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Poésie contemporaine
Donaldo75 : Infiniment petit [Sélection GL]
 Publié le 01/08/20  -  15 commentaires  -  1208 caractères  -  198 lectures    Autres textes du même auteur

Un gluon est un boson, c'est la particule qui transmet l'interaction forte. Le nom gluon vient de "glue", car il permet de "coller" les quarks entre eux par l'interaction forte qui, comme son nom l'indique, est beaucoup plus forte que les autres interactions.
(Futura Sciences)


Infiniment petit [Sélection GL]



Infiniment petit, je traverse l'espace,
Anonyme gluon, un rien juste une trace.
Ma voix ne porte plus, j'ai perdu mon ego,
Je ne sais si je suis, cogito sans ergo.

Tout me semble trop grand, limite désertique,
Des carrés et des ronds, un tout mathématique,
Une inhumanité, sans goûts et sans saveurs,
Où de maigres photons édictent les couleurs.

Avant j'étais humain, un gars un peu pénible,
Le genre à mélanger religion et crédible,
À coups de postulats dans de brillants discours,
De la pensée en vrac, en promo tous les jours.

La suite s'est gâtée, à la mode atomique,
Pour une simple erreur dans un calcul quantique.
L'Univers est trop grand, ou je suis rétréci,
Ou c'était mon destin de terminer ainsi.

Dans cette immensité, je vais chercher ma voie,
Un peu de passion, du chaud et de la joie.
Dixit le grand Albert, le vide est relatif,
Chaud et froid à la fois mais jamais négatif.

Infiniment petit, je tente l'aventure,
Aucun Dieu dans mes pas, ni même la Nature.
Le haut n'existe plus, le bas est dépassé,
Quantique je deviens, sans futur ni passé.


 
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   socque   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien le sujet, même si, en toute rigueur, je me demande comment un gluon isolé peut penser ; comment est-ce qu'il arrive-t-il à se créer des connexions neuronales pissque lui-même est une particule élémentaire de chez élémentaire ? Mais ça, c'est parce que j'aime pinailler.

Le gars était pénible, il devient gluon, une sorte de colle... Je vois là une cohérence, un effet comique plaisant. Il est suggéré que le narrateur a commis une boulette, une erreur de calcul quantique, pour se retrouver dans cette situation. Un savant fou ?

J'ai donc apprécié le ton de ces vers, mais n'y trouve guère de poésie. Un peu terre à terre à mon goût, ça manque de lyrisme (toujours à mon goût) dans la description des immensités atomiques cernant le malheureux humain...

   Eclaircie   
19/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un exergue à me plonger dans un état second. reconnaissant mon ignorance et mon peu d'attirance pour le sujet.
Je laisse tomber pour le poème tellement plus à mon goût.
Détail :
Je me suis demandée s'il ne manquait pas une virgule au second vers.

Une composition vraiment jouissive, par le soin apporté à la composition, par la trame du poème, par le sujet hautement "grave" et si bien traité, par le choix du vocabulaire.
De la poésie contemporaine comme je l'aime !
À lire et relire, on pénètre mieux l'univers de ce texte, son immensité, sa relativité et tous les détails savoureux qui le composent, l'humour parsemé.
J'ai vraiment aimé le second quatrain, le dernier aussi. Et apprécié tous les autres (un bémol pour le premier moins réussi, à mes yeux, on devient exigeant)

Merci du partage
Éclaircie

   Myo   
21/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème contemporain de forme classique travaillé avec beaucoup de justesse.
Un regard sans concession sur la fragilité et la modestie de notre existence face à l'univers.
Difficile de mettre en exergue un passage plus qu'un autre... chaque mot est choisi avec soin.
On ressent tout au long de l'écrit un fatalisme sereinement vécu mais le dernier quatrain dans cet esprit des plus cartésien a des airs de "coup de massue" ...qui reste toutefois en total accord avec le sens donné.

Même si je ne partage pas tout à fait le point de vue sans compromis, cela reste une réflexion que nous avons tous tôt ou tard, nourrie.
Quant à la forme... elle est pour moi sans bémol.

