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Poésie néo-classique
Donaldo75 : Fête braque
 Publié le 05/06/22  -  11 commentaires  -  746 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

Malheur à vous, la terre et la mer, car le diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés.
(Apocalypse de Jean, XII, 11-12)


Fête braque



Le Malin ne rit plus quand je montre mes armes,
Mon visage blafard, mon frère sur la croix.
Le Pater veut crier sa détresse sans larmes
En regrettant déjà de m'avoir promu roi.

Je suis leur gamin sale aux paroles sans charmes,
Un chasseur compulsif affamé de corps froids.
Ils craignent mon courroux, mes soldats et gendarmes
Venus les dégager de leur chemin étroit.

Les vitraux vont saigner d'une pisse toxique,
Les pentacles briller dans la nuit magnifique
D'un sursaut de la Terre aux couleurs rouge sang.

Dansons tous dans le feu quand notre maison craque
Sous les cris et les pleurs de cette fête braque.
Je ne suis plus enfant, juste mort et puissant.


 
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   AnnaPanizzi   
5/6/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Un poème teinté satanique (Le Malin, des pentacles) assez confus pour moi dans les formulations et les liaisons entre les vers. Je ne sais pas à qui se rapporte le Pater. Une ou deux rimes faciles (armes/larmes) une chose pas utile à mon sens (la pisse toxique) surtout qu’elle débouche sur une rime approximative (ixe-ique) et la fin qui me laisse pensive (mort et puissant). Oui, vraiment très confus, pour que j’ai pu saisir le sens général de cette « fête braque ». Une poésie qui à mon sens demanderait une explication de texte.

Anna en EL

   Queribus   
21/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un poème à la prosodie parfaite(sauf deux rimes intérieures à l'hémistiche: les vitraux vont saigner-les pentacles briller mais ce n'est pas vraiment une faute même si c'est à éviter). Le fonds a un côté gothique très prononcé avec de très belle image poétiques: "Le malin ne rit plus quand je montre mes armes, "Je suis leur gamin sale aux paroles sans charmes, ""Un chasseur compulsif affamé de corps froids", et. L'ensemble n'est pas très gai mais m'a séduit par sa beauté.

Bien à vous.

   inconnu1   
22/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup ce poème satanique que n'aurait pas renié Baudelaire. J'aime le style percutant et dérangeant car il est en adéquation avec le message.

J'ai hésité entre le passionnément et le beaucoup +. Je choisis ce dernier pour quelques détails. Le choix assumé du néo classique? A peine s'il est assumé. Plutôt quelques choix que j'ai trouvé un poil imprécis. "Détresse sans larmes". Je suis un peu gêné par le choix de larmes pour la rime. Certes il peut y avoir des détresses avec des larmes mais le choix de larmes n'est-il pas trop parachuté ? Certains choix lexicaux sont certes acceptables vu le propos mais manquent un peu de poésie (pisse, dégager... Cela me fait trop penser à Dégage...). "Chemin étroit". Même s'il ne s'agit pas là d'un réel hiatus, comme il n'y a pas de pause en chemin et étroit, on a du mal à faire la liaison. Enfin, le tous de "dansons tous" fait un peu béquille.

Donc quelques petits détails mais qui ne m'empêchent pas de beaucoup apprécier l'ensemble.

Bien à vous

   Vilmon   
26/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Belle construction, avec des rimes identiques pour les deux quatrains. Belle manière d’exprimer, à part « pisse » plus vulgaire qui vient jurer avec le reste. Je reste cependant perplexe à savoir de qui il est question. Référence au christianisme et satan, mais dans quel camp se situe ce personnage ? Celui d’une autre religion, du capitalisme ?

   Miguel   
27/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Le premier vers est beau ; ensuite, on ne sait plus de quoi il est question, ni qui parle, ni à qui, ni de quoi. Qui est ce "ils" du vers 7 ? Qui est ce frère sur la Croix ? Le "Pater", par définition, peut-il regretter et être en détresse ? Ce gamin sale (qui est-il donc ? A la fin, il est mort et puissant) cadre mal avec la métaphore (car je pense qu'il s'agit d'une métaphore) des soldats et des gendarmes. Je crois ne pas manquer de références religieuses, mais la pisse toxique des vitraux ne me rappelle rien. "Notre maison craque": serait-il question des nos problèmes de pollution et de réchauffement ? Le "juste" de la fin, là où il faudrait "seulement", a quelque chose du registre familier. Enfin je trouve paradoxale cette fin cataclysmique, malgré l'exergue, puisque le poème commence sur une idée de triomphe. Théologiquement, c'est Jésus qui tient la dragée haute au Malin ; mais ce personnage désespéré de la fin ne saurait être lui. Et en pleine déliquescence il vante sa puissance ; allez comprendre ... Sous la forme classique du poème, se dissimule un hermétisme du surréalisme le plus hard.

