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Poésie néo-classique
Donaldo75 : La crue
 Publié le 22/07/21  -  6 commentaires  -  1214 caractères  -  137 lectures    Autres textes du même auteur

Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise.
(Lénine)


La crue



Le Premier Secrétaire, en despote éclairé,
Veut du sang et des pleurs dans une pluie amère.
Ils inondent Paris, du fils à la grand-mère,
Réclamant le respect au patron abhorré.

Les flots lèvent la rue en rais tombés du ciel,
Une masse fébrile est là pour en découdre
Dans les cris et le sang, le tonnerre et la poudre,
Et retrouver l'espoir de la ruche et du miel.

Le Premier Secrétaire osera les défendre,
Et devant les méchants il serrera les poings.
Qu’importe le baston, demain ils seront loin,
Le flux coloré ne laissera que des cendres.

La météo tourne à la crise sociale,
Des éclairs et du grain, tempête de grêlons.
Les fourmis en courroux se mutent en frelons,
Dévastent le jardin et piquent les cigales.

Le Premier Secrétaire, exalté par la scène,
Improvise des vers, compose des bons mots,
Oscille du menton, provoque les micros,
Prédit un ouragan de malheur et de peine.

Les trois couleurs, drapeau des purs idéalistes,
Délavent le décor, les pavés, le ciment,
Transforment la révolte en un autre élément,
Exhortant le refrain d’un théâtre extrémiste.


 
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   Gemini   
5/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Difficile à aborder (les deux premiers quatrains).

Le "Ils" du vers 3 ne renvoie à rien qui lui préexiste, sinon "le peuple" dans l'incipit. Pour un texte d'une telle longueur, il y avait de quoi mieux faire.
Il me semble qu'il manque un verbe dans le second quatrain. Peut-être que le "et" est en fait un "est" (mais la ponctuation serait à revoir).
Il y a quelques césures mal taillées qui heurtent la lecture (v12,13).

Dommage d'avoir transformé les fourmis en frelons (en plus, semble-t-il, par obligation de rime), alors qu'en fourmis rouges elles auraient eu plus de gueule (mais l'opposition cigale / fourmi est tout à fait de mise).
Le dernier vers me parait faible. Je ne sais pas si on exhorte un refrain, ni s'il existe un refrain de théâtre. Je reste dubitatif.


Autrement, le tableau est épique. On se demande si on n'est pas dans un épisode de la Commune revisité par un Moravagine illuminé ou dans un discours de Georges Marchais du temps de la splendeur du PCF.
Ca tonne, ça gronde, le tumulte se fait orage qui ne demande qu’à crever, puis, emporté par la crue, le Premier Secrétaire surfe sur la vague qu’il a créée.
Dans cette atmosphère, j’ai trouvé le mot « météo » peu poétique. Climat n’allait-il pas mieux ?

Original, enthousiaste, mais pas très bien formulé.

   Lariviere   
22/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Don,

J'ai bien aimé ce texte qu'on dirait sorti des grandes années du PCF... Rapport aux trois couleurs où le PCF était encore nationaliste !

L'exergue m'a fait pensé à une autre phrase aussi illuminée de J. Staline cette fois : "l'amour n'est que le fruit de la décadence bourgeoise impérialiste"...

Merci pour la lecture et bonne continuation !

   hersen   
22/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
je ne suis pas à l'aise avec tout ce qui compose ce poème, car pour moi, les éléments historiques sont très flottants, en plus je ne suis pas douée, et au lieu de me laisser porter par les vers, je me pose trop de questions.
par contre, je suis tombée en arrêt devant cette strophe :

La météo tourne à la crise sociale,
Des éclairs et du grain, tempête de grêlons.
Les fourmis en courroux se mutent en frelons,
Dévastent le jardin et piquent les cigales.

qui, mieux que tout le reste pour moi, qui est peut-être trop explicatif, me plonge dans cette "crue", excellent titre, imageant parfaitement des débordements incontrôlables.

Donc, une grande part m'échappe, mais je me suis néanmoins laissée débordée par une partie de la crue.

Merci pour la lecture !

   Miguel   
23/7/2021
Je dois avouer que je n'ai rien compris à ce poème. Des Premiers secrétaires (je crois comprendre : "du Parti communiste") heureusement qu'en France nous n'en avons pas eu au pouvoir. Peut-être en fait est-il dans l'opposition, puisqu'il osera défendre les révoltés ; mais alors pourquoi l'appeler despote (même éclairé, et cet "éclairé", faut-il le comprendre comme ironique ?) ? Un despote, c'est au pouvoir. Selon l'Histoire, un despote éclairé ("Tout pour le peuple, rien par le peuple") ne veut pas de sang et de pleurs. Pourquoi seront-ils loin demain ? Où seront-ils allés ?
Les premiers secrétaires ont pour habitude de prévoir de lendemains qui chantent, plutôt que des ouragans de malheur et de peine.
Ce Premier secrétaire "néronien", qui versifie dans l'incendie, je le vois bien en Staline ; mais alors pourquoi à Paris ? La dernière strophe est pour moi un mystère de plus.
Allez, j'aime bien le vers des fourmis, les travailleurs en colère devenus destructeurs.

   Beaufond   
24/7/2021
C'est un petit peu le problème des poèmes avec trop de prises sur le réel : je pourrais aimer la construction ou le style du poème, mais son propos m'est trop déplaisant dans le doute (il se peut que je ne comprenne pas l'intention du poème, mais la poésie me paraît plus à sentir qu'à comprendre) pour que cela me soit possible. La citation en exergue, ainsi que celle de Lariviere, celles de Lénine et Staline, ne me sont rien d'insupportable, je les trouve intelligentes, peut-être vraies, mais du moins d'un intérêt d'une profondeur certaine.
Aussi, si mon cœur anarchiste a bien des difficultés avec le communisme centralisant, force m'est bien d'admettre que l'époque du parti, c'était quand même autre chose que la deuxième droite masquée sous le nom du socialisme ; je n'oublie pas Ambroise Croizat ayant mis en place la sécurité sociale, par exemple, que les néolibéraux d'hier et d'aujourd'hui n'ont pas fini de dévoyer et de détruire. Mais Friot, Lordon, ou Bégaudeau, en parlent bien mieux que moi.
Enfin, je m'éloigne du poème, mais c'est que je ne puis pas y être tout à fait extérieur, et prendre un recul historique qui me fasse sortir de ce monde et entendre ce poème comme une fable étrangère aux catastrophes existentielles que nous vivons, avec toutes nos misères, notre république pseudo-démocratique au service de la bourgeoisie et du capital, les morts de faim, les yeux arrachés par la police, etc.
Je ne goûte à de pareilles proximités avec le réel que lorsque l'écriture se fait très empathique, du côté des perdants, ou propose des pistes vers un monde meilleur.

Bien à vous.

   Robot   
27/7/2021
Le thème est traité de manière peu claire et je ne sais pas déterminer s'il s'agit d'un éloge ou d'un pamphlet. Un récit en vers plus qu'un poème "poétique". Le final n'est pas réussi. Surtout "exhortant" J'aurais mieux apprécié "exhalant".
Pas convaincu.
Le fond m'ayant échappé je préfère ne pas mettre d'appréciation.


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