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Poésie néo-classique
Eccar : Ô désert
 Publié le 21/04/17  -  9 commentaires  -  687 caractères  -  181 lectures    Autres textes du même auteur

Un doux rêve, un peu piquant parfois…


Ô désert




Ô désert, ocre et or, j'aimerais inviter
Silence et bruissement de tes courbes fragiles
Soulevées par le vent aux mille doigts agiles,
Sentir la piqûre de ton immensité.

Ô désert, mordoré, je voudrais onduler
Au rythme chaloupé des vagues immobiles,
Le voyage lent des dromadaires dociles
Oubliant chaque pas au sable immaculé.

Palmes d'oasis, eau, mirage parfumé,
La fusion du soleil, le sombre consumé,
Je pourrais me garder en ce rêve facile.

Prince ou rien, ô désert, saurais-tu me soigner
D'une poudre de Lune ou Sirius éloigné,
Grain de dune emporté sur l'infini tranquille ?


 
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   Donaldo75   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Voici un beau poème, fort bien tourné.

La forme du sonnet néo-classique va bien avec le ton et le thème. Le lecteur voit bien les images traditionnelles du désert, avec ses "dromadaires dociles", son "sable immaculé", ses "palmes d'oasis" et son "mirage parfumé". Le rythme lent, imprimé par les dromadaires, rend le voyage encore plus consistant. Il ne manque plus que la musique.

Le dernier tercet dépasse l'espace du désert et nous renvoie à l'infini, décrit ici comme tranquille, un absolu poétique si souvent cité dans les poèmes d'antan.

J'ai beaucoup aimé.

Merci pour le "voyage lent",

Donaldo

   TheDreamer   
31/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voici, un sonnet néo-classique (ou peut-être contemporain - cf 3e vers). La forme est assez proche du style Pétrarquiste, mais, la non-concordance des consonnes finales et leur répétition sur les rimes masculines l'empêche.

Le thème pour être ardu est beau. Je pense à Charles-Marie Leconte De Lisle et à Victor Hugo entre autres.

J'ai un petit doute au 3e vers sur l'emploi de la forme féminin-pluriel en "ées" sur "soulevées" dans le corps du vers. Tout comme les terminaisons en "ies", "ues", c'est interdit en classique, mais, pour le néo-classique, je ne suis sûr de rien.

J'avoue que le 4e vers "Sentir la piqûre de ton immensité", musicalement n'est franchement pas heureux. ("Sen/tir/la/pi/qû/re..." cela sonne vraiment assez désagréablement à l'oreille).

Le 7e vers comporte une belle image : "Le voyage lent des dromadaires dociles".

Les vers 12 et 13 me laissent assez dubitatif sur le sens du propos. J'attends que l'auteur éclaire ma lanterne.

   archibald   
31/3/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Le dernier tercet pose à mon sens un problème syntaxique : la conjonction "ou" voudrait que les deux termes de part et d'autre soient de même fonction grammaticale . Or, "D'une poudre de lune " est complément du verbe "soigner", ce qui n'est pas le cas de "Sirius éloignée" (il faudrait écrire "de Sirius éloignée", mais adieu l'alexandrin). Par ailleurs, à quoi renvoie "Prince ou rien" ? au désert ? à l'auteur ? et à quoi renvoie le "grain de dune" ? Et puis le "saurais-tu" demanderait un point d'interrogation.
Sinon, le texte est manifestement d'un auteur récurent d'Oniris. Je ne me fais pas de soucis pour son inscription au catalogue.

   lucilius   
1/4/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Ce qu'il manque le plus à ce texte, c'est une sonorité adéquate au relief désertique.

"Sentir la piqûre de ton immensité" "Oubliant chaque pas au sable immaculé" "Je pourrais me garder en ce rêve facile" sont aux antipodes de ce que j'ai personnellement vécu lors de l'opération "tempête du désert".

L'amalgame du désert et de l'oasis dans un "doux rêve" relève du délire (un mirage sans doute !)

Le lyrisme du dernier tercet opacifie son sens, surtout avec Sirius (qui est d'ailleurs au féminin), l'étoile la plus lumineuse après le soleil.

   papipoete   
21/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Eccar,
Cette peau dorée qui ondule sous le vent, semble celle d'une femme frissonnant sous une myriade de doigts, mais je sais que je fais un rêve merveilleux, où une poudre de Lune me donnerait le pouvoir de vivre pour toujours dans ce songe !
NB le sonnet convient à ravir pour dresser ce tableau d'ocre et or, avec ses vers gourmands " je voudrais onduler au rythme chaloupé des vagues immobiles " et " palmes d'oasis, eau, mirage parfumé " ;
La forme classique vous échappe, il me semble, que à cause du "e" sonore de piqûre au 4e vers ? Dommage !

   PIZZICATO   
21/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De belles images pour représenter ce désert.
" Silence et bruissement de tes courbes fragiles "

" Soulevées par le vent aux mille doigts agiles,
Au rythme chaloupé des vagues immobiles "

" Le voyage lent des dromadaires dociles
Oubliant chaque pas au sable immaculé."

Je n'ai pas saisi le sens du dernier tercet.

   Vincendix   
22/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La vision d’une immensité désertique donne un certain vertige que je ne ressens pas vraiment dans l’ensemble de ce sonnet, par contre j’aime bien le second quatrain.
Je pense que la virgule entre Ô désert et mordoré est à supprimer.

   Francois   
18/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette description du désert me plait assez... Le silence, l'immobilité, l'immensité... J'ai un jour logé sous tente, dans le Sahara, et je retrouve les sensations vécues alors.

Le poème est construit sur 2 rimes seulement, peut-être pour lui donner un côté un peu hypnotique, incantatoire ?
Le vers 4 n'est pas césuré ("Sentir la piqure de ton immensité"), le vers 7 a une césure tombant sur le 5ème pied, cela ne me dérange pas trop.
Le dernier tercet me semble "compliqué", il y aurait peut-être moyen de le rendre plus lisible...

Un beau texte, évocateur.

   jfmoods   
4/10/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

La confidence, ébauchée par la question fermée du dernier tercet (conditionnel présent : "saurais-tu me soigner / D'une poudre de Lune ou Sirius éloigné"), institue la déception amoureuse et la recherche d'un apaisement de l'âme comme les véritables points d'appui du sonnet.

L'apostrophe (anaphore : "Ô désert" x 3), qui guide la lecture du poème, assimile l'allocutaire du titre à un être infiniment précieux ("ocre et or", "mordoré", "sable immaculé"), à une femme invitant à une douce sensualité (personnifications et hyperboles : "tes courbes fragiles / Soulevées par le vent aux mille doigts agiles", jeu d'allitérations : "Le voyage lent des dromadaires dociles", modalisation : "je voudrais onduler / Au rythme chaloupé", paradoxe : "vagues immobiles", antithèses : "Silence et bruissement", "La fusion du soleil, le sombre consumé", personnification : "l'infini tranquille", animalisation : "la piqûre de ton immensité"), propre à accueillir le locuteur avec ses petitesses et sa grandeur ("rien", "grain de sable" / "Prince"), à étancher la soif qui l'étreint ("Palmes d'oasis, eau, mirage parfumé"), à lui apporter la paix à laquelle il aspire (conditionnel : "Je pourrais me garder en ce rêve facile").

Merci pour ce partage !


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