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Poésie classique
Donaldo75 : Golem
 Publié le 14/10/17  -  13 commentaires  -  675 caractères  -  275 lectures    Autres textes du même auteur

Entomologie urbaine


Golem



Très tôt dans le métro court le peuple golem,
L'appel du souterrain le parque dans la rame,
Sans un mot sans un son, juste pur amalgame,
Des zéros et des uns, simulacres d'item.

Et jusqu'au samedi, c'est le même chelem,
La foule s'agrandit, tels des fils sur la trame,
Anonyme cheptel en quête du sésame,
Un fauteuil au bureau, son ultime totem.

Tout nouvel arrivant se montre magnanime
Devant le vain troupeau privé de son estime,
Un bout d'humanité tombée au minimum.

Cette course effrénée amène le système
À modeler ce flux dans un grand théorème
Où demeurer muet garantit l'optimum.


 
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   Provencao   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très belle interpellation en ce secret et révélation de notre désespoir moderne.
J'en ai aimé la fluidité du poème, avec ces mots choisis, où vous nous décrivez combien l'homme et le monde devient un véritable champ d'expérimentation illimité:"Très tôt dans le métro court le peuple golem,
L'appel du souterrain le parque dans la rame,
Sans un mot sans un son, juste pur amalgame,
Des zéros et des uns, simulacres d'item."

Monde de fauves, sans transcendance, sans hiérarchie où le plus fort impose sa loi.

"Cette course effrénée amène le système
A modeler ce flux dans un grand théorème
Où demeurer muet garantit l'optimum." Quand la parole n'est plus donnée, la trahison, le mensonge et la tromperie ne sont même plus possible....et l'on s'installe dans un monde sans paroles sans langages.

Au plaisir de vous lire.
Cordialement

   Anonyme   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

C'est descriptif, rimé, parfois drôle et souvent juste mais je n'entends pas le moindre souffle poétique dans ce texte. Ce n'est pour moi qu'un exposé mis en forme, pas un poème.

Désolé

Merci pour le partage

   Robot   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce sont les rimes en "m - em - am - im - um -" qui donne au sonnet une atmosphère particulière, une impression de confinement.

Le second tercet me semble un peu plus arraché dans sa signification, notamment le dernier vers. Je me pose des questions "Quel est ce grand théorème garantissant un optimum ?" "En quoi rester muet est une garantie ?" Faut-il relier ce mutisme au golem (le monstre silencieux)." J'avoue ne pas saisir la signification de ce tercet final. Car j'ai personnellement l'impression que le métro est au contraire une immense rumeur. "Serait-ce le mutisme de chacun dans ce grand brouhaha". Mais je pense que l'auteur apportera des éclaircissements.

Un milieu pesant décrit métaphoriquement, comme si la situation relevait d'une alchimie informatique issue de la volonté mystérieuse d'un Big Brother.

   Kvalcade   
14/10/2017
Bonsoir Donaldo75

"Des zéros et des uns" me fait penser à la fameuse phrase de notre Jupiter national prononcée au même endroit mais sans doute pas dans ce métro-ci.
Je suis mitigée. J'aime sans aimer. Il me manque le bruit, les odeurs, le mouvement. C'est écrit et vu de loin avec quelque chose d'amer dans le ton. Peut-être aussi de la tristesse. Ce qui est certain c'est que je trouve ça juste. C'est bien ce que nous sommes. Des fourmis dans une fourmilière avec des rites érigés comme des barrières.
Merci

   Vincendix   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo,
Une description sans concession qui sent le vécu, combien je plains ces « gaspards », serrés comme des sardines dans le bruit et des odeurs désagréables.
Rien à dire sur la forme, c’est bien écrit, peut-être un peu trop « rigide » mais c’est vrai que le sonnet classique est exigeant, il ne supporte pas trop la fantaisie.
Vincent

   Jean-Claude   
15/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo,

Ce sonnet m'a amusé. Je ne suis pas certain qu'il corresponde au canon classique (tu as rangé ça en poésie classique), mais je ne suis pas spécialiste.

Quant au côté poétique, j'ai des attentes (trop restrictives), qui ne sont pas celles-là, mais je n'ai pas de définition à donner à la poésie et je ne vois pas pourquoi ce texte n'en serait pas.

J'ai cru qu'il allait y avoir des rimes internes.

Au plaisir de te (re)lire.
JC

   LenineBosquet   
15/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Dès la 1ère lecture j'ai eu l'impression que vous aviez choisi vos rimes puis que vous aviez construit votre poème autour, ce qui, je trouvais, faisait un peu artificiel et nuisait au fond.
Et puis à la réflexion je trouve maintenant cela bien amené, bien réfléchi et bien construit. Il nous manque des rimes en "ome" ou "om" et on aurait presque eu un poème en rimes babébines !
J'ai bien aimé aussi "cheptel" proche phonétiquement de "chelem" un peu plus haut à la rime, je ne sais pas si c'est bien admis en poésie classique "pure" mais moi j'aime bien.
Il y a aussi quelques rimes à l'hémistiche qui, si j'en crois les puristes, ne sont pas vraiment admises non plus mais que, encore une fois, j'aime bien, ça rajoute à la musicalité de l'ensemble.
Vous nous aviez déjà parlé des "zéros et des uns" dans un autre de vos textes, non? J'aime bien aussi.
Merci.

