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Poésie contemporaine
Donaldo75 : Paradis Dix-Sept
 Publié le 19/07/16  -  11 commentaires  -  1207 caractères  -  168 lectures    Autres textes du même auteur

Doucement, ne les dérangez pas
Il y a des gens qui vivent comme ça
Les artistes de demain
En désespoir agréable

Despair - 1979 - David Sylvian


Paradis Dix-Sept



Nous marchons dans la rue, l’air fier le port altier,
Nos dix-sept ans dressés devant le monde entier.
En spectateur usé, le badaud nous observe,
Admire sans un mot une jeunesse en verve.

Je te veux maintenant mon rêve coloré,
Les yeux fardés de noir, le regard mordoré,
Habillée en diva, maquillée à l’extrême,
Tu m’envoies des baisers et lâches des « je t’aime ».

Les vitrines brillent à la lueur du soir,
Éclairent le pavé, perpétuel pochoir,
Où s’agitent pressés les vendeurs mercantiles,
Pour grands enfants de soie et beaux poupons futiles.

Nous sommes le futur, vous n’êtes que des vieux,
Déjà promis au Styx, le ru des envieux.
Le bouclier se fend, le dernier jour arrive,
Nous avons dix-sept ans et traversons la rive.

Danse avec moi beauté, princesse du tempo,
Et créons tous les deux un théâtre de nô.
La musique défie un nouveau territoire,
Tel un éther diffus entre nous et l’Histoire.

Le parterre rougit dans notre Paradis,
Un monde où nous vivons nos rêves infinis,
Plus de réalité, la fin de notre peine,
Juste cet univers où tu deviens ma reine.


 
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   papipoete   
25/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
néo classique
vous marchez dans la rue, elle et vous ; on vous regarde vous si fier, elle si belle . Votre déambulation m'évoque " Sa Majesté " se pavanant aux jardins de Versailles, tenant doigt à doigt sa dernière conquête ; et chacun de courber l'échine sur ce royal passage .
Du haut de vos 17 ans, vous semblez dire, vous les vieux écartez-vous, prenez votre ticket pour la styx ! et un laquais de crier << le Roi, la Reine ! >>
Vous avez une fameuse plume pour " votre âge " , cela promet !
NB au 14e vers, je ne comprends pas le sens de " ru des envieux "
papipoète

   socque   
4/7/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je pense que, au vu du sujet et de la sensation de liberté, de défi que, je crois, vous cherchez à faire éprouver à votre lecteur, écrire un poème rimé n'est pas une bonne idée, surtout que ces rimes ont à mon avis quelque chose de banal, de resucé, qui fait vieillot ; et là, c'est bien dommage. Par exemple, "coloré"/"mordoré", "vieux"/"envieux".
Tout le champ lexical, du reste, me donne cette impression : des mots sages, où "tu" deviens la reine (elle ne l'était pas déjà ? bien tiède, l'amoureux, pour son âge), où il faut la lueur du soir pour que les vitrines brillent, où les vendeurs sont mercantiles et le badaud observe, admire sans un mot, où la jeunesse est en verve. En verve ? Ce sont les octogénaires qui sont en verve, le jour où ils n'ont pas paumé leurs pilules !

Le rythme de dodécasyllabes réguliers n'aide pas à mon avis.

Bref, pour un texte qui chante la jeunesse et son insolence, tout cela me paraît bien sage et convenu : la forme, selon moi, n'est pas à la hauteur du message, message qui m'attendrit parce que je ne suis plus jeune.

   GilbertGossyen   
6/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce texte. Le thème est original et le poème est bien construit avec de belles images et une belle musique.

Merci

   Robot   
19/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle écriture, le thème est plutôt bien exploité pour parler de cette fin de l'adolescence avec ses espoirs et ses certitudes.