Miguel, en EL

   papipoete   
5/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
bonjour Donaldo
par moment, je pense au Christ sur la croix ( le gentil ) puis rectifie ma pensée, en découvrant l'antéchrist qui ne se repait que de cruauté, et rit en voyant ces clous aux mains et aux pieds !
un autre moment, je vois le " Grand-Maître " des templiers, partant en fumée, lancer des " honnis, soyez honnis... ! "
NB je patauge un peu dans ces vers, qui me laissent dubitatif ! je ne crois pas me tromper, à dire qu'on a à faire ici à un diable ?

   Robot   
5/6/2022
j'avoue n'avoir pas bien saisi l'objet et surtout qui est le narrateur.
Ce personnage semble faire peur au Malin. - Satan ? - Il semble que la puissance lui a été conféré par le Pater - Dieu ? - et par son frère en croix - Le Christ ? - Ces deux entités l'ont promu roi donc le Pater et le Frère en croix le craignent mais ce sont eux qui en ont fait un démurge destructeur. S'il est le frère de celui qui est sur la croix il est donc naturellement un fils du Pater. A moins que le mot frère n'ait pas de consonnance héréditaire.
En tout cas il est une émanation terrible venu pour semer un désordre d'apocalypse et selon le dernier vers il semble avoir par sa mort avoir acquis une puissance encore plus grande.
Voilà ce qui ressort pour moi d'un texte dont je n'ai vraiment pas compris ce qu'il voulait exprimer.
Je ne mets donc pas d'appréciation.

   Cyrill   
5/6/2022
Sans doute suis-je à côté de la plaque de cette fête braque, mais le narrateur me fait irrésistiblement penser à Poutine, à la botte duquel je vois un triste patriarche nommé Kirill ( hélas ! ). quelques indices m’ont orienté dans ce sens :
"Mon visage blafard"
"Un chasseur compulsif affamé de corps froids.
Ils craignent mon courroux, mes soldats et gendarmes"
"Je ne suis plus enfant, juste mort et puissant."
Je suis peut-être un peu trop obnubilé par les « évènements », ils me font voir partout cette tête de mort en lieu et place du sinistre visage de ce non moins sinistre personnage. Après tout, bien d’autres puissants malfaisants se sont auto-promus rois.
J’avoue que, même si j’ai aimé le ton du poème, et particulièrement le premier tercet, j’ai du mal à relier l’ensemble pour en faire un tout compréhensible. pour cette raison, je préfère ne pas noter.

   LioText   
5/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo75,

Déjà, commençons par dire que ce sonnet dépote! Son ton viscéral voire vulgaire se mélange parfaitement à ce que vous nous décrivez.
Je crois comprendre qu'un pêcheur, fils du Mal ''Malin'' et du ''bien'' ''Pater'' passe une dure crise de provocation et de révolte en se retournant vers ces progéniteurs, la filiation étant la seule chose en commun avec eux. C'est un ''gamin sale'' que l'on a peut-être oublié mais aussi un ''roi'' pourri gâté qui se veut libérateur de ce ''chemin étroit'' dicté par la morale et la loi.
Il s'est armé, a regroupé une armée et est dorénavant capable de détruire ce que ses parents ont construit à coût de ''sursaut'' ''toxique'' et de ''feu''. Mais se faisant, détruire sa ''maison'' qui ''craque'', il fera la preuve d'une puissance que plus personne ne pourra acclamer ou contester.

Je vous avoue que ce que vous racontez m'inspire puisqu'il me rappelle fortement mon dernier poème récemment publié. Peut-être est-ce l'actualité et la crainte commune qui nous a inspiré; dans le cas que je ne me trompe pas dans l'interprétation évidemment!

Mais je ne crois pas que l'histoire que vous racontez ne compte que la folie d'un dirigeant à la bombe nucléaire mais aussi la folie de nous tous car étant nos propres rois, nous cherchons à notre échelle la puissance et la reconnaissance par nos ainés. Ces deux versions de l'histoire m'ont plu. J'apprécie tout particulièrement la 1ère et dernière strophe.

Il est juste dommage que ce ton que vous utilisez tout le long du poème soit lissé par des termes plus ''fades'' comme ''gendarmes'', ''charmes'''', ... qui servent la rime et la métrique des vers mais dont l'univers s'éloigne un peu de celui que vous nous dessinez. Aussi par une forme aussi strict que le sonnet.

En soit, une vengeance d'une seule personne qui pourrait nous emporter tous. Terrifiant! En espérant que le ''Malin'' et le ''Pater'' puissent soulager les colères de cet enfant qui se croit adulte et qui traverse sa crise d'adolescence.

Merci pour cette lecture !
LioText

   Donaldo75   
13/6/2022

   Bodelere   
29/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo75,
C'est une écriture que j'aime.
"Les vitraux vont saigner d'une pisse toxique"
Bon, je n'ai forcément tout compris mais qu'importe ce qui m'intéresse c'est la mise en accord des mots... de leur violence parfois et de leur intransigeance.
Je trouve les six derniers vers étonnamment beaux.

Bien à vous


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