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Poésie classique
Donaldo75 : Du goudron plein les plumes
 Publié le 16/09/17  -  15 commentaires  -  668 caractères  -  277 lectures    Autres textes du même auteur

Paris, l'été.


Du goudron plein les plumes



Le bitume levé que piquent les marteaux
Jette une fumée âcre où des gouttes d'acide,
Les larmes de la ville, attaquent les cerveaux
D'un peuple parisien et bientôt apatride.

Les nappes de goudron mangent les caniveaux
Et les rares trottoirs, détournant l'intrépide,
L'étranger et le fou d'une fin en morceaux,
Repas du macadam, cette bête putride.

La cité se transforme en monstre de béton,
Un requin avalant sa dose de plancton
Dans une mer informe aux vagues infernales.

Au début de l'été ce maudit rituel,
Un ouragan de bruit désormais annuel,
Enveloppe Paris de ses ondes brutales.


 
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   Alexandre   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo. J'attendais une diatribe sur les plumes oniriennes et bien non, c'est Paris au mois d'Août qui fait le sujet de ce sonnet respectant par ailleurs parfaitement la prosodie classique, il faut le souligner.

Juste un mot concernant le second vers que j'aurais préféré sous cette forme, simple inversion qui facilite la lecture...
Jette une acre fumée où des gouttes d'acide...

Ceci dit, si je compatis au maudit rituel estival des chantiers urbains et parisiens, je dois avouer que ce poème m'a laissé sur le bord du chemin... ou du trottoir si vous préférez.

Ca me conforte dans mon choix que j'avais défini ainsi voilà quelques années...

Que j’aime ce village où je vis simplement !
Qu’au déclin de mes ans j’y vaque en confiance
Remerciant le ciel de ne trembler en France
Que des frimas d’hiver et point d’autre tourment …


Merci et bonne continuation

   placebo   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien l'ensemble, ce "bitume levé" est très visuel par exemple.

Je trouve que le texte ne monte pas vraiment en puissance au long des vers, et ne me fait pas décoller. C'est plutôt une exploration de la même idée avec d'autres images. La deuxième strophe m'a moins parlé que les autres.

Le requin avalant le plancton est amusant quand j'y repense, je vois le requin en prédateur carnivore (ok, il y a du zooplancton, mais la taille des bestioles ne cadre pas avec mon imaginaire).

Et puis, où j'habite ils attendent septembre pour commencer les travaux, je ne crois pas que les automobilistes préfèrent :)

Très bonne continuation,
placebo

   papipoete   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Donaldo,
C'est l'été, les parisiens partent sous d'autres cieux, alors entrent en scène les dévoreuses de bitume et autres pelleteuses . Le bitume se craquèle et éclate comme le magma d'un volcan en éruption . Paris sans âme devient un monstre rugissant .
NB L'auteur parle de la capitale en travaux, quand toutes les villes à l'unisson l'imitent, décibels en furie et trottoirs interdits aux piétons restés au pays !
Le premier tercet est éloquent avec cette mer en furie où le grand requin avale sa dose de plancton ! ( mais ce squale-là n'est pas trop féroce, le requin-baleine )
Un texte que les alexandrins classiques parent d'un revêtement à toute épreuve !

   Alexan   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte me plait bien.
Il a réussi à me prendre aux trippes. Je me suis soudainement senti en mal du pays, de ma ville natale, capitale qui souffre loin de moi.
Les mots "bitume" et "macadam" vont si bien a ce texte que même s'ils n'y étaient pas on pourrait tout de même les entendre raisonner dans sa tête tellement ce poème est urbain, citadin, tant il sent l'asphalte brulant.
Merci pour ce moment, fort, puissant, et evocateur.

   Brume   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo75

Superbe description d'un Paris invivable. Trop bruyant, trop grouillant.
Votre poème contient beaucoup de sonorités en R, cela met l'accent dans ces propos agacés.
J'aime particulièrement la 3eme strophe pour le visuel impressionnant que cela m'envoie.

   PIZZICATO   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je crois que Paris n'a pas l'exclusivité des travaux en été.
Ce tableau du béton envahissant la ville, désertée au mois d'août, est bien rendu.
Il faut peut-être s'attendre à pire avec la perspective des J.O. (?)

   Vincendix   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Je ne mets plus les pieds à Paris depuis belle lurette mais autant que je me souvienne, les travaux étaient moins fréquents durant l’été, si ce n’est plus le cas, c’est un mauvais point, ce sont les touristes qui souffrent.
Vivre à Paris ou dans d’autres grandes villes offre quelques avantages mais aussi des tas d’inconvénients, la balance est négative et je suis heureux d’habiter une bourgade au milieu des champs et des bois.
Bonne description d’une situation pénible à travers des vers fluides et bien équilibrés, un sonnet classique que j’apprécie.
Vincent

   FABIO   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le thème ne me parle guère mais je reconnais que votre plume retranscrit bien votre ressenti.
les images sont évocatrices d'une ville en mutation.
"détournant l'intrépide" pas trés chantant pour ma part.
Ça reste agréable a lire . Une carte postale de Paris avec des couleurs plus ternes. A ne pas faire lire a nos chers touristes étrangers.
Vous allez faire couler l'économie avec votre poème.

   Cristale   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Les perpétuels chantiers qu'impose l'ultra urbanisation de la ville de Paris seraient le sujet du poème.
Un sujet qui concerne nombre de grandes et moins grandes villes où j'ai plutôt remarqué les efforts d' implantations d'espaces verts pour compenser l'invasion du béton, des pistes cyclables, d'instaurations de transports en commun (navettes) gratuits, de parkings permettant des centres villes et quartiers sans voitures. Tout dépend comment l'on regarde le verre à moitié plein ou à moitié vide.
Ce qui me chagrine à la lecture de ce texte est l'absence de poésie, seulement un descriptif rimé et je trouve cela dommage car la forme mérite un meilleur traitement, une richesse de vocabulaire qui mènerait vers le haut. Ici rien ne chante, rien ne m'enchante, rien ne m'élève.