   FABIO   
15/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

L'équilibre et la construction sont alignés au carré, mais je suis désolé cette façon de dire les choses ne me convient pas, déjà certains mots choisis ne sonnent pas et desserve le texte.Ma lecture accroche sur le choix des mots.
Le texte semble fataliste et manque d'espoir.

A vous relire, Merci

   papipoete   
15/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Donaldo,
Il fut un temps où l'on put se régaler de cette scène, celui des films " histoires sans paroles ", avec Laurel et Hardy pour rigoler, à bord du Cuirassé Potemkine pour trembler .
Cette foule anonyme qui avance dans le métro, comme un mille-pattes jusqu'au samedi, ne parle pas et pourtant que ce silence fait du bruit !
NB l'auteur rajoute " des fils sur la trame " qui n'en finit pas de s'agrandir, mue par la quête " du sésame, un fauteuil au bureau son ultime totem " .
Le second tercet m'évoque aussi des passages de " Another Brick in The Wall " de Pink Floyd, avec ses personnages animant " le flux dans ce grand théorème " .
Au 5e vers, " chelem " est bizarre à lire détaché, car ne se dit-il pas couramment " ch'lem " ?

   LaurenceSolouar   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo,
Je suis saisie par ce poème constat. Un état des lieux sordide de notre système et de notre acceptation face à celui ci qui, je vous l avoue me glace quelque peu. Vous utilisez un champ lexical relatif à l animal "parque" "cheptel" " troupeau" et poursuivez par cette description de l homme déchu de son estime...." Un bout d humanité tombé au minimum". C'est très dur. Trop à mes yeux car l espoir a quitté votre plume. Néanmoins aussi dérangeant qu'il me paraisse, ce poème est ciselé avec une belle précision et nous voilà face à une statue de mots aux angles tranchants. Welcome to the machine. Au plaisir de vous lire.

   Anonyme   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

C'est très louable de vouloir renouveler la rime, de chercher à y placer des mots peu usités, de vouloir y faire vibrer des sonorités inhabituelles, et c'est sans doute l'une des missions les plus difficiles du poète dit "classique". Mais, ici, ça ne marche pas pour moi : les mots rimés sont trop techniques, "apoétiques" à souhait : amalgame, item, minimum, système, optimum. Les isoler rend compte de leur barbarie, dans le cadre d'un sonnet.
Le comble est atteint avec le choix de "cheeeelem", et de sa prononciation extrêmement forcée, pas naturelle du tout ; voilà un mot qui, pour moi, n'a pas droit de cité dans un alexandrin.


Le second quatrain présente le défaut de laisser penser qu'il n'y aurait que des ronds-de-cuir ou autres bureaucrates à prendre le métro. Et quid des petits employés, des femmes de ménage, cantonniers, ouvriers des BTP, etc. qui composent peut-être la majorité de cette faune-là ?

Le second tercet n'est qu'une prose froide arrangée en strophe. A placer dans une étude socio-politique mais pas dans un poème.

Je n'ai pas aimé et le regrette car le thème inspirateur m'intéressait.

A.

   Marie-Ange   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Curieusement ce n'est pas la forme qui m'a posé
un problème, mais plutôt le fond, comme ces phrases :

" L'appel du souterrain le parque dans la rame, "
" Anonyme cheptel en quête du sésame, "
" Devant le vain troupeau privé de son estime, "

Rendre l'homme au rang d'animal, me gêne beaucoup.
Il y a, me semble-t-il une exagération, qui donne au texte
comme un phrasé forcé, et c'est dommage.

Je comprends l'idée, très louable, formulée par ces mots,
" Un bout d'humanité tombée au minimum. " mais
j'aurais aimé qu'elle soit montrée de façon moins "dévalorisante".

J'ai lu des textes qui parlaient de la vie "dans le métro",
il y a une atmosphère que je n'ai nullement retrouvée
dans votre poème, qui devient ainsi sans trop de relief,
d'une certaine manière.

   Darques   
22/10/2017
Une satire plaisante de nos comportements modernes.
L'oreille aurait préféré "transports" à "métro". Minimum ne doit rimer avec Optimum et la "chute" se doit de "marquer" le sonnet (par exemple en définissant qui est le "rabbin" qui meut les automates : l'ère, le progrès, l'argent ?).
Malgré ces détails, le style est plaisant. Merci pour ce partage.


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