Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Donaldo75 : Du noir aux airs de bleu
 Publié le 03/09/18  -  17 commentaires  -  727 caractères  -  259 lectures    Autres textes du même auteur

Eric Dolphy (1928-1964) est un musicien de jazz américain, multi-instrumentiste, qui symbolise le passage d'une musique encore corsetée par la mélodie et la tonalité à un genre plus libre, plus primal, qui s'appellera le free jazz.


Du noir aux airs de bleu



Du noir aux airs de bleu, des instruments à vent,
Quelques costumes gris et une chanson triste
Illustrent le décor d'un spectacle sans piste
Où le désespéré ne rêve pas souvent.

Les regards entendus, façades d'un moment,
Bénissent sans un mot le solo du flûtiste,
Voient dans la mélodie un déroulé cubiste,
Du solfège perdu sans pourquoi ni comment.

La musique a changé, plus vraiment africaine,
Loin des premiers gospels tant rythmés par la chaîne,
La fatigue et la peur, dans les champs de coton.

Les esclaves d'antan sont montés sur la scène,
Ont remplacé les pins par leurs notes d'ébène,
Des centaines de fleurs sur un mur de béton.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   BlaseSaintLuc   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Jaime le jazz, me voilà pré conquis, l'explication, ici sert bien à la lecture du texte qui suit.
Le texte sert donc bien son sujet, ce n'est pas grandiose, mais c'est propre, il me semble que le style classique est respecté, la poétique également.



à vous relire bientôt

   Eclaircie   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Je trouve assez surprenant et contradictoire d'écrire un sonnet "classique" pour évoquer un musique innovante et "libre".
C'est le choix de l'auteur, j'avoue ne pas trop apprécier.

Ensuite, le poème en lui-même est honnête, sans plus (sans plus de fantaisie ni de musicalité vraiment marquée)

Bonne continuation,
Éclaircie

   izabouille   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
N'étant pas fan de jazz, je ne saurai apprécier cette poésie à sa juste valeur. Mais elle raconte quand même une histoire et elle m'a portée. Je comprends un peu mieux d'où vient cette musique étrange. Merci à vous de m'avoir éclairée

   Anonyme   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
hormis les règles de la poésie dans ce sonnet, je trouve ce poème un peu plus explicatifs. ce qui, pour moi, a contribuer à désintegrer sa beauté... j'aurais bien aimé trouvé plus d'éloges sur le jazz que quelques informations sur son évolution !

jerusalem
merçi

   papipoete   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour Donaldo
Il y eut ces musiciens noirs, avec dans leurs gènes, la musique coulant aussi naturellement que leur sang, et provoquant chez leurs soeurs, frères cette envie de taper dans les mains, et chanter ces refrains ... mais c'était avant !
Aujourd'hui, le jazz a laissé la place à une " autre " musique, d'où les instruments ont disparu ; feue la clarinette ; feu la flute ; et sur les murs " ça graffe grâve ... "
NB l'auteur est si nostalgique de cet autrefois, où sur les trottoirs scène improvisée, les musiciens faisaient rêver les désespérés !
Il arrive pourtant qu'un solo de flute retentisse là, mais on ne marque même plus l'arrêt ; quand le jazz est là , le spectateur n'est plus là ...
Mais un bel hommage que ce sonnet à cette musique !

   Miguel   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne suis pas fan de jazz, mais je le suis de belle poésie ; comme la poésie n'est pas dans le sujet mais dans la façon de le traiter, j'applaudis à ce beau texte plein de grâce et de douceur, qui en même temps délivre son beau message.

   Robot   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui colle parfaitement au thème, comment l'on est passé de la chanson des esclaves aux rythmes d'aujourd'hui dans lesquels demeurent cependant la résonnance des voix musicales à la recherche d'un moyen d'expression émancipateur.


Merci Donaldo pour ce texte.

   PIZZICATO   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un survol poétique de l'évolution du jazz depuis le blues africain et la Nouvelle Orléans - " Quelques costumes gris " - jusqu'à l'avènement du free jazz dont la paternité est attribuée à Dolphy " Voient dans la mélodie un déroulé cubiste ".

Le jazz est, sans conteste, le style musical qui a le plus évolué, et continue d'ailleurs. Ses ramifications ont donné naissance aux musiques actuelles.

