Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Donaldo75 : Sonate amazonienne
 Publié le 15/06/17  -  10 commentaires  -  699 caractères  -  158 lectures    Autres textes du même auteur

Un poème écologiste, loin du fracas urbain.


Sonate amazonienne



L'Amazonie exulte au son de ses oiseaux.
Heitor à la baguette, avec ses mille notes,
Ses cors et violons, on dirait des gymnotes,
Des vagues d'électrons irisant nos cerveaux.

Et le fleuve respire à l'abri des chapeaux,
Loin du fol Atlantique où sombrent les pilotes.
Même les Indiens, en réels symbiotes,
Décorent la nature et colorent leurs peaux.

Mais on entend au loin le bruit lourd des machines,
Et leurs soldats ouvriers aux pelles assassines,
Annoncer le final à coups de bombardon.

Enfin le chœur entame une ultime parade,
Avant que le réel ne porte l'estocade
Sans tambour ni trompette ou le moindre pardon.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Ioledane   
31/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J’aime bien l’idée de cette sonate amazonienne. Néanmoins dans son exécution, elle comporte certains défauts qui m’ont gênée. Notamment au vers « Et leurs soldats ouvriers aux pelles assassines, » qui comporte un pied de trop.

Dans le premier quatrain, le parallèle se joue bien entre les oiseaux et l’orchestre – mais pour les gymnotes et les électrons, j’accroche moins. « Des vagues d’électrons irisant nos cerveaux », brrr, j’avoue que ça ne me fait pas rêver, alors que l’image est censée visiblement être positive.

« Le fleuve respire à l’abri des chapeaux », curieuse image. Et pourquoi « Même » au vers suivant ?
Deux diérèses dans le même vers (Indiens et symbiotes), c’est un peu lourd. Je n’en aurais d’ailleurs pas fait à « Indiens ».

Le premier quatrain me plaît beaucoup, hormis le pied surnuméraire déjà signalé.
Quant au dernier vers de ce sonnet, il me gêne de par sa formulation (ni / ou) et de par le sens : un pardon pour quoi ? Et puis, « sans tambour ni trompette » me paraît un peu faux, puisqu’il y a eu le bombardon annonciateur.

Bref, l’idée est sympathique mais je reste avec une impression mitigée.

   Zorino   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
(Commentaire en EL)
Bonjour,
J'ai tout d'abord adoré le thème. Moi qui suis un farouche défenseur de Dame Nature, j'adhère pleinement au contenu de votre sonnet.
J'ai également beaucoup apprécié le changement radical entre les quatrains et les tercets. La grandeur de l'essence même de notre existence (quatrain, donc un vers - le vert de la nature - en plus) et la petitesse du modernisme (tercet, donc un vers - le verre et le béton - en moins).
Cette nuance qui nous fait passer du bienfait de la nature au souhait nauséabond que puisse avoir l'Homme moderne d'instaurer du béton partout m'a vraiment séduit.
Quant à la forme, étant incapable d'y apporter un jugement, je m'en abstiens.
Merci pour ce beau partage.
Zorino

   Raoul   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien l'idée qui gouverne à l'écriture de ce poème, ses réf. - Villa-Lobos en particulier [pour le plaisir : https://youtu.be/bLZD0XplYrI ] - sa touffeur, même si elle ne se maintient pas sur la durée du poème…
J'aime beaucoup les deux premières strophes - le baroque, le langage… - ensuite, je suis moins embarqué par l'écriture, ça prend une tonalité, plus "pacotille" qui me gêne un peu. Je pense que c'est en raison de l'imprécision qui gagne… "parade" par exemple à un côté fête foraine un peu trop léger, j'aurais inversé "soldats ouvriers" pour être plus près de la condition des travailleurs mineurs…
De même le "son" du premier vers me semble un peu faible ou le "décorent" du vers huit, trop superficiel… je pensais à parer ou un approchant, plus riche, plus ornemental et en lien avec la culture indienne…
Je chipote un peu mais ce poème a une réelle ampleur, je trouve, une vraie densité que j'apprécie.

