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Poésie contemporaine
Donaldo75 : Délivrance
 Publié le 01/07/22  -  12 commentaires  -  873 caractères  -  192 lectures    Autres textes du même auteur

I chose an eternity of this
Like falling angels
The world disappeared
Laughing into the fire
Is it always like this?
Flesh and blood and the first kiss
The first colors, the first kiss

(Robert Smith - 1982)


Délivrance



Tous les deux sur la plage où la main dans la main,
Face au soleil couchant, des fleurs dans les cheveux,
Nous sommes réunis, coupables sans aveux,
Une dernière fois sans peur du lendemain.

La Lune s'est levée, les oiseaux se sont tus,
Le Soleil est tombé et le jour a vécu.

Nous sommes toi plus moi, c'est fini eux et nous,
Leurs regards entendus et leurs pensées salies.
Ni police ni juge aux paroles honnies,
Juste nous et le vent à danser tels des fous.

La mer s'est retirée, le sable encore humide
Nous accepte sans fard et comble notre vide.

Nous ne serons jamais nos parents, nos voisins,
Cette foule anonyme aux propos corrigés,
Un théâtre de no, pure inhumanité
Emmurée sans fenêtre et attendant la fin.

La Lune est voilée de honte ou juste triste.


 
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   Miguel   
23/6/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Que se passe-t-il ? Qui parle ? À qui ? Que va-t-il leur arriver ? Ils vont mourir ? Et pourquoi ? De quoi sont -ils "coupables sans aveux" ? Dans mon souvenir, "the first kiss" n'entraîne pas cet état d'esprit. Je n'ai rien compris; c'est dommage, il y a quelques beaux vers, mais l'obscurité gâche tout.

Miguel, en EL

   Corto   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Etre ou ne pas être.
Un duo s'affirme ici, en complicité avec le soleil et la lune.
Il confirme sa rupture avec son environnement, les on-dit, la morale, les préjugés.

Le tableau est sympathique, on a envie de tendre la main.

Pourquoi donc la Lune est-elle si triste au final ?

   Vero   
1/7/2022
Modéré par moi-même

   Myndie   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Donaldo,

Ouf ! Je prends ce poème en pleine figure !
Comme une ballade funèbre avec le bruit des vagues en guise de musique.
Voilà un thème bien peu évoqué, qui me fait penser à la fois à la merveilleuse chanson de HF Thiéfaine « Petit matin 4.10 heure d'été » et à cette phrase de je ne sais plus quel auteur que j'ai lue je ne saisplus où : « Vivre c'est reculer le moment de son suicide jour après jour ».
J'aime ce romantisme noir . J'aime ce souffle de tristesse qui s'abat sur les deux personnages (qu'on devine amoureux) pour on ne sait quelle raison mais cela importe t-il vraiment ?
Quelle que soit l'impasse honteuse dans laquelle ils se sont jetés, seul compte le sentiment de l'inéluctable, associé à celui d'une immense solitude et teinté d'une indélébile mélancolie (dont la définition en psychologie est la suivante : « État morbide caractérisé par un abattement physique et moral complet, une profonde tristesse, un pessimisme généralisé, accompagné d'idées délirantes d'autoaccusation et de suicide ») 

Quelle merveille ce dernier vers :
« La Lune est voilée de honte ou juste triste. »

J'aurais aimé l'avoir écrit.

Merci pour l'émotion

Myndie

   Provencao   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo 75,

"Nous ne serons jamais nos parents, nos voisins,
Cette foule anonyme aux propos corrigés,
Un théâtre de no, pure inhumanité
Emmurée sans fenêtre et attendant la fin."

J'ai bien aimé ce passage où la mort est mystère. Comme une promesse d'un "tous les deux sur la plage" entre l'avant et l'après, le jour et la nuit, le sens et le non -sens.


Comment passer du sens insane et inepte du monde à cette exigence de clarté dont nous trouvons en nous l’exigence ?.

Faut-il fixer la ténébreuse et profonde lueur de la mort ? qui parait si certaine et incertaine.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   senglar   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Donaldo75,


C'est beau, infiniment beau. Cela exsude de beauté.

C'est calme, c'est serein et nihiliste. Voilà une fin de tout avec absence de fracas. C'est ainsi que devrait finir idéalement le monde, sans explosion et autre tralala atomique.

Une simple acceptation complice où l'on aime croire à une transmutation qui ne serait pas vraiment la mort mais une sorte de disparition/dissolution dans l'être (du verbe être) qui ne sait pas qu'il est.