J'en reviens au texte qui poétise cette évolution.
" Les regards entendus, façades d'un moment..." j'aime beaucoup cette image qui symbolise ce moment où les musiciens sont transcendés par le chorus de leur camarade qui improvise.

   Quidonc   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un sonnet classique sur un air de bleu ou devrais-je dire de blues. Si le rythmes du sonnet n'est pas vraiment "jazzi" mais sa musique en est claire comme les notes d'un piano.

   Mokhtar   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Si je suis séduit par la qualité d’écriture qui porte ce texte, je demeure frustré et intrigué par sa signification finale. Je me sens bête d’être le seul à m’interroger sur le sens des deux derniers vers. Tout le monde semble avoir compris. Existe-t-il une assistance pour les handicapés de la comprenette ?

Dans un premier temps est relaté le passage du jazz originel au free. (Peut-être les champs de coton résonnaient-ils plus de spirituals que de gospels ?).

La fin laisse pressentir une évolution contemporaine, mais je sèche. Quel sens donner au mot « pin » ?
Merci de m’éclairer.

(j'ai bien pensé au festival de Juan-les -Pins, qui se tient dans les pins, mais je ne peux réussir à opérer le rapprochement avec le texte)

   Hananke   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un sonnet sur l'évolution d'une musique qui se laisse lire.

Je ne comprends pas bien le dernier tercet : les pins, peut-être
la couleur des instruments classiques ?
Le dernier vers également m'interroge, il peut être beau
mais je n'en comprends pas non plus l'acception.

Dvorak a puisé dans la musique des esclaves américains pour écrire
sa symphonie du Nouveau Monde ( le deuxième morceau).

   Palrider   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’y vois des notes bleues, une liberté qui n’en est pas une, beaucoup de tripes perdues, des champs (des chants) ayant perdu la mémoire, la façade qui cache tout le reste...l’oubli c’est la défaite, l’oubli c’est la mort...j’aime que tu aies mis du bleu...

   hersen   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une belle histoire du jazz, ou plutôt une épopée tant le chemin fut long mais au final, une musique libérée. Vengeance sur les chaînes ?

j'attendais un peu que du jazzy rhyhtm accompagne ma lecture, un poème pour moi plus intellectuel qu'émotionnel; (ça fait du sens,ce que je dis ? :/ )
Mais de fort belle facture;

merci de cette lecture, Don !

   Ioledane   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Du noir aux airs de blues ... Je ne suis pas vraiment amatrice de jazz, mais j'ai eu la curiosité de lire cet écrit et je ne le regrette pas, même si mon ressenti est assez partagé.
Je vais commencer par un chipotage : "et une" au vers deux, n'est-ce pas considéré comme un hiatus, prohibé par la prosodie classique ?
"Où le désespéré ne rêve pas souvent" : ce vers me paraît un peu moins poétique que les autres.
Le "déroulé cubiste", le "solfège perdu sans pourquoi ni comment" : jolies trouvailles !
"tant rythmés par la chaîne" : le "tant" semble là uniquement pour la métrique.
Les deux derniers vers sont très beaux.

   sympa   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne suis pas fan de jazz.
J'ai cependant beaucoup aimé votre poésie tant par la qualité de l'écriture que par l'histoire racontée avec talent et douceur.
J'ai une préférence certaine pour le dernier tercet.

   JcJaZz   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un chouia trop descriptif, trop narratif de mon point de vue
Où est passé la musique, le jazz, les "airs bleus" ?
Dommage car j'aime le thème et le message véhiculé par ce poème
Merci

   erratum   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir, Don !
Voilà un joli sonnet classique à priori qui respecte la prosodie ; un "hiatus" me gêne un peu : "et un" déjà remarqué par un précédent commentateur... La flûte étant plus rare dans le jazz que la clarinette, je l'aurais remplacée par le "bassiste", mais ce que j'en dis... Entre "mélodie" et "un", je doute un peu... Les sons "pins par" me chatouillent l'oreille quelque peu, aussi... Mais très belle évocation en images poétiques de l'évolution du jazz qui j'apprécie beaucoup dans presque tous ses styles...


Oniris Copyright © 2007-2018