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Poésie libre
Donaldo75 : Danse
 Publié le 14/03/19  -  14 commentaires  -  896 caractères  -  196 lectures    Autres textes du même auteur

Toi et moi nous sommes eux ils sont vous.


Danse



Les zèbres du papier peint dansent enrayés.
Je ne suis plus confit
de bonbons roses et bleus
par une beauté froide vêtue de blanc.

Je suis toi tu es moi nous sommes eux ils sont nous
tout en couleurs et en formes
dans un magnifique kaléidoscope.

Les fenêtres sourient de mille barreaux illuminés.
Je ne me sens plus serré
dans un vilain corset en coton
cousu par des hommes aux yeux ternes.

Toi et moi nous sommes eux ils sont vous
des anonymes enfermés trop longtemps
dans une infernale routine.

Le carrelage se fond avec ma tête éclatée.
Je ne dis enfin plus amen
à de grosses lunettes d’écaille
enchâssées sur un corps de serpent.

Tu es moi je suis toi nous ne sommes ni eux ni vous
juste des zèbres sans rayures sans papier peint
partis danser loin de leur mur.


 
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   Gabrielle   
26/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Cette "danse", dans toute son originalité, entraîne le lecteur dans une autre dimension.

La quête de singularité de l'auteur est mise en exergue au fil des mots et peut être associée à l'envie d'évasion du narrateur qui prend forme par l'intermédiaire de la danse.

"Loin de leur prison, dansons !" : ainsi peut être résumé ce poème qui brille par son originalité.

   Queribus   
27/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je dirai tout d'abord, en ce qui concerne la forme, que j'ai plutôt bien aimé la disposition consistant en un quatrain suivi d'un tercet qui donne une certaine rigueur à votre écrit même si, bien-sûr, nous sommes en catégorie libre. Le tout donne une impression de modernité bien maitrisée.

En ce qui concerne le fonds, je dirai que j'ai trouvé l'ensemble un peu confus sans idée directrice; malgré plusieurs lectures, je ne sais trop où vous voulez en venir et j'aurais aimé plus de simplicité avec une idée maitresse qui ressorte mais ce n'est pas le cas.

En conclusion, j'ai aimé un peu mais sans plus.

Bien à vous.

   STEPHANIE90   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

un texte étonnant par son originalité, un fond mystique ??? une forme originale. Je me suis un peu égaré dans ma lecture, j'ai donc fait quelques détours, interrogé mon aura pour qu'il guide ma route.

Il me manque la petite étincelle, mais néanmoins après lecture des tercets uniquement, un début de réponse s'impose à moi :
"Je suis toi tu es moi nous sommes eux ils sont nous
tout en couleurs et en formes
dans un magnifique kaléidoscope.

Toi et moi nous sommes eux ils sont vous
des anonymes enfermés trop longtemps
dans une infernale routine.

Tu es moi je suis toi nous ne sommes ni eux ni vous
juste des zèbres sans rayures sans papier peint
partis danser loin de leur mur."

Visite au Paradis ?!? par un labyrinthe de papier peint et de carrelage qui disparaît à la découverte du Jardin d’Éden.
Étrange... Mais intéressant, un bel exercice de style, l'ensemble est poétique.

Merci pour la lecture,

StéphaNIe

   Corto   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
On peut être très amateur de poésie mais tout de même aimer y trouver un peu de sens.
Ici l'auteur place très haut le barrage entre les mots et leur signification.

Après X lectures on finit par constater qu'au tout début "Les zèbres du papier peint dansent enrayés" et qu'à la toute fin "Tu es moi je suis toi nous ne sommes ni eux ni vous juste des zèbres sans rayures sans papier peint".

On peut donc y voir le sens d'une libération intime d'ailleurs appuyé par "Je ne suis plus confit de bonbons roses et bleus" symbole d'un traitement médicamenteux pris plus ou moins à contre-cœur.

Les strophes 3,4,5 semblent confirmer cette libération , cette guérison (?) qui enfin permettent au personnage de partir "danser loin de leur mur".

Si ma réflexion n'est pas totalement erronée on peut dire Bravo à ce poème, qui on l'aura compris , aurait nécessité de tendre un peu plus la perche au lecteur pour qu'il y pénètre avec moins d'interrogations.

Merci.

   Vincente   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Qu'est-ce qui se passe…? Une mauvaise fièvre qui instille un mauvais rêve ou la prise de conscience psychédélique d'une recherche psychanalytique ? On ne le saura pas. Mais le regard est audacieux, il ose voir son affliction sortie tout droit d'un "magnifique kaléidoscope" et il lui trouve même des mots, pour lui, pour nous…

J'ai beaucoup apprécié ce geste d'une poésie tourmentée. Forme et fond y ont trouvé une expression discernant des diffractions très parlantes. J'ai vu cette difficulté, cette angoisse devant la pâleur de l'anonymat et de "l'infernale routine" où le poète est en passe de se noyer, s'accrochant comme il peut au moindre rocher qu'il dessine ça et là… ses poèmes.

   hersen   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est enfin la délivrance après un passage en hôpital, sous l'emprise de médicaments et d'un corset : contention chimique et physique. Et la fin de ne pouvoir dire non, au corps médical qui sait.

