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Récit poétique
Donaldo75 : Je suis l'Eau
 Publié le 18/11/20  -  4 commentaires  -  2569 caractères  -  53 lectures    Autres textes du même auteur

"Avant eux avant les culs pelés
La fleur l'oiseau et nous étions en liberté
Mais ils sont arrivés et la fleur est en pot
Et l'oiseau est en cage et nous en numéro"

(Jacques Brel)


Je suis l'Eau



Je suis l’Eau. Avec mes sœurs et mes frères, la Terre, l’Air et le Feu nous vivons protégés par le Ciel, le Soleil et la Lune. Tout n’a pas toujours été rose, le Feu a parfois voulu nous imposer sa furie mais nous l’avons toujours repoussé, refréné ses ardeurs et modéré ses émois.

Un jour, l’Air a menacé de nous quitter pour rejoindre l’Éther, le père du Soleil et de la Lune, parce que le Feu prenait trop de place. Je ne sais pas ce que je ferais sans l’Air. La Terre non plus. Je m’ennuierais à force de jouer sans lui et toutes les couleurs des aurores boréales, des montagnes gigantesques et des cristaux de verre. Le Temps viendrait alors me chercher bien avant que je n’aie rencontré le Beau. Heureusement, le Ciel a raisonné l’Air, lui a parlé de l’Éther comme d’un début et une fin où on ne rit jamais, où plus rien ne bouge, où il ne pourrait pas créer des kaléidoscopes, des diamants, des nuages, de la pluie et du vent. J’ai ensuite pleuré avec l’Air. Le Feu a demandé pardon et promis de grandir un peu, de ne plus courir partout dans le bruit et la fureur. L’Air a frémi un moment puis s’est mis à neiger. Ensuite, tout s’est calmé, nous avons créé des nappes d’argent et des lacs de lave, vu naître les Animaux qui nous ont amusés même quand ils essayaient de se manger entre eux.

Puis les Humains sont arrivés et ont tenté de dominer le Feu. Cette fois-ci, il a voulu partir à son tour sans l’Éther, au grand dam du Soleil et du Ciel. Je ne sais pas pourquoi il s’entêtait de la sorte. Il répétait sans cesse que les Humains allaient lui prendre sa liberté, le tourner contre les Animaux et il trouvait cette idée laide. Le Soleil l’a calmé et nous avons tous pleuré au son des tsunamis marins, des tempêtes de sable et des coulées de lave.

Le Temps finira par chercher les Humains et les amener dans l’Éther s’ils ne deviennent pas sages. Parfois, je me demande si nous n’aurions pas été mieux sans eux. Je cauchemarde souvent. L’Air et la Terre également. Les excès des Humains nous font de plus en plus souffrir. Ils veulent caracoler sur la Lune, asservir le Soleil et remplacer le Ciel par leurs icônes en papier. Je pense qu’ils sont fous et ne se rendent pas compte parce qu’ils ne croient pas en l’Éther. Le Temps les observe en silence. Le Soleil et la Lune disent qu’ils sont encore jeunes, qu’ils ont besoin d’apprendre mais je ne sais pas vraiment où nous allons avec eux. Je préférais quand nous jouions tous les quatre ensemble, protégés par le Soleil, le Ciel et la Lune, loin de l’Éther et du Temps.


 
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   Eclaircie   
11/11/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Si je trouve l'idée très intéressante et poétique, je suis plus mitigée sur la composition de ce récit poétique.
Si je comprends les majuscules aux éléments, je me demande si de les avoir systématiquement placées n'est pas trop insistant, trop ostentatoire.
D'autres part certaines formulations ne sont pas vraiment élégantes ou "logique".
Par exemple dans :
"...nous l’avons toujours repoussé, refréné ses ardeurs et modéré ses émois" ne pas reprendre de sujet ni de verbe induit la lecture ainsi :
"nous ne l'avons pas réfréné ses ardeurs, nous ne l'avons pas modéré ses émois, ce qui est incorrect.
"L’Air a frémi un moment puis s’est mis à neiger.", pas très élégant ni très idoine, je trouve.
Il me semble que reprendre le récit avec un "œil externe" permettrait de beaucoup améliorer l'expression et donc la poésie.
Je me demande aussi, si le récit n'est pas trop explicite, trop détaillé, trop précis aussi.

Bonne continuation,
Éclaircie

   hersen   
18/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime beaucoup le fond, de cette Fratrie Elémentaire qui voit l'Humain comme un chien foufou dans un jeu de quilles dont on se passerait bien.
Un très grand plus pour l"Ether", non-substance s'il en est.
Par contre, je ressens le tout comme beaucoup trop expliqué, et cela nuit à la poésie qui n'est pas toujours présente. Je la perçois beaucoup quand il y a des descriptions, "Le soleil l'a calmé et nous avons tous pleuré au son des tsunamis marins, des tempêtes de sable ou des coulées de lave" - un passage que j'aime beaucoup -
Je me demande aussi si trop de majuscule ne plombent pas trop le texte ? Parce qu'au final, en les surexploitant, est-ce que cela ne les amoindrit pas ?

Merci de la lecture !

   Arsinor   
18/11/2020
Le choix de raconter la biographie de l'eau pourrait être hugolien mais ici il est grotesque. Le ton est trop enfantin à mon goût, on dirait un dessin animé. Si j'avais un conseil à donner pour une éventuelle réécriture, ce serait de lire les articles correspondants d'une encyclopédie des symboles pour nourrir vos idées. Si je suis si dur avec vous, c'est que je connais bien le dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et que je compare le moindre de ses articles avec votre tentative. Pardon pour cette dureté.

   Dugenou   
18/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Don,

Je suis néophyte en récit poétique mais j'ai apprécié ce ton enfantin racontant les éléments sous forme de fratrie. L'idée, qui donne à penser que les animaux, et, au delà, l'être humain ont su, eux seuls, passer à l'âge adulte car mortels, renforce le concept d'impétuosité de ces frères et soeurs immortels, immuables, et détenteurs de la jeunesse éternelle.

Dugenou.


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