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Poésie classique
Donaldo75 : Illusion proudhonienne
 Publié le 12/07/20  -  13 commentaires  -  677 caractères  -  297 lectures    Autres textes du même auteur

Les groupes Internet, nouvelle forme de patronage ?


Illusion proudhonienne



Quand la communauté vit arriver Mémère
Elle tendit les bras sans penser un instant
Qu'un diktat en jupons sous son air militant
Allait la reléguer au rôle de chimère.

La dame patronnesse, en maîtresse commère,
Inonda le forum et déclara mutant
Tout écart à la norme où le pauvre votant
Se trouvait confiné dans une pose amère.

D'une belle utopie aux faux airs de Proudhon
Naquit la belle farce où le pauvre dindon
N'avait pas d'autre choix que sauter la clôture.

L'histoire ne dit pas si l'auguste dondon,
Reine du Tupperware, accorda le pardon
Aux derniers survivants de sa magistrature.


 
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   Eclaircie   
22/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Un classique réjouissant, par le thème abordé, par l'expression soignée mais éloignée des standards classiques (surtout sur le site).
Un usage du vocabulaire résolument moderne.
On peut regretter l'emploi du mot "belle" aux vers 9 et 10.
Mais ne boudons pas le plaisir de lire ce sonnet plein d'humour et de finesse.

Merci du partage,
Éclaircie

   Anonyme   
28/6/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Un règlement de comptes bien indigeste destiné à un cercle d'initiés.
Tout cela sent les haines recuites entre l'auteur/trice et une supposée "reine du Tupperware" exposées sans esprit de poésie. On est bien loin de l'esprit vengeur d'un Scarron.
Je déteste ce genre —maladroit qui plus est— de "poésie" de circonstance destinée à blesser plutôt qu'à servir Erato ou Polymnie.

   Cristale   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un sonnet qui dit ce qu'il voudrait que l'on sache mais sans qu'il le dise vraiment. Une sorte de parti-pris à l'encontre de...où l'ironie côtoie la médisance. Bigre ! La bougresse méritait-elle un sonnet en kit classique ?

Pour moi, pas de parti-pris concernant ce sonnet avec ses quatrains à rimes embrassées et ses tercets sur deux rimes.

"et déclara mutant
Tout écart à la norme"

Comment a-t-elle osé ? (smiley pas content les deux poings sur les hanches)

...ce qui n'est pas le cas ici.

J'aime la rareté de la ponctuation qui souligne le tempo du discours.

Belle réalisation poétique dont le fond m'a faite sourire...

Cristale
Edité en E.L. revenue ajouter quelques mots

   papipoete   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Donaldo
Un sonnet pour évoquer la vie " communautaire ", où l'on lève toute sorte de lièvre, bien élevés ou franchement sans éducation...
Alors, comme dans un jeu de quilles, cette " dame patronnesse " se trompa d'adresse, quand elle crut imposer une norme à ne point déroger !
NB j'imagine bien la scène, du genre " salon de thé à mémère ", où les internautes durent en perdre leurs clics, devant cette tête à claques...
le second tercet avec sa " reine du tupperware " est fort cocasse !
J'avoue que la teneur des échanges en " réseaux sociaux ", me sidère et réalise que Wikipédia n'est pour cette clientèle, pas leur puits de lumière !
un sonnet au classique sans faille !

   hersen   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je ne sais si ce poème part d'un personnage réel, mais il pose tellement bien ce concept de ceux qui, comme irl finalement, cherchent à imposer leurs points de vue et défendent bec et ongles une posture imaginée la meilleure, au détriment d' une ouverture d'esprit. Un peu étouffant.

La "mémère", je ne sais pas pourquoi, sans doute pour faire un parallèle avec cette charité qui, bien ordonnée, commence par faire obéir le nécessitant, sans se préoccuper de ses besoins, de ses idées.

L'écriture est un vrai bon classique, les rimes à la don (ah ah ah !) renforce la lourdeur de cette personnalité disons,... envahissante.

Donc, Proudhon peut apparaître dans un poème. Soit. Mais avec ton Tupperware, là, tu m'as cassée. J'ai eu du mal à m'en remettre. Qui donc faut-il être pour oser ce rappel d'une marque plastifère, plastiphage, à la plastique des 80', qui plastifie la carte d'identité de cette dame mieux que n'importe quelle machine ?
Et Tupperware, n'est-ce pas une marque qui a développé le concept de vente où tu te la fermes et tu achètes, pour ne pas passer pour une gourde par l'assemblée féminine avoisinante ou-et parentale ?Sans discussion, et encore moins critiques ? face à cette "vendeuse" qui, de toute façon, aura du répondant !