   papipoete   
4/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
L'Amazonie retentit de bruits d'oiseaux, d'animaux qu'un chef d'orchestre semble diriger, mais insensiblement un vacarme monte au loin ; c'est le bruit des engins qui avancent comme l'armée d'Attila, qui brûle, détruit où plus rien ne pousse !
NB un texte flamboyant de belles et sombres images, avec le diable sur chenilles, tronçonneuses et napalm en temps de paix ...
Le dernier tercet est très douloureux !
le 10e vers mesure 13 pieds
papipoète

   Ramana   
15/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Pour éviter le vers de treize syllabes (le dixième), j'écrirais :
"Leurs soldats ouvriers aux pelles assassines
Annoncent le final à coups de bombardon."
Sinon, comme dirait Gérard Manset, chanteur auteur compositeur, "Ne sommes-nous pas nous-mêmes indiens des plus rares ?"
Nous sommes tous victimes de cet état de nivellement par le rouleau de la marchandisation globale, mais effectivement, c'est plus violent pour certains peuples tel que celui des indiens d'Amazonie.

   PIZZICATO   
15/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Pauvre Amazonie. La "sonate "ne tardera pas trop à laisser place à un requiem.

" L'Amazonie exulte au son de ses oiseaux.
Heitor à la baguette, avec ses mille notes " pendant combien de temps encore pourrons-nous en parler au présent ?

" Avant que le réel ne porte l'estocade
Sans tambour ni trompette ou le moindre pardon " il me semble que regret ou remords serait plus adapté que " pardon " ; sauf s'il est pris ici dans le sens de << poussez-vous ! >>....

   Queribus   
15/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Donaldo75,

Tout d'abord, en ce qui concerne la forme, j'ai remarqué que vous faisiez rimer pratiquement tout au long du poème des noms avec des noms: oiseaux/cerveaux, chapeaux/peaux, bombardon/pardon, parade/estocade, notes/gymnotes, pilotes/symbiotes à l'exception de machines-assassines; ceci donne un effet "mirliton" à éviter, dans n'importe quel type de poésie rimée et il aurait bon de faire rimer des noms et des adjectifs, des adjectifs et des verbes, etc. j'ai noté (mais d'autres avaient déjà fait la remarque) 13 syllabes au vers 10, deux diérèses quasi en même temps: Indiens, symbiotes. Enfin, j'ai noté également deux vers qui riment à l'hémistiche, à la sixième syllabes:

Ses cors et violons
Des vagues d'électron

Ceci est également à éviter.

En ce qui concerne le fonds, j'ai beaucoup apprécié votre hymne à l'Amazonie, à la nature, aux Indiens et la menace européenne qui arrive qui arrive pour détruire tout ça avec une nette opposition entre les deux quatrains et les deux tercets.

J'ajoute que les remarques techniques de la première partie m'ont été souvent reprochées dans le passé et maintenant je me venge sur les autres! Je rigole bien sûr et mes quelques remarques ne sont qu'une marque d'amitiés pour un confrère poète et non des critiques gratuites pour le plaisir et puis tout ça n'est pas très grave au fond.

J'espère avoir de nouveau le plaisir de vous lire prochainement.

Bien à vous.

   Sebrutus   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Beaucoup de chose ont été dites sur la forme, personnellement je ne suis pas un spécialiste et à la première lecture ça ne m'a pas perturbé.

J'ai beaucoup apprécié le vocabulaire choisit. Je trouve que c'est une écriture qui défend bien la Nature et les thèses écologistes.

Votre poème m'a donné l'envie de relire : "Le rêve du jaguar" de Leconte de Lisle.

   Robot   
25/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Si j'ai un regret à formuler, c'est que ce texte aurait pu faire un excellent classique avec un peu d'attention car il manque peu de chose pour accéder à cette catégorie qui aurait apporter une fluidité et une musicalité à la lecture.
Ici, je suis un peu perturbé par les écarts de métriques lorsque je lis à la manière classique à laquelle incite la forme apparente du sonnet.

Ceci dit, je vais rester sur le positif. L'hymne à la nature des deux quatrains, le premier notamment agréablement découpé. Puis la dénonciation de l'exploitation aveugle avec la fermeté du propos au 1er tercet et l'avertissement donné sans surcharge de ton au second.

Le moins, à cause du regret que ce texte n'ait pas été élaboré pour en faire le poème classique que méritait le sujet.

   EvaDam   
25/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle écologie fluide et vibrante! Tout coule et respire, "avant que le réel ne porte l'estocade"...
Saisissant!


Oniris Copyright © 2007-2017