   PIZZICATO   
19/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Nous marchons dans la rue, l’air fier le port altier,
Nos dix-sept ans dressés devant le monde entier. "
Voilà qui résume bien cette intention que chacun a vécue de penser changer le monde et faire mieux que les aînés.
" le badaud nous observe,
Admire sans un mot une jeunesse en verve. "

"Nous sommes le futur, vous n’êtes que des vieux,".

Je trouve l'écriture soignée.

   Pimpette   
19/7/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Autour de moi vit une douzaine de petits enfants de l'âge du poème!
J'ai beaucoup aimé les retrouver avec leur fougue leur excentricités, leur mode délicieuse que ma génération n'aurait pas osé et que j'admire...et jalouse...sur eux!

Dans ce texte tonique, un amour de la vie et des amours tout courts...Même leurs goûts effrénés pour la consommation multi directionnelle apporte une vraie joyeuseté à me lecture...à voix haute bien entendu!!!

je renonce à tranchouiller le texte pour un extrait quelconque car tout me plait...

   Raoul   
19/7/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Jolie, et prometteuse, la ref. à D. Sylvian !

… Pourtant il se dit qu'"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans". J'aime bien l'idée qui gouverne à l'écriture, la posture, mais en attendant, à la lecture, je trouve tout cela bien convenu, voir téléphoné (les rimes, franchement…).
Pas de surprises, un balancement badin de mots qui vont puiser dans le répertoire littéraire classique ("altier/ verve / poupon / éther diffus…") qui m'évoque plus les amourettes d'une Dorine de Poquelin où la modernité serait injectée par le choix d'une image ombre chinoise - japonaise plutôt -, un maquillage provoquant, qu'une histoire ancrée dans l'urgence des sentiments d'ici et maintenant…
Pas particulièrement convaincu, désolé.

   Pouet   
20/7/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bjr,

Ce poème au demeurant assez bien écrit m'est apparu en décalage dans l'expression (un brin précieuse et surannée) avec le thème proposé.

Rien que le premier vers et son "port altier" ne m'évoque pas trop la fougue et l'insouciance des 17 ans...

Quant au fond, "être fier" de sa jeunesse, je ne sais pas trop. Enfin plutôt si je sais, je trouve ça stupide et du coup ça peut coller au thème... Perso, badaud de 35 ans qui regarde passer des jeunots de 17 piges, ben ça ne me cloue pas vraiment le bec et ça ne me rend pas admiratif non plus.

"vendeurs mercantiles", oui en général, ils le sont.

Quelques "expressions toutes faites", un peu communes du style "les vitrines brillent", "nous sommes le futur" etc...

Toutefois j'ai trouvé ce quatrain fort réussi:

"Danse avec moi beauté, princesse du tempo,
Et créons tous les deux un théâtre de nô.
La musique défie un nouveau territoire,
Tel un éther diffus entre nous et l’Histoire".

Même si "éther diffus", pas trop fan.

Voilà bon comme je le dis plus haut à mon sens l'expression ne colle pas au thème qui nous parle bien de l'arrogance de la jeunesse, propos assez poussé qui ne rend pas ces jeunes gens très sympathiques pour ne pas dire plus, un peu tête à claques quoi.

Au final je demeure assez mitigé pour ma part.

PS: le titre n'est pas très mélodieux "...dis/dix..." ça heurte un poil.

   JulieM   
20/7/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai trouvé que ce texte manquait de souffle, de force vitale, justement celle de la jeunesse.
Et puis il y a ces "vendeurs mercantiles" qui m'a fortement dérangée.
Seul "Danse avec moi beauté, princesse du tempo,
Et créons tous les deux un théâtre de nô." a su attirer mon intérêt.

   Donaldo75   
21/7/2016

   dom1   
17/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'égocentrique poussé à son extrême peut tenir lieu de colonne vertébrale en écriture.
Bien écrit, cet écrit n'à que la forme de ses défauts.
Trop de d'orgueil pour que le fond soit à la hauteur.

Dominique


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