Qui donc faut-il être pour oser tout ça ?
Je me le demande.
mdr

Bon. Après, si le personnage est réel... :(

merci de cette lecture !

Edit : le rythme est top, c'est à dire qu'il donne juste l'élan nécessaire pour sauter par-dessus la clôture.

   Davide   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo,

Que voilà un poème satirique plutôt bien saucissonné, qui plus est, dans la robe seyante du sonnet classique ! Une gageure ! :D

J'ai beaucoup aimé les tercets, vraiment beaucoup même, leur rythme, le jeu de mots "farce"/"dindon" très à propos, leurs exquises rimes en [don] (avec une mention spéciale pour donzelle "dondon").

Le registre de l'humour fonctionne excellemment bien de bout en bout en raison d'une écriture maîtrisée et d'un vocabulaire savamment choisi (notamment pour les rimes) : "Mémère", "diktat en jupons", "commère"...

Seul point noir sur le visage, l'expression de ce passage m'a paru un brin alambiquée, et donc, moins percutante :

"...et déclara mutant
Tout écart à la norme où le pauvre votant
Se trouvait confiné dans une pose amère."

Malgré cela, chapeau bas l'artiste !

   Myo   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Comme la conclusion nous le laisse supposer, à imposer son point de vue sans la moindre ouverture d'esprit, on se retrouve bien vite seul.
Mais, cela n'empêche le mal fait en passant ...

Une belle maîtrise de la forme.

Quelques vers retiennent mon attention

" la dame patronnesse, en maîtresse commère"
"...l'auguste dondon,"

Dommage l'emploi par 2 fois de l'adjectif "pauvre"

   sympa   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo,

J'avoue ne pas avoir tout compris, mais ce poème est plutôt agréable et réjouissant.
Un humour présent où l'on se prête volontiers à sourire, mais j'ai le sentiment qu'il s'y cache beaucoup de sous-entendus moins droles comme le potentiel danger des groupes communautaires sur internet.
Je ne suis sûre de rien, c'est un ressenti.
L'auteur en dira peut-être plus.
La forme de ce sonnet me semble parfaite .

   Lirian   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo,
Ce que j'aime bien dans vos textes, quand ils adoptent les postures 'classique', c'est que vos rimes, par exemple, ruent dans les brancards. Je crois que c'est une volonté chez vous qui êtes attaché 'aux règles' tout en voulant vous en émanciper, dans les règles, justement. Pour moi c'est assez fort, au moins sur le site.
Merci

   Miguel   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Faut-il lire, comme au début de certains films : "Tout ressemblance avec des personnages ..." En tout cas, ce contexte ne me parle pas et je ne trouve pas d'intérêt à cette lecture. Il n'est pas faux que certaines personnes extraverties s'imposent outrancièrement dans un groupe, mais si ce personnage est réel, rien ne dit qu'il n'y ait pas dans ce jugement sévère une part de subjectivité de l'auteur. Cet éreintement me semble un peu rancunier.

   Castelmore   
16/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
La maîtrise du sonnet de forme classique est-elle si banale ?
La mise en mots d’aujourd’hui corsetés dans ces règles d’hier est elle si aisée ?
Faire une lecture pertinente de nos illusions de liberté , et le dire avec cette pointe d’humour et de cynisme ... si commun ?

Que nenni !
J’en redemande !

Ah! ... Cette «  dame patronnesse » pleine de bons sentiments... décidément je préfère ces demoiselles du bord d’eau.

et don et don, petit patapon ...

   Beaufond   
16/7/2020
Je ne suis pas certain de ce dont il s'agit, du propos, mais il est certain que Proudhon n'a pas grand rapport avec le propos. Je ne sais pas s'il est venu avant ou après le dindon, l'œuf, la poule (ou le coq ?), mais ce sonnet sans coquille me paraît un peu trop scolaire, malgré la forme assez rare des tercets, et je l'aurais préféré plus décoiffé.

   Marpay   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sonnet bien ficelé pour un archétype du peuple bien connu. Ni trop classique, ni trop relâché, une réussite.


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