Un zèbre; un zèbre dérayé dont les rayures brillent au fenètre, j'ai adoré ce passage;
Et maintenant, plus rien qu'un mélange de tous dans les molécules composant notre univers, partis danser, enfin libre;

De drôles de zèbres.

c'est l'expression qui me vient. expression supposée drôle. mais triste ici. Des zèbres qui ont réussi à passer le mur.
mais je trouve qu'elle colle bien, des zèbres pas dans la norme.

Tout les passages médicaux sont très bien vus, ils donnent vraiment l'idée de froid, d'anonymat, de personnes qui savent contre le gré de celui qui doit dire amen, et le contrepoint de la disparition, égaillée, égayée, dans un infini qui forme le tout dans lequel nous sommes tous.
Rien ne se perd. personne ne se perd.

Merci de la lecture

   Pouet   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Que voici un texte fort original qui m'a ma fois bien emporté.

Il y a du zèbre dada dans tout ça.

C'est marrant je lisais hier soir à mon fils une histoire de lion blanc qui se fondait dans les murs. Lion blanc ami imaginaire d'une petite fille rêveuse.

On pense bien sûr à un hôpital psychiatrique, mais pas que pour ma part.

Une ronde surréaliste ancrée dans le réel, un kaléidoscope de la liberté et d'une certaine ivresse humaniste.

Fort bien.

   PIZZICATO   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je pense que le narrateur - qui n'est plus en crise - évoque ici la chambre d'un hôpital psychiatrique.
" Je ne suis plus confit
de bonbons roses et bleus
par une beauté froide vêtue de blanc. " L'infirmière et les médicaments.

" Je ne me sens plus serré
dans un vilain corset en coton " on a ôté sa camisole (presque disparue aujourd'hui).

Je pense que les zèbres font allusion à des hallucinations (?)

" Je ne dis enfin plus amen
à de grosses lunettes d’écaille
enchâssées sur un corps de serpent. " S'agit-il de l'image du psychiatre ?

Un texte original.

   senglar   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo75,


Sibyllin, le mot schizophrénie vient à l'esprit. C'est dérangeant et beau en même temps mais on se dit qu'il y a de la camisole dans l'air et des pilules du "bonheur".

Puis on relit, bon ça confirme tout ça à mes yeux (ça en devient même lumineux : les pilules, l'infirmière, le kaléidoscope, la camisole, l'abrutissement, le carrelage, le médecin chef, la confusion) et je me dis que le personnage central de ce poème a été définitivement assommé et que les zèbres qu'on lui a mis dans la tête l'ont emporté pour de bon jusqu'à se confondre avec lui parti "danser" sans rayures ni barreaux "loin" des murs. Juste revanche d'une certaine façon.

C'est bien bien bien noir quand même tout ça hein !

Brrr !

senglar

   Davide   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Donaldo75,

Je regrette l'absence de virgules, comme souvent, en poésie libre.
Ce n'est pas toujours dérangeant, mais je trouve que cela n'aurait pas été de trop dans ce poème : "Je suis toi, tu es moi, nous sommes eux, ils sont nous".

Le poème est original, amusant, avec quelques jeux de mots sympathiques : "zèbres (...) enrayés" ou "confit de bonbons".
Mais je trouve l'ensemble désordonné, dans la forme comme dans le fond.
Certaines images m'ont paru étranges ou peu adaptées : "par une beauté froide..." ou "je ne dis enfin plus amen".

Merci pour la lecture,

Davide

   papipoete   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Donaldo
J'avoue avoir copié ! Te lisant, je n'étais pas sûr de mon décryptage, et j'attendis que d'autres m'ouvrent les voies du Seigneur .
Le mur de ma chambre est blanc désormais, les zèbres se sont enfuis de sa tapisserie, et j'en ai profité pour reprendre ma liberté !
Dorénavant, je dormirai tout nu sans ce carraco, et on ne me dira plus " c'est l'heure des médicaments ! "
NB originale façon de dépeindre cet univers, aux fenêtres barrées, les cachets sur la tablette et le PSY à qui l'on dit sans faillir AMEN

   Robot   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Surréalisme, ou Fantaisie ? Des chimères qui se projettent dans la réalité. J'aime assez ce texte qui semble regarder un décor avec beaucoup d'imagination au point de s'y fondre ou plutôt de l'absorber.

   emilia   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une façon de laisser libre cours à l’imagination et de susciter le mystère pour ne pas diluer la magie de l’instant… ; une image brutale qui laisse craindre le pire ( « le carrelage se fond avec ma tête éclatée… » ) et celle de zèbres en liberté qui ne sont plus « enrayés » « partis danser loin de leur mur », comme sous l’effet d’une hallucination, avec l’étrange rapprochement de la symbiose homme /animal partageant le même destin et cette fusion/confusion des différents pronoms personnels (moi, toi, eux, nous, vous…) en transe pour la même danse…

   Luz   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Donaldo,

Je trouve ce poème vraiment très réussi. Ce n'était pas facile, mais il y a tout, et pas plus qu'il n'en faut, pour rendre, pour faire ressentir cet état, cette atmosphère si particulière de la sortie d'un hôpital psychiatrique. Le retour à la vie "normale", ou pas...
Il y a juste le mot amen qui me chagrine un peu, mais c'est une idée à moi.
Merci.

Luz


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