Bravo

En EL Myo

   Queribus   
22/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai trouvé votre texte très original; en effet, science et poésie s'y rejoigne, une poésie qu'on pourrait qualifiée de "naturaliste"; vous avez une très bonne maitrise de la prosodie et votre texte aurait pu figurer dans la catégorie classique; une petite remarque cependant: vous faites trop souvent rimer des noms avec des noms: espace-trace, ego-ergo, saveurs-couleurs, discours-jours, voie-joie,aventure-nature ainsi que des adjectifs avec des adjectifs: désertique-mathématique, pénible-crédible-atomique-quantique, relatif-négatif, ; je pense qu'il aurait fallu varier un peu mais tout ceci ne constitue pas vraiment des fautes et n'enlève rien à la qualité de votre écrit.

Bien à vous.

   Luz   
1/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo75,

Pas facile de concilier poésie et science, presque autant que de trouver l'équation qui unirait les forces qui régissent notre univers (les univers ?)
Là, c'est bien réussi, je trouve. Arrivera-t-on maintenant à casser du gluon pour définir ses composants et les composants de ses composants, etc ? Telle est la question...
Tentons l'aventure de l'infiniment petit, tout en lorgnant l’infiniment grand.
Merci.

Luz

   papipoete   
1/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Donaldo
On est loin des petits oiseaux dans les branches, de l'eau du ru qui ne fait guère de vagues, et pourtant avec de tels acteurs, on suit avec plaisir les dires de l'auteur.
On marche dans les pas d'Albert le matheux, et il eut fallu d'un rien pour que l'on conjugua E=Mc2 !
NB l'on versifie sur tout sujet ; l'amour, la nature, la torture, la roture... et aujourd'hui sur l'infiniment petit.
je songe en te lisant à mon voisin ( prof de maths ) qui me dit : toi, tu te passionnes pour la poésie ? eh bien moi, j'adore mes mathématiques !
Je ne suis pas assez féru en la matière pour goûter toutes les subtilités du texte, mais pour le sujet oh combien original, je dis bravo !
la 3e strophe est " croquignolesque ! "
connaissant la " façon " habituelle ( classique ) de notre poète, je pense qu'une infiniment petite inattention est venu le perturber ?
le 10e vers ( en diérèse ) me semblant mesurer 13 pieds ?

   Lulu   
1/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Donald,

J'ai bien aimé le thème de ce poème, mais ce dernier n'a pas su m'émouvoir. Pas évident d'aller vers l'émotion lorsque l'évocation porte sur cette forme matérielle d'un '' infiniment petit ''

Le sujet est intéressant et interroge, bien sûr, mais l'ensemble me semble aussi froid que ce que tu espérais peut-être transmettre via ce poème.

Je ne remets pas en cause l'écriture que j'ai trouvée inventive et rythmée de façon à donner au texte un certain élan et un souffle.

Après relecture, je m'aperçois, pour être plus précise, que j'ai bien apprécié les premiers vers en raison de leur rythme réussi à mon oreille, mais que j'ai ressenti comme des fausses notes à compter du 10e vers. Cela est bien subjectif, j'en conviens.

   Lebarde   
1/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Donald75

Le hasard veut que je suis depuis plusieurs jours sur un sujet du même genre mais avec un traitement différent. La loi des séries sans doute.
Peut être trouverai-je dans votre poème quelques mots «inspirants ». Quelques mots seulement n’ayez crainte, je n’ai pas trop l’habitude de « m’inspirer « mais comme je « rame » un peu et que tout reste à faire!
Vous avez humanisé votre héros « gluon » ou atomisé le narrateur, l'idée est originale mais difficile à mettre en écriture avec tous les termes « quantiques » que vous utilisez. J’en resterai donc là dans mon commentaire.
La forme classique n’est pas loin d'être atteinte et ça me plait assez.

Lebarde discret sur ce coup là.

