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Poésie contemporaine
Eccar : Villégiature
 Publié le 05/02/17  -  18 commentaires  -  707 caractères  -  272 lectures    Autres textes du même auteur

Lâcher prise…


Villégiature




Car je suis en villégiature
Je suis parti dans la nature
Souffler du rêve à mes pensées…

Un village aux pieds des rochers
Arrête là mon aventure
Au creux de ma villégiature…

Je suis allé tout à côté
Détendre mon âme amochée…

Car je suis en villégiature,
Je fuis tout nu dans ma voiture
Ces kilomètres d'eau salée,
Ces larmes au fond de la vallée…

Et j'offre ma désinvolture
Au temps de ma villégiature,
Moi tant épris de liberté
Je m'y laisserais ligoter…

Si une telle activité
Peut devenir félicité,
Je prendrais même la tonsure
Pour rester en villégiature…


 
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   socque   
14/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je fuis tout nu dans ma voiture
Ce vers m'a fait sourire... D'une manière générale, je trouve le texte détendu, "bénaise" comme on dit. Une échappée pour l'"âme amochée" (jolie expression), c'est toujours bon à prendre ! Un texte sympathique, pour moi.

   Donaldo75   
22/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème, plus une chanson à mon goût, avec un parfum décalé.

Le rythme est tranquille, on se laisse aller à cette forme de désinvolture, sans se poser de questions inutiles sur le pourquoi et le comment.

L'impression est là !
C'est donc vraiment réussi.
Je me rhabille.

Donaldo

   silvieta   
22/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est tout à fait charmant l' embarquement pour cette villégiature. Un peu facile d'apparence peut-être, comme si c'était les rimes qui imposaient les images aléatoires qui défilent sous nos yeux , mais le talent n'apparaît il pas toujours comme une facilité alors même qu'il demande du travail?

L'omniprésence, à chaque strophe de rimes en " -ure"
rappelle le titre du poème en nous maintenant agréablement dans cette villégiature.

   Anonyme   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Mon vers préféré ; ''je suis allé tout à côté détendre mon âme amochée...''
Votre poésie est jalonnée de petites perles comme celle-là.
Par contre, ce qui m'a dérangé, c'est cette répétition de ''villégiature'', qui, à mon avis, alourdit considérablement la lecture.

   Arielle   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé cette façon de lâcher prise, de "Souffler du rêve à mes pensées…" pour "Détendre mon âme amochée…"
Bercé par ce mot de villégiature qui revient comme un refrain on entre dans le rythme de cette vacance qu'on rêve de voir ininterrompue.
Un humour léger laisse entendre avec discrétion que la fuite ne fut pas sans peine. J'apprécie cette désinvolture qui suggère bien plus qu'elle n'assène son histoire.

   PIZZICATO   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Lâcher prise ", décrocher de temps en temps et laisser " souffler du rêve aux pensées " (j'aime bien cette image).

" Je fuis tout nu dans ma voiture
Ces kilomètres d'eau salée," Est-ce le fait de quitter la mer pour la campagne , ou bien une allusion à des larmes versées ?

En tous cas un texte empreint de sérénité.

   Ramana   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ceux qui ont pris la tonsure ne doivent pas tous avoir l'impression d'être en villégiature, ou alors je veux bien me faire moine ! Mais, pourtant doté d'une tonsure naturelle, celle-ci ne m'incline pas pour autant vers cette voie.
Laisser par moment le magma de la vie courante, le cloaque des basses préoccupations journalières dans lesquelles se souille, comme dans du pétrole, notre bel oiseau des mers, ça fait certes grand bien.
J'aime bien l'expression "tout nu dans ma voiture", qui rend bien le fait qu'on a déjà laissé derrière soi toutes les patates chaudes et les singes qu'on avait dans les mains et sur les épaules.

   hersen   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Vouloir se faire moine pour échapper à tout ?

Ce n'est plus de la villégiature...et c'est un peu extrême peut-être mais pour quelqu'un qui en est au point de partir tout nu dans sa voiture, on peut comprendre cette aspiration.

Il ne lui reste en fait plus qu'à mettre sa voiture au clou et il sera bien plus proche de cette villégiature qu'il appelle de ses voeux.

l'avant dernière strophe me plaît beaucoup il y a une ambigüité que j'aime bien.

je suis hésitante sur tant de sons "ures". j'ai l'impression de quelque chose de dur, et je n'ai pas l'impression que cette dureté soit au fond du poème.

Merci de cette lecture.

   Brume   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Eccar

Votre poésie est aussi mélodieuse qu'une chanson.
J'ai beaucoup aimé la touche d'humour de la quatrième strophe.
Quand je lis votre poème, rien ne me heurte, ça ne trébuche pas, c'est fluide, tranquille, détendu.
Et puis les images se matérialisent sous mes yeux, et ont le pouvoir de me détendre aussi.

   archibald   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il me semble que commencer un poème par une conjonction de coordination, c’est assez abrupt. Cela dit, j’aime bien cette forme qui a un petit air médiéval (villanelle ? virelai ? rondel ?…). C’est simple mais léger, pour moi plaisant. Et puis je trouve qu’un poème sur deux rimes, c’est très musical…

   Anonyme   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Eccar, je ne vous félicite pas. Tous les matins je récite un poème à mes enfants, pour bien leur faire comprendre que la vie c’est pas seulement une crèche.
J’aurais jamais dû choisir le vôtre. Depuis ce matin ils refusent de faire ma chambre, sous le prétexte « Car je suis en villégiature », qu’ils chantent à tue-tête en faisant le tour de leur cellule.