La prosodie souffre quelque peu d'insuffisances :
Trop de substantifs comptant le même nombre de syllabes, trop d'adjectifs.
6 noms et 2 adjectifs dans les deux quatrains : « marteaux-cerveaux-morceaux » ne devraient pas rimer ensemble, seul « caniveau » se présente en 3 syllabes.
Le sonnet mérite la variété en noms, verbes, adjectifs etc... à la rime et quand les mots sont de même nature qu'ils aient au minimum un rythme différent. Ici 9 substantifs et 5 adjectifs appauvrissent l'ensemble.
Le premier tercet présent une rime interne « transforme-informe », ainsi que le deuxième tercet avec l'assonance « bruit-Paris », fautes importantes pour un sonnet classique, de même que pour tout texte rédigé en alexandrins :
« Bitume-goudron-macadam » pour dire la même chose fait un peu remplissage.
Un nombre bien trop important de « e » muets à l'intérieur des vers alourdit le propos. Des mots présentant diverses assonances et des élisions auraient permis plus de fluidité à la lecture.

Le vers final reste dans le même ton que l'ensemble de l'écrit. Pas de surprise, la chute est attendue.

J'ai lu mieux de vous et je suis certaine de trouver ce que j'attends de la poésie, de votre poésie, lors de vos prochaines publications.

Au plaisir,
Cristale

   Arielle   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La carte postale est pour le moins originale ! J'aime assez le contre-emploi qui est joué ici par la capitale qui ne s'y prendrait pas mieux si elle voulait refouler la marée de ses touristes !
Ce n'est pas si simple de faire dire à un personnage le contraire de ce qu'on a l'habitude de lui entendre dire et j'admire le metteur en scène qui parvient à se montrer aussi convaincant en célébrant la laideur (momentanée)d'une ville qu'on a jugée la plus belle du monde ...
Pourquoi la poésie ne devrait-elle nous abreuver que de paysages romantiques et de perspectives enchanteresses ? J'aime aussi quand elle m'étonne et m'apporte une vision personnelle même si elle écaille un peu le vernis de mes habitudes.

   Marie-Ange   
20/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai pris du temps pour lire et relire votre poème.

Il en est ainsi de certain écrit, il faut les apprivoiser.
Plus je vous lis et plus les mots me courtisent,
les tournures se font élégantes, me profilant
des images qui en appellent d'autres.

Dans les villes, les villages, ce sont ces sempiternelles
"grandes manœuvres", qui parfois nous entraînent
au cœur de détours déroutants. Mais bon cela fait
maintenant parti des affres de l'été.

Je vois que Paris n'est pas épargné, et vous nous le contez
bien habilement. Tout l'ensemble est pertinent, petit clin d’œil
subtil "dans une mer informe aux vagues infernales".

Tant par le fond, que par la forme, avec ces quelques rimes
internes ont fait de cette lecture, un divertissement agréable.

   Bidis   
20/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis vite allée regarder sur Google Map si la rue Faubourg-Poissonnière où j'allais régulièrement dans les années 80 - une belle-soeur de mon oncle y habitait - avait gardé son charme et tout son pittoresque. Je dois avouer que je n'ai rien reconnu... En tout cas, l'épicier arabe qui me servait de repère n'est plus là et des travaux s'étalent sur toute une portion de la rue. Dès lors, au lieu d'être consolée d'avoir lu ce poème désenchanté, j'ai été encore plus triste...
Mais du coup, ma critique quant au fond est tombée. Et comme j'avais trouvé très bonne l'écriture...

   Ioledane   
20/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Pauvre peuple parisien ! Dévoré comme du plancton par quelque monstre asphaltique. Bon la vision est un peu extrême, mais pourquoi pas.

Le premier vers m'a plu, et ensuite j'ai trouvé l'ensemble bien troussé. La fin sur le mot "brutales" me paraît également en cohérence avec le reste.

J'aurais peut-être aimé que ce soit un peu plus 'neutre', pour renforcer l'effet de saisissement - la "bête putride", le "maudit rituel" ne me paraissaient pas nécessaires pour appuyer le message.

   Robot   
21/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Paris au mois d'août ce n'est pas seulement la ville qui se vide de sa population résidente ou travailleuse, ce n'est pas seulement l'afflux touristique.

Paris au mois d'août c'est aussi les chausses trappes d'une cité qui subit une chirurgie esthétique pour effacer des ans l'irréparable outrage.

   Queribus   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

En ce qui concerne la forme et connaissant votre talent, j’aurais attendu mieux de vous; je reprends aussi à mon compte les remarques de Cristale: trop d'adjectifs: acide-apatride-intrépide-putride, trop de noms rimant entre eux; quelques verbes, adverbes ou autres conjonctions auraient été les bienvenus. Je trouve, par contre, que c'est une bonne idée d'avoir employé la forme classique pour un univers très réaliste.

Le fonds, hélas, ne fait que montrer une triste réalité: Paris au mois d'aout n'est pas forcément le paradis mais c'est aussi le cas de nombreuses villes; mais quand faut-il donc faire les travaux? La réalité même si elle est plutôt navrante, est fort bien décrite par vos mots.

Pour conclure, je dirais quand même"peut mieux faire" et essayerais de reprendre le texte.

Bien à vous.


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