   Angieblue   
2/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,
Belle inspiration autour des lois de la physique.
Se retrouver infiniment petit dans l'univers infiniment grand.
J'ai beaucoup aimé les deux premiers vers de la quatrième strophe ( l'effet papillon...) ainsi que la première et la dernière strophe
Le poème est très fluide.
Merci pour ce voyage cosmique au coeur de la science fiction. Il y a aussi un petit côté "voyage de gulliver".

   hersen   
2/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
le truc, c'est ça, c'est de découvrir à quel point on est petit.
Pour des esprits humains, qui aiment à dire qu'ils sont rationnels et que c'est ce qui les distingue des animaux, il nous faut cette comparaison, cette mise en abime scientifique; comme ça, au moins, on se dit qu'on ne pouvait pas faire autrement que d'être petit :))

Et puis comme ça, quand ça foire un grand coup, et qu'on se retrouve éclaté vraiment petit... on s'adapte, je suppose ! sans Dieu ni maître, sans ce que nous créons nous-mêmes, ok, voguons dans une spatialité intemporelle.

Un joli point de vue, puisque qu'il semble aller de soi, qu'il semble accepté.
Et n'est-ce pas là toute la difficulté, d'assumer ce que, finalement, nous sommes sans pouvoir rien y changer ?

Merci de la lecture

   Anje   
2/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà un poème un peu trop physique que je me suis essoufflé à lire. Mais demain on me fait une IRM, je me demanderai ce que je pourrais devenir si l'opérateur commettait une simple erreur dans son calcul quantique déviant la résonance magnétique. Peut-être vais-je quand-même faire une prière avant de partir. Discrètement à l'hindou Ganesh...

Techniquement, je pense que les rimes suivies ajoutées au sujet que je ne maîtrise pas m'ont égaré dans l'infini univers et m'ont un peu endormi tout en m'apprenant certaines choses. Ah, le radiateur du fond de la classe...

   Shepard   
2/8/2020
Salut Donaldo (suprise !)

Voilà une petite curiosité... Que dire que dire... Donc un gluon qui traverse l'espace incognito. Mais traverse t-il vraiment ? Peu importe me direz-vous, c'est l'intro.

Seconde strophe, je dois dire qu'il y a une obsession avec les ronds et les carrés dans tes textes, quid des triangles ?
Je pense qu'il y a une occasion manquée pour cette partie "sans goûts et sans saveurs" ?? Mais ne parle t-on pas justement des "saveurs" de quark ? Et les gluons portent des charges de couleurs, bleues, rouges, vertes, et d'anti-couleur, c'est la chromodynamique ! Je m'attendais à une peinture explosive, me voilà un peu déçu je ne le cache pas...

Puis ensuite je décrypte l'histoire d'un gars devenu tout petit, ou l'univers trop grand, bref, on revient à l'humain. Ça parle même de religion et de destin, ça m'intéresse carrément moins du coup... La magie de l'infiniment petit s'en va déjà...

Chaud et froid pour moi, oui...
"Infiniment petit, je tente l'aventure"
Ça aurait été mon point de départ... Au diable le reste.

J'ai bien aimé
"Le haut n'existe plus, le bas est dépassé"

Pour les règles de poètes et le bazar, je passe.

   LeMat   
3/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci Donaldo75 pour ce partage. C'est un texte intelligemment pensé. Où l'humanité autodestructrice est vivement critiquée. Où face au néant, nos futiles croyances et religions, ne sont rien.
Dans la forme, je trouve le texte parfait.
A bientôt !

   ours   
3/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo

Même si je ne pense pas avoir saisi toute l'intention de l'auteur, j'ai aimé votre poème car en quelques sortes il m'a rappelé la sensation de vertige que j'ai ressentie lorsque jeune étudiant en sciences physiques j'ai découvert les fondements de la physique des particules élémentaires. Je dis fondement car j'ai bien senti à ce moment que mon intelligence, en tout cas ma capacité à me représenter les choses abstraites allait trouver ses limites. A cette époque où j'avais entrepris de lire un peu plus de philosophie, je me retrouvais coincé entre la vision de l'âme et le corps de Bergson, et cette prise de conscience très matérialiste que tout ne pourrait être qu'atome et échange d'énergie. Vingt ans plus tard, je dois avouer ne pas être beaucoup plus avancé sur le sujet, certainement sûr de rien en tout cas.

Et votre poème aura su réveiller ce questionnement en moi.

Merci du partage.

   Arsinor   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien tourné, humoristique, sujet original, mais je ne crois pas qu'il se passe si peu de choses autour d'un gluon, vraiment ? Exceptionnellement je note.


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