Je n'ai jamais vu décrire l'apocalypse avec autant de sérénité, avec autant d'amour. On ne se révolte pas, on est dans l'acceptation de l'inévitable. Il n'y a pas de sang, c'est pas Guernica. La farce est finie, le rideau est tiré. Mais il n'y a pas de rancoeur car le spectacle serait laid. Et les "deux" de ce poème-ci malgré la fin sont de l'éternité.

Dans ce miroir renversé la mort elle-même est belle.


J'ai un ressenti immense pour ce poème dont on devine que la palpitation perdurera même avec la mort de l'esprit.

L'absence de l'esprit est encore de l'esprit.

Je suis en phase avec cette sérénité-là !

   papipoete   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Donaldo
j'ai l'impression d'un jour à Woodstock, la nuit venue après un concert formidable mais... y'a eu un os ; un gros qui salit tout même les fleurs dans les cheveux ! la lune a tout vu, et on dirait que sous son halo, elle rougit de honte...
NB ceci est ma vision de ce scénario, qu'un drame vint assombrir après avoir écouté Janis, Jimi, et Joan Baez ... un crime sordide ou une overdose tueuse ?
L'avant-dernière strophe est si troublante ; " délivrance " me propulse sur ce torrent où descend ce canoé... apocalypse !
mais je ne vois pas de rapport avec ce texte.
Une condamnation à mort, par le peuple ( ku klux klan ) peut aussi s'imaginer ; bien des possibilités...
pourquoi " forme contemporaine ? "

   inconnu1   
3/7/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Personnellement, j'aime assez ces poèmes lyriques, assez obscurs au premier abord car ils m'obligent à trouver les indices de leur compréhension. Alors, on a en exergue les paroles "des frères siamois" des cures. Et si nous étions devant des frères siamois réels ou virtuels la veille de leur délivrance. Il y a l'adjectif coupables (qu'on peut donc couper comme des frères siamois) ; le titre "délivrance"...

Bon parler de réels frères siamois qui vont sur la plage la veille de leur chirurgie OK mais je ne comprends pas bien alors la dernière strophe. Sans doute deux personnes fusionnelles...

Comme reproche, je suis gêné par des épithètes que je trouve un peu forcés : coupable sans aveux (quels aveux?), leurs pensées salies, paroles honnies, propos corrigés...

Bien à vous

   Donaldo75   
3/7/2022

   Davide   
3/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Donaldo,

Mis à part quelques bizarreries d’écriture qui heurtent la syntaxe (tel le curieux pléonasme « Tous les deux sur la plage où (…) nous sommes réunis » du premier quatrain (?)) ou des propos insinuant par endroits un sentiment de honte et de culpabilité difficilement compréhensibles dans le contexte (« coupables sans aveux » ou bien « La Lune (…) voilée de honte » en dernier vers), ce poème respire une douceur indescriptible, porté par le roulis des alexandrins et embrassant avec détachement des questionnements métaphysiques et cosmogoniques, la vision poétisée d’une liberté originelle et transcendante. Sympathique.

N.B. : Le dernier vers compte 11 syllabes. C’est normal, docteur ?

   sigrid   
10/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai du mal à comprendre la fin. De quoi la lune aurait-elle honte? Même le reste de la poésie je reste partagée. D'un côté, le texte est facile à lire, ce qui la rend très agréable au lecteur. D'un autre, le fil de l'histoire me perd un peu : pourquoi une dernière fois? Que se passe-t-il?
En tous cas joli thème que le regard d'autrui sur un couple, et de tout ce que cela engendre. Original et joliment amené.

   poldutor   
11/7/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Donaldo75
Je m'aperçois que moi aussi je n'ai pas commenté votre poème.
Pour ma part je pense qu'il s'agit d'un couple "illégitime" du genre "grosse différence d'âge", du"même sexe", peut être même un "peu"
incestueux...
Qu'importe ils décident de vivre leur amour à la face du monde et refusent obstinément de "rentrer dans le rang"
de beaux vers :
"Tous les deux sur la plage où la main dans la main,
Face au soleil couchant, des fleurs dans les cheveux," et

"Juste nous et le vent à danser tels des fous"
les amoureux sont seuls au monde...

et puis les distiques qui reviennent comme un refrain mettant en exergue la complicité des astres et autres éléments, magnifique.
Bravo.
Cordialement
poldutor


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