblant d'oublier qu'une grande partie de l’humanité n'a rien et reste, pour combien de temps encore, silencieuse .

Quant à mettre dieu dans l’histoire?
S’il existe c’est le beau qu’il a essayé de créer dans l’univers, le monde et la nature qui nous entourent.
Et C’est l’Homme, d’ailleurs simplement de passage sur cette terre, poussière dans l’infini, le seul responsable de tout ce qu’il ne cesse de provoquer et de déplorer .

Je n’apprécie pas vraiment la poésie libre mais je reconnais dans cet écrit, un rythme ( vers longs puis très courts) et des choix dans les mots et les images qui traduisent le caractère brutal et glaçant du sujet.


Merci mais pas trop!

   PIZZICATO   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je trouve un peu excessive la façon d'aborder ce problème sensible, qui se pose à beaucoup de pays.
" La ville se prépare déjà à l’assaut d’un ennemi désarmé "
" Les bouches affamées dévorent les restes de grillage "
" Les étranges lucarnes s’abreuvent du spectacle
pour un public assoiffé de sang "

Quand donc l'être humain se penchera-t-il sur les causes - véritables - de ces situations intolérables, plutôt que de s'embourber dans des palliatifs indignes de ce siècle...

" Bouches cousues. Regards détournés.
Police dépassée les matraques levées
pour protéger un ancien monde."

   senglar   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Donaldo75,


Poème librement énoncé fort comme un coup de poing que l'on prend en pleine poire, devant le journal télévisé, alors que l'on se goberge entre le fruit et/ou le cinquième légume de la journée et le fromage.

Fortes ces images ? Foudroyantes ? Alarmantes ? Pas pour tout le monde, elles sont répétitives et se répéteront mais/et ne feront que passer et ce drame permanent prend des allures de fait divers. Par ailleurs la bonne conscience s'achète à grands coups de quotas et :
"Majorité silencieuse abonnée à l'oubli et aux dons"...
A quand la déduction fiscale pour l'aide à nos frères et à nos soeurs déshérité/e/s qui se confond aujourd'hui avec la charité, le cynisme à son comble porté ! Pinacle ! Apogée !

Les violences policières bien sûr, les "matraques levées" bien sûr, mais il faut savoir fermer les yeux car :
"... les braves gens n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux."

Pourquoi ce poème dérange-t-il donc tant ?
Après Georges Brassens, Guy Béart :
"Le premier qui dit la vérité
Il faut le sacrifier."

"Le poète a dit la vérité
Il doit être exécuté."

Apparemment vous êtes en passe de l'être ;)

Merci pour ce cri ! Merci pour cette révolte ! Merci pour cette dénonciation !

Merci pour votre Humanité Donaldo75


Senglar de Brabantie

   Provencao   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Moi j'y ai lu et vu, après plusieurs lectures, j'y ai vu de la dignité. Dignité dans votre écrit, dignité sur les mots choisis.

Votre poésie en sa présentation devient une lecture, presque prioritaire...voire urgente.


Et je trouve que vous avez très bien réussi, en cette poésie douloureuse et poignante, donné une vision forte et juste de la cruauté avec cette attention fragile, délicate... Attention toute particulière accessible et surtout accessible par ce formidable engagement de votre part (en choisissant de parler et d'évoquer ce thème )

L'humain, la vérité et l'engagement ont décelé en vos mots de sublimes et convaincants défenseurs....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   INGOA   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte ne m'a pas convaincue. Pourquoi ? Parce que, contrairement à son titre, je ne lui trouve aucune compassion. Certes on décrit d'un ton larmoyant et très caricatural la vie dans les camps de rétention en y mêlant l'immobilisme d'un dieu mais où trouve-t-on un soupçon d'implication ? Sans intention procédurière, je m'extasie devant les afficionados et leurs arguments.

   Iktomi   
5/5/2019
Modéré : Commentaire hors-charte (se référer au point 6 de la charte).

   Vincente   
11/4/2019
De la même façon qu'il ne suffit pas de bonne volonté pour "aider humanitairement", on pourrait dire qu'il ne suffit pas d'une intention louable pour "aider littérairement" à la dénonciation d'une terrible situation.
Si dans ce texte, la bonne volonté est indéniable, les moyens eux sont discutables, mais ils ont l'avantage d'être là. Ce qu'il faut se résoudre à accepter en tant que lecteur, ce n'est pas forcément facile, c'est de se contenter d'une forme assez bien écrite quand le fond, au fondement pourtant essentiel, pêche par facilités (des images assez banales, un ton doucement révolté, une fin plutôt simpliste).
Dommage, dommage, dommage, mais je préfère cette attitude humble à celle plus ambitieuse peut-être mais qui d'abord invective ceux qui "essaient".

   Lulu   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo,

Pour ma part, j'ai été touchée par ce poème. J'ai senti ce titre, "Compassion", comme un désir de dire ce qui se trame au coeur.

Pour la forme, j'ai aimé l'ensemble des images claires et précises que nous sommes amenés à lire et à voir "Les bouches affamées dévorent les restes de grillage / dans le camp de rétention surpeuplé"... Le ton est bon, et en accord avec cette sobriété qui me semble essentielle ici. Il n'y a pas de jugement, juste des sentiments ou des sensations qui proviennent de peurs ou de choses qu'on ne souhaiterait à personne "Bruits de bottes. Balles en plastique."