Déjà d’entrée, j’aime bien la dislocation de la phrase. Nos maîtres nous on dit mille fois que la conjonction « car » ne pouvait que suivre un énoncé. Si j’étais une femme, je dirais que votre goût évident pour les balades buissonnières me donne envie de crapahuter avec vous, et de manger des coquillages dans vos larmes salées (je vous interdis de reproduire cette déclaration).

La placidité apparente du texte s’appuie sur le refrain « Car je suis en villégiature », l’air de nous seriner que vous n’en ferez pas plus. Même « Ces larmes au fond de la vallée », expression triviale qui me ferait stopper immédiatement sa lecture dans un poème classique, est ici un pendant aux ironiques « kilomètres d’eau salée ».

Miam Miam ! :
« Je fuis tout nu dans ma voiture »
« Ces kilomètres d’eau salée / Ces larmes au fond de la vallée »
« Je prendrai même la tonsure / Pour rester en villégiature »

Bof ! :
« Moi tant épris de liberté »
Même si mes enfants l’adorent déjà, l’expression est un tel poncif que je préfère toujours un échantillon à un truisme. Ici, pour le coup, je tombe dans une sorte de premier degré-cliché un peu plan-plan, qui me donnerait presque envie de revoir mon enthousiasme. Mais je ne vous connais pas assez pour retirer déjà un doigt de la main que je vous ai tendue.

Ludi
plein les oreilles

   Proseuse   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Eccar,

Alors, voilà ....
D' abord les lacher-prise d' emblée, j' adore, je suis pour , Maintenant, ici, je suis tout de même gênée par les rimes en "ure " et en "é" et la répétition de -villégiature- MAIS , vous auriez mis votre texte dans la catégorie " chanson" ce que je viens de dire et bien ... je ne le dirais plus ! En effet ce qui me dérange dans votre poésie,bien au contraire, donnerait à une chanson ( ritournelle ?) et du rythme et de la force !
Bon, c' est un avis tout personnel bien sûr et j' ai pris néanmoins du plaisir à vous lire !
merci pour le partage ( et le lâcher-prise) et à vous relire ...

   Gounis   
5/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai l'impression que vous vous contredisez vous voulez fuir et plus bas rester pour vous faire moine. A la maladie d'amour et son chagrin.

   Robot   
6/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte ressemble à une villanelle bien que les vers avec villégiature ne soit pas identiques et disposés non conformément à ce type de poésie.
Ce ne sont d'ailleurs pas les meilleurs vers du texte mais l'ensemble possède un rythme musical assez imagé.
Un moment de poésie plutôt agréable

   Cat   
6/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Eccar,

Le titre, puis « Souffler du rêve dans mes pensées » m’entraînent illico en villégiature avec l’envie d’air pur et de l’odeur chaude exhalée par les foins fanés aux creux des vallons.

Pourtant, votre villégiature, reprise dans tous ses états, appuyée par sa rime dure, semble marteler la difficulté de s’extraire de soi, pour un temps de répit.

« L’âme amochée », la « fuite tout nu dans la voiture », « ces larmes au fond de la vallée ». Fuir tout ça, quitte à payer le prix d’une tonsure, donne la mesure de l’effort quasi impossible à faire pour y parvenir.

Une flânerie moins légère qu’il n’y paraît à première lecture.

Merci pour le séjour

Cat

   plumette   
6/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien ce texte qui insiste sur le mot villégiature. Il y a comme cela des mots qui paraissent un peu étrange et avec lesquels on a envie de passer du temps.

quelques jolis échos avec nature, aventure et désinvolture.

le "je suis tout nu dans ma voiture est rigolo" mais ce "tout nu" fait penser à une vraie nudité ( à poil quoi!) et pour moi cela crée une petite rupture. j'aurais préféré "je suis nu dans ma voiture" que l'on peut plus aisemment prendre au sens figuré mais alors il manquait un pied?

A vous relire,

Plumette

   Francis   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La répétition de "villégiature" fait du texte une chanson, une ritournelle.
J'ai beaucoup aimé : "souffler du rêve à mes pensées". L'endroit semble idéal pour se ressourcer ! J'imagine un petit village de Provence sublimé par les peintres. Belle évasion.

   Sodapop   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Et bien ça fait du bien un peu de liberté, de "lâcher prise"! Je trouve le thème de ton poème très salutaire, comme un nouveau départ, un besoin de partir pour se retrouver, j'aime beaucoup cet état d'esprit.
Dans la construction, c'est assez clair, juste un petit bémol pour ma part, l'effet de ritournelle avec le mot "villégiature" qui reviens trop souvent, me pose parfois problème à la lecture.
Ceci étant dit, cela peut être aussi très personnel, et ne m'aurait pas vraiment gêné si ton texte était une chanson, ce qui n'est pas le cas ici apparemment.
Après, hors mis cela, j'ai pris du plaisir à te lire donc bravo.


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