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Poésie classique
Donaldo75 : Petite poupée moscovite
 Publié le 01/11/21  -  7 commentaires  -  690 caractères  -  173 lectures    Autres textes du même auteur

À Irina.


Petite poupée moscovite



La petite poupée à l'accent moscovite
Décida le matin de lâcher le marteau,
L’étoile, la faucille, un attrape-cerveau,
Mirage bolchévique au parfum d'amanite.

Arrivée à Paris, elle comprit bien vite
Que le bleu blanc et rouge, au-delà du rideau,
Attiraient les moutons au son d'un bel appeau
Et de mots plaqués toc aux relents de jésuite.

Elle apprit le français, langue des amoureux,
Et croqua le crapaud dont les yeux globuleux
Croisèrent son regard de fragile princesse.

La beauté de Moscou troqua le grand Oural
Contre un bout de maison, un petit capital,
Un mari bedonnant, la fin de sa jeunesse.


 
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   socque   
24/10/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Attirer les moutons avec un appeau je trouve cela curieux, probablement inexact (la flemme de vérifier), en tout cas amusant et parlant ; j'adopte la licence poétique mais déplore l'adjectif "bel" qui, dans l'économie du vers sept, fait vraiment trop cheville à mon goût.

Sinon, le ton désenchanté du poème m'a plu (amoureux/globuleux, la rime est expressive !). C'est littéralement le renoncement aux lendemains qui chantent au profit du pavillon Sam Suffit… Les tercets, à mes yeux, sont presque parfaits, sauf le dernier vers qui selon moi retombe à plat. Conclusion trop évidente dirais-je.
Le parfum d'amanite du mirage bolchevique m'apparaît artificiel, appelé par la rime.

Ah, un bémol sur le titre (pour moi, hein) : "petite poupée" me semble comporter une nuance dédaigneuse, surplombante, qui me gâche un poil la compassion ressentie devant la fin des rêves de jeunesse d'une Moscovite.

   papipoete   
1/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour Donaldo
Comment, avec des mots légers parler de sujets à ne pas rigoler ( au risque de camper en Sibérie ) en fuyant en toute discrétion, ( le Tsar a des yeux partout ) le faucille et le marteau pour le paradis vert, berceau d'Yvette Horner. Mais c'était " donnant-donnant " contre un mariage " consenti " avec un parti bedonnant...
NB un peu du film " je vous trouve très beau " déroule sa pellicule en filigrane, en deuxième partie de scénario ; alors que l'entrée explique le " bonheur " de vivre le mirage bolchévique.
Un mélange de deux histoires, partir vers l'inconnu, et rencontrer un inconnu.
Des vers ironiques, ou croquignolesques comme le 4e, dont je goûte tout le sel !
je suis un peu plus mesuré dans la seconde strophe ; certes, on attire des moutons, mais nous ne sommes pas " l'état islamique des barbus ! "
Un texte qui montre que Sonnet ne rime pas forcément avec Désuet !
Un petit air de l'ami sonnettiste Alexandre...

   Provencao   
1/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"La petite poupée à l'accent moscovite
Décida le matin de lâcher le marteau,
L’étoile, la faucille, un attrape-cerveau,
Mirage bolchévique au parfum d'amanite."

J'ai beaucoup aimé cette poésie au senteur du Mirage bolchevique au parfum d'amanite....au delà de la façade donnée, j'y ai lu une réflexion intéressante sur le n'y aurait-il pas une façon de se rendre étranger à notre propre savoir, notre culture ? Cette petite poupée moscovite pose la question : et s'il y avait dans notre forme de pensée, une sollicitation à devenir étranger aux coutumes , aux idées établies qui risquent d'altérer les bonnes conduites ?

Un sujet grave...qui pose question.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Miguel   
1/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Première remarque, urgente : on a vu plus d'émigration dans le sens URSS-France que dans le sens inverse. Il faut croire que pour les avantages il n'y avait pas photo. Le premier quatrain m'enchantait: c'est tout-à-fait ainsi que j'aurais peint le paradis communiste. La suite me déçoit. Mon premier réflexe réactionnaire passé, je trouve le sonnet bien construit, les vers mélodieux, les évocations imagées. Mais que diable, pourquoi faire finir ce rêve de liberté dans cette médiocrité ? N'y a-t-il que des Français bedonnants ? Quant au petit capital, il vaut toujours mieux que les queues sans fin devant les magasins moscovites. Joli poème, mais décidément j'aime mieux la "Nathalie" de Gilbert Bécaud.

   Anje   
2/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d´émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

Avec quelques différences, c'est à cette chanson de Pierre Perret que ce poème m'a fait penser. Irina n'est peut-être pas arrivée dans un car d'émigrés, elle est peut-être arrivée par une agence de belles rencontres. Elle n'a peut-être pas vidé les poubelles à Paris, elle a eu la chance d'avoir un mari. Mais on ressent la même désillusion, le rêve déçu et la chute dans le réel abrupt.

Préférant le cèpe et la morille aux amanites, j'ignore quel est leur parfum mais j'apprécie. Comme l'ensemble de ce sonnet.
Merci Don.

   Robot   
2/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Je me demande si Irina a profité de la chute du mur pour regagner le paradis "poutinien" puisqu'il semble que l'occident parisien a brisé ses illusions.
Je trouve le texte certes bien écrit mais un peu manichéen dans sa volonté de démonstration.

   Myo   
6/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte me rappelle le film " Je vous trouve très beau" d'Isabelle Mergault.

Bien sûr, il est rare que l'amour soit au rendez-vous de ces "arrangements" mais, peut-on vivre seulement d'amour et d'eau fraîche et peut-on vivre sans rêver d'amour? Je pense que la déception peut se vivre de part et d'autre...

Merci du partage


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