Cependant, pour la forme du poème, toujours, je crois que le côté ternaire des premiers adjectifs "inhumain / honteux / oublié." Puis, des lieux évoqués "Lampedusa / Calais / Schengen" me semble alourdir cette impression de compassion initiale, avec un rythme décalé qui semble porter un jugement, mais aussi, simplement un rythme qui donne à l'ensemble du poème un côté un peu maladroit. Avis tout personnel : le poème m'aurait semblé plus percutant en regard du titre s'il n'avait pas comporté ces trois derniers vers, plus courts, qu'on retrouve de façon fréquente, presque régulière. Peut-être que cette forme ternaire aurait été plus intéressante si elle avait été utilisée une seule fois pour préciser les lieux, la situation : " Lampedusa / Calais / Schengen."

Je trouve que l'exercice était assez difficile, en regard du sujet, mais l'ensemble me plaît assez, car l'intention est louable et intéressante.

Merci du partage, et bonne continuation.

   emilia   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Trois villes tristement célèbres et marquées par l’actualité autour de la problématique de l’immigration avec l’émergence de trois sentiments (révolte, indignation et dénonciation) qui donnent le rythme au poème à l’image de ces trois allitérations (bruits/bottes/balles), trois qualificatifs (étranger, pauvre, inconnu), (affamé, émacié, décharné)… pour réclamer la seule « compassion » devant (l’inhumanité, la honte, l’oubli) qui devrait être à l’œuvre et que le titre implore comme une prière…
Même si le sujet ne peut être que sensible et tout en respectant le ressenti de chacun, je ne m’explique pas une telle sévérité sur ce texte qui , à l’exemple d’autres, se veut être un rappel pour attirer l’attention sur une situation indigne avec le souhait de ne pas reproduire, même à un degré différent, cette attitude coupable de faire comme si l’on ne savait pas… et, si les mots seuls n’apportent pas de solution, ils permettent au moins de mobiliser les esprits sur cette tragédie qui ne peut qu’empirer dans le contexte que l’on connaît et face à une société « dépassée »…, la répétition soulignant le fait que ce problème tourne en boucle, quel que soit l’ordre dans lequel on le prend, à l’image d’un nœud gordien… ; merci à vous d’avoir eu ce mérite…

   STEPHANIE90   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir Donaldo75,

Qui est le public ??? Nous bien sur ?
"Les bouches affamées dévorent les restes de grillage
dans le camp de rétention surpeuplé"
Cette image en préambule est vraiment trop forte et de quel camp au singulier parlez-vous ? D'un > camp m'aurait parût plus approprié.
"Spectateurs sans conscience. Amnésiques heureux."
La je crois que c'est le pompon ! Je trouve un peu beaucoup accusateur et jugeant vos lignes, et si cela part surement de la bonne intention de faire ouvrir les yeux au monde, je pense que cela n'est probablement pas la bonne manière de s'y prendre.
Le monde n'est point aveugle mais plutôt incompétent en la matière.
Dans ce cas précis, je dirais :
bateau charrié par le vent
rame à contre-courant sans horizon...

Dommage, je n'ai pas accroché à votre façon d'exprimer cette injustice et votre compassion, merci pour la lecture,

StéphaNIe

   Pouet   
16/4/2019
Bjr,

je viens donner mon avis sans doute superflu sur ce texte qui a déjà fait couler beaucoup d'encre virtuelle...

Deux points pour moi qui font que je ne suis pas convaincu:

- trop "direct" et emphatique ce qui muselle le sentiment de compassion visé
- la comparaison historique concentrationnaire déplacée

Cela n'engageant bien évidemment que moi.

Je retiens en revanche ce vers dont j'ai apprécié la justesse:

"Majorité silencieuse abonnée à l’oubli et aux dons."

A vous relire

   wancyrs   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Don !

Après plusieurs hésitation, je donne mon avis sur ce texte. Je salue ici le courage, la prise de position d'une personne née "privilégiée", mais qui fustige sa propre société. Pour moi, c'est un peu comme si le fils d'un esclavagiste écrivait un pamphlet pour dénoncer l'esclavage... Je vous le dis, cela demande beaucoup de courage ! Évidemment, on va me trouver encore intense, mais, je crois que mes mots sont faibles pour la comparaison... D'aucun trouvent que ça sonne faux, ou que ça manque d'émotion ; je pense que ces propos sont durs et infondés, car pour ceux qui sont derrière les barreaux, une voix qui crie avec eux est une voix bénie ; Merci Don !

S'il s'agissait de moi, j'aurais intitulé le texte : "Empathie" parce que c'est ce que ces gens demandent : qu'on se mette à leur place pour comprendre ce qu'ils vivent. "Compassion" pour moi, tout comme "Charité", a tendance à renforcer l'idée de supériorité des uns (Le Nord) sur les autres (Le Sud). Parlant du vers qui fait allusion à Dieu, pour moi c'est un peu risqué de prendre position ainsi, car quel que soit le dieu que les hommes respectent, aucun ne dévoile clairement ses plans aux humains...

Merci une fois de plus pour cette prise de position !

Wan

   Ombhre   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Don,

un beau texte, simple et prenant, avec en refrain lancinant ces mots qui font résonner la honte, notre honte.
Le premier vers est magnifique, d'une force poignante, qui rappelle en effet des images reniées. La musique du poème, comme syncopée, est juste pour le thème abordé, toute en violence contenue.

Que dire de plus, sinon que j'ai aimé ?

Merci pour le partage.
Amicalement.
Ombhre

   Donaldo75   
5/5/2019


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