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Poésie contemporaine
dream : Et voici poindre les couleurs [concours]
 Publié le 16/12/19  -  12 commentaires  -  1022 caractères  -  271 lectures    Autres textes du même auteur

Splendeurs automnales.


Et voici poindre les couleurs [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).







Un vide vertical, en suaire dressé,
D’un tronc absent, mais tiède encor ;
Par la tempête, un pin blessé
N’épandra plus ses larmes d’or.
Octobre étend ses draps de brume,
Au rouge mouvant des forêts,
Et de torrides feux follets
La vigne-vierge, au mur, allume.
En robe vermillon, le vin
Dans l’antique pressoir s’affine,
Pour que du verre à jambe fine
Se pâme le nectar divin.
La scie avec adresse tranche,
Esquisse un long trait argenté ;
Le chêne obscur, décapité,
Révèle sa belle âme blanche.
Un merle siffle des hauteurs,
L’aube inonde en sang les collines
De rosée et clartés divines,
Enluminant l’oiseau de toutes les couleurs.


 
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   Michel64   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

L'idée du suaire dressé est une belle trouvaille (même si pour Jules Supervielle le vide était déjà l'empreinte d'un tronc disparu).
Les "larmes d’or" pour la sève me plaît beaucoup ainsi que la "belle âme blanche" du chêne décapité. Quelques bonnes trouvailles.

Mais quel dommage toutes ces inversions qui alourdissent, qui enlèvent de la fluidité.

"Et de torrides feux follets,
La vigne-vierge, au mur, allume."
Il faut au lecteur (pas très vif comme moi:-) un effort pour arriver à remettre les choses en place, sa perturbe la lecture.
de même pour :
"Pour que du verre à jambe fine,
Se pâme le nectar divin."

Alors que :
"Octobre étend ses draps de brume,
Au rouge mouvant des forêts," ...c'est simple, c'est beau.

"L’aube inonde en sang les collines," ne peut pas se dire je crois.

Une mise en quatrains aurait aéré ce poème. Aurait laissé plus de respirations.

Il y a un poète derrière ces mots, c'est indéniable. Je suis sûr qu'un peu plus de simplicité dans l'écriture, de relecture à haute voix et de temps passé avant l'envoi feront de vos prochains écrits des textes magnifiques. A suivre.

Michel64
(en EL)

   placebo   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien le rythme, ces octo entourés de dodéca. Je n'y avais pas pensé. Je me demande quelle est la différence entre le texte compact et les strophes au niveau de l'impact ?
J'aime bien aussi la richesse, qui ne tombe pas dans la lourdeur.
Merci,
bonne continuation,
placebo

   papipoete   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour concurrent ( e )
il y a peu se dressait un pin très haut, que la tempête au sol a couché... mais il était là depuis si longtemps, que son fantôme semble nous regarder à travers un grand suaire. L'automne joue le décorateur, en mettant du rouge ici, là des larmes d'or ; le merle en ces lieux venant à chanter, se pare de toutes les couleurs...
NB il faut aimer parcourir les sentiers forestiers ; les regarder de loin comme de près, jusqu'à leurs plus petits cailloux ; et écouter ce que la forêt nous dit ! Là, c'est le pin qui gît encore tiède alors qu'une lame se prépare à l'assaut du vieux chêne et dans les coteaux voisins, l'on fourbit les serpettes à couper le raisin.
De belles images comme celle du suaire, invisible mais qu'on imagine aisément ; et ses " larmes d'or " ! et " se pâme le nectar divin "....... oui, vraiment une fort belle toile !
Deux fameux alexandrins veillent sur leurs cousins octosyllabes sans faute... mais leur mariage ne fait peut-être pas bon ménage avec une forme " classique " ?

   Corto   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le style de ce poème m'interroge. De nombreuses expressions paraissent exagérées voire exacerbées sans vraie justification.

Un pin abattu par la tempête est une tristesse mais faut-il lui accoler ces expressions "suaire", "larmes d’or" ?

Certes le vin s'affine mais faut-il vraiment que "Se pâme le nectar divin" ?

Quant à "L’aube inonde en sang les collines De rosée et clartés divines", je n'adhère ni à l'image du sang ni à la divinité de la clarté.

La structure du poème aurait pourtant pu être intéressante, passant du "pin blessé" à "octobre", de la "vigne-vierge" au "chêne obscur, décapité" etc.

De mon point de vue le ton choisi ne correspond pas à une observation raisonnée et émue de la nature, dans ses tourments comme dans sa vitalité, qui aurait pu être mise en valeur par des images mieux choisies. L'élan poétique y aurait certainement gagné.

Bonne chance pour le concours.

   CORRY   
17/12/2019
Premier et dernier vers alexandrins, le reste constitué d'octosyllabes. Premier quatrain dépare par la forme et le genre : quatre rimes masculines. Une forme sans doute reprise en poésie, que j'ignore.
Pour moi du classique et du meilleur !

Voilà un texte-tableau. Il faudrait avoir sous les yeux le site ou une toile pour mieux l'apprécier. Moi, je fus témoin d'une peinture. J'ai tout de même entendu scie et oiseau, tant le texte est descriptif. Une plume qui révèle une maîtrise parfaite des mots et du sens pour donner à la poésie ses lettres de noblesse. Ce poème finit en apothéose avec trois vers splendides. Bravo ! Vous êtes mon second champion...... ( je pense plutôt championne)

   pieralun   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après 3 lectures, je commence à bien aimer ce poème.
Son problème est lié à trop d’inversions qui ne se justifient pas et qui en compliquent la lecture.
Il n’en demeure pas moins que les images sont très belles, les mots choisis:
- d’un tronc absent mais tiède encore
- vers 5 et 6
- le vin dans l’antique pressoir s’affine, pour que du verre à jambe fine se pâme le nectar divin: très, très beau !
- puis tout le reste aussi.
Ce poème tranche avec les autres textes du concours où l’on met en musique, la souffrance, la douleur, la perte, la mort.....e.t.c.
Ici, la poésie des mots prend le dessus sur l’émotion que suscitent les sens. À titre personnel je préfère.
Quel dommage que la forme grammaticale soit un peu trop compliquée.
Le meilleur texte jusqu’à aujourd’hui à mon sens.

   plumette   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'ai failli passer mon tour, uniquement à cause de la présentation du texte en pavé unique!
mais je me suis engagée( avec moi-même!) à commenter tous les poèmes de ce concours si riche.
Et je ne suis pas déçue de trouver de belles images de cette saison d'automne qui est ma préférée.

Elle est magnifiquement colorée dans vos vers, très flamboyante, et gouleyante aussi grâce au nectar qui se déguste dans un "verre à jambe fine"

il manque peut-être une petite ponctuation pour que le lecteur ne transforme pas le merle en oiseau de toutes les couleurs, mais comprenne que c'est l'aube qui l'enlumine?

   Vincente   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne comprends pas "l'option" de présenter le poème en une suite "intempérée", indifférenciée, où une strophe massive développe des visions de "splendeurs automnales", inspirées certes, mais enchaînées bout à bout sans volonté apparente, comme livrées par une coulée de pensée.

Le lyrisme est de belle élégance. Les évocations, multiples autour de ce large thème, ne s'inscrivent pourtant pas dans une narration, les images se superposent joliment, mais l'on se demande comment raccorder/accorder ces éléments et les rendre tout, en vue d'une destination.

La poésie est là par son expression "littérale" (si je puis dire s'agissant d'une forme très imagée), je ne l'ai pas vraiment découverte dans l'intention fondamentale, sauf peut-être dans ce chant entérinant l'été regretté par la couleur affirmée des richesses de l'automne…

   Davide   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Un poème-paysage sur l'automne, ma foi, bien coloré, rehaussé par la musique de vers réguliers (alexandrins / octosyllabes), mais sans grande originalité.

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à comprendre l'image renvoyée par les deux premiers vers, sans verbe, car la métaphore du "suaire dressé / D'un tronc absent" est, à mon sens, mal exprimée.

Pour le coup, le "vide vertical" de Jules Supervielle, employé danse un sens similaire, me semble plus évocateur :

"Dans la forêt sans heures
On abat un grand arbre.
Un vide vertical
Tremble en forme de fût
Près du tronc étendu"

Puis, je regrette l'aspect purement descriptif, dispersé, kaléidoscopique, certes délicieusement lyrique ("larmes d’or", "draps de brume"...) malgré les nombreuses inversions, mais manquant de cohésion, manquant d'unité.
En somme, une promenade automnale sympathique qui se refuse pas...

   Eclaircie   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un poème essentiellement descriptif à l'écriture soignée.

Quelques détails me gênent un peu :
Le poème évoque un "pin" couché par la tempête. la "couleur" apparaît de suite après, un peu noyée dans la brume. Ensuite zoom sur la vigne-vierge et belle transition pour admirer le vin à venir.
Cependant, l'évocation du "chêne" , à mes yeux, n'a pas sa place "logique" après les douze premiers vers. Pourquoi la "scie" ? Et de même l'évocation du "merle" précédant "l'oiseau de toutes les couleurs" me semble surfaite.

J'ai aimé :
le premier vers :"Un vide vertical, en suaire dressé,"
"Au rouge mouvant des forêts,"
"L’aube inonde en sang les collines"



Merci du partage.
Éclaircie

   Lariviere   
24/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Il y a de belles images dans ce poème, une certaine atmosphère à la Bacchus tout en douceur sur le traitement de fond, fort joliment exprimé dans les évocations des vers, mais je ne m'y suis pas retrouvé sur la forme. Je trouve que la lecture est trop hachée par ces césures artificielles que constitue la ponctuation utilisée à l'intérieur des strophes (ca peut donner de l'effet, mais là je trouve que ca appuie l'artificialité) car elle brise la scansion et la fluidité naturelle du rythme inutilement, et ainsi elle étouffe l' émotion poétique brute, ce qui rend le résultat plus proche d'un pastiche que d'un moment de béatitude réussie, en tous cas, en l'état, et à mes yeux et oreilles... Pour moi ca enlève indéniablement de la valeur sur la musicalité mais ca m'a aussi perturbé sur le sens global du poème... Sans cette unité de sens et de sensations, j'avoue ne pas avoir été convaincu par ma lecture au final et j'ai trouvé ce texte confus malgré tout.

En espérant que ce commentaire puisse être utile à l'auteur, je lui souhaite néanmoins bonne continuation et bonne chance pour le concours !

   ANIMAL   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai trouvé de très belles images dans ce poème, comme par exemple

"Octobre étend ses draps de brume,
Au rouge mouvant des forêts"

"Un merle siffle des hauteurs,
L’aube inonde en sang les collines
De rosée et clartés divines,
Enluminant l’oiseau de toutes les couleurs."

J'apprécie beaucoup l'allusion au fait que le merle soit décrit comme un oiseau de toutes les couleurs car c'est en effet ainsi que le voient les autres merles, et pas noir.

Ce qui me gêne, par contre, est le manque de séparation entre les strophes car j'ai du relire certains passages plusieurs fois pour séparer chaque élément. C'est dommage car cela enlève la fluidité de lecture. Or, l'harmonie musicale d'un poème a pour moi une grande importance.

Un ressenti mitigé, donc, car il y a des trésors de poésie dans ce texte. Néanmoins, à mon sens, le découpage et les inversions masquent ses qualités.


Oniris Copyright © 2007-2020